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Les sociétés coopératives de production
Les sociétés coopératives de production Maxime Quijoux Maxime Quijoux, chercheur au CNRS (LISE, CNAM), auteur notamment de l'ouvrage Adieu au patronat. Lutte et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative (Croquant, 2018), consacré à Hélio-Corbeil, revient dans cet article sur l'histoire des SCOP, en l'articulant aux notices du dictionnaire Maitron
Les sociétés coopératives de production
Les sociétés coopératives de production Maxime Quijoux Maxime Quijoux, chercheur au CNRS (LISE, CNAM), auteur notamment de l'ouvrage Adieu au patronat. Lutte et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative (Croquant, 2018), consacré à Hélio-Corbeil, revient dans cet article sur l'histoire des SCOP, en l'articulant aux notices du dictionnaire Maitron
There could be power in a union
Trad de : Quijoux, Maxime, et Guillaume Gourgues. « Syndicalisme et gilets jaunes ». La Vie des idées, décembre 2018. laviedesidees.fr, http://www.laviedesidees.fr/Syndicalisme-et-gilets-jaunes.html
There could be power in a union
Trad de : Quijoux, Maxime, et Guillaume Gourgues. « Syndicalisme et gilets jaunes ». La Vie des idées, décembre 2018. laviedesidees.fr, http://www.laviedesidees.fr/Syndicalisme-et-gilets-jaunes.html
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Les conflits du travail : enjeux scientifiques d'un phénomène global
International audienceSi elle est de plus en plus contestée dans le champ académique français, la thèse d’une pacification des relations de travail semble tout simplement inconcevable dès qu’on la porte au niveau international : depuis le milieu des années 1990, les litiges ne cessent d’augmenter dans les entreprises chinoises, tandis que dans de nombreux pays et régions du monde les heurts et mobilisations ayant pour objet le travail sont de plus en plus intenses et fréquents. L’actualité la plus récente témoigne de cette agitation importante qui ne représente d’ailleurs que la partie la plus « visible » – parce que la plus médiatique – de cette conflictualité sociale mondiale. Cette introduction d'un double dossier souhaite impulser une nouvelle dynamique de recherches. Dans les limites du format qui nous est imposé ici, et compte tenu du caractère encore très lacunaire des productions sur ce thème, il s’agit donc moins d’affirmer des thèses que de proposer des pistes de réflexion au regard des débats existants. À cet égard, les contributions réunies dans ces deux dossiers proposent trois problématiques particulièrement fécondes
Du « zèle » à l’autogestion : retour sur les usines récupérées d’Argentine
Depuis le début des années 2000, l’Argentine est le théâtre d’un certain renouveau autogestionnaire. Plus de 20 ans après la fin de « l’expérience yougoslave », ce pays connaît en effet une vague d’occupations et de « récupérations » d’usines par leurs salariés qui suscite l’intérêt des altermondialistes : ces mobilisations incarneraient l’une des alternatives majeures à la globalisation « néolibérale ». En revenant de façon exhaustive sur l’un des cas emblématiques de ces récupérations, cet article montre à l’inverse que ses acteurs agissent au nom d’une relation privilégiée aux dirigeants et d’un « ethos du zèle ». En ce sens, leur lutte et la mise en place de l’autogestion constituent un cas riche d’enseignements pour l’analyse des mobilisations.Since the turn of the century, Argentina has been the scene of a renewal in “self-management”. More than twenty years after the end of the Yugoslavian experiment, a wave of factory occupations and “recuperations” by their wage-earners has unfurled in this South American land, and aroused the interest of those opposed to globalization. This activism represents a major alternative to “neoliberal” globalization. As this exhaustive examination of a symbolic instance of “recuperation” shows however, those involved undertake their actions in the name of a special relation with company directors and out of an “ethos of zeal”. In this sense, their struggle and the implementation of self-management is an example laden with lessons for analyzing activism
Conclusions
Les sentiments qui se développent autour de l’autorité du pouvoir et des règlements sont intenses, car ils traduisent le fait que les structures sociales influencent les groupes humains qui s’en servent pour bâtir leurs mécanismes de défense affective. Toucher aux structures d’autorité et de répartition du travail, c’est donc mettre en jeu la vie affective des groupes et entraîner ensuite des relations de défense, inattendues pour l’organisation du travail définie selon des critères de ration..
« Vous allez trouver une façon d’être dirigeant. » Formation coopérative et résistances ouvrières dans une usine reprise par ses salariés
International audienceLes sociétés coopératives et participatives (SCOP) suscitent un regain d’intérêt depuis le milieu des années 2000 en France. Ancien, ce modèle réapparaît notamment à la faveur de certaines luttes salariales visant la reprise d’entreprise par les salariés. Cet engouement est rendu possible par la méconnaissance quasi généralisée des SCOP, y compris parmi les salariés engagés dans la reprise de leurs outils de travail. À partir d’une enquête au sein d’une imprimerie reprise par ses salariés en France métropolitaine, cet article vise à examiner la manière dont ces derniers sont formés à la démocratie d’entreprise par la principale organisation coopérative de France, la Confédération générale des SCOP. L’enquête montre que son travail d’accompagnement ne cherche pas à proposer des outils d’une meilleure répartition du pouvoir dans l’entreprise, mais à former une nouvelle classe de patrons vertueux. Cette ambition est néanmoins contrariée par des salariés fortement syndiqués qui refusent de reproduire le schéma antérieur à la reprise. Mais faute de modèle novateur, ils tendent à "syndicaliser" leurs pratiques coopératives, s’écartant finalement peu d’un modèle hiérarchique traditionnel
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