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    3699 research outputs found

    Rapport d’essai : Comparaison de mesures de débit par dilution de traceur

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    Le partage équitable de la ressource en eau est capital pour le bon équilibre des activités humaines. Dans ce cadre-là, l'OFB et différents acteurs sont en charge de la quantification et du contrôle de la ressource en eau. Pour bien évaluer les volumes prélevés par les différents usagers, il est nécessaire de mesurer le plus finement possible les débits avec, si possible, une incertitude connue pour éclairer la prise de décision. Le jaugeage par dilution de traceur fait partie des techniques de jaugeages utiles pour les petits cours d'eau dynamiques, permettant le bon mélange d'un traceur (ici le sel, NaCl). Ce document présente des essais effectués à l'Ecotay l'Olme (42) sur le ruisseau du Charavan. Plusieurs instruments de l'OFB et d'INRAE y sont testés dans des conditions naturelles

    Premier bilan chiffré de la flore exogène de France hexagonale

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    National audienceDans le cadre de l’inventaire en cours de la flore exogène de France hexagonale, nous présentons ici un premier bilan chiffré. Ce travail s’appuie sur la compilation de Flora Gallica (Tison & de Foucault, 2014) et de son manuscrit de mise à jour (Flora Gallica 2), la consultation de TAXREF, des catalogues régionaux d’espèces exogènes, ainsi que des listes hiérarchisées d’espèces exotiques envahissantes produites par le réseau des CBN. Ce recensement est enrichi par une mise à jour régulière grâce aux remontées d’observations des botanistes

    A framework for assessing the environmental effectiveness of management at the scale of a Natura 2000 site

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    International audienceAssessing the effectiveness of protected area network policies meets two objectives: measuring changes in biodiversity state relative to the objectives set, and providing managers with tools to guide their actions. For Natura 2000 network, few studies link conservation status to the effectiveness of the network, particularly at site-level. This article proposes an operationalisation at the site-level of the "Strategic Environmental Management Analysis" (SEMA), concern-focused evaluation framework, based on an emblematic case study of French Special Areas of Conservation, maintenance of open environments. Although methods for evaluating N2000 sites exist, they do not sufficiently explain the strategic importance of prioritising biodiversity issues to be targeted, and the actions to be taken accordingly inside and outside the site, as the SEMA framework allows. This article addresses this gap by providing managers with the means to assess whether their measures improve the conservation status of habitats and species targeted by Natura 2000

    Faire le lien entre la structure d'habitat et la variation interindividuelle dans la survie adulte chez le chamois des Alpes

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    International audienceLinking habitat use and individual demographic traits, such as survival, is complex. Studies on habitat-performance relationships are still limited in long-lived species as they require long-term spatial and demographic data that are often collected at different temporal scales. Here, we combined fine-scaled resource availability maps with individual GPS monitoring (N=170) and long-term capture-mark-resighting data (N=674), collected over 40 years, to investigate the effects of habitat structure and individual heterogeneity on the annual survival of female Alpine chamois (Rupicapra rupicapra) living in the Massif des Bauges, France. Female chamois live in stable socio-spatial structures (‘sub-populations’) so that we estimated the effects of habitat structure measured within the individual and the sub-population ranges. Using capture-mark-resighting models, we tested whether female adult survival varied according to the availability of high-quality resources, age, weather conditions and anthropogenic pressures within their home range and the area used by each sub-population. Current results suggest that female adult survival rate may vary among sub-populations and may depend on weather conditions and local resource phenology and availability. This is one of the few studies to try and identify variation in a highly canalized demographic trait for a long-lived species. Identifying spatial variation in survival within a given population can better inform conservation practices by disentangling the underlying source-sink dynamics between sub-populations and account for spatial heterogeneity in future management plans

    Citizen Science in Practice: How (not) to Fail?

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    National audienceCet article présente un travail collectif mené par des chercheurs et des porteurs de projets dans le domaine des sciences participatives (SP). Notre démarche s'inscrit dans la « culture de l'erreur » dans les SP, introduite par Westreicher et al. (2021) : nous partageons notre vision des erreurs et des difficultés que nous avons expérimentées, ce que nous en avons appris et ce que nous ferions différemment. Ce travail s'appuie sur dix projets français couvrant une variété d'objectifs, de disciplines, et de publics. Cette diversité nous a permis de mener une réflexion transversale et libre de toute spécificité sur nos pratiques. Nous avons identifié 3 types d'erreurs ou de difficultés, que nous illustrons par des exemples tirés de notre propre expérience. Le premier type d'erreurs concerne celles que nous ne répéterions pas. Contrairement à ces erreurs « réelles », les deux types de difficultés suivants sont une invitation à défendre une vision plus réaliste des SP. Le deuxième type fait en effet référence aux incertitudes inhérentes à la plasticité des projets de SP. Le dernier type concerne enfin les obstacles et difficultés qui peuvent conduire à des conséquences positives inattendues, à la fois en termes d'objectifs scientifiques et vis-à-vis de la communauté des participant(e)s. Dans cet article, nous encourageons donc un changement dans la façon dont nous considérons les erreurs et les difficultés : l'incertitude est inhérente aux SP et nous affirmons notre droit d'expérimenter, de faire des erreurs et de changer de pratiques au cours de la vie d'un projet

    Étude de la période de nidification chez les poules de Grand Tétras dans les Pyrénées centrales

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    Classé sur la liste rouge de l'UICN à différents degrés de vulnérabilité, Tetrao urogallus fait l'objet d'une attention toute particulière tant en France qu'en Espagne avec qui nous partageons les populations en déclin sur la chaîne pyrénéenne. Depuis 2017, dans les Pyrénées, la pose des premières balises GPS sur cette espèce s'est effectuée dans le cadre des projets successifs HABIOS et TUIB. L'Office National des Forêts et l'Office Français de la Biodiversité ont ainsi équipé plus d'une trentaine d'individus, mâles et femelles confondus. Divers sujets d'études ont alors été imaginés. L'un d'entre eux a été privilégié, considéré comme d'importance majeure : l'étude de la période de nidification chez les poules. Assez peu étudiée en France, ou dans le reste de l'Europe, cette étape de la vie d'une femelle s'avère déterminante pour l'avenir des populations actuelles et futures. Après avoir illustré une ponte de remplacement, l'étude des distances des localisations journalières des poules par rapport à leurs nids a révélé un comportement d'éloignement du nid afin de réduire les risques de prédation. L'étude des temps de sortie, pendant l'incubation, a montré certaines similarités, mais aussi de fortes contradictions avec les études sur les sous-espèces de latitudes plus élevées, notamment Tetrao urogallus major. L'analyse des données d'activité pendant les 10 jours post incubation a permis de discriminer les poules accompagnées de poussins de celles sans nichées et d'étudier les déplacements et l'activité de nichées. L'étude des domaines vitaux des périodes de ponte, d'incubation et des 10 jours post incubation a révélé la territorialisation importante des domaines vitaux de nidification des poules de grand tétras. Certains points n'ont pas pu être exploités autant que souhaité pour diverses raisons dont notamment notre taille d'individus réduite et le type de programmation des balises retenu. Néanmoins, ce travail démontre la possibilité de monitoring par suivi GPS de la période de nidification des femelles de grand Tétras et présente une première analyse, largement améliorable par l'augmentation des effectifs étudiés, de l'écologie de la nidification de la sous-espèce Tetrao urogallus aquitanicus à travers l'exploration des possibilités de valorisation des données issues des balises GPS

    Diving deep into kelp forest food webs using dietary DNA metabarcoding

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    International audienceKelp forests are iconic coastal ecosystems, harbouring highly diverse communities of algae, meiofauna, and macrofauna, valued for their ecological, economic, and cultural significance. These ecosystems confront multiple threats including pollution, overfishing, seaweed harvesting, over-grazing events, and temperature anomalies linked to climate change. Understanding the intricate interaction network within these communities is critical for predicting the cascading effects of such pressures. Kelp forests have been the subject of numerous studies on their level of primary production, their genetic characteristics and the associated communities. However, precise knowledge regarding their structure and trophic functioning remains lacking. For example, traditional methods such as stable isotope analyses provide insights on dominant trophic pathways, but they do not provide adequate taxonomic resolution to assign species-specific interactions. In this study, we used a multi-marker metabarcoding approach to reconstruct food webs within kelp forests in two protected areas in Britany. We examined the diet of twenty keystone species including seals, cormorants, fish and invertebrates such as urchins, starfish, and crabs. Our findings revealed a remarkable diversity of prey with the vast majority identified at the species level. We also uncovered cryptic dietary niche partitioning in fish that likely contributes to stabilizing species coexistence. Additionally, dietary DNA metabarcoding data provided information on the trophic dependency levels of the studied species on kelp forests, offering valuable insights for conservation efforts

    Vers une science ancrée, collaborative et socialement engagée

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    National audienceVers une science ancrée, collaborative et socialement engagée

    Alternatives à la lambda-cyhalothrine en grandes cultures et arboriculture et étude de leur mobilisation

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    rapport d’étude INRAE dans le cadre du "Dispositif Pérenne d'Appui aux Politiques Publiques sur les Pesticides (DPA3P, UMR Agroécologie DijonSubstance phare de la famille des pyréthrinoïdes, la lambda-cyhalothrine est aujourd’hui l’un des insecticides les plus utilisés en France. Homologuée sur plus de deux cents usages, elle intervient dans la protection de nombreuses cultures, des grandes céréales à l’arboriculture en passant par la vigne et les légumes. Son succès s’est confirmé au cours des dernières années : entre 2017 et 2021, les volumes vendus ont doublé, et près de trente produits commerciaux contiennent désormais cette substance active.Une telle diffusion s’explique par sa polyvalence et son efficacité, mais elle soulève aussi des interrogations croissantes. La lambda-cyhalothrine est classée neurotoxique et mortelle par inhalation, et son impact sur les organismes aquatiques et les pollinisateurs figure parmi les plus élevés de sa catégorie. Sa capacité à s’accumuler dans les sols et dans les denrées alimentaires renforce les inquiétudes environnementales et sanitaires. Par ailleurs, l’usage répété de cette molécule a favorisé l’émergence de résistances chez certains ravageurs, notamment les méligèthes et les altises du colza. Des mutations spécifiques, dites « kdr » et « super kdr », confèrent à ces insectes des niveaux de résistance variables selon les régions, compliquant la protection des cultures.Pour mieux comprendre les enjeux liés à une éventuelle réduction de son emploi, les chercheurs ont concentré leur analyse sur sept grandes cultures – blé, orge, maïs, colza et pois protéagineux – et quatre cultures fruitières : pommier, pêcher, abricotier et prunier. Ces cultures représentent près d’un quart des usages de la lambda-cyhalothrine en France. L’étude ne comporte pas d’expérimentation directe ; elle repose sur des données existantes issues des bilans de santé des végétaux, des statistiques de ventes et d’échanges avec des experts. Dans certains cas, les résultats restent fragiles faute de données suffisantes, mais ils permettent d’identifier les grandes tendances et les besoins de recherche complémentaires.Sur le plan économique, les comparaisons entre exploitations utilisant ou non la lambda-cyhalothrine révèlent peu de différences significatives. En grandes cultures, les marges nettes apparaissent globalement équivalentes, sauf pour le blé dur, où l’absence de cette substance s’accompagne d’une légère baisse de rentabilité. En arboriculture, les marges sont comparables quel que soit l’insecticide employé, même si les données restent limitées pour certaines espèces fruitières. Les analyses menées sur des systèmes sans insecticides montrent, elles aussi, que l’absence de traitements ne se traduit pas nécessairement par une perte économique, notamment pour le blé et le maïs. Ces résultats invitent à relativiser la dépendance économique des exploitations à la lambda-cyhalothrine, tout en rappelant que des facteurs comme la pression des ravageurs ou la présence de résistances peuvent influencer fortement les décisions de traitement.Face aux risques associés à cet insecticide, la question des alternatives est cruciale. Les solutions chimiques de remplacement se raréfient : plusieurs molécules comparables ont été interdites récemment, et les autres pyréthrinoïdes sont elles-mêmes menacées de restriction. À court terme, la flonicamide apparaît comme la seule alternative stable. En arboriculture, certaines substances comme la deltaméthrine, le spirotétramate ou la flonicamide offrent des efficacités variables selon les ravageurs, mais aucune ne constitue une solution universelle. En grandes cultures, la situation est plus contrastée : sur le maïs, aucune substance n’est pleinement efficace contre le taupin ; sur le colza, les résistances limitent l’intérêt des traitements disponibles.Les pistes non chimiques se révèlent plus prometteuses à moyen terme. L’évaluation fine du risque de dégâts, fondée sur le suivi des populations d’insectes et des conditions locales, permet d’ajuster les traitements et d’éviter des applications systématiques. Certaines études montrent qu’une meilleure prise en compte des facteurs de risque pourrait réduire de plus de 3 % l’usage de la lambda-cyhalothrine en maïs. Le biocontrôle constitue un autre levier majeur. Des champignons entomopathogènes comme Metarhizium anisopliae sont déjà homologués, même si leur efficacité reste variable. Les lâchers de trichogrammes, petites guêpes parasites des œufs de pyrales du maïs, offrent une efficacité équivalente aux insecticides chimiques et pourraient réduire de 10 % les volumes de lambda-cyhalothrine employés. En vergers, la confusion sexuelle, reposant sur la diffusion de phéromones perturbant la reproduction des ravageurs, est également utilisée, bien que moins performante en cas de forte infestation.D’autres leviers s’appuient sur des pratiques agronomiques ou mécaniques. La lutte biologique par conservation, qui consiste à favoriser les auxiliaires naturels grâce à des haies ou des bandes fleuries, réduit significativement les traitements, notamment sur le pommier. Le concept de « colza robuste », favorisant une croissance rapide pour dépasser le stade sensible aux altises, permettrait de limiter jusqu’à 70 % des dégâts. Des filets anti-insectes ou des produits naturels assurant une protection foliaire complètent cet éventail d’outils. Enfin, la sélection de variétés plus résistantes ou de cultures transgéniques, déjà utilisées en Amérique du Nord, représente une voie de recherche en plein développement, tout comme les approches innovantes basées sur l’ARN interférent.Les scénarios de réduction testés dans l’étude montrent des marges de progrès réelles mais limitées. En grandes cultures, l’application des doses maximales belges permettrait une réduction d’environ 22 % des volumes utilisés en France. En arboriculture, le ciblage des traitements sur les seules parcelles à risque permettrait d’économiser près d’une tonne de substance active. Ces chiffres soulignent la difficulté d’atteindre l’objectif européen de réduction de 50 % fixé par le Pacte vert, aujourd’hui en pause. Les comparaisons internationales montrent par ailleurs que certains pays, comme la Belgique, la Suisse ou l’Italie, expérimentent des dispositifs incitatifs : primes à la non-utilisation, assurance collective ou limitation réglementaire des doses autorisées. Ces mécanismes pourraient inspirer de futures politiques agricoles françaises.Au terme de cette analyse, plusieurs pistes se dégagent. Une base de données centralisant les niveaux d’efficacité des différentes substances actives faciliterait l’identification d’alternatives fiables. Le développement des infrastructures favorables aux auxiliaires, comme les bandes fleuries diversifiées, mériterait d’être encouragé par la politique agricole commune. Enfin, certaines pratiques, à l’image du lâcher de trichogrammes contre la pyrale du maïs, sont désormais suffisamment maîtrisées pour être considérées comme des alternatives courantes, compatibles avec une agriculture économiquement viable.L’exemple de la lambda-cyhalothrine illustre ainsi les dilemmes actuels de la transition phytosanitaire : comment concilier efficacité agronomique, sécurité sanitaire et viabilité économique ? Si les substituts immédiats restent imparfaits, les leviers combinant innovation technologique, régulation et écologie des agrosystèmes offrent des perspectives crédibles pour réduire progressivement la dépendance aux insecticides de synthèse

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