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Linking species traits and vulnerability indicators in European Odonata
International audienceUnderstanding the mechanisms and commonalities driving species’ vulnerability is essential for prioritizing and guiding conservation efforts. Trait-based approaches offer a mechanistic foundation for generalizing species vulnerabilities within a taxonomic group. Here, we assess how the vulnerability of European Odonata is associated with their traits. Our aim was to (1) quantify the link between traits and vulnerability and (2) identify the most important traits in a multi-trait context. For 123 species, we linked 3 vulnerability indicators (Red List categories, distribution trends and areas of occupancy) to a dozen traits, using discriminant and redundancy analyses. We find that 48 to 64% of the variability in vulnerability indicators is explained by traits. The main traits related to vulnerability are habitat, voltinism and thermal preferences. More specifically, vulnerable species tend to associate with oligotrophic habitats or Mediterranean streams. They also tend to have longer life cycles, but this relationship is reversed for species with a small area of occupancy. Species vulnerable because of their decreasing distribution tend to have cold thermal preferences. Vulnerable species generally show a narrow thermal range (except for species vulnerable because of their decreasing distribution). Assessing species’ vulnerability is crucial to inform conservation: our trait-based approach provides clues regarding pressures responsible for species vulnerability, thus allowing to plan conservation action targeting groups of species sensitive to the same pressures, rather than focusing on individual species. Our method provides novel opportunities for predicting species’ vulnerability, and paves the way for building a multi-species conservation indicator for Odonata
Evaluation de l'effet de mesures de restauration et d'entretien de milieux ouverts en sites Natura 2000: Analyse des premiers résultats de suivi
PatriNat pilote depuis 2018 une étude de l’efficacité des mesures de gestion en sites Natura 2000. Dans ce cadre, six porteurs de projets ont mis en œuvre des suivis co-financés par l’OFB en parallèle de la mise en œuvre de la restauration et/ou de l’entretien de pelouses. Ces suivis sont cadrés par une méthodologie commune développée par PatriNat grâce à l’appui du MNHN. Le double objectif de ce projet est, d’une part, de déterminer si les mesures de gestion permettent ou non de stabiliser voire d’améliorer l’état de conservation des parcelles et, d’autre part, de tester des méthodes de suivis qui pourraient par la suite être réemployées en autonomie par des gestionnaires.Ce rapport présente l’analyse des données récoltées au cours des suivis de cinq années de suivi. Il présente également le retour d’expérience des gestionnaires, des personnes ayant appliqué les suivis et de l’équipe en charge de l’analyse des données, ce qui permet non seulement d’éclairer les résultats obtenus mais également de produire un regard critique sur les méthodes et d’en suggérer des évolutions.La gestion est complexe à mettre en œuvre. Au-delà de la difficulté pour le gestionnaire à en définir les modalités, le manque d’exploitant.e.s ou l’inadaptation des animaux aux contraintes des sites compromet parfois le pâturage, voire le rend impossible. Les gestionnaires n’ont alors d’autre choix que de se tourner vers la gestion mécanique, dont le dosage peut s’avérer particulièrement délicat. Si les mesures suivies par nos projets semblent plutôt permettre un maintien du niveau d’embroussaillement pour la majorité des parcelles suivies, elles restent insuffisantes pour en assurer le recul. Du point de vue botanique néanmoins, on constate en parallèle une amélioration encourageante de l’état des pelouses en elles-mêmes. L’expérience de ces premiers suivis constitue une base de test des méthodes à partir de laquelle des proportions d’évolutions sont formulées. Les analyses seront poursuivies et renforcées notamment avec les données des 12 autres projets en cours sur ces mêmes thématiques
Did the 2019 Notre-Dame Cathedral Fire impact the lead contamination of sediment in the Seine River in Paris, France?
International audienceThe fire that affected Notre-Dame Cathedral in Paris in 2019 has reignited concerns about metal contamination including lead (Pb) in the city. The current research investigated the potential contribution of this event to the contamination of sediment transiting the Seine River. To this end, sediment deposits were collected in Paris just after floods in 2016 (i.e. before the fire), as well as in 2020 and 2021 (i.e. after the fire). They were analysed for fallout radionuclides, organic matter, metal concentrations and Pb isotopic ratios. Results showed that the material deposited by the flood exhibited contrasted characteristics and contamination levels depending on the flood. The major flood event that took place in June 2016 mainly consisted of surface recent material from the upper reaches of the river. This likely explains the large homogeneity of sediment across Paris and the relatively low metal contamination. Then, the occurrence of a lower magnitude flood event in 2020 led to the deposition of a large majority of older subsurface material, likely resuspended from the channel or eroded from the banks. This material showed higher contamination levels than in 2016. Pb levels were particularly significantly higher around Notre-Dame Cathedral. Some samples displayed Pb isotopic signatures that may coincide with those of dust from the Notre-Dame Fire ( 206 Pb/ 207 Pb: 1.1669-1.1685). Finally, in 2021, another winter flood depositing a majority of subsurface material occurred. Overall, the metal contamination levels measured in the material deposited in 2021 were lower than in 2020, except for the sample collected near the Eiffel Tower. These results demonstrate the negligible impact of the Notre-Dame fire on the Pb contamination. In the future, sediment should continue to be monitored to avoid any potential mistrust from the general public, as three bathing sites have been reopened to the public in summer 2025
Co-produire des connaissances et des outils pour des démarches préventives et opérationnelles en gestion agroécologique des adventices : Partie II. Conception et évaluation d'idéotypes variétaux et de systèmes de culture
Accompagner l’évolution des systèmes agricoles vers une moindre dépendance aux produits phytopharmaceutiques en se concentrant sur les méthodes préventives et sur les évaluations élargies des pratiques de protection des cultures et en les appréciant à travers leur durabilité. Dans ce numéro, nous abordons la conception d’outils et de stratégies de prévention, le développement de méthodes de lutte non chimique contre différents ravageurs et pathogènes, ainsi que l’évaluation, la définition d’indicateurs, la diffusion et la structuration de pratiques, depuis l’échelle de la parcelle jusqu’à celle des territoires et des filières. Ces projets ont été financés dans le cadre des appels à projets Ecophyto Recherche & Innovation lancés en 2019 : - Les approches globales pour limiter l’utilisation des produits phytopharmaceutiques - Durabilité des systèmes de productions agricoles alternatifs évitant ou limitant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques"National audienceLe projet COPRAA visait à produire avec des acteurs de terrain des connaissances, outils et démarches de gestion préventive opérationnelles pour les conseillers et agriculteurs afin de concilier production agricole, rentabilité économique, biodiversité et faible usage, voire absence, d'herbicides en grande culture. La partie I de cet article a présenté les expérimentations conduites sur les mécanismes impliqués dans la régulation des adventice et les outils numériques développés. Ici sont présentés les essais au champ, les simulations avec le modèle FLORSYS et les ateliers de co-conception avec des conseillers et agriculteurs pour évaluer et concevoir des techniques culturales, des idéotypes variétaux et des systèmes de culture innovants pour la gestion agroécologique des adventices
Evaluation de la connectivité du réseau d’aires protégées terrestres à l’échelle hexagonale – Réseau de protection forte – Vertébrés
La connectivité écologique est un élément clé pour le maintien des espèces et le bon fonctionnement des aires protégées. En permettant le déplacement des espèces, elle garantit le maintien des flux génétiques, la résilience des populations et leur capacité d’adaptation, notamment face au changement climatique. Évaluer la connectivité du réseau d’aires protégées est donc indispensable pour construire un réseau représentatif, cohérent et résilient. C’est pourquoi PatriNat et le Laboratoire d’écologie alpine ont travaillé à l’élaboration d’une méthodologie d’évaluation de la connectivité d’un réseau d’aires protégées. La méthode de modélisation développée permet de produire des cartographies des continuités écologiques de groupes fonctionnels d’espèces et des indicateurs quantitatifs de connectivité à l’échelle du réseau et des sites. Ces résultats permettent l’identification de zones clés pour les déplacements des espèces, l’évaluation de la robustesse du réseau pour différents groupes fonctionnels, la mise en évidence de la contribution des différents outils de protection à la préservation des zones de continuités et l’identification des sites clés et à l’inverse les sites isolés, afin d’orienter les actions de conservation. Cette méthodologie constitue également un outil d’aide à la décision pour le test et la priorisation de scénarios d’ajout ou d’extension d’aires protégées. Ce rapport détaille la méthodologie pour le réseau de protection forte et les espèces de vertébrés à enjeux, et constitue une première démonstration des possibilités d’utilisation des cartes et d’interprétation des indicateurs dans le cadre de la Stratégie nationale pour les aires protégées
Integrating EICAT and EICAT+ assessments and expert knowledge to classify invasive alien plants in France, based on their ecological impact
International audienceThe EICAT and EICAT+ methods were developed to assess the negative and positive environmental impacts of alien species respectively. While both methods are theoretically applicable across spatial scales, their use has thus far been predominantly at the global level. In the case of EICAT, this reflects its original design for global assessments, whereas for EICAT+, which was only introduced in 2022, its application across different spatial scales remains to be assessed. At this stage, it remains unclear to what extent EICAT and EICAT+ can effectively support national regulations or local management strategies. Here we put forward a series of adaptations with the aim of enhancing the applicability of EICAT and EICAT+ at the national level. The main adaptation was to incorporate expert knowledge from botanists and wildlife specialists into the assessments, in addition to the literature review. To this end, a key was designed to facilitate the translation of field observations into impact categories using standardised criteria. We then tested the formal EICAT and EICAT+ protocols and EICAT and EICAT+ based protocols in France on 228 invasive alien plants. This test demonstrated that expert knowledge is an essential source of data for national-scale assessments, as it allowed reducing the proportion of Data deficient species from 39% to 5% for EICAT and from 86% to 37% for EICAT+. Consequently, this study represents the most thorough evaluation to date of the current ecological impacts of alien plants in France, highlighting 129 out of 228 taxa with harmful impacts: 71 taxa with a Moderate impact, 56 taxa with a Major impact and two taxa with a Massive impact. Furthermore, when using both EICAT and EICAT+, it is crucial to emphasise that directly comparing the two methods is not appropriate. National priority lists should be formulated solely based on EICAT, while EICAT+ can serve as a valuable tool for guiding managers on the risks associated with management actions and strategies to mitigate unintended consequences
100 chiffres expliqués sur les espèces (2026)
International audienceDestiné au grand public mais aussi aux gestionnaires de site et aux acteurs de la biodiversité, ce mémento, version 2026, valorise des données scientifiques produites par les communautés d’acteurs français. Il permet en un clin d’œil de retrouver de nombreux chiffres-clés sur les espèces françaises. Des explications, des schémas et des exemples concrets illustrent chaque chiffre
Local and Landscape‐Level Environmental Conditions Drive Habitat Selection Across Terrestrial Mammal Species
International audienceABSTRACT Aim Animal movements are a fundamental process affecting communities and ecosystems. Quantifying habitat selection across species and habitats is key for understanding how animals respond to environmental change. Currently, we lack comparative studies that examine how habitat selection varies across species traits and landscapes. We aim to quantify global patterns of habitat selection to help understand the fundamental drivers of movement behaviour. Location Global. Time Period Contemporary. Major Taxa Studied Terrestrial mammals. Methods We estimated selection coefficients for terrain ruggedness, vegetation productivity, human population density and distance to roads of individual terrestrial mammals through step‐selection analysis of 1344 GPS tracks across 48 species. We quantified intra‐ and interspecific variation and tested whether selection coefficients were associated with species traits and habitat availability. Results We observe an overall avoidance of roads and areas of high human population density as well as rugged terrain, with a large proportion of individuals selecting for areas of intermediate NDVI. However, we also found large intraspecific variation in habitat selection and show that this variation is predicted by local and landscape‐level environmental conditions rather than species traits. Individuals in more remote areas exhibited weaker functional responses to human presence than those in more disturbed areas. Avoidance of rugged terrain is also context‐dependent, with stronger avoidance when local ruggedness is high. The only exception to the observed intraspecific variability is consistent species‐level responses to road proximity. Main Conclusions Our findings contribute to the understanding of habitat selection by terrestrial mammals, showing that selection is largely shaped by environmental conditions and that animals exhibit high plasticity in their responses. Our results also provide further evidence for the significant impact of roads on animal movement. These insights can help us to understand the potential effects of environmental change on the behaviour of mammal species around the world
Les microalgues, sentinelles de l’état écologique des plans d’eau : les étapes clés de l’élaboration et du transfert d’un indicateur biologique
International audienceLes microalgues -organismes unicellulaires vivant en suspension ou fixés sur des substratsjouent un rôle clé dans l'évaluation de l'état écologique des plans d'eau. Ces organismes, sensibles aux perturbations environnementales, constituent des bioindicateurs privilégiés. Pour répondre aux exigences de la directive cadre européenne sur l'eau (DCE), la France a développé deux indicateurs complémentaires basés sur ces organismes : l'indice phytoplancton lacustre (IPLAC) et l'indice biologique diatomées en plans d'eau (IBDL). Cet article retrace les principales étapes de leur conception et de leur mise en oeuvre, mettant en lumière l'apport essentiel de la recherche pour éclairer les politiques de gestion des milieux aquatiques
Chaine intégrée pour la prévision hydrométéorologique des étiages et des sécheresses - Rapport final du projet CIPRHES
Towards an integrated chain for hydrometeorological forecasting of low flows and droughts – Enhancement of the PREMHYCE platform through the CIPRHES projectThe “Integrated hydrometeorological forecasting chain for low flows and droughts” (CIPRHES (2021-2026) - Chaîne intégrée de prévision hydrométéorologique des étiages et des sécheresses) project aimed to improve the modelling chains used in the PREMHYCE operational platform. It brought together eight research teams from INRAE, BRGM, EDF, Météo-France and the University of Lorraine, and helped to strengthen links with institutional and operational stakeholders involved in water management. Main issues raised & general objectives - A growing need for anticipation to address the challenges of water sharing and the protection of water resources and ecosystems during droughtsIn many countries, rivers are the main source of water supply for various purposes (drinking water, irrigation, energy, navigation, etc.), which can be severely affected by water shortages. Furthermore, maintaining a minimum environmental flow is crucial for preserving the quality of the aquatic environment and biodiversity. In 2022, France experienced a drought of exceptional intensity, with severe consequences for various sectors and damages estimated at over €5 billion. This type of event foreshadows what hydroclimatic projections suggest will become common occurrences in the remainder of the 21st century, due to climate change. This prospect of more severe, prolonged and late low-flow periods highlights the need for tools to better prepare for and anticipate their impacts, improve crisis management and facilitate decision-making for better water sharing. Assessments and developments of drought forecasting chains have been carried out in various countries to meet these objectives, with forecast horizons ranging from the medium term (around ten days) to the seasonal term (three months). In France, an initiative to evaluate hydrological models for the purpose of low-flows forecasting, known as PREMHYCE (Low-flow Forecasting using Hydrological Models, Comparison and Evaluation), has led to the development of an operational prototype hydrological service, based on a multi-model approach and tested from 2018 onwards to produce real-time forecasts for the French river network. The CIPRHES project was designed as a laboratory for the development and refinement of methods associated with the PREMHYCE platform. The aim was to establish an integrated forecasting chain able to produce consistent long-term hydrometeorological forecasts (ranging from a few days to several months) that are coherent across different spatial scales (river basins and sub-basins). The proposed developments were tested on a large dataset to assess the strengths and weaknesses of the forecasting chain. More specifically, the CIPRHES project was guided by five main objectives: (1) To produce effective and homogeneous atmospheric forecasts ranging from medium to seasonal lead time; (2) To develop an integrated hydrometeorological modelling approach for low-flow forecasting; (3) To develop methods for quantifying the various sources of uncertainty affecting low-flow forecasts; (4) To establish advanced ‘crash-test’ frameworks to assess the performance, robustness and usefulness of low-flow forecasts; (5) To design a user-centred online hydrometeorological service to provide informative real-time forecasts.Methods used - A large sample of catchments and hydroclimatic data to enhance the robustness and generalisability of the statistical models and methods testedThe project drew on a wide range of mathematical, numerical, statistical and modelling methods, applied to the fields covered by the project (meteorology, hydrology, hydrogeology). It used five hydrological models of different types and levels of complexity, with the aim of ensuring a degree of generality and robustness in the modelling chain. These models, developed by the project partners, represent various ways of modelling the processes underlying low flows. Various data assimilation techniques, using different types of observations (discharge, groundwater level) to calibrate the models, were applied. In addition, a wide range of statistical approaches was used for the post-processing of meteorological and hydrological forecasts, and for quantifying the uncertainties associated with observations and forecasts.The project also used data from a wide range of catchments in mainland France in order to test the proposed methodologies under various conditions and to draw general conclusions. The data were mainly extracted from public databases (Météo-France for climate data, HydroPortail for hydrological data, and the ADES database for groundwater data). More specific data were used for certain studies, such as historical weather forecast records or rating curves associated with specific hydrometric stations. These data underwent detailed analysis to ensure their quality and spatio-temporal consistency. The catchments used for the tests were selected on the basis of various criteria relating to data availability, data quality and spatial coverage. The national sample was compiled by cross-referencing the catchment database from the PREMHYCE operational platform (approximately 1,300 catchments) with the CAMELS-FR national reference sample of catchments (654 catchments). Cross-referencing these two catchment samples enabled the definition of a set of 478 catchments well distributed across mainland France. Variations of this national sample have been used in various studies, depending on additional constraints imposed during certain tests (data availability, choice of time periods, etc.). Some studies linked to the project have also used specific databases independent of this national database.A more detailed database has also been established for the Meuse catchment at Chooz (approximately 10,000 km²), used as a demonstration case study within the project, particularly for the evaluation of semi-distributed hydrological models. Main resultsThe project has led to progress in several areas. With regard to weather forecasting, a statistical method for combining medium-range and seasonal forecasts has been proposed. This method enables the production of continuous forecasts across a wide range of lead times, whilst capitalising on the strengths of both types of forecasts. Implemented in the operational production chain, it simplifies data fluxes in real time and the analysis of results.A significant part of the project’s work focused on improving the hydrological models used to forecast low flows. Improvements were proposed for the functions responsible for simulating low flows and for the conceptualisation of exchanges between surface and groundwater. A more explicit representation of aquifers was proposed, along with the inclusion of storage structures. Modelling schemes that more explicitly represent spatial variability within catchments (semi-distributed approach) were also evaluated, with encouraging results for the Meuse catchment. The implementation of hydrological models in forecasting mode has been the subject of several studies aimed at correcting the models in real time by incorporating available observations (data assimilation). Whilst observed river flow is a classical source of information, the research has also sought to incorporate groundwater levels. This additional information has not yielded significant improvements compared with flow data alone, but it enhances the models’ ability to simulate both variables jointly. As forecasting is inherently uncertain, the project focused specifically on three sources of uncertainty: weather forecasts, hydrometric observations and hydrological modelling. Methods were proposed to quantify hydrometric uncertainties, related to rating curves or the quality of gauging stations. Statistical approaches were also developed to ensure better temporal consistency in uncertainty estimates related to hydrological modelling and weather forecasts.Furthermore, analyses of a large sample of catchments made it possible to quantify the time horizons for which informative forecasts can be provided (predictability) and to identify the factors determining this (hydroclimatic or physical context). Finally, the operational platform has been improved, with a significant increase in spatial coverage of the territory (now around 1,300 forecast points), a strengthened user network, and a more functional and user-friendly interface incorporating user requests and needs.Outstanding feature and future prospectThe CIPRHES project has advanced our understanding of the factors underlying the efficiency of operational drought forecasting chains. It opens up various avenues, including the gradual implementation of the CIPRHES project’s results within the PREMHYCE operational platform, further developments in seasonal forecasting (atmosphere – surface – subsurface) as part of other projects, the exploration of complementary methods and data (machine learning methods, use of satellite information), a more detailed consideration of anthropogenic influences, and the production of indicators tailored to different water user sectors.The project was carried out across a number of research directions with focus on the main sources of uncertainty in the forecasting chain. A feedback seminar organised in late 2025 brought together around 220 people from various fields. It served as a forum for multidisciplinary and multi-sectoral exchange, with the participation of stakeholders from the fields of research, operational management, engineering and public decision-making. The discussions brought together different perspectives and highlighted the outlook, needs and expectations regarding research developments, institutional challenges, the operational aspects of low-flow management and, finally, potential applications across various water-related sectors, particularly agriculture. These exchanges highlighted the challenges facing drought management, from the local to the national level, in the context of rapid evolutions linked to global change. The French Office for Biodiversity (OFB) and the Directorate for Water and Biodiversity (DEB) within the Ministry for Ecological Transition, which initiated the development of the PREMHYCE platform, are helping to make it a useful and accessible tool to assist in managing short-term water crises and in public decision-making regarding water resources governance.Vers une chaine intégrée pour la prévision hydrométéorologique des étiages et des sécheresses – Amélioration de la plateforme PREMHYCE par le projet CIPRHESLe projet « Chaîne intégrée de prévision hydrométéorologique des étiages et des sécheresses » (CIPRHES) s’est déroulé de mars 2021 à février 2026 et visait à améliorer les chaînes de modélisation utilisées dans la plateforme opérationnelle de prévision des étiages PREMHYCE. Il a associé huit équipes de recherche d’INRAE, du BRGM, d’EDF, de Météo-France et de l’Université de Lorraine, et a permis de renforcer les liens avec les acteurs institutionnels et opérationnels de la gestion de l’eau. Enjeux et objectifs - Des besoins d’anticipation croissants pour répondre aux enjeux de partage de l’eau et de protection de la ressource et des milieux lors des sécheressesDans de nombreux pays, les cours d'eau constituent la principale source d'approvisionnement en eau pour divers usages (eau potable, irrigation, énergie, navigation, etc.), qui peuvent être fortement affectés par les pénuries d'eau. En outre, le maintien d'un débit environnemental minimal est un enjeu fort pour le maintien de la bonne qualité des milieux et de la biodiversité. En 2022, la France a connu un événement de sécheresse d’une intensité exceptionnelle, avec des conséquences fortes sur différents secteurs activités, et des dommages estimés à plus de 5 milliards d’euros. Ce type d’événement préfigure ce que les projections hydroclimatiques laissent entrevoir comme des événements communs dans la suite du 21e siècle, du fait des changements climatiques. Cette perspective d'étiages plus sévères, longs et tardifs souligne la nécessité de disposer d'outils permettant de mieux se préparer et d'anticiper leurs impacts, d’améliorer la gestion de crise et de faciliter la prise de décision pour un meilleur partage de l’eau. Des évaluations et développements de chaînes de prévision des sécheresses ont été menés dans différents pays pour répondre à ces objectifs, avec des horizons de prévision allant de la moyenne échéance (de l’ordre d’une dizaine de jours) à l’échéance saisonnière (3 mois). En France, une démarche d’évaluation de modèles hydrologiques pour un objectif de prévision des étiages, appelée PREMHYCE (Prévision des Étiages par des Modèles Hydrologiques, Comparaison et Évaluation), a conduit au développement d’un prototype opérationnel de service hydrologique, basé sur une approche multimodèle et mis en test à partir de 2018 pour produire des prévisions en temps réel sur le réseau hydrographique français. Le projet CIPRHES a été conçu comme un laboratoire de développement et d’amélioration des méthodes associées à la plateforme PREMHYCE. L'objectif était d'obtenir une chaîne intégrée pouvant produire des prévisions hydrométéorologiques homogènes à long terme (de quelques jours à plusieurs mois) et cohérentes à différentes échelles spatiales (bassins versants et sous-bassins versants). Les développements proposés ont été testés sur un large ensemble de données afin d'évaluer les forces et les faiblesses de la chaîne de prévision. Plus spécifiquement, le projet CIPRHES a été guidé par cinq grands objectifs : (1) Produire des prévisions atmosphériques efficaces et homogènes allant des échéances moyenne à saisonnière ; (2) Développer une approche de modélisation hydrométéorologique intégrée pour la prévision des étiages ; (3) Développer des approches permettant de quantifier les différentes sources d'incertitude affectant les prévisions de étiages ; (4) Mettre en place des cadres avancés de « crash-test » afin d’évaluer les performances, la robustesse et l'utilité des prévisions d’étiage ; (5) Concevoir un service hydrométéorologique en ligne adapté aux besoins des utilisateurs afin de fournir des prévisions informatives en temps réel.Méthodes et approches - Un large échantillon de bassins versants et de données hydroclimatiques pour renforcer la robustesse et la généralité des modèles et méthodes statistiques testéesLe projet s’est appuyé sur un large éventail de méthodes mathématiques, numériques, statistiques et de modélisation, appliquées aux domaines concernés par le projet (météorologie, hydrologie, hydrogéologie). Il a notamment exploité cinq modèles hydrologiques de types et de niveaux de complexité différents, avec l’objectif d’assurer une certaine généralité et robustesse à la chaîne de modélisation. Ces modèles, développés par les partenaires du projet, correspondent à des façons variées de représenter les processus à l'origine des étiages. Diverses techniques d’assimilation de données, utilisant différents types d’observations (débit, niveau de nappe) pour corriger les modèles, ont été utilisées. De plus, une large gamme d’approches statistiques a été utilisée pour le post-traitement des prévisions météorologiques et hydrologiques, et pour la quantification des incertitudes associées aux observations et aux prévisions.Le projet a par ailleurs exploité des données d’un large ensemble de bassins versants en France métropolitaine, afin de tester les méthodologies proposées dans diverses conditions et de tirer des conclusions générales. Les données ont été principalement extraites de bases de données publiques (Météo-France pour les données climatiques, HydroPortail pour les données hydrologiques, banque ADES pour les données sur les eaux souterraines). Des données plus spécifiques ont été utilisées pour certains travaux, par exemple des archives de prévision météorologiques ou des courbes de tarage associées à certaines stations hydrométriques. Ces données ont fait l’objet d’analyses détaillées pour en assurer la bonne qualité et la cohérence spatio-temporelle. Les bassins versants utilisés pour les tests sont le résultat de procédures de sélection pour répondre à différents critères de disponibilité et de qualité de données ou de couverture spatiale. L’échantillon national a été constitué en croisant la base de bassins versants de la plateforme opérationnelle PREMHYCE (environ 1300 bassins) et l’échantillon national de bassins versants de référence CAMELS-FR (654 bassins). Le croisement de ces deux échantillons de bassins a permis de définir un ensemble de 478 bassins versants bien répartis sur le territoire métropolitain. Des variantes de cet échantillon national ont pu être utilisées dans différents travaux, en fonction de contraintes supplémentaires imposées lors de certains tests (disponibilité des données, choix des périodes, etc.). Quelques travaux liés au projet ont également utilisé des bases de données spécifiques indépendantes de cette base nationale.Une base de données plus détaillée a également été mise en place pour le cas du bassin versant de la Meuse à Chooz (10 000 km² environ), utilisé comme cas d’étude de démonstration au sein du projet, notamment pour l’évaluation des modèles hydrologiques en mode semi-distribué. RésultatsLe projet a permis de progresser sur plusieurs aspects. Sur la partie des prévisions météorologiques, une méthode statistique de concaténation des prévisions à moyenne échéance et des prévisions saisonnières a été proposée. Elle permet de produire des prévisions continues sur une large gamme d’échéances tout en bénéficiant de l’intérêt de ces deux types de prévisions. Implémentée dans la chaîne de production opérationnelle, elle simplifie les flux de données et l’analyse des résultats.Une partie importante des travaux du projet a porté sur l’amélioration des modélisations hydrologiques utilisées pour prévoir les débits d’étiage. Des améliorations ont été proposées sur les fonctions responsables de la simulation des bas débits et sur la conceptualisation des échanges entre surface et souterrain. Une représentation plus explicite des nappes a pu être proposée, ainsi qu’une prise en compte des ouvrages de stockage. Des schémas de modélisation représentant plus explicitement la variabilité spatiale au sein des bassins versants (approche semi-distribuée) ont également été évalués, avec des résultats encourageants sur le bassin de la Meuse. La mise en œuvre des modèles hydrologiques en mode prévisionnel a fait l’objet de plusieurs travaux visant à corriger en temps réel les modèles grâces à l’intégration des observations disponibles (assimilation de données). Si le débit observé en rivière est une source classique d’information, les travaux ont également visé à intégrer les niveaux de nappe. Cette information complémentaire n’a pas apporté de gains significatifs par rapport aux débits seuls, mais elle renforce les modèles dans leur capacité à simuler conjointement ces deux variables. L’exercice de prévision étant par nature incertain, les travaux du projet se sont intéressés plus spécifiquement à trois sources d’incertitudes : prévisions météorologiques, observations hydrométriques et modélisation hydrologique. Des méthodes ont été proposées pour quantifier les incertitudes hydrométriques, en lien avec les courbes de tarage ou la qualité des stations de mesure. Des approches statistiques ont également été développées pour assurer une meilleure cohérence temporelle des estimations d’incertitude liées à la modélisation hydrologique et aux prévisions météorologiques.Par ailleurs, des analyses sur un large échantillon de bassins ont permis de quantifier les échéances auxquelles on peut fournir des prévisions informatives (prévisibilité) et d’en cerner les déterminants (contexte hydroclimatique ou physique). Enfin, la plateforme opérationnelle a été améliorée, avec un fort accroissement de la couverture spatiale du territoire (désormais environ 1300 points de prévision), un réseau d’utilisateurs renforcé et une interface plus fonctionnelle et conviviale intégrant les demandes et besoins des utilisateurs.PerspectivesLe projet CIPRHES a permis des progrès dans notre compréhension des déterminants de l’efficacité de chaînes opérationnelles de prévisions des sécheresses. Il ouvre diverses perspectives, avec notamment la mise en œuvre progressive des résultats du projet CIPRHES au sein de la plateforme opérationnelle PREMHYCE, la poursuite des développements sur la prévision saisonnière (atmosphère - surface - souterrain) dans le cadre d’autres projets, l’ouverture sur des méthodes et données complémentaires (méthodes d’apprentissage automatique, utilisation d’informations satellites), la prise en compte plus détaillée des influences anthropiques ou encore la production d’indicateurs adaptés à différents secteurs usagers de l’eau.Le projet a été mené suivant de nombreux axes de travail portant sur les principales sources d’incertitudes dans la chaîne de prévision. Un séminaire de restitution organisé fin 2025 a regroupé environ 220 personnes issues de différents domaines. Il a été un lieu d’échange pluridisciplinaire et multi-sectoriel, avec la participation d’acteurs évoluant dans les domaines de la recherche, la gestion opérationnelle, l’ingénierie et la décision publique. Les discussions ont croisé les points de vue et fait ressortir les perspectives, besoins et attentes sur les développements en recherche, les enjeux institutionnels, les dimensions opérationnelles de la gestion des étiages et enfin les applications possibles dans différents secteurs usagers de l’eau, notamment celui de l’agriculture. Ces échanges ont souligné les défis