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Investigating the onset of behavioural effects in juvenile seabass exposed to offshore wind turbine noise using a revisited dose-response methodology
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Avis de l'Anses relatif à une évaluation des risques sanitaires liés aux prions pour les consommateurs humains d’eau destinée à la consommation humaine en provenance de la prise d’eau superficielle de Sérignac-sur-Garonne
Citation suggérée : Anses. (2025) Avis de l'Anses relatif à une évaluation des risques sanitaires liés aux prions pour les consommateurs humains d’eau destinée à la consommation humaine en provenance de la prise d’eau superficielle de Sérignac-sur-Garonne. (saisine 2024-AST-0062). Maisons-Alfort : Anses, 85 p.L’Anses a été saisie le 13 mai 2024 (saisine datée du 19 avril 2024) par la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) et la Direction générale de l’alimentation (DGAl) pour la réalisation de l’expertise suivante : « Demande d’appui scientifique et technique au sujet des risques sanitaires liés aux prions dans le département du Lot-et-Garonne ».CONTEXTE ET OBJET DE LA SAISINEL’Anses a été saisie à plusieurs reprises par plusieurs ministères pour statuer sur le risque sanitaire associé aux prions [2] susceptibles d’être présents dans les effluents des installations traitant des sous-produits animaux, dont les établissements d’équarrissage. Ces saisines ont donné lieu à des avis de l’Agence (Afssa 2003 2010; Anses 2014a, 2014b).Un établissement d'équarrissage transforme les sous-produits animaux non destinés à la consommation en matières valorisables. En fonction du degré de risque qu’ils présentent, ces sous-produits animaux sont classés en trois catégories [3] (C1, C2, C3) définies dans les articles 8 à 10 du règlement (CE) n°1069/2009. Le règlement (UE) n°142/2011 prévoit des méthodes normalisées de transformation de sous-produits animaux, pour lesquelles des couples temps/température, voire des conditions de pression, ainsi qu’une taille maximale des particules de sous-produits animaux à transformer sont à respecter [4]. Sauf si l’autorité compétente impose la méthode 1 (aussi appelée « stérilisation sous pression » dans le règlement) pour la transformation des sous-produits d’animaux, les matières de catégorie C1 doivent être transformées conformément à l’une des méthodes 2, 3, 4 ou 5 du règlement. Les principaux paramètres considérés par les méthodes 1 à 5 sont décrits à l’annexe 3. Parmi ces méthodes, seule la méthode 1 (133 °C / 3 bars / 20 min pour des particules ne dépassant pas 50 mm) est considérée comme efficace pour réduire significativement l’infectiosité associée aux prions (Afssa 2010; Giles et al. 2008; Taylor 2000).Les effluents liquides issus du processus d’équarrissage contiennent des matières organiques dissoutes et particulaires, dont des graisses et des protéines. Ils sont envoyés vers une station de traitement des eaux usées (STEU) dédiée qui est dimensionnée à cet effet.L’obligation d’un autoclavage à 133 °C pendant 20 minutes sous une pression de 3 bars des effluents liquides des équarrissages avait été instaurée en 2003. En 2008, une modification de la réglementation nationale des installations classées a levé l’obligation du traitement thermique (133 C / 3 bars / 20 min) des effluents liquides des établissements d’équarrissage.Ultérieurement, l’Afssa (2010) a recommandé de réintroduire ce traitement thermique pour les effluents issus d’installations traitant des sous-produits de catégories C1/C2 si ces effluents sont utilisés pour l’irrigation de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale. En effet, dans cet avis de 2010, la persistance des prions dans les effluents traités et épandus a été illustrée par une modélisation du devenir de l’infectiosité d’un encéphale de petit ruminant infecté par la tremblante [5] au cours des différentes étapes du procédé employé dans les établissements traitant des sous-produits animaux de catégorie C1. Cette simulation aboutissait à des différences significatives d’infectiosité résiduelle entre les effluents liquides ayant ou non fait l’objet d’un traitement thermique spécifique du prion (133 °C / 3 bars / 20 min).À la suite des recommandations de cet avis, l’obligation du traitement thermique des effluents liquides, issus d’installations traitant des sous-produits de catégories C1/C2 et utilisés pour l’irrigation des cultures et des espaces verts, a été de nouveau instaurée. Dans un avis complémentaire sur l’usage des boues générées par les STEU d’établissements transformant des matières de catégorie C1, l’Anses (2014) rappelle que les boues de ces STEU peuvent présenter une infectiosité supérieure à celle des effluents liquides par effet de concentration et qu’elles devraient être détruites comme des matières de catégorie C1 ou, a minima, subir le même traitement thermique que celui recommandé pour les effluents liquides (133 °C / 3 bars / 20 min).Au regard de l’augmentation des besoins en eau de l'agglomération d'Agen et de la région de l'Albret, et de la baisse régulière du niveau de la nappe actuellement utilisée pour leur alimentation en EDCH, la prise d’eau superficielle de Sérignac-sur-Garonne pour produire de l’EDCH est en cours de réhabilitation. En 2024, compte tenu de l'implantation de cette prise d’eau à sept kilomètres en aval des rejets d’une STEU d’un établissement d’équarrissagemanipulant des sous-produits animaux de catégories C1, C2 et C3, l’Anses a été saisie sur ce projet local (cf. annexe 2) pour l’interroger sur les risques sanitaires pour les consommateurs d’eau destinée à la consommation humaine (EDCH) qui seraient liés à une éventuelle présence de prions. À ce jour, la STEU ne met pas en œuvre de traitement thermique de ses effluents (133°C/3 bars/20 min) avant rejet dans le milieu. Les services locaux de l’État, aprèsavoir examiné les avis relatifs aux prions issus de l’Agence et du Conseil supérieur des installations classées (CSIC), n’ont pas pu statuer quant à l'existence ou non d’un risque sanitaire pour les futurs consommateurs d’EDCH en provenance de la prise d’eau de Sérignac-sur-Garonne. Ce constat a conduit le Préfet du Lot-et-Garonne à saisir la DGS, la DGPR et la DGAl, le 9 février 2024, afin de disposer d’éléments d’appréciation lui permettant de signer l’arrêté préfectoral de mise à disposition de l’eau en vue de la consommation humaine. Ces directions ont ensuite saisi l’Anses pour évaluer la situation rencontrée localement, en formulant les questions suivantes :1. « Au regard du comportement des prions dans l’environnement, est-il scientifiquement correct de considérer que le rejet des eaux issues de la STEU de l’entreprise d’équarrissage dans la Garonne génère une dilution qui conduit à une réduction du risque encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) ? Si oui, à quelle hauteur ?2. À l’instar de ce qui est allégué pour les effluents de STEU, peut-on considérer que l’étape de clarification réalisée en tête de station de production d’eau potable permet d’abattre l’infectiosité des EST de l’ordre de 99% ? En est-il de même pour les contacteurs à charbon actif mis en œuvre sur la filière de traitement ?3. La note d’appui scientifique et technique du 25 mai 2018 mentionne que certains produits biocides (ozone, chlore voire hydroxyde de sodium), qui sont mis en œuvre sur la station de traitement d’eau potable, sont réputés réduire de plusieurs log10 le titre ,infectieux des EST. Leurs conditions de mise en œuvre au sein des stations de traitement d’eau potable sont-elles de nature à permettre un abattement de cette ,infectiosité ? Si oui, à quelle hauteur ?4. Au regard des réponses apportées aux questions 1, 2 et 3, une estimation du risque, basée sur l’adaptation de la méthodologie proposée dans l’avis du 19 mai 2010 (pages 22 à 25, méthodologie pour l’estimation du risque associé à l’épandage des effluents issus de STEU d’équarrissage), prenant en compte l’abattement réalisé au droit de laSTEU de l’équarrisseur, l’effet éventuel de la dilution du rejet dans la Garonne et ,l’abattement produit par les différentes étapes de traitement mises en œuvre au sein de la station de production de Sérignac pourrait-elle être réalisée par l’Agence ?5. Dans l’hypothèse où l’estimation du risque visée à la question 4 ne conclurait pas à un risque négligeable, quelles seraient les méthodes de traitement des eaux résiduaires de l’équarrisseur susceptibles de répondre de façon satisfaisante aux exigences de nsécurité sanitaire ? »[1] Annule et remplace l’avis du 8 janvier 2025 ; les modifications apportées au texte sont décrites dans le tableau de l’annexe 14.[2] Prions : acronyme de « PROteinaceous INfectious particle », agents pathogènes de nature exclusivement protéique responsables des encéphalopathies spongiformes transmissibles.[3] Catégories de sous-produits animaux définies dans les articles 8 à 10 du règlement (CE) n°1069/2009.C1 : matières présentant un risque vis-à-vis des encéphalopathies spongiformes transmissibles, dites EST(matériels à risque spécifiés – MRS – et les animaux suspectés ou déclarés atteints d’EST) ou vis à vis desubstances interdites (hormones) ou dangereuses pour l’environnement (dioxines)).C2 : matières présentant un risque sanitaire vis-à-vis des maladies animales autres que les EST (cela comprendles denrées saisies pour motif sanitaire et les animaux morts autrement que par abattage), ou vis à vis des résidusde médicaments vétérinaires.C3 : matières provenant d’animaux dont les carcasses ont été déclarées propres à la consommation humaine aprèsinspection sanitaire.[4] à l’exception de la méthode 7.[5] Tremblante : encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) affectant les ovins et les caprins
Impacts sur la santé publique de la dynamique des populations de renards
Opinion and report approved by the Expert Committee Socio-economic analysis in its plenary session on 11 May 2023 and the Expert Committee Animal health and welfare (CES SABA) in its plenary session on 06 June 2023. The French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety provides independent scientific opinions and reports. The original version of the ANSES opinion and report in French is available on the website of ANSES at https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2022SA0049Ra.pdf.Suggested citation: ANSES. (2023). Avis et rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail relatif à l'évaluation des impacts sur la santé publique de la dynamique des populations de renards (Saisine 2022-SA-0049). Maisons-Alfort: ANSES, 200 p.International audienceThe Red Fox (Vulpes vulpes) can be hunted as a game species. It may also be listed as a “species likely to cause damage” (ESOD – the acronym in French), for public health reasons among others. Conversely, benefits linked to the presence of foxes are also put forward, such as the predation of rodents carrying zoonotic agents. In this context, ANSES was asked to: (1) list the zoonoses present in France for which foxes play an epidemiological role, (2) identify other public health impacts associated with changes in fox populations, (3) explain the relative importance of the effects of changes in fox populations for humans and/or the environment, (4) analyse the feasibility of a cost‐benefit analysis (CBA) of the prevention and impacts associated with these zoonoses. In France, the fox is a source of zoonotic pathogens, with a major role for Echinococcus multilocularis, a parasite for which the fox is the main source of environmental contamination. However, reducing fox populations does not reduce the risk of transmission of E. multilocularis to humans or domestic animals, and may even have the opposite effect to the one intended. The main levers for action are those relating to exposure to environmental contamination. The fox is part of complex trophic networks, in which its specific role in regulating prey populations is impossible to determine because (i) several predators share the same prey, with a variable role for the fox among the predators, (ii) the dynamics of prey populations is also conditioned by factors other than predation. The relationship between the abundance of rodents and the risk of disease for humans has not been demonstrated either, due to the complexity of the trophic and epidemiological networks, their highly probable variability from one ecosystem to another, and the multiplicity of hosts. As a result, the data currently available does not allow any conclusions to be drawn about the epidemiological role of the fox as a predator of rodents hosting zoonotic agents. Finally, there is no public health justification for culling foxes, particularly for ESOD classification, except in the very specific and localised context of the fight against bovine tuberculosis, for which the selective culling of foxes in and around the livestock buildings of a domestic outbreak has been proposed. In addition, the expertise concluded to the feasibility of a CBA targeted at assessing the burden of alveolar echinococcosis and measures to prevent its transmission. The feasibility study shows the partial nature of a CBA targeting zoonoses, without taking into account other roles played by the fox in the ecosystem
Long-term effects of the herbicide glyphosate and its main metabolite (aminomethylphosphonic acid) on the growth, chlorophyll a and morphology of freshwater benthic diatoms
International audienceAlthough glyphosate and its main degradation product, aminomethylphosphonic acid (AMPA), are frequently found in surface waters worldwide, their effects on surface waters’ ecological health remain difficult to identify. In this study we investigated the impact of these two compounds on freshwater benthic diatoms, a key biological compartment which has been rarely documented so far. Besides potential effects on growth and chlorophyll a, diatom morphology was also documented via the appearance of deformations but also more subtle, non-teratological changes. In a first experiment, the two common diatom species Nitzschia palea and Gomphonema gracile were exposed to a wide range of concentrations of glyphosate (0.41-84.27 mg/L) and AMPA (2.89-103.53 mg/L) in order to assess their effects on growth and physiology (chlorophyll a content) after 7 d of exposure. Our results show that both compounds inhibited diatom growth while chlorophyll a was not affected. Glyphosate was more toxic than AMPA for both species and N. palea was more sensitive than G. gracile regardless of the tested compound. In a second experiment, longer-term effects were assessed by exposing the diatom N. palea in semi-static conditions for 28 d to 4 concentrations including an environmental one (0.0035-4.77 mg/L of glyphosate and 0.16-41.79 mg/L of AMPA). In addition to growth and chlorophyll a, a machine-learning based methodology was developed in order to analyze individual diatom morphometric descriptors. At the highest tested concentration, both contaminants inhibited growth but also chlorophyll a content. Moreover, the tested compounds did not generate teratological forms, but AMPA favored longer and slimmer individuals while glyphosate restricted diatom morphology by eliminating intermediate sizes, creating two subpopulations with distinct morphologies, thus underlying the activation of different mechanisms at population level. Our results show that morphological features could prove useful to quantify on a routine basis in order to better document the subtle ecotoxicological effects of contaminants
Revue des plantes et autres substances naturelles de la pharmacopée traditionnelle en Polynésie française
International audienceIn recent years, research on traditional medicine in French Polynesia, from both botanical and ethnobotanical perspectives, has intensified. However, despite these advancements, the exact number of medicinal plant species used has never been determined. To address this gap, we conducted a bibliographic study based on 59 references, of which 35 were selected according to predefined criteria. Covering a period from 1858 to 2023, our analysis collected detailed data on the various substances used in traditional remedies, including their names, uses, preparation methods, and geographical locations. We compiled a list of 304 medicinal plant species and 41 non-plant natural substances, documenting a total of 5727 usage citations for 200 diseases or symptoms treated. Additionally, data were gathered for each archipelago, deepening our understanding of the diversity of medicinal practices. Our study also highlights the lack of information on certain aspects of the traditional pharmacopoeia in French Polynesia, particularly regarding preparation and application methods, as well as a disparity in the geographical distribution of data. Ultimately, this study aims to serve as a reference tool for the development of future botanical and ethnobotanical investigations, as well as for the valorization of the identified substances.Ces dernières années, les recherches sur la médecine traditionnelle de Polynésie française, tant du point de vue botanique qu’ethnobotanique, se sont intensifiées. Cependant, malgré ces avancées, le nombre exact d’espèces de plantes médicinales utilisées n’a jamais été déterminé. Afin de combler ce manque, nous avons entrepris une étude bibliographique, basée sur 59 références dont 35 ont été sélectionnées selon des critères prédéfinis. En couvrant une période allant de 1858 à 2023, notre analyse a permis de recueillir des données détaillées sur les diverses substances utilisées dans les remèdes traditionnels, notamment leurs noms, leurs usages, les modes de préparation et leurs localisations géographiques. Nous avons ainsi dressé une liste comprenant 304 espèces de plantes médicinales et 41 substances naturelles non végétales,pour lesquelles nous avons documenté un total de 5727 citations d’usage pour 200 maladies ou symptômes traités. De plus, des données ont été recueillies pour chaque archipel, ce qui a permis d’approfondir notre compréhension de la diversité des pratiques médicinales. Notre étude met également en évidence le manque d’informations pour certains aspects inhérents à la pharmacopée traditionnelle en Polynésie française, notamment en ce qui concerne les modes depréparation et d’application, ainsi qu’une disparité dans la répartition géographique des données. Au final, cette étude se veut être un outil de référence pour le développement defutures investigations botaniques et ethnobotaniques, ainsi que pour la valorisation des substances identifiées
Plan national de lutte relatif à l'écureuil de Pallas (Callosciurus erythraeus - Pallas, 1779) en France, période 2025-2035
Elasmobranch vulnerability to global warming: insights from bioenergetic modelling of catsharks under climate scenarios
International audienceEctotherms are especially vulnerable to global warming due to their temperature-sensitive metabolic processes, impacting survival and reproductive success. Elasmobranchs, with slow life histories and low reproductive rates, may face amplified risks. In this study, we investigated two catshark species with distinct life traits and distributions: the Small-spotted Catshark (Scyliorhinus canicula) and the Nursehound (S. stellaris). Using newly calibrated bioenergetic models, we assessed changes in growth, sexual maturity, offspring production, and population dynamics under two CMIP6 climate scenarios projected for 2100: SSP2-4.5 (Middle of the Road) and SSP5-8.5 (Fossil-fueled Development), comparing these to historical data (1994-2015). Survival rates for early life stages remained similar under historical temperatures (80 %) and SSP2 (83 %) but dropped sharply under SSP5 to 33 % for S. canicula and 23 % for S. stellaris. Under both SSP2 and SSP5, S. canicula showed slight delays in maturation, yet the proportion of mature individuals ultimately exceeded historical levels in SSP2. Conversely, S. stellaris experienced progressively delayed maturation with warming. In SSP5, reduced growth, reproduction, and survival caused a population crash for S. stellaris, suggesting potential extinction. Our results reveal contrasting climate impacts on these species, underscoring the risk for late-maturing, low-fecundity, and narrowly distributed species. This emphasizes the urgency of conservation strategies tailored to mitigate their vulnerability to global warming
Impacts of chlordecone on biodiversity: A review
National audienceA collective scientific assessment was conducted to identify current consensus knowledge and further needs regarding the impacts of plant protection products on biodiversity and ecosystem services in France, including its overseas territories. A particular focus was placed on chlordecone used extensively in the French West Indies (FWI) to control the banana root borer. The FWI support biodiversity hotspots, with many endemic and endangered species, and include marine and terrestrial protected areas. The risk posed by persistent organic pollutants such as chlordecone is therefore of particular concern. The objective of this work was to review the contamination of the FWI environment by chlordecone, its transfer through ecosystems, and its impacts on biodiversity and ecosystem services. To perform the literature review, nine queries (Chlordecone; French West Indies; Contamination; Ecotoxicology; Biodiversity; Terrestrial ecosystems; Freshwater ecosystems; Marine ecosystems; Ecosystem services) and related keywords were formulated. The literature search was conducted on the Web of Science™ (WoS) from 2000 to 2024. After removing duplicate references, we finally analyzed 186 papers. Several of them were discarded because they were out of scope, e.g., toxicological studies or human epidemiology. In addition, we focused on the most integrative and ecologically realistic studies as possible. As a result, 45 papers were retained for further analysis. They were completed by additional documents known by the authors and which were not retrieved with the WoS.Both the environment (soil, freshwater, freshwater sediment, mangrove water and sediment, seawater) and a wide diversity of terrestrial and aquatic organisms (primary producers such as root vegetables, trees and algae; invertebrates such as earthworms and crustaceans; vertebrates such as fish, birds, dolphins and also livestock) are impregnated by chlordecone and its transformation products in the FWI. Aquatic food webs are contaminated by bathing and by trophic route, with bioaccumulation along freshwater or marine food webs. The bioaccumulation depends on the feeding mode and on the location of the species. For terrestrial ecosystems, soils contaminated with chlordecone, which is recalcitrant to microbial degradation, could be a possible source of contamination of organisms living there. Little is known about the impacts of chlordecone and its transformation products on biodiversity. Some results show impacts of chlordecone on physiological processes of crustaceans like immune system or protein synthesis and degradation. In addition, chlordecone is demonstrated to be a potent endocrine disruptor compound for decapod crustaceans. In fish, it impacts reproduction and development. Chlordecone is carcinogenic, reprotoxic and neurotoxic for mammals and birds. Finally, this insecticide also affects microbial communities and the functions they perform in ecosystems. There is no data on the impacts of chlordecone on ecosystem services.Despite 15 years of public policy dedicated to developing knowledge on chlordecone’s fate and socio-economic impacts, there are significant gaps regarding the description of the processes involved in its abiotic and biotic transformations, and the assessment of its effects on terrestrial and aquatic biodiversity and on ecosystem functioning. Future research is needed to characterize the impacts of legacy pollution by chlordecone and its numerous transformation products on exposed organisms and ecosystems
Elaboration d'un guide méthodologique pour la co-conception de systèmes de culture afin de gérer durablement la flore adventice
Diagnostic et conception participative de systèmes de culture - Ce volume fait suite au carrefour de l'innovation Inrae, organisé par Inrae, Agreenium et l'Institut Agro Dijon, les 26 et 27 novembre 2024 de restitution du projet sur les Connaissances et outils pour des démarches préventives et opérationnelles en gestion agroécologique des adventices (COPRAA).National audienceA new paradigm is needed for long-term weed management to shift from a tactical, one-off vision to a systemic, multi-year one. This transition requires the mobilization of various methodological frameworks and specific tools to support agricultural stakeholders, including farmers, in their changes of practice. A methodological guide has been developed to support the implementation of changes in weed management practices over the long term. The guide is based on different experiences of implementing a co-design approach for cropping systems, using various expert models. It is intended for advisors, organizers and experimenters wishing to rethink their cropping systems. It describes the entire method, the tools used and the main associated knowledge required for the process. It is unique in that it offers different versions of the approach, to suit the different situations of future users: Expert, Intermediate and Fast. The main stages in the construction of the guide are presented, along with thoughts on how it will be disseminated and how it will be used.La gestion à long terme de la flore adventice appelle à un changement de paradigme afin d'évoluer d'une vision tactique, ponctuelle, vers une vision systémique pluriannuelle. Cette transition nécessite de mobiliser différents cadres méthodologiques et outils spécifiques pour accompagner les acteurs du monde agricoles, dont les agriculteurs, dans leurs changements de pratiques. Un guide méthodologique a été développé pour accompagner la mise en action des changements de pratiques de gestion de la flore adventice sur le long terme. Ce guide a été construit à partir de différentes expériences de mise en oeuvre d'une démarche de co-conception de systèmes de culture mobilisant différents modèles experts. Il est destiné aux conseillers, animateurs ou expérimentateurs désireux de repenser leurs systèmes de culture. Il décrit l'ensemble de la méthode, les outils mobilisés et les principales connaissances associées nécessaires à la démarche. Il a pour originalité de proposer différentes déclinaisons de la démarche pour s'adapter aux situations d'usages des futurs utilisateurs : parcours Expert, Intermédiaire et Rapide. Les grandes étapes de la construction du guide sont présentées ainsi que les réflexions sur son mode de diffusion et les modalités de traçages des usages envisagés