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    Correction to: Main conclusions and perspectives from the collective scientific assessment of the effects of plant protection products on biodiversity and ecosystem services along the land–sea continuum in France and French overseas territories

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    International audienceThe default Competing Interests statement has been published when in fact the following information is missing:Since 2022, Stéphane Pesce has held the position of Vice-Chairman of the evertéa Foundation, which since 2013 has been chaired by Philippe Garrigues, Editor-in-Chief of Environmental Science and Pollution Research. These Vice-Chairman and Chairmanship functions are performed on a purely voluntary basis, with no compensation of any kind. Stéphane Pesce co-authored this article as part of his role as scientific lead for the collective scientific assessment on the effects of plant protection products on biodiversity and ecosystem services along the land–sea continuum in France and French overseas territories, on which this work is based. The other authors declare no competing interests

    Effets des pratiques de gestion sur les communautés végétales des espaces verts urbains

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    L’urbanisation transforme et fragmente les habitats, entraînant un déclin de la biodiversité. Dans le même temps, les villes abritent de nombreux espaces naturels – dit verts – qui accueillent souvent une diversité d’espèces importante. Or, ces espaces voient leur composition et leur fonctionnalité fortement influencés par l’intensité des pratiques de gestion qui y sont menées. Si ces effets ont été largement étudiés en milieu agricole ou naturel, la gestion en contexte urbain, souvent assez différente, reste encore peu documentée.À partir de deux jeux de données complémentaires — le programme de science participative Florilèges et le programme de recherche EvolVille —, nous avons étudié les effets de différentes modalités de gestion (fréquence, période, type de fauche, export des résidus, pâturage) sur la diversité spécifique, la composition floristique et les traits fonctionnels des communautés végétales, en nous appuyant sur une liste de 60 espèces.Contrairement à nos attentes, la gestion n’a pas d’effet sur la richesse spécifique. En revanche, nous observons des changements dans la composition floristique, dessinant un véritable gradient de gestion : de l’absence d’intervention à des pratiques intermédiaires, puis jusqu’aux formes les plus intensives, chaque niveau étant associé à des communautés végétales distinctes. En particulier, les pratiques les plus intensives (plus de deux fauches par an) induisent une homogénéisation des communautés ainsi qu’un allongement de la durée de la période de floraison. Nous relevons aussi un effet de la période de fauche, avec une coupe précoce qui favorise les plantes vivaces et entomogames. Aucun effet du pâturage n’a pu être mis en évidence, probablement en raison d’un effectif trop faible. Nos résultats soulignent l’importance de considérer la diversité dans toutes ses dimensions — taxonomique comme fonctionnelle — et à différentes échelles spatiales pour mieux comprendre et guider la gestion des espaces verts en soulignant que la diversité des gestions favorise celle des communautés

    Évaluation des dégâts agricoles causés par les vertébrés exotiques dans le nord de la Martinique

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    A survey was conducted among farmers in Martinique by the French Office for Biodiversity (Office Français de la Biodiversité) with the aim of assessing the extent of crop damage caused by invasive alien vertebrates in northern Martinique.This work resulted in 75 interviews with farm operators across 13 municipalities. The results show that 83% of respondents experience crop damage caused by exotic vertebrates, mainly attributable to four species: the feral pig, the rose-ringed parakeet, the raccoon, and rodents.The distribution and intensity of the damage are highly contrasted. Feral pigs cause damage to crops for 25% of respondents, with particularly severe consequences, as the average losses reported by affected farmers for vulnerable crops reached 71% of total yield. The most impacted areas are located along the western and northern coasts (municipalities of Le Prêcheur, Saint-Pierre, and Grand’Rivière).The rose-ringed parakeet also causes substantial damage, with 15% of farmers reporting losses and average estimated yield losses of 65% on susceptible crops, mainly fruit tree plantations, particularly in the northeastern municipalities (Macouba, Basse-Pointe).Damage caused by these two species frequently leads farmers to modify their agricultural practices and, in some cases, to abandon crops considered too vulnerable.Raccoons cause damage of variable magnitude depending on the parcels (23% of farmers affected, with an average estimated loss of 46%), mainly impacting fruit trees and vegetable crops. Rodents affect 56% of farmers but generate lower average losses (21%), notably due to the use of chemical control measures.In response to this situation, farmers have tested various control methods to limit losses, but these solutions often remain insufficient given the scale of the problem. Farmers now express a strong need for support and guidance to address this issue, which is perceived as increasingly severe.Current regulations allow population control of the rose-ringed parakeet, raccoon, and rodents, all of which are listed as invasive alien species. In contrast, the feral pig is considered a domestic species, and there is currently no legal framework allowing effective management of its populations.Une enquête a été menée auprès des agriculteurs martiniquais par l’Office Français de la Biodiversité dans le but d’évaluer l’ampleur des dégâts causés par les vertébrés exotiques envahissants sur les cultures dans le nord de la Martinique. Ce travail a donné lieu à la réalisation de 75 entretiens d’exploitants répartis sur 13 communes. Les résultats révèlent que 83% des répondants subissent des dégâts sur leurs cultures causés par les vertébrés exotiques qui sont en grande majorité le fait de quatre espèces : le porc féral, la perruche à collier, le raton laveur et les rongeurs. La distribution et l'intensité des nuisances générées sont très contrastées. Le porc féral engendre des dégâts chez 25 % des répondants avec des conséquences importantes puisque les pertes moyennes rapportées par les agriculteurs touchés pour les cultures vulnérables atteignaient 71 % de la récolte. Les secteurs les plus impactés se situent sur la côte ouest et nord (communes du Prêcheur, Saint Pierre et Grand'Rivière). La perruche à collier cause également des nuisances importantes avec 15% des exploitants déclarant des dégâts et des pertes moyennes estimées à 65% sur les cultures sensibles, principalement sur l'arboriculture fruitière et dans les communes du nord-est (Macouba, Basse-Pointe). Les dégâts causés par ces deux animaux incitent fréquemment les agriculteurs à modifier leurs pratiques et dans certains cas à abandonner des cultures jugées trop vulnérables. Le raton laveur occasionne des dégâts d'ampleur variable selon les parcelles (23 % des agriculteurs touchés, en moyenne 46% de pertes estimées), affectant principalement les fruitiers et les cultures maraîchères. Les rongeurs occasionnent des dégâts chez 56% des agriculteurs mais génèrent des pertes plus faibles (21%), notamment grâce à de la lutte chimique.Face à cette situation, les agriculteurs ont testé divers moyens de lutte pour limiter les pertes, mais ces solutions restent souvent insuffisantes face à l'ampleur du problème. Ils expriment aujourd'hui un besoin de soutien et d'accompagnement face à cette problématique d’ampleur croissante. La réglementation actuelle permet la régulation pour la perruche à collier, le raton laveur et les rongeurs qui sont tous inscrits sur la liste des espèces exotiques envahissantes. Pour le porc féral, qui est considéré comme une espèce domestique, il n’existe en revanche pour le moment pas de cadre légal permettant d’exercer une gestion efficace des effectifs

    Enjeux de conservation de la macrobiodiversité des lacs de montagne français : synthèse bibliographique

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    International audienceLes écosystèmes lacustres de montagne sont des milieux longtemps considérés comme immuables, invulnérables et exempts de pollution à cause de leur situation isolée et de leur éloignement des activités anthropiques. Ils sont considérés comme des « sentinelles » du changement climatique pour de nombreux scientifiques car ils présentent une sensibilité prononcée aux variations climatiques. En réalité, ils subissent de nombreuses pressions à l’échelle globale mais aussi plus localement. On retrouve parmi elles l’introduction de poissons, la pression d’espèces exotiques envahissantes et de nouveaux pathogènes, une pollution du milieu se traduisant par des perturbations trophiques, chimiques et mécaniques. Cet article propose une synthèse bibliographique pour une meilleure compréhension des enjeux de conservation de la macrobiodiversité des lacs de montagne en France. Il apporte des pistes de réflexions avec la présentation de retours d’expériences sur des mesures de gestion mises en place dans ces milieux. Il offre finalement l’identification de certaines lacunes dans les connaissances actuelles, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de recherche. Il a été réalisé sous la coordination du Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées, animateur du Groupement d’intérêt scientifique [GIS] Lacs des Pyrénées et d’ASTERS, Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie, animateur du GIS Lacs sentinelles

    West Nile and Usutu Viruses: Introduction and Dynamics of Two Emerging Orthoflaviviruses in France

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    International audienceIntroduction: West Nile virus (WNV) and Usutu virus (USUV) are neurotropic and zoonotic arboviruses of the Orthoflavivirus genus (Flaviviridae family), both maintained in an enzootic cycle involving ornithophilic Culex mosquitoes and avian reservoir hosts. Originating from Africa, where they were first described at the beginning of the twenty century, WNV spreads globally (nine lineages) while USUV emerged only in Europe (eight lineages). WNV strains belonging to lineages 1 and 2 are considered the most important causative agent of viral encephalitis in human and horses, and WNV infection is a notifiable disease at the EU level in humans, equids and avifauna. Almost all USUV lineages have been described in Europe and are responsible for major epizooties in wild and/or captive birds. In France, WNV and USUV are considered as emerging pathogens due to the extension of their geographical distribution and an increase frequency of the outbreaks.Methods: The European and French National Reference laboratory is involved in a multidisciplinary One Health surveillance system for WNV and USUV with partners from the medical, veterinary and entomological sectors. In addition to the diagnostic activity of clinically symptomatic horses or captive birds (serological and molecular tools), whole genome sequencing of the circulating strain integrated the surveillance workflow to better understand viral emergence and dynamics.Results: Here, we will present the emergence and contrasted dynamics of WNV strains belonging to lineage 2 in southern France since 2018. Additionally, we will discuss the molecular epidemiology of avian USUV infections in France since its introduction in 2015.Discussion: The intensification of WNV and USUV circulation in France underline the need to extend and reinforce the surveillance system over the whole territory. Alerting the authorities at an early stage would enable public decision-makers to better prevent and control virus spread and limit public health consequences

    La vulnérabilité des populations face aux changements climatiques dans les Pays de la Loire : rapport spécial Populations

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    Ce rapport spécial du GIEC des Pays de la Loire propose une analyse approfondie des vulnérabilités humaines et territoriales face aux changements climatiques. Il rappelle l’impératif d’une adaptation juste, pensée à l’échelle locale, construite avec les populations et fondée sur une solidarité active. Car anticiper les impacts ne suffira pas : il faut aussi agir sur leurs causes, pour limiter l’ampleur des perturbations à venir.

    Concilier fertilité, autonomie et travail en maraîchage biologique : expérimentation de systèmes de cultures innovants dans le projet PERSYST

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    Over a four-year period, we evaluated innovative cropping systems for diversified organic vegetable production in Western France, combining contrasting approaches to soil tillage reduction and fertilization based on exogenous plant biomass, in addition to cover crops. Our findings demonstrate that exogenous plant biomass can effectively replace conventional organic fertilizers or animal manure to maintain or enhance soil fertility while ensuring comparable yields. However, it may negatively affect labor requirements, particularly when equipment is not properly adapted. Reduced soil tillage (without plowing) had no significant impact on soil fertility, yield, or labor. The effects of no-tillage were context-dependent, varying according to initial conditions and specific contexts.Cet article est la version longue et détaillée d'un texte soumis à la revue Innovations Agronomiques et qui fera également l'objet d'une publication dans une revue internationale.Nous avons évalué pendant 4 ans des systèmes de culture innovants en maraîchage biologique dans l'Ouest de la France combinant différentes modalités de réduction de travail du sol et d'apports de matières végétales exogènes en complément de couverts végétaux. Nos résultats suggèrent que des apports végétaux exogènes peuvent se substituer aux engrais organiques du commerce ou aux fertilisants d'origine animale pour maintenir ou améliorer la fertilité des sols et assurer des rendements identiques mais peuvent impacter négativement le travail, en particulier sans équipement adapté. Le travail du sol limité (sans labour) n'a pas d'impact significatif sur la fertilité, le rendement ou le travail. Le travail du sol très limité a des impacts contrastés en fonction des contextes et des conditions initiales

    Rapport de campagnes ACaPELA 2024 et 2025

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    Les campagnes ACaPELA (ACoustique PELAgique) s’inscrivent dans le cadre de la DCSMM pour documenter le bon état écologique des milieux côtiers (0–40 m). Après une phase 1 (2019–2021) dédiée à l’installation d’un dispositif acoustique portable (Simrad EK80 à 70/120/200 kHz et sonar multifaisceaux M3) sur de petits navires, la phase 2 (2021–en cours) actuelle vise à consolider la chaîne de traitement et le développement d’indicateurs. À ce stade, le dispositif est opérationnel pour le descripteur D4 (approche par peuplements) sous réserves d’ultimes développements. En 2025, l’enjeu est d’amorcer le passage vers le D1 (approche par espèces) au moyen de vérités terrain non invasives via la mise en place de filtration d’ADN environnemental (ADNe).En 2024 et 2025, trois sites bretons ont été couverts : Rade de Brest/Baie de Douarnenez, Baie de Roscoff, Baie de Saint-Malo/Rance assurant la continuité des acquisitions acoustiques EK80-M3. Les trois sondeurs EK80 exploités en mode CW depuis 2019, sont passés en FM large bande en 2024–2025 offrants plus de détails avec une réponse fréquentielle continue. Ces mesures ont été systématiquement complétées par des profils CTD ou de vitesse du son et un enregistrement continu au thermosalinomètre. En 2025, pour la première fois à l’échelle du programme des filtrations d’ADNe ont été réalisées le long des transects. Les données EK80 fournissent densités (Sv) et biomasse (NASC), TS, tandis que le M3 décrit forme en 3D et la compacité des bancs. L’ADNe collecté le long des transects acoustiques, permettra de dresser une liste d’espèces présentent dans la colonne d’eau insonifiée, ouvrant la voie à l’assignation des échotraces.La campagne 2025 a confirmé l’opérationnalité du protocole et la faisabilité du couplage acoustique-ADNe. À court terme, la systématisation de l’usage d’ADNe et l’exploitation des réponses fréquentielles FM permettront de consolider l’attribution spécifique des échotraces et de mettre en place des indicateurs pour le descripteur D1. À moyen terme, le programme vise un déploiement côtier modulable et réplicable, en cohérence avec les exigences nationales de surveillance

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