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Entretien avec Julio C. Neffa, régulationniste argentin et analyste des transformations du travail
International audienceLe texte intégral est disponible sur le site de la Revue, ici : https://journals.openedition.org/regulation/2513
« Clinaménique ou climatérique ? – un nouveau romanesque oulipien ? Paul Fournel et Hervé Le Tellier »
International audienceLately, there has been talk here and there of an Oulipo that has become "leaner," neglecting the rigorous "blueprints" and "hard" constraints to which certain Oulipian novels once accustomed us. However, the assertion that the Oulipians have relegated formal inventions to the background seems excessive. Firstly, because the use of constraints is obviously not the only characteristic of Oulipian narratives. Secondly, because, concealed beneath a novelistic veneer now brought to the forefront, many formal characteristics persist. Furthermore, does not this embraced novelistic quality ultimately offer the best possible response to the accusations of textualism or formalism leveled by the Oulipo's detractors? By focusing primarily on Hervé Le Tellier's *The Anomaly* (2020) and also surveying the successive installments of Paul Fournel's quadrilogy—*La Liseuse* (2011), *Jason Murphy* (2013), *Jeune-Vieille* (2021), and *Le Livre de Gabert* (2023)—we demonstrate that these narratives, while adopting a more novelistic and accessible style, retain a complex narrative construction and sophisticated intertextual play. The use of constraints is more subtle but still present. These novels thus perpetuate the Oulipian tradition while adapting it, favoring flexible structures that allow for the exploration of new forms of narration and, far from being frivolous, they tackle profound themes such as death and identity.Depuis quelques temps, l’on entend çà et là évoquer un Oulipo devenu « allégé », négligeant les « cahiers des charges » rigoureux et les contraintes « dures » auxquelles certains romans oulipiens, nous avaient jadis habitués. Toutefois, l’affirmation selon laquelle les oulipiens auraient relégué les inventions formelles semble excessive. D’une part parce que l’usage de contraintes n’est évidemment pas la seule caractéristique des récits oulipiens. D’autre part, parce que dissimulées sous un nappé romanesque désormais porté au premier plan, nombre de caractéristiques formelles perdurent. Ce romanesque assumé, par ailleurs, n’offre-t-il pas finalement la meilleure des réponses aux reproches de textualisme ou de formalisme des contempteurs de l’Oulipo ? En nous appuyant principalement sur L’Anomalie (2020) d’Hervé Le Tellier mais aussi en parcourant les opus successifs de la quadrilogie de Paul Fournel — La Liseuse (2011), Jason Murphy (2013), Jeune-Vieille (2021) et Le Livre de Gabert (2023), on démontre que ces récits, bien qu’adoptant un style plus romanesque et accessible, conservent une construction narrative complexe et des jeux intertextuels sophistiqués. L’usage de contraintes y est plus subtil mais toujours présent. Ces romans perpétuent ainsi la tradition oulipienne tout en l’adaptant, privilégiant des structures souples permettant d’explorer de nouvelles formes de narration et, loin d’être frivoles, ils abordent des thèmes profonds comme la mort ou l’identité
Introducción a la obra La transmisión de las noticias. Las relaciones de sucesos como espacio de mezclas, transformaciones y contaminaciones (siglos XVI-XVIII)
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La fabrique du flicker : entre performance et pratique filmique
Journée d'études s'inscrivant dans le programme de recherche La fabrique cinématographique : entre représentations documentées et imaginairesInternational audienc
Barème « Macron » vs Convention 158 OIT : brève analyse d’un duel au sommet, note sous Cass. soc., 11 mai 2022, no 21-14.490
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Label culturel
Les labels, que l’on peut définir comme des dispositifs de certification, de qualité, ou encore de confiance (Karpik, 2007), sont communs à des univers très diversifiés. Si l’étymologie du mot « label » remonte au Moyen Âge – le « lambel » est alors synonyme de « blason » (Roux-Durand, 2012) –, cette notion est encore très floue. En effet, faute de définition juridique, le label ne repose sur « aucune caractérisation univoque, et peut être, selon les cas, employé dans son sens anglophone d’“étiquette” tout en jouant sur la perception qualitative de son sens francophone » (Cadoret et al., 2021). Proches de notions telles que celles de normes et de standards, mais aussi d’inscription (Patrimoine mondial de l’Unesco), de classement (Monuments historiques), voire de conventionnement (Scènes conventionnées), les labels ont tendance à « englober par magnétisme tous les marqueurs existants » (Tanchoux, Priet, 2020). Nous considérons ici les labels dans ce sens élargi, comme un équipement ou un dispositif (Dubuisson-Quellier, François, 2011) qui parvient à s’imposer comme catégorie performative dans des univers variés. Ils renvoient en même temps à un objectif de visibilité dans les sphères économique, publique et médiatique, ou du moins de distinction par rapport à d’autres produits, services ou lieux, et à une garantie de processus de fabrication et d’élaboration considérés comme vertueux.D’abord imaginés pour des biens de consommation courante comme l’alimentation, le vin, les cosmétiques ou encore l’habitat, les labels ont progressivement été mis en place pour des biens immatériels tels que l’environnement, la santé et l’enseignement, et des biens et services culturels (patrimoine, industries culturelles). La généralisation de catégories comme les Appellations d’origine contrôlée (AOC), créées dans les années 1930 pour lutter contre la fraude sur le marché du vin, et le « bio » dans le domaine alimentaire, depuis les années 1980, pour encadrer les conditions de production de l’agriculture n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse, de même que le développement de modes de consommation alternatifs, ont renforcé cette tendance à la labellisation par des organismes tant publics que privés à l’échelle locale, nationale et internationale.Selon l’analyse économique, il s’agit de guider les consommateurs dans leurs choix face à la profusion de références et de répondre à une asymétrie d’information entre producteurs et consommateurs. Les labels peuvent ainsi renvoyer à des modes de production spécifiques (le « label rouge »), à l’origine des produits (AOC, Appellation d’origine protégée [AOP] et autres Indication géographique protégée [IGP]), à des formes de commercialisation ou à des normes environnementales et/ou sociales (Max Havelaar ou divers labels de Responsabilité sociale des entreprises [RSE]). Dans tous les cas, ils indiquent une conformité avec des normes préétablies et garanties, matérialisée par un signe distinctif (logotype, macaron) et sont destinés à envoyer un « signal de qualité » (Rodet, 2013). Relevant d’enjeux à la fois économiques et symboliques, on peut considérer que les labels participent de la production de la croyance en la valeur des biens (Bourdieu, 1977), donnant lieu à des luttes de classement au sein des secteurs considérés, tout en constituant un moyen de communication visant à accroître l’attractivité des structures ou des biens labellisés
Comment les USA appréhendent la densification
International audienceCet article s'inscrit dans un dossier de la revue Urbanisme qui étudie la question de la "densification" et plus précisément le ZAN (Zéro Artificialisation). Il a pour objectif de démontrer qu'il s'agit en fait d'un processus qui s'inscrit dans le temps et qui exige différentes étapes de négociation. La réflexion relève d'un travail de terrain (observation et entretiens) à Los Angeles en 2023. Elle participe d'une recherche centrée sur la transition écologique et solidaire