Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
Not a member yet
283 research outputs found
Sort by
A proposal for ethical research conduct in Madagascar
Ethical conducts are gaining importance in times of increased globalization and research efforts. This paper presents a code of ethical conduct for researchers who plan to publish their studies with the journal Madagascar Conservation & Development. This paper will be subject to continuous adaptations and discussions.RésuméLes conduites éthiques gagnent en importance en ces temps marqués par une mondialisation croissante et une augmentation du volume des travaux de recherche. Cette contribution présente un code de conduite éthique destiné aux chercheurs qui envisagent de publier leurs études dans le journal Madagascar Conservation & Development. Cet article fera l’objet de discussions et sera régulièrement adapté
Value of useful goods and ecosystem services from Agnalavelo sacred forest and their relationships with forest conservation
Agnalavelo forest provides necessary natural resources to people who live in its surroundings (Communities of Mahaboboka, Amboronabo and Mikoboka in southwestern Madagascar). The aim of this study is to document goods and ecosystem services provided by Agnalavelo forest to local people and to use it as a tool for the identification of priorities for forest conservation. Oral interviews were undertaken from 2010–2013 with local communities living in the vicinity of Agnalavelo forest. This study also investigated forest resource use, conducted inventories of tree species, estimated wood biovolume, as well as the economic benefits associated with conservation due to carbon storage. Finally, we recorded felled trees caused by honey collection inside the forest and determine the cause for their slaughter. An investigation with the ownership of rice fields irrigated by rivers taking sources from Agnalavelo forest was also conducted. Based on field surveys and analysis, communities living around Agnalavelo forest draw substantial benefits for their daily life from the forest. Goods and ecosystem services are classified in the three categories (provisioning, cultural and regulating services) according to the Millennium Ecosystem Assessment (MEA). Cultural services are highly valuable to local people as the forest is a dwelling place for their ancestor’s spirits. Agnalavelo forest provides Non Wood Forest Products (NWFPs) such as foods, tools, magic and medicinal plants and fresh water for local people. It is able to store 152 tons of carbon per hectare which is very important for climate regulation in this dry southwestern part of Madagascar. Endemic tree species hosting bee hives are often felled during harvesting period. Agnalavelo forest conservation is very important not only with regards to its biodiversity but also for goods and services that it provides to local population. RésuméLa forêt d’Agnalavelo, sur les communes de Mahaboboka, Amboronabo et Mikoboka, au sud-ouest de Madagascar, fournit les ressources naturelles nécessaires pour la population riveraine. L’objectif de cette étude a été de documenter les biens et les services éco-systémiques fournis par la forêt d’Agnalavelo pour les populations locales, afin d’identifier les priorités pour la conservation de cette forêt. Des enquêtes auprès des communautés vivant à proximité de la forêt Agnalavelo ont été menées, entre 2010 et 2013, sur l'utilisation des ressources forestières. Des inventaires écologiques des espèces d'arbres forestiers utilisés ont été réalisés pour déterminer le biovolume ainsi que les bénéfices économiques associés à la conservation de la forêt d’Agnalavelo par le stockage de carbone. Un inventaire des arbres abattus le long d'une piste forestière et les causes de leurs abattages ont complété l’étude, ainsi que des enquêtes auprès des propriétaires des rizières irriguées par les rivières qui prennent leurs sources dans la forêt d’Agnalavelo qui ont révélé que les communautés riveraines en tirent profit dans leur quotidien. La forêt d’Agnalavelo offre trois catégories de biens et services éco-systémiques, à savoir les services d’approvisionnement, les services culturels et les services de régulation. Les services culturels sont les plus importants pour la population locale. La forêt d’Agnalavelo fournit les produits forestiers non ligneux tels que de la nourriture, des outils, des plantes considérées comme magiques, des plantes médicinales et de l'eau douce pour la population locale. La forêt d’Agnalavelo peut stocker 152 tonnes de carbone par hectare, valeur importante pour la régulation du climat dans cette région sèche de Madagascar. Des arbres appartenant à des espèces endémiques de Madagascar et abritant des ruches sont souvent abattus lors de la récolte du miel. La conservation de la forêt d’Agnalavelo est importante aussi bien pour la biodiversité qu’elle héberge que pour les biens et services des écosystèmes qu'elle fournit à la population locale
First records of illegal harvesting and trading of black corals (Antipatharia) in Madagascar
Black corals (Cnidaria: Antipatharia) have been used all around the world for a long time, whether as money or for medicinal purposes and jewellery manufacturing. Except in Hawaii where these fisheries are well known, black coral harvests are usually made without any control or any management. This is the case in many tropical islands and particularly in Madagascar, where the illegal trade is continually expanding. Since 2011, an illegal traffic of black corals has been occurring in the main cities of the southern and coastal regions of Ambovombe and Tolagnaro. In 2014 and 2015, hundreds of kilograms of black coral skeletons and a lot of diving material were seized by the authorities in the Anosy and Androy regions. Despite this and the continual harvesting of these natural resources, there has been no study of the excessive exploitation in this region. This paper is the first to talk about this new threat and to analyse and discuss the benefits of these fisheries. The first seizures and the efforts carried out on the island to stop the trade are explained. This paper highlights the urgency of studying these corals before making an appropriate conservation and management plan.RÉSUMÉLe corail noir (Cnidaria : Antipatharia) est exploité dans le monde entier depuis très longtemps. Bien qu’inscrit à l’Annexe II de la convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), le squelette du corail noir est utilisé sous forme de monnaie d’échange, à des fins médicinales ou pour être transformé en bijoux.Excepté à Hawaii où s’est développé une pêcherie durable, leur collecte s’effectue depuis toujours sans le moindre contrôle ni la moindre gestion. C’est le cas dans de nombreuses îles tropicales, et plus particulièrement à Madagascar où le commerce illégal se développe de plus en plus. Depuis 2011, un trafic se déroule dans les principales villes côtières du sud, Ambovombe et Tolagnaro. En 2014 et 2015, des centaines de kilos de squelettes de coraux noirs et une grande quantité de matériel de plongée furent saisis par les autorités dans les régions d’Anosy et Androy. Malgré cela, et pendant que les ressources naturelles s’épuisent continuellement, il n’existe aucune étude sur le déroulement d’une telle exploitation. Cette étude est la première à analyser et discuter des collectes ayant lieu à Madagascar. Les premières saisies ainsi que les efforts mis en place sur l’île pour stopper les collectes sont expliqués. L’étude met également en exergue l’importance et l’urgence d’accroître les connaissances sur les coraux noirs avant de pouvoir développer un programme de conservation durable de ces ressources
Synthesis of the silky sifaka’s distribution (Propithecus candidus)
In this paper I 1) review the population abundance and distribution of Propithecus candidus, 2) comment on Rabearivony et al. (2015) and Rasolofoson et al. (2007) regarding P. candidus elevational range, distribution, and lack of occurrence in the pet trade.RésuméDans cette contribution je (1) reprends l’abondance et la distribution de la population de Propithecus candidus, et (2) commente les contributions de Rabearivony et al. (2015) et de Rasolofoson et al. (2007) à propos de l’aire de répartition et de la distribution altitudinale de P. candidus, ainsi que de son absence dans le commerce des animaux domestiques
Three new species of Grosphus Simon 1880, (Scorpiones: Buthidae) from Madagascar; possible vicariant cases within the Grosphus bistriatus group of species
A revised redescription is proposed for Grosphus bistriatus Kraepelin 1900. Three new species, associated with both G. bistriatus and G. ankarafantsika Lourenço 2003 are described. Some comments on biogeographic aspects linking the new species with both G. bistriatus and G. ankarafantsika are also provided. RésuméUne nouvelle description révisée est proposée pour Grosphus bistriatus Kraepelin 1900. Trois nouvelles espèces associées à G. bistriatus et G. ankarafantsika Lourenço 2003 sont décrites. Des remarques sur les aspects biogéographiques portant sur les nouvelles espèces ainsi que sur G. bistriatus et G. ankarafantsika sont également formulées
Local community perceptions of conservation policy: rights, recognition and reactions
Biodiversity conservation in post-colonial contexts typically takes a form of state-imposed protected areas. Such conservation strategies, especially when failing to involve local communities, have been observed to result in conflicts between protected area managers and local communities, thus also diminishing conservation effectiveness. This research examines local community institutions, perceptions, and involvement with regard to the management of Ranomafana National Park, South-Eastern Madagascar. The data for this research was collected in the end of 2014 in five case study villages around the park. Our findings indicate that imposed protected area regulations have provoked a wide range of mostly negative reactions amongst local villagers, largely due to lack of communication and negotiation on the part of protected area managers. What few attempts have been made to involve local communities in conservation and development activities have been met with local skepticism and have only served to reinforce existing power asymmetries within local communities. We argue that increasing local autonomy would help to boost local villagers’ self-esteem, and thereby also enable local communities to have a more equal playing field for future negotiations with conservation authorities. Furthermore, this would also likely trigger more local interest, initiative, and ownership with regards to conservation. Although the Ranomafana National Park area is currently regarded by many local villagers as illegitimate, there is widespread willingness across all five communities to collaborate with conservation authorities, presenting enormous potential for more successful conservation; potential that – at least to date – remains untapped. RésuméConserver la biodiversité dans un contexte post-colonial se matérialise généralement sous forme de zones protégées établies par l’État. Cependant, ces stratégies de conservation mènent souvent à des conflits entre gestionnaires et communautés locales, affectant en retour leur soutien à la mise en place de zones protégées. Les conservationnistes reconnaissent donc de plus en plus l’importance de considérer l’engagement des communautés locales dans la prise de décisions et la mise en œuvre d’actions de conservation, afin notamment que ces actions soient efficaces. Cette étude se focalise sur les institutions des communautés locales, leurs perceptions et leur engagement concernant la gestion du Parc National Ranomafana, au Sud-Est de Madagascar. Les données furent collectées à la fin de l’année 2014 dans cinq villages situés autour du parc. Nos résultats indiquent que les réglementations imposées par le parc ont provoqué un large éventail de réactions, principalement négatives, de la part des villageois, dû à un manque de communication et de négociations de la part des gestionnaires du parc. Les quelques tentatives d’inclusion des communautés locales dans les patrouilles de surveillance du parc n’ont servi qu’à renforcer les asymétries de pouvoir pré-existantes. De même, seulement une petite partie des résidents locaux peuvent bénéficier de la gestion du parc. Les familles les plus vulnérables économiquement continuent à dépendre étroitement de ressources forestières dont l’exploitation est interdite, risquant des sanctions de la part des gestionnaires du parc qui perturbent encore plus la cohésion sociale à l’échelle locale. Les autorités sont en retour réticentes à accorder leur confiance aux villageois. Même si l’on ne peut pas s’attendre à ce que ce cycle de méfiance disparaisse soudainement, les tensions actuelles entre communautés locales et gestionnaires du parc doivent s’estomper si le but est d’obtenir une gestion durable du parc à long-terme. Nous nous prononçons en faveur d’une plus grande autonomie locale qui permettrait non seulement de développer l’estime de soi des membres de la communauté, mais susciterait également plus d’intérêt et d’appropriation envers les actions de conservation, permettant ainsi aux communautés locales d’être sur un pied d’égalité lors de futures négociations avec les autorités du parc. En conclusion, alors que la zone protégée est majoritairement perçue comme illégitime, il existe une volonté réelle de la part des cinq communautés de collaborer avec les autorités chargées de la conservation, présentant un potentiel énorme - qui reste pour l’instant inexploité - en terme d’amélioration des actions de conservation