Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
Not a member yet
283 research outputs found
Sort by
Description of a new haemadipsid species of genus Chtonobdella from Ranomafana National Park using micro-computed tomography
The terrestrial blood feeding leeches of Madagascar represent an understudied group with recent evidence for cryptic diversity. By combining genetic and morphological data including cox1 molecular barcoding and micro-computed tomography (mCT) imaging, we present evidence for the presence of a new species in the genus Chtonobdella Grube, 1866. This description includes, for the first time, mCT rendering of known leech species from Madagascar, which were previously described solely by dissection.
Résumé
Les sangsues terrestres hématophages de Madagascar constituent un groupe qui reste encore peu étudié en même temps que des indices récents pointent vers une diversité cryptique. En combinant des données génétiques et morphologiques, incluant le codage moléculaire par le gène cox1 et l’imagerie par micro-tomodensitométrie (µCT), nous apportons des éléments attestant de la présence d’une nouvelle espèce au sein du genre Chtonobdella Grube, 1866. Cette description inclut, pour la première fois, une visualisation µCT d’espèces de sangsues connues de Madagascar, auparavant décrites uniquement par dissection
Alfred Crossley and Alfred Grandidier: an enduring mystery of early natural history collecting in Madagascar
During the mid-nineteenth century the English naturalist Alfred Crossley and the French geographer Alfred Grandidier both made seminal contributions to our knowledge of the natural history of Madagascar. But while Grandidier published voluminously on the island’s geography, ethnography, and fauna, Crossley has been almost completely written out of the record. Indeed, apart from the few original specimen labels that have survived, much of the little we do know about him and his itineraries in Madagascar (key to the utility of his extensive collections) comes from the scattered hints in Grandidier’s publications and private notebooks summarized here. Even the nature of the relationship between the two naturalists, and the length of their acquaintance, remain obscure. In early 1870 Grandidier published new primate and bird species from the “forêts est d’Antsihanaka” on the basis of specimens lately obtained by Crossley somewhere southeast of Lake Alaotra; but although a close reading of Grandidier’s unpublished private journals indicates that both naturalists had been in very close proximity in the Alaotra basin in mid-October of 1969, it appears that they did not actually encounter each other there, and it remains a mystery how and under what circumstances Grandidier obtained Crossley’s Antsihanaka specimens – which, tragically, were almost certainly lost soon thereafter in a warehouse fire in Réunion. Evidence exists that Grandidier respected the latter’s unique and extensive Madagascar knowledge and experience and subsequently sought Crossley’s advice. But it seems that ultimately the social barriers that separated the wealthy Grandidier from the impecunious Crossley precluded a potentially fruitful working relationship – and left the latter an important but frustratingly spectral figure in the history of natural history collecting and in the biogeography of Madagascar.
Résumé
Au milieu du XIXe siècle, le géographe français Alfred Grandidier et le naturaliste anglais Alfred Crossley ont tous deux apporté des contributions déterminantes à notre connaissance de l'histoire naturelle de Madagascar. Mais alors que Grandidier publiait abondamment sur la géographie, l'ethnographie et la faune de l'île, Crossley a été presque complètement effacé des archives. En effet, à l'exception des quelques notes sur des spécimens qui ont survécu, la plupart du peu que nous savons de lui et de ses itinéraires à Madagascar (clé de l'utilité de ses vastes collections) provient d’allusions éparpillées dans les publications et les carnets privés de Grandidier résumées ici. Les commentaires publiés par Grandidier suggèrent que Crossley a peut-être travaillé comme collectionneur à Madagascar dès 1865, bien qu'il n'y ait aucune preuve solide de cela avant 1869. De même, la documentation de Grandidier sur les voyages de Crossley cesse après 1872, même si l'on sait que les deux hommes se sont rencontrés aussi tard qu'en 1876, l'année précédant la mort du naturaliste anglais à Madagascar. La nature de la relation entre les deux naturalistes reste aussi obscure que la durée de leur connaissance. Au début de 1870, Grandidier publia de nouvelles espèces de primates et d'oiseaux (dont Cheirogaleus crossleyi et Bernieria crossleyi) des « forêts est d'Antsihanaka » sur la base de spécimens récemment obtenus par Crossley quelque part au sud-est du lac Alaotra ; mais bien qu'une lecture attentive des journaux privés non publiés de Grandidier indique que les deux naturalistes avaient été très proches dans le bassin de l'Alaotra à la mi-octobre 1969, il semble qu'ils ne se soient pas réellement rencontrés là-bas, et il reste un mystère comment et dans quelles circonstances Grandidier a obtenu les spécimens d'Antsihanaka de Crossley—spécimens qui, tragiquement, ont presque certainement été perdus peu de temps après dans l'incendie d'un entrepôt à La Réunion. Il existe des preuves que Grandidier respectait les connaissances et l'expérience uniques et étendues de Crossley à Madagascar, et qu'il a par la suite demandé ses conseils. Cependant, il semble qu'en fin de compte, les barrières sociales qui séparaient le riche Grandidier de l'impécunieux Crossley ont empêché une relation de travail potentiellement fructueuse – et ont fait de ce dernier une figure importante mais spectrale dans l'histoire de l'histoire naturelle et dans la biogéographie de Madagascar
Assessing poverty and the relative importance of small-scale lobster fishing activity in coastal communities, southeast Madagascar
Over 1.3 billion people worldwide are living in multidimensional poverty, where income and access to critical goods, services and utilities is limited. A lack of reliable, accessible, and resource-efficient methods of measuring poverty is a barrier to assessing the effectiveness of conservation and development initiatives designed to alleviate poverty and promote prosperity. This study employed the Basic Necessities Survey (BNS) as a context-specific tool for measuring multidimensional poverty. The approach produces a BNS score based on the level of access to assets (e.g., cooking equipment) and services (e.g., access to a doctor) that are locally considered basic necessities. The BNS was applied in southeast Madagascar to assess levels of prosperity in six coastal communities and gain insights into the relative importance of lobster fishing as an economic activity. All households surveyed (n=533) were found to be below the context-specific poverty line, with most households lacking access to multiple basic assets and services. Across all six communities, households engaged in the lobster fishery were found to be experiencing significantly lower levels of poverty, demonstrating the socio-economic importance of this fishery. Poverty levels were similar between communities, despite differences in non-governmental organisation (NGO) interventions and community-based fishery management, with the exception of one community experiencing significantly higher levels of poverty. The findings demonstrate the pervasive nature of poverty and deprivation in this region and have implications for ongoing efforts to promote sustainable management of marine resources. The BNS survey was found to be a resource-efficient tool, capable of measuring multidimensional poverty in a context-specific manner to support comparison within and between communities. The study demonstrates the BNS approach is an accessible and powerful tool for conservation and development practitioners. It is a nuanced measure of multidimensional poverty in communities, providing a means to monitor the impact of conservation and development interventions.
Résumé
Plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde vivent dans une pauvreté multidimensionnelle, où les revenus et l'accès aux biens, services et services essentiels sont limités. Le manque de méthodes fiables, accessibles et économes en ressources pour mesurer la pauvreté est un obstacle à l'évaluation de l'efficacité des initiatives de conservation et de développement conçues pour réduire la pauvreté et promouvoir la prospérité. Cette étude a utilisé l'enquête sur les besoins de base (BNS) comme outil spécifique au contexte pour mesurer la pauvreté multidimensionnelle. L'approche produit un score BNS basé sur le niveau d'accès aux biens (par exemple, le matériel de cuisine) et aux services (par exemple, l'accès à un médecin) qui sont localement considérés comme des nécessités de base. Le BNS a été appliqué dans le sud-est de Madagascar pour évaluer les niveaux de prospérité dans six communautés côtières et mieux comprendre l'importance relative de la pêche au homard en tant qu'activité économique. Tous les ménages interrogés (n = 533) se trouvaient en dessous du seuil de pauvreté spécifique au contexte, la grande majorité des ménages n'ayant pas accès à plusieurs biens et services de base. Dans les six communautés, les ménages engagés dans la pêche au homard se sont avérés connaître des niveaux de pauvreté nettement inférieurs, démontrant l'importance socio-économique de cette pêche. Les niveaux de pauvreté étaient similaires entre les communautés, malgré les différences dans les interventions des organisations non gouvernementales (ONG) et la gestion communautaire des pêches, à l’exception d’une communauté connaissant des niveaux de pauvreté significativement plus élevés. Les résultats démontrent la nature omniprésente de la pauvreté et des privations dans cette région et ont des implications pour les efforts en cours visant à promouvoir la gestion durable des ressources marines. L'enquête BNS s'est avérée être un outil économe en ressources, capable de mesurer la pauvreté multidimensionnelle d'une manière spécifique au contexte pour soutenir la comparaison au sein et entre les communautés et entre elles. L'étude démontre que l'approche BNS est un outil accessible et puissant pour les praticiens de la conservation et du développement. Il s'agit d’une mesure nuancée de la pauvreté multidimensionnelle dans les communautés, offrant un moyen de surveiller l'impact des interventions de conservation et de développement
Madagascar towards 2030: navigating progress and challenges for nature and people
Growing calls within the science-policy arena are calling for doing away with with reformist approaches that fail to address the underlying causes of biodiversity loss and engage in an overhaul of how biodiversity conservation is practiced, moving from reform to transformation (IPBES 2024). The urgency of this push stems from the recognition that incremental change under the current business-as-usual trajectory will not deliver the systemic transformation that the global state of the environment needs (Palomo et al. 2024). Madagascar epitomises this situation, particularly given the intrincate relation between biodiversity and human development in the country
The art of brickmaking in Madagascar: A lifeline and its challenges
Artisanal brick production provides a crucial livelihood for many families in Madagascar. This essay explores the historical context, socio-economic drivers, and potential environmental impacts of this widespread practice. It challenges the simplistic narrative that associates brickmaking solely with environmental degradation and highlights the need for more nuanced research to understand its drivers and long-term effects.
Résumé
La production artisanale de briques constitue un moyen de subsistance essentiel pour de nombreuses familles à Madagascar. Cet essai explore le contexte historique, les moteurs socio-économiques et les impacts environnementaux potentiels de cette pratique. Il remet en question le récit simpliste qui associe la fabrication de briques uniquement à la dégradation environnementale et souligne la nécessité de recherches plus nuancées pour comprendre ses moteurs et ses effets à long terme
Lémuriens de l’Aire Protégée Complexe Tsimembo Manambolomaty, région Melaky, Madagascar : Diversité et estimation de la densité
Lemurs, one of the most diverse species of primates; are facing a critical decline in population size due to anthropogenic pressures. This study investigates the dynamics of lemur diversity and abundance in the Tsimembo forest between 1998 and 2017. Data collection involved direct observations along seven transects, supplemented with additional observations. Lemur assessments were conducted at the start of the wet season in 2016 and 2017, while bibliographic data from 1998 and 2015 were utilized to assess changes in estimated species density. A total of eight lemurs were observed, including Propithecus deckenii, Eulemur rufus, Hapalemur griseus ranomafanensis, Microcebus sp., Mirza coquereli, Cheirogaleus medius, Phaner pallescens and Lepilemur sp. notably, six of those are currently at risk of extinction. The mouse lemur and sportive lemur exhibit multi color variations, posing challenges to species determination. The Tsimembo forest lemur population is characterized by the dominance of nocturnal species and Decken’s sifaka. The density of P. deckenii increased from 98 individuals/km2 in 1998 to 170 individuals/km2 in 2017. In contrast, E. rufus density significantly decreased from 170 individuals/km2 in 1998 to just 2 individuals/km2 in 2017. Lepilemur sp. Population declined from 573 individuals/km2 to 100 individuals/km2 in 2016, with a subsequent increase to 120 individuals/km2 in 2017. Most recorded species displayed stabilization and even growth between 2016 and 2017. Species-specific identification of mouse lemurs and sportive lemurs requires cytogenetic studies. Existing literature suggest the potential presence of two species of mouse lemur M. murinus and M. myoxinus, in the Tsimembo forest, while the sportive lemur may belong to either L. ruficaudatus or L. randrianasoloi. These findings provide valuable insights into lemur population dynamics and highlight the need for conservation efforts in this diverse and threatened primate community.
Résumé
Les lémuriens, parmi les primates les plus diversifiés, voient malheureusement leur effectif décliner au fil du temps et de l’espace, principalement en raison des pressions anthropiques. Cette étude vise principalement à élucider la diversité et l’abondance des communautés de lémuriens dans la forêt de Tsimembo sur la période de 1998 à 2017. La méthode a impliqué des observations directes le long de sept transects, complétées par des observations supplémentaires. Le comptage des lémuriens a été réalisé au début de la saison humide en 2016 et en 2017. Des données bibliographiques portant sur les années 1998 et 2015 ont également été utilisées afin d’éclaircir l’évolution de la densité estimée de chaque espèce. Huit lémuriens dont Propithecus deckenii, Eulemur rufus, Hapalemur griseus ranomafanensis, Microcebus sp., Mirza coquereli, Cheirogaleus medius, Phaner pallescens et Lepilemur sp. ont été inventoriés. La densité est marquée par la dominance des espèces à mœurs nocturnes et de P. deckenii. La densité de certaines espèces a connu une fluctuation depuis 1998, avant de se stabiliser en 2017. Une légère augmentation de la majorité des espèces recensées est notée entre 2016 et 2017. Toutefois, l’identification spécifique des microcèbes et des lépilémurs nécessite des études cytogénétiques, sachant qu’il pourrait s’agir de Microcebus murinus et M. myoxinus, ainsi que de Lepilemur ruficaudatus et L. randrianasoloi d’après la littérature.
Madagascar’s proposed domestic rosewood trade undermines species protection and exposes fatal flaws in the CITES regime
Madagascar’s proposal to expand its domestic trade in rosewood by allowing the use of logs from its “official” stockpiles, which have been embargoed, undermines international conservation efforts and exposes critical weaknesses in the CITES regime. Despite the listing of all Malagasy rosewood species on CITES Appendix II and the implementation of a trade moratorium, illegal exports of rosewood persist, driven by criminal syndicates exploiting gaps in enforcement and forest governance. The proposal to remove 30,000 logs from CITES jurisdiction, purportedly for domestic use, lacks adequate safeguards to prevent their diversion into international markets. This move threatens to set a dangerous precedent for other countries, potentially facilitating illegal trade in other rare or endangered species. Immediate, stringent oversight and effective enforcement mechanisms are essential to mitigate these risks and uphold global conservation objectives.
Résumé
La proposition de Madagascar d'élargir son commerce intérieur de bois de rose en autorisant l'utilisation des grumes provenant de ses stocks « officiels », qui avaient placés sous embargo, compromet les efforts internationaux de conservation et révèle des faiblesses critiques dans le régime de la CITES. Malgré l'inscription de toutes les espèces de bois de rose malgache à l'Annexe II de la CITES et la mise en place d'un moratoire sur leur commerce, les exportations illégales de bois de rose persistent, alimentées par des réseaux criminels exploitant les failles de l'application des lois et de la gouvernance forestière. La proposition de retirer 30 000 grumes de la juridiction de la CITES, soi-disant pour un usage domestique, ne présente pas les garanties suffisantes pour empêcher leur détournement vers les marchés internationaux illégaux. Cette mesure risque de créer un précédent pour d'autres pays, en facilitant potentiellement le commerce illégal d'autres espèces rares ou en danger. Une surveillance immédiate et rigoureuse, accompagnée de mécanismes d'application efficaces sont essentiels pour atténuer ces risques et maintenir les objectifs mondiaux de conservation
Caractérisation et analyse des services écosystémiques de l’aire protégée Complexe Mahavavy Kinkony (Madagascar) selon la perception des communautés locales
Ecosystems provide multiple ecosystem services that contribute to the well-being of local communities. Knowledge of these services allows us to understand the interactions between nature and population and to plan the management of natural environments. The objective of this study is to analyze and characterize the ecosystem services provided by ecosystems inside the Mahavavy Kinkony Complex protected area. Socio-economic surveys in the form of semi-structured interviews (for household heads) and structured interviews (for resource persons) were conducted with 556 people in 19 fokontany. The surveys were coupled with direct observations of the daily activities of local communities. The importance of ecosystem services was assessed based on the response rate of the services cited. The characterization of ecosystem services was made according to fokontany, socio-professional groups, gender and age from an ascending hierarchical classification and a factorial analysis of correspondences. Four categories of ecosystem services (supply, regulation, cultural and support) divided into 137 services were identified, of which 45 types grouped into 15 classes are the most solicited. Supply services are the most diversified. The hierarchical classification made it possible to group the zone into four groups of fokontany. The preference and knowledge of the people surveyed depend on their profession and age. This study shows the general characteristics of ecosystem services in the Mahavavy Kinkony Complex protected area, but further studies on the relationships between ecosystems, services and beneficiaries are needed in the future.
Résumé
Les écosystèmes fournissent de multiples services qui contribuent au bien-être des communautés locales. La connaissance de ces services permet de comprendre les interactions entre la nature et la population et de planifier la gestion des milieux naturels. L’objectif de cette étude est d’analyser et de caractériser les services écosystémiques de l’aire protégée complexe Mahavavy Kinkony. Des enquêtes socio-économiques sous forme d’entretiens semi-structurés (pour les chefs de ménages) et structurés (pour les personnes ressources) ont été faites auprès de 556 personnes réparties dans 19 fokontany. Ces enquêtes ont été couplées avec des observations directes des activités quotidiennes des communautés locales. L’importance des services écosystémiques a été évaluée à partir du taux de réponses des services cités. La caractérisation des services écosystémiques a été faite dans les fokontany riverains, les groupes socio-professionnels, le genre et l’âge à partir d’une classification hiérarchique ascendante et d’une analyse factorielle de correspondances. Quatre catégories de services écosystémiques (approvisionnement, régulation, culturels et soutien) répartis en 137 services ont été identifiées dont 45 types regroupés en 15 classes sont les plus sollicités. Les services d’approvisionnement sont les plus diversifiés. La classification hiérarchique a permis de regrouper la zone en quatre groupes de fokontany. La préférence et la connaissance des personnes enquêtées dépendent de leur profession et de leur âge. Cette étude montre les caractéristiques générales des services écosystémiques dans l’aire protégée Complexe Mahavavy Kinkony mais des études approfondies sur les relations entre les écosystèmes, les services et les bénéficiaires sont nécessaires dans l’avenir
Decrease of deforestation in Protected Areas of Madagascar during the Covid-19 years
Deforestation poses a significant threat to global biodiversity and ecosystem services. This study focuses on estimating the deforestation within Protected Areas (PAs) in Madagascar over a 21-year period from 2001 to 2022. A novel methodology utilizing remote sensing data and specific thresholds of tree canopy density is employed to estimate annual deforestation rates and identify trends and patterns within PAs. The analysis reveals significant deforestation in the PA network over the last decade, particularly in 2014, 2017, 2018, and 2019. Notably, the lowest annual deforestation rates were estimated during the Covid-19 years of 2020 (0.66%), 2021 (0.62%), and the subsequent year in 2022 (0.67%) when considering the entire network of 103 PAs with natural forests from 2013 to 2022.
Résumé
La déforestation constitue une menace importante pour la biodiversité mondiale et les services écosystémiques. Cette étude se concentre sur l'évaluation de l'efficacité des aires protégées (AP) pour lutter contre la déforestation à Madagascar sur une période de 21 ans, de 2001 à 2022. Une méthodologie novatrice utilisant des données de télédétection et des seuils spécifiques de densité du couvert arboré est employée pour estimer les taux annuels de déforestation et identifier les tendances et les modèles au sein des AP. Au cours de la dernière décennie, l'analyse révèle une déforestation significative dans le réseau des AP au cours de certaines années, notamment en 2014, 2017, 2018 et 2019. En revanche, il est intéressant de noter qu'entre 2013 et 2022, les taux annuels de déforestation les plus bas ont été estimés pendant les années de Covid-19 en 2020 (0,66 %), 2021 (0,62 %) et l'année suivante en 2022 (0,67 %) sur l’ensemble du réseau des 103 AP avec des forêts naturelles