Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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Les déterminants de la réussite des initiatives exogènes de la diversification des Moyens de Subsistance des communautés de pêcheurs
The study conducted in Madagascar explores on the diversification of livelihoods in Madagascar was carried out to identify the determining elements of the livelihood strategies of fishing communities and to bring out the relevant points of intervention to move the system towards sustainable livelihood strategies. The study was carried out in two stages: first, investigations were undertaken in three areas (Toliara-Sud, Ambaro Bay and Belo sur Tsiribihina) in order to assess the livelihood strategies of fishing communities following the theoretical framework advocated by Ashley and Carney (1999). Secondly, more in-depth investigations were carried out on four projects aimed at the sustainable livelihoods of fishing communities, to draw lessons from their implementation while taking into account the contexts in which they were carried out. The study of the diversification of livelihoods in fishing communities in Madagascar first made it possible to highlight the vulnerability of coastal communities. We are in the presence of a population that corresponds to the typology of the poor described by Dissou et al. (2000): generalized poverty at the level of the five forms of Capital according to the concept of "capability" mentioned by Sen (1985, Gondard-Delcroix and Rousseau 2004). We are also in the presence of a very vulnerable population due to its strong dependence on natural resources and a very low diversification of its means of subsistence. Also, the population's only recourse is to develop survival strategies to the detriment, as usual, of natural capital. Lessons learned from the implementation of the four projects reviewed highlight the importance of both entry points and the performance of exit plans. The entry points evoke the need for participation, the determinants of which turn out to be, first, the superposition of the immediate, often economic, needs of the population and the “deferred” needs for the sustainability of natural capital. Active and effective participation also happens to be dependent on respect for the power and decision-making structure actually in force at the local community level. The performance of exit plans depends on the degree of completion of the institutionalization of the structures supporting the participation of local communities. During the examination of the targeted projects, one notices in a notorious way, on the one hand, the quasi absence of an approach by typology which constitutes the base of the approach by the sustainable means of subsistence. On the other hand, it was also noted the failure of an appropriate monitoring-evaluation system which would have allowed any effective and efficient capitalization.
Résumé
L’étude de diversification des moyens de subsistance à Madagascar a été réalisée pour identifier les éléments déterminants des stratégies de subsistance des communautés de pêcheurs et à en faire émerger les points d’intervention pertinents pour faire évoluer le système vers des stratégies de subsistance durables. L’étude a été réalisée en deux étapes en commençant par des investigations dans trois zones (Toliara-Sud, Baie d’Ambaro et Belo sur Tsiribihina) pour apprécier les stratégies de subsistance des communautés de pêcheurs suivant le cadre théorique préconisé par Ashley et Carney (1999). En second lieu, des investigations plus approfondies ont été réalisées sur quatre projets visant les moyens de subsistance durable des communautés de pêcheurs, pour tirer des leçons de leur mise en œuvre tout en tenant compte des contextes dans lesquels ils ont été exécutés. L’étude de la diversification des moyens de subsistance utilisés par les communautés de pêcheurs à Madagascar a permis de mettre en relief la vulnérabilité des communautés côtières, conformément à la typologie des pauvres décrite par Dissou et al. (2000) avec une pauvreté généralisée au niveau des cinq formes de capital selon le concept de capability ou capacité/aptitude (Sen 1985, Gondard-Delcroix et Rousseau 2004). Les populations sont extrêmement dépendantes des ressources naturelles locales sans véritable alternative pour diversifier leurs moyens de subsistance. Leur seul recours consiste ainsi à développer des stratégies de survie au détriment, comme à l’accoutumée, du capital naturel.
Les leçons tirées de la mise en œuvre des quatre projets examinés mettent en exergue l’importance aussi bien des points d’entrée que de la performance des plans de retrait. Les points d’entrée évoquent la nécessité de la participation dont les déterminants s’avèrent être, d’abord, la superposition des besoins immédiats, souvent économiques, de la population et les besoins différés pour la durabilité du capital naturel. La participation active et effective se trouve également être tributaire du respect de la structure de pouvoir et de prise de décision réellement en vigueur au niveau des communautés locales. La performance des plans de retrait dépend du degré d’achèvement de l’institutionnalisation des structures supportant la participation des communautés locales. Les projets ciblés montrent clairement une quasi-absence d’une approche par typologie qui constitue pourtant le fondement de l’approche par les moyens de subsistance durable, ainsi que la défaillance d’un système de suivi-évaluation approprié qui aurait permis toute capitalisation effective et efficace
Exploring the potential of occupancy modelling using passive acoustics in Coua gigas and Coua coquereli
In highly threatened habitats such as the dry deciduous forests of western Madagascar, it is essential to develop new approaches to detect population changes and evaluate conservation measures. Passive acoustic monitoring (PAM) is such a promising approach. This method has many advantages over conventional methods, such as time efficiency, money savings, and reduced wildlife disturbance. It is especially suitable for studying occupancy and activity patterns of vocalizing species such as birds. Our study analyzed data recorded with autonomous sound recorders in 2018 in Kirindy Forest for the territorial calls of Coua gigas and Coua coquereli. We modeled occupancy and detection probability for both species in the study area. We also examined activity patterns and found that the peak of vocal activity for Coua coquereli is at 0700h and for Coua gigas at 1100h. To also test the value of PAM in relation to ecological factors we modeled occupancy and included logging status as a site covariate. We detected a positive influence of logging in occupancy of Coua gigas. Our study provides guidelines for future occupancy studies using PAM in the two coua species. We conclude that PAM will improve the ecological monitoring of soniferous animals in Madagascar.
RÉSUMÉ
Dans les habitats très menacés tels que les forêts sèches à feuilles caduques de l'ouest de Madagascar, il est essentiel de développer de nouvelles approches pour détecter les changements de population et évaluer les mesures de conservation. La surveillance acoustique passive (PAM) est une approche prometteuse. Cette méthode présente de nombreux avantages par rapport aux méthodes conventionnelles, comme le gain de temps, l'économie d'argent et la réduction des perturbations de la faune. Elle est particulièrement adaptée à l'étude des modèles d'occupation et d'activité des espèces vocalisantes telles que les oiseaux. Notre étude a analysé les données enregistrées avec des enregistreurs sonores autonomes en 2018 dans la forêt de Kirindy pour les vocalisations territoriaux de Coua gigas et Coua coquereli. Nous avons modélisé l'occupation et la probabilité de détection des deux espèces dans la zone d'étude. Nous avons également examiné les schémas d'activité et constaté que le pic d'activité vocale de Coua coquereli se situe à 0700h et celui de Coua gigas à 1100h. Pour tester également la valeur de la PAM par rapport aux facteurs écologiques, nous avons modélisé l'occupation et inclus le statut d'exploitation forestière en tant que covariable du site. Nous avons détecté une influence positive de l'exploitation forestière sur l'occupation de Coua gigas. Notre étude fournit des lignes directrices pour les futures études d'occupation utilisant la PAM pour les deux espèces de coua. Nous concluons que la PAM améliorera le suivi écologique des animaux sonifères à Madagascar
Variation de la masse et des caractères morphologiques des lémuriens nocturnes dans les forêts primaires et dégradées de Menabe Sud, Belo sur Mer, Madagascar
Forest structure effects primate morphology because it determines the availability and characteristics of resources, such as substrates for locomotion, sleeping trees, and trees food. However, forest degradation may alter environmental condition of habitats and influence lemur behavior and morphology. We evaluated the links between forest degradation, lemur body mass, and lemur morphometric. We surveyed red-tailed sportive lemurs (Lepilemur ruficaudatus) and gray mouse lemurs (Microcebus murinus) in the dry, deciduous forest of southern Menabe, Morondava, Madagascar. The study was conducted in the dry season in 2014 (November–December) and 2015 (July–September). Lemur captures were conducted in five forest sites: two primary forest and three disturbed forest. Sherman and Tomahawk style traps were used to capture mouse lemurs. We conducted three capture sessions in site B in 2014 and three capture sessions for each site in 2015, for a total of 5616 night traps. During each capture session, 80 Sherman traps and 24 Tomahawk traps were installed for three consecutive nights. To capture the red-tailed sportive lemur, we used a gun (Dan Inject Model JM air rifle) with a tranquillizer dart to immobilize the animal. We collected morphometric measurements from 232 mouse lemurs and 31 red-tailed sportive lemurs. Botanic plots (5m x 5m) allowed us to characterize the forest characteristics: tree diameter at breast height (DBH), tree height, tree abundance, tree crown height and diameter. Tree abundance with DBH ≥ 5 cm and trees diversity varied significantly between sites (P < 0.001). Mouse lemur body mass did not vary with seasonality of the capture (P > 0.05). For mouse lemurs, all morphometric from two populations in the pristine forest were similar (P > 0.05). Mouse lemurs in one disturbed habitat had greater body length and body mass than mouse lemurs in the pristine forest (P < 0.05). The difference may be linked with fruit abundance of two trees species (Tamarindus indica and Ziziphus mauritiana) and more insect availability in the disturbed site. In the altered habitat, mouse lemur females had longest body size and heavier than males (P < 0.05). Red-tailed sportive lemur body mass and length did not change between sites (P > 0.05). Our study is consistent with the hypothesis that lemur morphometric and body mass may change with forest degradation in southern forest of Menabe. Additionally, the range of the response varies between species and sex: mouse lemurs had a wider reaction norm to the habitat disturbance than did red-tailed sportive lemurs. Mouse lemurs may have higher ecological flexibility and tolerance for forest changes, specifically the alteration of forest habitats. Understanding how lemur morphology responds to habitat disturbance may be used as a tool to prioritize lemur conservation.
Résumé
La perte d’habitat due à l’activité humaine est une menace qui affecte tous les primates à Madagascar. Les lémuriens, primates arboricoles, ont des réponses variées face au changement de leur habitat. La présente recherche vise à déterminer le lien entre la dégradation forestière, la masse et les caractères morphologiques des lémuriens nocturnes de Menabe Sud : Lepilemur ruficaudatus et Microcebus murinus. L’étude a été effectuée dans cinq sites dont deux sites sont des forêts primaires et trois autres sont des forêts perturbées. La capture et la mesure des caractères morphologiques des lémuriens ont été réalisées entre novembre et décembre 2014, puis entre juillet et septembre 2015. Des parcelles botaniques (5m x 5m) ont été utilisées pour décrire les caractéristiques des sites dont l’abondance des arbres, le diamètre à hauteur de poitrine ou la hauteur et le diamètre de la couronne. La masse de M. murinus n’était pas influencée par la saison de capture (P > 0,05), mais elle variait avec le sexe (P < 0,005) et le site (P < 0,001). Tous les caractères morphologiques de M. murinus dans les deux forêts primaires étaient similaires (P > 0,05). Par contre, dans les forêts perturbées, les femelles de M. murinus étaient plus lourdes et avaient des corps plus longs que les mâles (P < 0,05). La masse et la longueur du corps de L. ruficaudatus entre les différents sites étaient similaires (P > 0,05). Comparé à L. ruficaudatus, M. murinus répondrait davantage à la dégradation forestière. Comprendre l’étendue de la réponse morphologique des lémuriens face à la dégradation de leur habitat pourrait être utilisé comme outil pour prioriser leur conservation
Translation & transformation
Finishing my PhD field research in 1971, the environmental challenges facing Madagascar were already clear and I decided to try to help. At the time, I viewed this as a separate track in my life that had little or nothing to do with my academic career as a biological anthropologist. This was to change over the ensuing decades. At the outset, the then President of the School of Agronomy at the University of Madagascar, the late Gilbert Ravelojaona, encouraged a small group of us from ESSA, Yale, and Washington University, to establish a partnership with a rural community. There would be three goals: conserve the surrounding forests and wildlife, improve community members’ livelihoods, and provide a site for training and research. Ravelojaona was ahead of his time: only in the 1980s did community-based conservation approaches gain wide attention. His vision took us eventually to Bezà Mahafaly, where the partnership continues and has expanded to encompass neighboring communes.
Preliminary survey of the threatened carnivores in the Daraina Loky-Manambato Protected Area, Madagascar
Madagascar’s protected areas safeguard numerous threatened endemic plant and animal species, including Euplerid carnivores, considered to be the most threatened yet understudied group of carnivores globally. The Loky-Manambato Protected Area (PA) in northern Madagascar encompasses a unique transitional forest ecosystem that is under pressure from forest loss and fragmentation. We provide the first photographic survey of Madagascar’s carnivore community occupying this region with the aim of documenting carnivore species richness, relative activity (Trap Success), and spatial distribution (Naïve occupancy) across the landscape. To do this, we used 60 motion-activated cameras to survey along established trails in three forest patches across the Loky-Manambato PA: Antsahabe, Bekaraoka, and Antsaharaingy. We surveyed each forest for two weeks in September and October 2018. We collected 498 independent captures of fauna across the landscape, including five of the six endemic carnivores known to occupy eastern Madagascar: Galidia elegans, Galidictis fasciata, Eupleres goudotii, Fossa fossana, and Cryptoprocta ferox. We found F. fossana and G. elegans to be the most active and widely distributed carnivores, while C. ferox, G. fasciata and E. goudotii were the least. Additionally, we documented the presence of two invasive carnivores: Canis familiaris and Felis catus. These findings extended the northern-most known range of Galidictis fasciata (Antsahabe) and Fossa fossana (Bekaraoka) into the Loky-Manambato PA. Forest size was not a good predictor of activity or occurrence as the largest forest patch in Bekaraoka had the fewest captures of all carnivores. Our findings highlight some of the biodiversity within the Loky-Manambato PA and the need for effective management across this unique transitional forest ecosystem. RÉSUMÉLes aires protégées de Madagascar protègent de nombreuses espèces végétales et animales endémiques menacées, y compris les carnivores eupléridés. Les carnivores eupléridés sont considérés comme l'un des groupes de carnivores les plus menacés mais les moins étudiés au monde. L'aire protégée (PA) de Loky- Manambato dans le nord de Madagascar englobe un écosystème forestier de transition unique qui subit la pression de la perte et de la fragmentation des forêts. Nous fournissons la première étude photographique de la communauté de carnivores de Madagascar occupant cette région dans le but de documenter la richesse en espèces de carnivores, l'activité relative (Trap Success) et la distribution spatiale (Naïve occupancy) à travers le paysage. Pour ce faire, nous avons utilisé 60 caméras activées par le mouvement pour surveiller le long des sentiers établis dans trois parcelles forestières à travers l’AP Loky-Manambato : Antsahabe, Bekaraoka et Antsaharaingy. Nous avons étudié chaque forêt pendant deux semaines en septembre et octobre 2018. Nous avons procédé à 498 captures indépendantes de la faune à travers le paysage, incluant cinq des six carnivores endémiques connus pour habiter l'Est de Madagascar : Galidia elegans, Galidictis fasciata, Eupleres goudotii, Fossa fossana et Cryptoprocta ferox. Nous avons constaté que F. fossana et G. elegans étaient les carnivores les plus actifs et les plus largement distribués, tandis que C. ferox, G. fasciata et E. goudotii étaient les moins nombreux. De plus, nous avons documenté la présence de deux carnivores envahissants : Canis familiaris et Felis catus. Ces découvertes ont étendu l'aire de répartition la plus septentrionale connue de Galidictis fasciata (Antsahabe) et de Fossa fossana (Bekaraoka) dans l’AP Loky-Manambato. La taille de la forêt n'était pas un bon prédicteur de l'activité ou de l'occurrence car la plus grande parcelle forestière de Bekaraoka avait la moindre présence de tous les carnivores. Nos résultats mettent en évidence une partie de la biodiversité au sein de Loky-Manambato PA et la nécessité d'une gestion efficace dans cet écosystème forestier de transition uniqu
Aperçu sur la fragmentation de la forêt naturelle dans la Réserve Spéciale d’Ambohitantely et ses alentours entre 1949 et 2017, Hautes Terres Centrales
Cette étude vise à caractériser la dynamique de la couverture forestière et la fragmentation de la forêt naturelle de la Réserve Spéciale d’Ambohitantely et les zones périphériques dans un rayon de 10 km de la limite de l’aire protégée entre 1949 et 2017. Au total, cinq images satellitaires pour les années 1989, 1995, 2002, 2010 et 2017, et 59 clichés de photographies aériennes prises en 1949 ont été utilisées. La télédétection et le système d’information géographique ont été utilisés pour la cartographie de l’occupation du sol pour les six périodes d’études, ainsi que pour l’analyse de la dynamique de la couverture forestière et l’estimation de la perte de surface forestière. Six métriques disponibles sur le logiciel FRAGSTATS ont été sélectionnées pour l’analyse de la fragmentation à l’échelle du paysage à savoir, le nombre de parcelles (NP), la densité de parcelles (PD), la variabilité de la taille des parcelles (AREA_SD), l’indice de la dimension fractale (FRAC_MN), l’indice de contiguïté (CONTIG_MN) et l’indice d’agrégation (AI). Après une classification supervisée, les classes d’occupation du sol ont été reclassées en forêt ou non-forêt. La dynamique de la couverture forestière dans la zone étudiée a montré qu’une vaste zone forestière a été convertie en zone non forestière. L’estimation de la perte de forêt indique que le taux annuel dans la réserve varie, et la plus importante estimée à 586,4 ha soit 4,05% par an a été enregistrée entre 1995 et 2002, et la plus faible est de 473,4 ha soit 0,41% par an, entre 1949 et 1989. Les résultats ont montré la diminution du nombre de fragments ainsi que la densité des fragments depuis 1989 à 2017, ce qui indique la disparition de fragments forestiers. En parallèle, la réduction de l’indice de la dimension fractale et de la variabilité de la taille des parcelles révèlent la simplification de la forme des fragments et la faible diversification de la superficie des différents fragments. L’augmentation de l’indice d’agrégation contre la diminution de l’indice de contiguïté confirme l’isolement des fragments. AbstractThis study aims to characterize the dynamics of forest cover and fragmentation of the natural forest of the Ambohitantely Special Reserve between 1949 and 2017 and within a radius of 10 km of the boundary limit. Five different periods of satellite images were employed, specifically the years 1989, 1995, 2002, 2010, and 2017, as well as aerial photographs taken in 1949. Remote sensing and geographic information systems were used for land cover mapping for the six study periods, as well as for analyzing forest cover dynamics and estimating forest cover loss. Using the software FRAGSTATS, six different metrics were selected for the analysis of forest fragmentation at the landscape level: number of patches (NP), patch density (PD), patch size standard deviation (AREA_SD), mean patch fractal dimension (FRAC_MN), contiguity index (CONTIG_MN), and aggregation index (AI). Following a supervised classification, land cover classes were reclassified as forest or non-forest. The dynamics of forest cover at the site and over the study period indicated that considerable zones of forest were transformed to non-forested areas. The estimate of forest loss indicates that the annual rate in the reserve varies, and the largest estimated at 586.4 ha or 4.05% per year was recorded between 1995 and 2002, and the lowest is 473.4 ha or 0.41% between 1949 and 1989. The results indicate a decrease in the number of fragments as well as the density of fragments from 1989 to 2017 associated with the disappearance of forest. In parallel, the reduction of the mean patch fractal dimension and variability of the patch size denotes the simplification of the fragments’ shapes and the slight diversification of the areas of the different fragments. An increase in the aggregation index as compared to a decrease in the contiguity index confirms the isolation of the fragments
In-country practitioner insights from Madagascar to inform more effective international conservation funding
Bending the curve on biodiversity loss will require increased conservation funding and a wiser resource allocation. Local conservation practitioner expertise will be vital in decision-making processes related to funding. Yet, the integration of their insights into funder priorities and strategies is often insufficient, particularly in countries where international funding comprises the bulk of support for conservation. More generally, the role of funding remains under-analyzed in conservation and opportunities for funder-practitioner dialogue at a broad strategic level are limited. We seek to address these critical gaps by presenting results from a participatory workshop of conservation practitioners in Madagascar, one of the world’s biodiversity hotspots. Five major areas of need emerged, and these challenges need to be addressed if we are to see long-term solutions to the biodiversity crisis: (1) strengthen law and policy implementation; (2) ensure sustainability of funding; (3) improve coherence and coordination within and beyond the conservation sector; (4) support self-strengthening of local communities; and (5) invest in capacity development. This article elaborates on these thematic areas and their implications for international donors in Madagascar and beyond. Our approach demonstrates a way for amplifying in-country practitioner voices in a collaborative way and highlights the need for their inclusion at all stages of conservation program development so that funding priorities better reflect local needs and aspirations while enhancing prospects for enduring conservation outcomes. RésuméPour infléchir la courbe de la perte de biodiversité il est nécessaire d’augmenter le financement pour la conservation et d’assurer une allocation plus stratégique des ressources. L'expertise des praticiens de la conservation locaux sera vitale dans les processus décisionnels liés au financement. Toutefois, l'intégration de leurs connaissances dans les priorités et les stratégies des bailleurs de fonds est souvent insuffisante, en particulier dans les pays où le financement international représente la majeure partie du soutien à la conservation. Plus généralement, le rôle du financement reste sous-analysé dans le domaine de la conservation et les possibilités de dialogue entre bailleurs de fonds et praticiens à un niveau stratégique général sont limitées. Nous cherchons à combler ces lacunes essentielles en présentant les résultats d'un atelier participatif des praticiens de la conservation à Madagascar, l'un des points chauds de la biodiversité mondiale. Cinq grands domaines de besoins ont émergé et ces défis doivent être relevés si nous voulons voir des solutions à long terme à la crise de la biodiversité : (1) renforcer la mise en œuvre des lois et des politiques ; (2) assurer la durabilité du financement ; (3) améliorer la cohérence et la coordination ; (4) soutenir l'auto-renforcement des communautés locales ; et (5) investir dans le développement des capacités. Cet article développe ces domaines thématiques et leurs implications pour les bailleurs de fonds internationaux à Madagascar et au-delà. Les défis persistants identifiés sont par exemple le rôle de l'État et sa faible capacité à faire respecter la loi, la difficulté à trouver des financements pour les coûts opérationnels et la gestion de base, ainsi que les lourdes exigences en matière de rapports, et les capacités et ressources nécessaires à cet effet. La communauté des bailleurs devrait reconnaître que les solutions profitables pour les deux parties sont rares à court terme, et démontrer une plus grande volonté d'accepter et de discuter d’un échec comme un moyen d'avancer au lieu de le stigmatiser. Une plus grande coordination au sein et entre les différents groupes et secteurs est nécessaire pour éviter que les efforts ne soient dupliqués, que les lacunes restent non comblées ou que les échecs de mise en œuvre ne se répètent. En raison d'une mauvaise conduite, ou par crainte de celle-ci, de nombreux donateurs semblent avoir évité de travailler avec des acteurs étatiques, favorisant plutôt les ONG internationales de conservation. Cette approche n'est cependant qu'une solution à court terme, car elle ne contribue qu’à renforcer faiblement la capacité nationale à aborder et à surmonter la corruption dans le secteur de la conservation. Pour aller de l'avant, il est essentiel de donner une voix plus forte à ceux qui connaissent le mieux le contexte spécifique et la mémoire institutionnelle des projets précédents. Le processus de réflexion et d'interaction dans l'atelier a permis de dégager des perceptives concrètes pour Madagascar, mais pertinentes pour les autres pays tropicaux où le financement international prédomine dans le domaine de la conservation. Cette approche démontre une manière d’amplifier les voix des praticiens nationaux de manière collaborative et souligne la nécessité de les inclure dans toutes les étapes du développement des programmes de conservation afin que les priorités de financement reflètent mieux les besoins et les aspirations locaux tout en améliorant les perspectives de résultats durables de la conservation.
Time to adjust our lenses?
Two CoPs or Conferences of Parties were held in November 2022—the United Nations Climate Change Conference or Conference of the Parties of the UNFCCC in Egypt and the CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) Conference of Parties in Panama. With science having clarified that the window for decisive, effective climate action is steadily closing, one potentially encouraging outcome of the Climate Change CoP 27 is the agreement for the creation of a historic fund to compensate vulnerable nations for ‘loss and damage’ from climate-induced chaos. Many critics, however, have lambasted the Climate Change CoP 27 (Global Witness 2022) and it remains to be seen what assistance will be provided by the global north to countries such as Madagascar (Aljazeera 2022), where the island’s semi-arid southern region has been suffering from what the UN (2022) refers to as possibly the “world’s first climate change-induced famine”. While the UN’s World Food Programme and a bevy of smaller NGOs and charities have been hard at work to provide both immediate relief and longer-term preparations to help impacted communities cope with climate-induced shocks and other difficulties, now is the time for the government—in the spirit of the exquisite Malagasy concept of fihavanana (cf. Madaliving 2022)—to adopt a proactive stance when it comes to completing further work on pipelines to transport more water into the heart of the southern Malagasy sub-desert (Saholiarisoa 2019). The resources are there. It is also timely for the government to step up efforts directed at dealing with factors other than climate change that have contributed significantly to the scenario presented on international media during the past 4 years (World Weather Attribution 2021, see also video DW Documentary 2022).
Clarification on protected area management efforts in Madagascar during periods of heightened uncertainty and instability
In early May 2022, Eklund and colleagues published an article in Nature Sustainability in which they attempted to demonstrate that the early 2020 lockdown imposed in Madagascar by the emerging COVID-19 pandemic had a direct impact on Protected Areas (PAs), with an increase in the number of fires, which then stabilized once the lockdown was over. The authors, undoubtedly in good faith but based on an incomplete understanding of the situation on the ground, were attempting to draw the attention of the international community and donors to the need to maintain and strengthen PA management efforts. Their contribution, while highlighting a real and urgent need, does not, however, do justice to Madagascar’s PA managers, who, in collaboration with the populations living in the vicinity of parks and reserves, maintained and in some instances increased efforts to ensure the integrity of parks and reserves during the COVID-19 period. Following the publication of this paper, we contacted the authors as well as the editors of Nature Sustainability in a collegial effort to draw their attention to the errors identified in the analysis and to point out how this led to a misinterpretation of what actually transpired during the lockdown. We submitted a carefully worded and argued rebuttal for possible publication in Nature Sustainability, which we regarded as justified given the nature and significance of the considerations we had carefully presented. Unfortunately, after several exchanges with the editor and indirectly with the authors, during which we made an honest and concerted effort to explain the problems identified and their reputational implications for PA managers in Madagascar, the journal ultimately declined to publish our response, to our considerable surprise. In order to ensure that these issues are shared with the diverse stakeholder groups involved in conservation and PA management, in Madagascar and elsewhere, we feel that it is our duty to draw attention to them their potential consequences, rather than adopting the questionable strategy of sitting back and hoping they will somehow self-correct themselves (see Vazire 2019). RésuméDébut mai 2022, Eklund et ses collègues publiaient un article dans Nature Sustainability dans lequel ils ont tenté de démontrer que le confinement de début 2020 imposé à Madagascar par la pandémie naissante du COVID-19 a eu un impact direct sur les aires protégées (AP) avec une augmentation du nombre de feux qui s’est stabilisée dès la fin du confinement. Les auteurs, certainement de bonne foi mais sur la base d’une compréhension incomplète de la situation sur le terrain, tentaient d’attirer l’attention de la communauté internationale et des bailleurs sur la nécessité de maintenir et renforcer les efforts de gestion dans les AP. Leur contribution, même si elle souligne un besoin réel et urgent ne fait en revanche pas justice aux gestionnaires des AP qui, en collaboration avec les populations riveraines des AP, ont maintenu, parfois accru leurs efforts pour maintenir l’intégrité des AP pendant la période COVID-19. Suite à la publication de l’article, nous avons contacté les auteurs ainsi que les éditeurs de Nature Sustainability dans un effort collégial pour attirer leur attention sur les erreurs identifiées dans leur analyse et pour souligner la msure dans laquelle elles ont mené à une interprétation totalement erronée de la situation qui prévalait pendant le confinement. Nous avons soumis une réfutation soigneusement formulée et argumentée à Nature Sustainability que nous estimions largement justifiée compte tenu de la nature et de l’importance des considérations présentées, mais après plusieurs échanges avec le rédacteur en chef et indirectement avec les auteurs au cours desquels nous présentions de manière honnête et concertée les problèmes que nous avions identifiés avec leurs les implications sur la réputation des gestionnaires des AP à Madagascar, le journal a finalement refusé de publier notre réponse, à notre grand étonnement. Pour nous assurer que ces questions soient partagées avec tous les acteurs et parties prenantes impliqués dans la conservation et la gestion des AP, à Madagascar et ailleurs, nous estimons qu’il est de notre devoir d’attirer l’attention sur les problèmes que nous avons identifiés ainsi que sur leurs conséquences éventuelles plutôt que d’attendre que les problèmes se règlent d’eux-mêmes (voir Vazire 2019)