Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    283 research outputs found

    Grass survey of the Itremo Massif records endemic central highland grasses

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    Despite the substantial area covered by grasslands in Madagascar (65%), the taxonomy of the grasses (Poaceae), which represent the main plant component of these vegetation types, is still understudied. Inventories and detailed specimen identification work from 1 2 localities in the Itremo Massif Protected Area allowed us to compile a list of grasses present in the area. In total, members of eight subfamilies, 56 genera, and 99 species have been recorded from the Itremo Massif. Grasslands cover 75% of the Itremo Massif Protected Area and are dominated by Panicoideae (65%) and by C4 plants. The genera Eragrostis and Panicum, with nine and eight species respectively, are the best represented genera in Itremo. Eragrostis betsileensis and Tristachya betsileensis are the two species known to be local endemics. Twenty species are endemic to the central highlands, and a further 1 4 species are restricted to Madagascar. Five ecological groups of grasses were identified in the Itremo Massif: shade species in gallery forests, open wet area species, fire grasses, anthropogenic disturbance associated grasses and rock-dwelling grasses. Grasslands of the Itremo Massif are likely to be at least partly natural as shown by their richness in terms of endemic and native grass species. Conservation of such grasslands is thus an important issue, not only for grasses but for all species that inhabit these open canopy habitats.RÉSUMÉMalgré la superficie importante occupée par les formations herbeuses de Madagascar (65%), la taxonomie des graminées (Poaceae) dominant ces écosystèmes reste mal connue. Les inventaires effectués dans 1 2 localités de l’Aire Protégée (AP) du Massif d’Itremo et les travaux d’identification nous ont permis de dresser une liste des espèces de Poaceae de la région. Au total, la liste établie est composée de huit sous-familles, 56 genres et 99 espèces dont la sous-famille des Panicoideae (65 %) et des espèces à photosynthèse en C4 sont les taxons dominants. Les genres Eragrostis et Panicum, avec respectivement neuf et huit espèces, sont les mieux représentés. Eragrostis betsileensis et Tristachya betsileensis sont les seules espèces localement endémiques, tandis que 20 espèces sont endémiques des hautes terres du centre, et 1 4 sont endémiques de Madagascar. Cinq groupements de Poaceae qui correspondent à des milieux différents ont été identifiés au sein de l’AP : les espèces ombrophiles des forêts galeries, les espèces de milieux humides ouverts, les espèces associées au feu, les espèces rupicoles et les espèces anthropiques. Les formations herbeuses de l’Itremo seraient au moins en partie d’origine naturelle et ancienne, comme le suggère leur richesse en espèces endémiques et indigènes, et méritent donc d’être conservées, non seulement pour les Poaceae mais pour toutes les autres espèces qui y cohabitent

    Trade of parrots in urban areas of Madagascar

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    The live capture of parrots is causing increasing concern across Africa. In Madagascar, home to three species of parrot (Coracopsis nigra, C. vasa, Agapornis canus), no study has examined how these species are being extracted from the wild and traded. In this study, we examined the procurement, length of ownership, and the end of ownership of pet parrots. Data were collected via household surveys (n = 440 interviews in 9 towns), market visits (n=17 markets in 6 towns), and opportunistic data collection methods in urban, Malagasy towns. Most Coracopsis spp. are purchased (59%) or captured directly by the owner from the wild (22%), although we were unable to determine how A. canus was procured. Survey respondents reported purchasing Coracopsis spp. for the price of USD 5.36 ± 3.20. The average Coracopsis spp. was kept in captivity for 3.17 ± 2.51 years. No survey respondents provided information on the purchase price or length of ownership for A. canus. Ownership ended primarily when Coracopsis spp. escaped/flew away (36%) or died of unknown causes (21%). A. canus also flew away, although this was only reported in one instance. In-country demand appears to be met by a trade network of both informal and formal actors. It is unclear whether current protections for Madagascar’s parrots, as far as the domestic market is concerned, are sufficient to ensure sustainable extraction of live individuals. RÉSUMÉLa capture de perroquets vivants est une préoccupation grandissante en Afrique. À Madagascar, qui abrite trois espèces de perroquets (Coracopsis nigra, C. vasa, Agapornis canus), aucune étude n’a examiné la manière dont ces espèces sont extraites de la nature et vendues et achetées. Dans cette étude, nous avons examiné l’acquisition, la durée de possession, et la fin de possession des perroquets domestiques. Les données ont été collectées grâce à des études dans les ménages (n=440 enquêtes dans 9d villes), des visites dans les marchés (n=17 marchés dans 6 villes), et à une collecte de données opportunistes dans des zones urbaines malgaches. La plupart des Coracopsis sont achetés (59%) ou extraites directement de la nature par les propriétaires (22%) ; il nous a été impossible de déterminer les moyens utilisés pour l’obtention d’A. canus. Les personnes interrogées ont déclaré l’achat des espèces de Coracopsis pour la somme de 5,36d ± 3,20 dollars US. En moyenne, ces espèces ont été gardées en captivité pendant 3,17 ± 2,51 ans. Aucune personne interrogée n’a procuré d’information sur le prix d’achat ou la durée de possession pour A. canus. Pour les espèces de Coracopsis, la possession s’est principalement terminée lors de la fuite/l’envol (36%) ou la mort liée à des causes inconnues (21%). La fuite d’A. canus a également été déclarée, mais dans un cas seulement. La demande locale semble être satisfaite par un réseau commercial d’acteurs formels et informels. Il n’est cependant pas encore clair si la protection des perroquets de Madagascar, permet que l’extraction de ces espèces pour le marché domestique soit menée de façon durable

    Madagascar Conservation & Development

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    MC

    A history of conservation politics in Madagascar

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    In this article, I argue that reconciling conservation and livelihoods in Madagascar requires an examination of the historical processes and political-economic systems through which the strong foreign influence on conservation has formed. I begin by documenting how a group of scientists and policy-makers came together in the 1970s and 1980s to mobilize global attention to the importance of protecting Madagascar’s flora and fauna. I illustrate how their influence materialized not only through formal political negotiations and bureaucratic practice but also via informal collaborations across multiple geographic and institutional sites. Then, I examine how the critical historical conjuncture of the mid-1980s—with its emphasis on biodiversity, sustainable development and neoliberalism—prompted a reconfiguration in power relations among public, private, and nonprofit actors. This reconfiguration provided the political-economic context for the transformation of a scientific campaign into a well-funded foreign aid agenda, encompassed in the Madagascar National Environmental Action Plan. I illustrate how, although numerous actors advocated for integrated conservation and development approaches throughout Madagascar’s environmental history, the political, scientific, and financial strength behind the international conservation lobby often overpowered the push for more comprehensive or integrated development approaches. Finally, I conclude by arguing that effective and equitable conservation in Madagascar will require transforming the power relations that have both created Madagascar’s environmental crisis and efforts to redress it. RésuméDans cet article, j’avance que pour réconcilier la conservation de la nature et les moyens de subsistance des gens à Madagascar, il faut commencer par un examen critique des processus historiques et des systèmes économiques politiques qui ont eu une forte influence étrangère sur la conservation dans le pays. Je commence par documenter comment un groupe de scientifiques et de responsables politiques se sont réunis dans les années 1970 et 1980 pour mobiliser l'attention mondiale sur l'importance de protéger la flore et la faune de Madagascar. J'étudie comment leur influence s'est matérialisée non seulement par des négociations politiques officielles et des pratiques bureaucratiques, mais aussi par des collaborations informelles dans de nombreux endroits sur le terrain et dans les institutions. Ensuite, je montre comment la conjoncture historique du milieu des années 1980 qui était caractérisée par un accent mis sur la biodiversité, le développement durable et le néolibéralisme, a permis de reconfigurer les relations de pouvoir entre les entités publiques, privées et les organisations à but non lucratif. Cette reconfiguration a forgé le contexte politico-économique dans lequel ces acteurs dévoués ont transformé une campagne scientifique en un programme d'aide étrangère bien financé et inclus dans le Plan National d'Action pour l'Environnement de Madagascar. Je montre comment, bien que de nombreux acteurs aient depuis longtemps défendu les approches intégrant conservation et développement pour protéger l'environnement de Madagascar, la force politique, scientifique et financière derrière le lobby de la conservation a souvent surpassé les efforts consentis pour des approches plus exhaustives et intégrées de développement. Enfin, je conclus en faisant valoir que pour réaliser la conservation efficace et équitable à Madagascar, il faudra transformer les relations de pouvoir qui ont à la fois créé la crise de l’environnement à Madagascar et les efforts destinés à la redresser

    Tartuffe’s Madagascar: conservation hypocrisy

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    The international donor community's unbreakable interestSome are more equal than othersThe good, the bad, and the ugly of peer-reviewed publishin

    Two sides to every coin: farmers’ perceptions of mining in the Maningory watershed, Madagascar

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    An increasing share of Madagascar’s population is dependent on artisanal and small-scale mining (AMS) as a source of livelihood. However, this unregulated activity has numerous repercussions on the miners themselves and on neighboring communities. This study explores the perception of mining of those indirectly affected by its growing presence. Farmers and fishers were interviewed to better understand the perceived impacts of AMS on communities situated at varying distances from mining activity. The results of this first qualitative study show that positive or negative perception may be linked to geographical distance to mines. Those living in mining-communities may reap more benefits from the proximity than those living further away, who mainly experiencing negative effects. The results from this small sample will need to further be empirically tested. RésuméUne part croissante de la population de Madagascar tire l’essentiel de ses moyens de subsistance de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle. Cependant, cette activité non-réglementée a de nombreuses répercussions sur les mineurs eux-mêmes et sur les communautés voisines. Cette étude explore comment les riverains indirectement touchés perçoivent l’exploitation minière qu’ils rencontrent de plus en plus souvent. Des paysans et des pêcheurs de communautés basées à des distances variées des activités minières ont été interviewés afin de mieux comprendre les impacts perçus de l’exploitation minière artisanale. Les résultats de cette première étude qualitative montrent que des perceptions positives ou négatives pourraient être liées à la distance entre les lieux de vie des communautés et les mines. Les habitants vivant au sein de communautés minières pourraient tirer plus de profit de cette proximité que ceux vivant plus loin et ressentant principalement des effets négatifs. Les résultats de ce premier échantillon devront être vérifiés de manière empirique

    Barking up the right tree: Understanding local attitudes towards dogs in villages surrounding Ranomafana National Park, Madagascar can benefit applied conservation

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    Exotic carnivores, particularly feral and domestic dogs, represent a serious threat to Madagascar’s endemic fauna. We obtained information from the local community about dogs in villages in and around Ranomafana National Park (RNP), Madagascar. Surveys were conducted (N=359) to assess local opinions of dogs, reasons for owning dogs, and the willingness of dog owners to participate in spay/neuter/vaccine programs. Of surveyed individuals without dogs (N=211), 58.9% of respondents reported negative feelings towards free-roaming dogs, with only 1% of respondents identifying free-roaming dogs as a positive aspect of village life. Of individuals with dogs (N=148), 8.1% of respondents reported using their dog for hunting, and 41.2% reported that their dog had killed at least one wild animal, with 11.8% reporting that this occurred on a weekly basis. Villagers approve of spay/neuter/vaccine programs and 90.3% of respondents with dogs state they would use them if freely available. The interest in veterinary services combined with a generally negative attitude towards free-roaming dogs indicates that a spay/neuter/vaccine program would be an effective means of controlling dog populations. RésuméLes carnivores exotiques, particulièrement les chiens domestiques et ceux retournés à l’état sauvage, représentent une menace sérieuse pour la faune endémique de Madagascar. Nous avons récolté des informations auprès des communautés riveraines sur les chiens vivant dans les villages et autour du Parc National de Ranomafana (RNP) au sud-est de Madagascar. Nous avons mené des enquêtes (N=359) afin d’évaluer les avis de la communauté locale sur les chiens, les raisons pour lesquelles les gens possèdent ces animaux et la volonté des propriétaires pour s’engager dans un programme de stérilisation/vaccination canine. Les villageois qui ne possédaient pas de chiens (N=211) représentaient 58,9 % des personnes interrogées ; ils ont rapporté avoir des sentiments négatifs envers les chiens errants et seulement 1 % des personnes interrogées ont vu un aspect positif pour la vie du village dans les chiens errants. Parmi les propriétaires de chiens (N=148), 8,1 % des personnes interrogées ont rapporté utiliser leur chien pour la chasse et 41,2% des personnes interrogées indiquent que leur chien a déjà tué au moins un animal sauvage, dont 11,8 % rapportant que cela arrivait toutes les semaines. Les villageois approuvent le programme de stérilisation/vaccination canine et 90,3 % des propriétaires de chiens y auraient volontiers recours si celui-ci était gratuit et librement disponible.

    A review of the Pteropus rufus (É. Geoffroy, 1803) colonies within the Tolagnaro region of southeast Madagascar – an assessment of neoteric threats and conservation condition

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    We surveyed 10 Pteropus rufus roost sites within the southeastern Anosy Region of Madagascar to provide an update on the areas’ known flying fox population and its conservation status. We report on two new colonies from Manambaro and Mandena and provide an account of the colonies first reported and last assessed in 2006. Currently only a solitary roost site receives any formal protection (Berenty) whereas further two colonies rely solely on taboo ‘fady’ for their security. We found that only two colonies now support an increased number of bats compared with a decade ago, whilst a further two colonies have been either displaced or disturbed and could no longer be found. A single colony appears to have declined significantly whereas a further three colonies appear to have remained static. In light of a decree that has imposed a specific hunting season for fruit bats, we hope that this census can provide a baseline for future population monitoring and contribute towards the assessment of the effectiveness of the legislation. RésuméNous avons suivi 10 dortoirs de renards volants Pteropus rufus dans la région Anosy au sud-est de Madagascar afin de réaliser une mise à jour de l’état de conservation et d’estimer la population de ces chauves-souris dans la région. Notre étude a montré que la densité des colonies dans la région environnante de Tolagnaro était similaire à celle des autres régions du pays. Nous dressons l’état de nos connaissances portant sur deux colonies situées à Manambaro et à Mandela en comparant nos données récentes avec celles de 2006. Un seul dortoir isolé reçoit actuellement une forme de protection formelle, Berenty, et deux autres colonies seulement reçoivent une forme de protection sous la forme de tabous locaux ou « fady ». Nos résultats ont montré que seules deux colonies ont vu leurs effectifs augmenter au cours de la dernière décennie en même temps que deux autres colonies n’ont pas pu être relocalisées, soit parce qu’elles ont disparues, soit parce qu’elles se sont déplacées suite à des dérangements. Les effectifs d’une seule colonie semblent avoir diminué de manière significative tandis que ceux de trois autres colonies semblent avoir été maintenus à leur niveau. Notre étude a montré que l'abondance globale de P. rufus dans la région n’a augmenté que d’un pourcent depuis 2006 et que cette augmentation était le résultat de la protection garantie au dortoir dans la réserve privée de Berenty. À la lumière d'un décret qui a imposé une période de chasse spécifique pour les chauves-souris frugivores, nous espérons que ce recensement pourra servir de référence aux futurs programmes de suivi de la population et contribuer à une évaluation de l’efficacité de la législation

    Madagascar’s rosewood stocks – which way to go?

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    For centuries, people around the globe have admired Rosewood. Malagasy rosewoods (Dalbergia spp.) are especially valued for their qualities. In recent years, illegal sourcing of rosewood escalated to unprecedented levels: this coincided with the political fallout from 2009-2013. The wood has been – and is - sourced mainly from protected areas in eastern Madagascar. Before being exported, timber is stockpiled, mostly in well-concealed localities. Despite an international ban on export and trading, the timber has been – and continues to – leave Madagascar. The species targeted are CITES listed, which means that trading them is forbidden. Most of the wood has been shipped to China, where demand for it is enormous. In 2011, stocks were estimated to be in excess of 500,000 tons. In 2013, the international community, spearheaded by the SADC were to prepare new presidential elections which were expected to put an end to the political and economic crisis of what is an increasingly beleaguered nation. In the same period, the World Bank implemented a project aimed at finding a solution of how to deal with the controversial rosewood stocks. At time of writing, this remains a topic of debate. Experts in a previous MCD interview suggested either to destroy the stocks in order to avoid further illegal sourcing of timber from protected areas, or to establish a timber bank of sorts. All agreed that selling the wood would be a double-edged sword: while it brings much- needed revenues to the empty coffers of the government, it may fuel and further increase demand for Rosewood. A noticeable and lengthy silence followed, with virtually no coverage in the national and international media. The World Bank project (#PO93271) comes to an end in December 2015: “all illegal precious woods stockpiles sized by Government have been audited and secured”. The journal MCD is asking the 2011 questions – four years later, and would like to give voice to some of the experts and practitioners involved in this rosewood crisis

    The cattle raiders leave us no choice: New transhumance in the Mahafaly Plateau region in Madagascar

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    This article reports findings from a qualitative case study on the recent development of a pastoral transhumance movement in the Mahafaly Plateau region in Madagascar. Interviews with pastoralists from 26 villages are analyzed within a framework of contemporary new institutional economics to investigate pastoral mobility, as a response to the Madagascar-wide problem of cattle raiders (dahalo). The conditions for the new movement are compared to a traditional transhumance movement comprising the same actors but in reverse geographical direction. Contrary to many previous studies from Madagascar, the results reveal that property rights regarding access to ancestral land are not a constraint to pastoral mobility. The new transhumance movement was enabled by pro-social norms of solidarity, guest rights and unconditional hospitality (fihavanana) shared by the pastoralists in the region. Additional vital elements are mental models of kinship (raza, longo) and the formal indigenous institution of trust creation by sincerity oaths (titike, kine). However, frequent cattle raids have led to social change and an environment of mistrust; placing social constraints on pastoral mobility. Hospitality and guest rights are increasingly bound to kinship relations, and the pastoralists’ interpretation of kinship has become narrower. These social constraints are far more relevant to the new movement than to the more institutionalized traditional transhumance. The findings illustrate how Madagascar’s cattle raiding problem has influenced the rural society’s social norms and mental models. The study highlights how supportive social norms and fitting shared mental models influence people’s capacity to adapt, especially in sociocultural settings ruled by informal indigenous institutions. RÉSUMÉDans une étude de cas qualitative, l’élaboration récente d’une transhumance pastorale à travers le plateau Mahafaly dans la région subaride du sud-ouest de Madagascar a été analysée. Des interviews ont été menées avec des bouviers de 26 villages de la région afin de comprendre comment cette nouvelle forme de transhumance est apparue et comment elle a été élaborée afin d’identifier les similarités et les différences par rapport à la transhumance traditionnelle qui reste d’actualité et suit la même direction mais en sens opposé. Les interviews ont abordé les expériences personnelles des bouviers sur la pratique de la nouvelle transhumance ou la transhumance traditionnelle ainsi que leur perception des menaces que représentent les voleurs de bétail (dahalo, en dialecte régionale malaso). Les avantages et les limites de la nouvelle transhumance ont également été globalement abordés. Les personnes résidentes de la zone littorale ont été interviewées pour comprendre comment elles percevaient la nouvelle transhumance et comment elles accueillaient les bouviers dans leurs villages. Contrairement à de nombreuses études menées à Madagascar, les résultats obtenus ici montrent que les droits de propriété portant sur l’accès aux terres ancestrales ne sont pas une contrainte pour les mouvements pastoraux. La nouvelle forme de transhumance est encore peu institutionnalisée mais favorisée par des normes pro-sociales de solidarité et d'hospitalité inconditionnelle (fihavanana, en dialecte régionale filongoa), de partage des ressources fourragères, de modèles mentaux de liens de parenté (raza, longo) et d’institutions autochtones formelles régissant les rapports de confiance mutuelle (titike, kine). Néanmoins, l’extension et une plus grande institutionnalisation de la nouvelle transhumance sont limitées par les modèles mentaux portant sur les droits des bouviers ainsi que par les changements sociaux induits par la forte croissance des vols de bétail, de sorte les institutions qui régulent la mobilité des bouviers sont affaiblies. L’hospitalité et les droits minimums sont de plus en plus limités aux relations filiales, et leur interprétation en ce qui concerne les bouviers a été bien réduite avec un accueil refroidi en ce qui concerne les bouviers allochtones, plus particulièrement sur la nouvelle transhumance. Cette étude montre comment les problèmes de transhumance du bétail ont influencé les normes sociales et les modèles mentaux des sociétés rurales. Elle a révélé la manière avec laquelle des normes sociales et des modèles mentaux spécifiques influencent la capacité d’adaptation des gens, plus particulièrement dans des milieux socio-culturels gouvernés par des institutions locales informelles

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