Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    Where does the air go? Anatomy and functions of the respiratory tract in the humpback whale (Megaptera novaeangliae)

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    Air is a limited resource under water. Pressure changes during diving and ascent further affect buoyancy and sound production/transmission by changing air volumes, densities, and shapes of air spaces and vibration pathways. This paper will focus on how humpback whales use air, and the respiratory tract adaptations that help overcome these challenges. These highly modified respiratory tract tissues function to shunt air to increase oxygenation for extending breath-hold time, conserve and recycle air, maintain hearing at depth, generate sound for communication and navigation, transmit vibrations to water, mitigate noise, support air spaces from collapsing, regulate chamber volumes, produce bubbles as visual signals, control air release as a tool to trap prey, modify center of gravity, regulate buoyancy, and reduce energy expenditure during locomotion. The humpback whale is able to utilize air in an aquatic environment in ways that allow it to support a wide range of unique behaviors. RésuméL’air est une ressource limitée sous l'eau. Les changements de pression au cours de la plongée et de la remontée affectent la flottabilité et la production / transmission des sons en changeant les volumes d'air, les densités et les formes des espaces aériens et des voies de vibration. Cet article se penche sur la façon dont les baleines à bosse utilisent l'air ainsi que les adaptations des voies respiratoires qui participent au processus. Les tissus des voies respiratoires sont hautement modifiés et fonctionnent de manière à shunter l’air pour augmenter l'oxygénation afin de prolonger le temps d'apnée, de conserver et de recycler l'air, de maintenir l'audition en profondeur, de générer des sons pour la communication et la navigation, de transmettre des vibrations à l'eau, d'atténuer le bruit, d’empêcher les espaces devant contenir l'air de s'effondrer, de réguler les volumes des chambres, de produire des bulles servant de signaux visuels, de réguler la libération de l'air qui servira d’outil pour piéger des proies, de modifier le centre de gravité, de réguler la flottabilité, et enfin de réduire les dépenses d'énergie lors de la locomotion. La baleine à bosse utilise l'air dans un milieu aquatique de manière à assurer une multitude de comportements uniques

    La place pour le concept d’État gardien en droit de l’environnement dans l’encadrement du secteur minier à Madagascar

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    In environmental law, the concept of custodian state generally assumes that the state is the guarantor of the interests of present and future generations, and of the implementation of the objective of intra- and intergenerational equity for sustainable development. The state is expected to protect people’s rights to a healthy environment and to safeguard the natural heritage in order to transmit it as a legacy to future generations. In the context of the mining sector in Madagascar, researchers have shown that the state’s role tends to be redefined so as to limit itself to facilitating mining investments, to the detriment of rights and public interest protection. In Madagascar, successive policies and strategies have displaced the state from regulation and management of its own natural resources. According to the principles of neo-liberal economy, its disengagement from the regulation of mineral resource exploitation would allow the development of favorable conditions to improve resource management and to reduce environmental impacts. However, this leaves little room for maneuver to ensure the protection of social and environmental rights that may be affected by the development of this sector. The article reflects on this contradictory situation, its origins and its stakes in Malagasy environmental law. RésuméEn droit de l’environnement, le concept de l’État gardien postule d’une manière générale que l’État est garant des intérêts des générations actuelles et futures, donc de la mise en œuvre de l’objectif d’équité intra et intergénérationnelle du développement durable. L’État est supposé protéger les droits des populations à un environnement sain et sauvegarder le patrimoine naturel en vue de le transmettre en héritage aux générations à venir. Or, dans l’encadrement du secteur minier à Madagascar, des chercheurs ont démontré que le rôle de l’État tend à être redéfini de façon à se limiter à faciliter l’investissement minier, au détriment de la protection des droits et de l’intérêt public. À Madagascar, les politiques et stratégies successives ont écarté l’État de la réglementation et la gestion de ses propres ressources naturelles. Suivant les principes néolibéraux, son désengagement de l’encadrement de l’exploitation des ressources minières permettrait le développement de conditions favorables à l’amélioration de la gestion des ressources et à la diminution des impacts environnementaux. Cela lui laisse toutefois peu de marge de manœuvre pour promouvoir la protection des droits sociaux et environnementaux pouvant être affectés par le développement du secteur minier. L’article propose un début de réflexion sur cette situation contradictoire, ses origines et ses enjeux en droit de l’environnement malgache

    Taboo adherence and presence of Perrier’s sifaka (Propithecus perrieri) in Andrafiamena forest

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    Habitat loss and poaching are among the most serious threats to the fragile and unique biodiversity of Madagascar. In the past, traditional taboos (fady), commonly associated with folk stories, have had a buffering effect on several lemur species. Here, we examine the status of hunting taboos with reference to the conservation of the critically endangered Perrier´s sifaka (Propithecus perrieri). We also provide an update on P. perrieri’s presence in the protected area of Andrafiamena in the face of ongoing habitat fragmentation and poaching. The Andrafiamena forest represents one of the key refuges for this species, which has a very limited and fragmented range in northern Madagascar. We report the results of a 2016 presence/absence survey in Andrafiamena and from interviews on Perrier’s sifaka taboo adherence, conducted in 2012 across the whole species range. Our results confirm the presence of Perrier’s sifakas in Andrafiamena and that in 2012, across the species’ range, the hunting taboo was observed by most (>95%) interviewees who answered (N = 23). Forest clearing and a decrease of taboo adherence may intensify the pressure on the already small and fragile population of P. perrieri. A deeper knowledge of the human-wildlife interconnections, as well as regular monitoring of this rare species’ distribution, may be crucial for the success of its conservation. RésuméLa perte dde l’habitat et le braconnage sont parmi les menaces les plus graves pour la fragile biodiversité de Madagascar. Les tabous traditionnels (fady), communément associés à des contes et mythes, ont eu historiquement un effet de préservation sur la plupart des espèces de lémuriens. Le propithèque de Perrier (Propithecus perrieri) est une espèce de lémurien en danger critique d’extinction. Il a une des distributions les plus restreintes parmi les propithèques. Quelques témoignages anecdotiques relevés dans la littérature suggèrent qu'un tabou protégerait cette espèce de la chasse. La forêt protégée d’Andrafiamena représente à ce jour l'un des principaux refuges pour cette espèce mais la population de ce propithèque n'y a pas été évaluée régulièrement depuis 2013. Cette étude apporte une mise à jour de la présence de P. perrieri dans la forêt d’Andrafiamena et évaue l’importance des tabous pour la conservation de cette espèce, sous la forme de résultats émanant d'une brève étude sur le terrain menée à Andrafiamena en 2016. Les données d’entretiens succincts sur l'adhésion aux tabous liés à la chasse de P. perrieri menés en 2012 sur l’aire de distribution de l'espèce incluant l’aire protégée d’Andrafiamena-Andavakoera, la Réserve Spéciale d’Analamerana et le Parc National de l’Ankarana sont également présentés. Les résultats confirment la présence de P. perrieri dans trois des sept sites visités de la forêt d'Andrafiamena considérée comme étant l'une des zones les plus importante pour sa conservation. Les résultats montrent également que, sur l’ensemble de l’aire de distribution du propithèque de Perrier, le tabou de chasse est observé par la plupart (> 95%) des répondants (N = 23), une valeur élevée en comparaison avec d'autres zones de Madagascar abritant des populations du genre Propithecus. Un conte traditionnel associé au tabou de P. perrieri est présenté et rappelle d’autres récits du folklore malgache. Le répertoire des récits concernants les différentes espèces de propithèques semble avoir des éléments stéréotypés et la permanence du récit peut augmenter la probabilité de respect du tabou. Le déboisement et la diminution de l'adhérence aux tabous peuvent intensifier la pression sur la population de P. perrieri qui est déjà modeste et fragile. Une connaissance plus approfondie des interconnexions homme-faune ainsi qu'une surveillance régulière de cette espèce menacée peuvent être cruciales pour le succès de sa conservation

    Madagascar Conservation & Development

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    Volume 13 | Issue

    Rabies in primates: are aggressive pet lemurs a risk to humans?

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    Non-human primates harbor zoonotic pathogens including the rabies virus (Rabies lyssavirus). Though the chances of rabies transmission from primates is low, guidelines currently recommend a post-exposure prophylaxis for unvaccinated persons. In Madagascar, lemurs have been described as carriers of the rabies virus, but a discussion about the risk of rabies transmission to humans from lemurs, particularly in the context of in-country ownership of lemurs, has not been studied. We use qualitative and quantitative data collected from household surveys (n = 271 interviewees who had seen a pet lemur across 12 urban towns), web-based surveys (n = 229), and the literature (publications using data collected by the Institute Pasteur of Madagascar over the last century) to examine the context in which the rabies virus could be transmitted from lemurs to humans. Though only a few wild and pet lemurs in Madagascar have tested positive for rabies, post-exposure treatment is sometimes also sought out following aggressive incidents with lemurs. Many interviewees (22 ± 6%, mean ± 95% confidence interval CI) across 12 towns indicated that pet lemurs they had seen, had a history of aggression. Some lemur owners appear to be aware that their pets could transmit the rabies virus and seek veterinary care to prevent this. The public health burden of rabies is relatively low in Madagascar and despite some anecdotes in the literature, it appears that lemurs are rarely the source of rabies when humans become infected. However, this case study highlights the lack of data and publications regarding the public health implications of human-lemur contact in Madagascar. RésuméLes primates non-humains hébergent des pathogènes zoonotiques incluant le virus de la rage (Rabies lyssavirus). Bien que les risques de transmission de la rage par les primates soient faibles, les lignes directrices recommandent actuellement une prophylaxie post-exposition pour les personnes non vaccinées. À Madagascar, les lémuriens ont été décrits comme porteurs du virus de la rage, mais une discussion sur le risque de transmission de la rage à l'Homme par les lémuriens, en particulier dans le contexte de la propriété locale des lémuriens, n'a pas été étudiée. Nous utilisons des données qualitatives et quantitatives collectées à partir d'enquêtes auprès des foyers (n = 271 interviewés ayant vu un lémurien dans 12 villes), des enquêtes en ligne (n = 229) et de la littérature (publications utilisant des données collectées par l'Institut Pasteur de Madagascar au cours du siècle dernier) pour examiner le contexte dans lequel le virus de la rage pourrait être transmis par les lémuriens aux humains. Bien que seuls quelques lémuriens sauvages et animaux de compagnie à Madagascar aient été testés positifs à la rage, un traitement post-exposition est parfois également recherché suite à des agressions par des lémuriens. De nombreuses personnes interrogées (22 ± 6%, moyenne ± Intervalle de confiance IC à 95%) dans 12 villes ont indiqué que les animaux de compagnie qu'ils avaient vus avaient des antécédents d'agression. Quelques propriétaires de lémuriens semblent être conscients que leurs animaux de compagnie peuvent transmettre le virus de la rage et demander des soins vétérinaires pour éviter cela. La rage constitue une charge relativement faible pour la santé publique à Madagascar et malgré quelques anecdotes dans la littérature, il semble que les lémuriens soient rarement la source de la rage lorsque les humains sont infectés. Cependant, cette étude de cas souligne le manque de données et de publications concernant les implications / conséquences du contact entre humains et lémuriens sur la santé publique à Madagascar

    The use of natural resources to improve household income, health, and nutrition within the forests of Kianjavato, Madagascar

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    Understanding natural resource extraction in Madagascar is key to developing wider conservation and management strategies that ensure the continued delivery of essential ecosystem services, and the development of health and economic strategies to meet the demands of a growing human population. In the Kianjavato lowland rainforest of southeastern Madagascar, 78% of lemur species, 83% of native carnivoran species, and 67% of frugivorous bat species are threatened with extinction. All three of these groups of mammals are commonly hunted for food in other regions of Madagascar, yet we know little about current levels of hunting or whether the use of forest resources significantly affects human welfare in this region. We used health assessments of 1267 Kianjavato residents and semi-structured interviews of members of 336 households in 17 communities in Kianjavato to investigate human-environmental interactions. We found high prevalence of child and teenage malnutrition. More than half of the population under 20 years old was stunted, more than half was underweight, and more than one fifth was wasted. Further, one in six residents were anemic. We found that Kianjavato’s forests provided essential ecosystem services for its rural communities. As Kianjavato’s forests are altered to meet the needs of a growing human population, these direct-use ecosystem services (such as the use of wild animals for food or plants for medicine) are unable to similarly expand to meet the basic needs of the families living in these forests. A worrying proportion of the Kianjavato population depends on forests to meet their healthcare, nutritional, and economic needs, yet they may be failing to do so. All surveyed households (100%) depended on forests to meet their healthcare needs and 40% of the regional economy involved the extraction of finite forest resources (i.e., precious stones). Most households consumed very little wildlife (two animals per household per year) and the great majority (83%) of the forest animals they ate were not threatened with extinction. Forty percent of wildlife were caught illegally. Although hunting is likely not imperiling local wildlife at present, 16% of the Kianjavato population hunts wildlife and 20% are malnourished. The ecosystem services of Kianjavato’s forests may currently be insufficient to meet the needs of residents. Therefore, targeted efforts to increase local access to the healthcare system and to improve household nutrition and economy by improving the production and stability of local agricultural products may increase the long-term sustainability of both wildlife hunting, household incomes, and regional food security. Efforts such as these that can expand with the growing population to meet future needs may help secure the sustainable use of essential ecosystem services for the long term, improving the health of local people and maintaining the integrity of the forests in which they live. RésuméComprendre l'utilisation des ressources naturelles à Madagascar est essentiel pour développer des stratégies de conservation et de gestion plus larges qui permettent à la fois de fournir des services écosystémiques et de développer des stratégies sanitaires et économiques afin de répondre aux besoins d'une population humaine toujours croissante. Dans la forêt tropicale humide de basse altitude de Kianjavato dans le sud-est de Madagascar, 78% des espèces de lémuriens, 83% des espèces de carnivores indigènes et 67% des espèces de chauves-souris frugivores sont menacés d'extinction. Ces trois groupes de mammifères sont généralement chassés dans d'autres régions de Madagascar, mais nous en savons peu sur les niveaux actuels de chasse ou si l'utilisation des ressources forestières affecte significativement le bien-être humain dans cette région. Nous avons conduit une évaluation sanitaire sur 1267 habitants de Kianjavato, ainsi que des entretiens semi-structurés avec des membres de 336 ménages dans 17 communautés de Kianjavato afin d’étudier les interactions entre l’Homme et l’environnement. Nous avons constaté une forte prévalence de la malnutrition chez les enfants et les adolescents. Plus de la moitié de la population âgée de moins de 20 ans souffre d'un retard de croissance, plus de la moitié d’une insuffisance pondérale et plus d'un cinquième d’émaciation. En outre, un résident sur six est anémique. Nous avons constaté que les forêts de Kianjavato fournissent des services écosystémiques essentiels à ces communautés rurales. Comme les forêts de Kianjavato sont altérées pour répondre aux besoins d'une population croissante, ces services écosystémiques à usage direct (tels que la consommation d'animaux sauvages ou des plantes médicinales) ne peuvent plus couvrir les besoins fondamentaux des familles qui y vivent. Une proportion inquiétante de la population de Kianjavato dépend des forêts quant à ses besoins sanitaires, nutritionnels et économiques, cependant ces dernières ne peuvent plus y pourvoir entièrement. Tous les ménages enquêtés (100%) comptent sur la forêt pour la satisfaction de leurs besoins sanitaires. Par ailleurs, l’exploitation de ressources forestières finies (extraction de pierres précieuses) représente 40% de l’économie régionale. La plupart des ménages consommaient très peu d'animaux sauvages (deux animaux par ménage par an) et la grande majorité (83%) des animaux forestiers qu'ils mangeaient n'étaient pas menacés d'extinction. Cependant, 40% de ces animaux forestiers ont été capturés de manière illicite. Certes la chasse ne menace pas actuellement la faune locale mais 16% de la population de Kianjavato reconnaît s’y adonner et 20% souffrent de malnutrition. Les services écosystémiques s’avèrent actuellement insuffisants pour répondre aux besoins des résidents. Il est par conséquent nécessaire de cibler les efforts pour accroître l’accès local au système de santé, ensuite pour améliorer la nutrition et l’économie des ménages (améliorer la production et la stabilité des produits agricoles locaux), et tout ceci dans le but d’augmenter la viabilité à long terme de la chasse, des revenus et de la sécurité alimentaire dans cette région. De tels efforts lorsqu’ils prennent en compte la croissance de la population - et donc ses besoins futurs accrus —peuvent aider à assurer l’utilisation durable des services écosystémiques, à améliorer la santé des populations locales, et en fin de compte, à maintenir l’intégrité des forêts dans lesquelles elles vivent

    The cost of making compensation payments to local forest populations in a REDD+ pilot project in Madagascar

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    REDD+ is usually presented as an incentive-based mechanism that can provide payments to compensate for the costs induced by conservation restrictions. Yet in Madagascar REDD+ is implemented through a command-and-control approach with almost no or insufficient compensation. This paper challenges the financial feasibility of an individual cash or in-kind compensation scheme as part of a REDD+ project and assesses the cost of implementing a hypothetical individual compensation scheme for local populations living on the  boundary of an ongoing REDD+ pilot project in southeastern Madagascar. In order to estimate a plausible level of compensation, we measured households’ perceived economic losses arising from the project. We carried out this economic evaluation based on households’ declarative statements about their agricultural production (before and after project implementation) and their perceptions of the causes of such changes. We then estimated the start-up and running costs of implementing conditional transfers to compensate for reported losses using first-hand project cost data from different conservation projects in Madagascar, including the one analysed in this paper. Comparing our estimated total cost to the current budget of the REDD+ project, we concluded that compensating households would cost seven times more than the budget initially devoted to field activities during the first phase of the project. Yet we discuss that individual compensation may increase the long-term environmental and social additionality (through greater legitimacy) of the REDD+ project, as it may play a role of safety nets and help farmers, especially the most vulnerable ones, to implement new agricultural techniques to adapt to land use restrictions. RésuméREDD+ est généralement présenté comme un mécanisme incitatif basé sur la compensation des coûts induits par les mesures de conservation de la forêt. Cette vision de REDD+ tend toutefois à être remise en cause par la réalité des projets pilotes. À Madagascar par exemple, les projets pilotes sont mis en œuvre selon une logique contraignante voire coercitive, où les compensations pour les populations locales sont extrêmement réduites. Partant de l’hypothèse que l’un des facteurs explicatifs de l’absence de mécanisme de compensation directe est un coût trop élevé, ce papier évalue le coût de la mise en œuvre d’un système de compensations monétaires individuelles en parallèle des activités de conservation et de développement d’un projet pilote REDD+ situé au sud-est de Madagascar. Pour ce faire, nous estimons les pertes économiques induites par le projet telles que perçues par les ménages au moyen d’entretiens individuels. Ces entretiens nous ont permis de reconstituer la production des ménages avant et après la mise en œuvre du projet, et d’évaluer dans quelle mesure les changements opérés étaient ou non dus à l’implémentation du projet REDD+. Dans un second temps, nous estimons les coûts de transaction liés à la mise en œuvre du système de compensation en utilisant des données issues de différents projets de conservation et de développement à Madagascar. La confrontation de nos estimations avec le budget actuel du projet REDD+ montre que compenser les pertes individuelles des ménages est hors de la portée financière du projet, puisque cela représente sept fois le budget dédié aux activités de développement local pendant la première phase du projet. Dans la discussion, nous revenons sur l’intérêt d’associer des compensations individuelles aux programmes d’investissement agricole, dans la mesure où les compensations jouent un rôle de « filet de sécurité » pour les ménages, notamment les plus vulnérables, et les encouragent à expérimenter de nouvelles techniques agricoles leur permettant de s’adapter aux restrictions d’usage

    Effets de la production de charbon de bois sur les fourrés xérophiles, cas du plateau de Belomotse, Madagascar

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    Woody charcoal production is the main cause of dry forest degradation in the southwestern Madagascar. This paper analyses the effects of this practice on the diversity, represented by species richness, structure, species composition and regeneration of the xerophytic thickets on the Belomotse Plateau, Toliara II District. Eleven 400 m² plots were randomly sampled in woody charcoal production sites and 10 in control sites. Woody charcoal production has reduced xerophytic thickets mean height, density and mean diameter at breast height. It has also affected species composition while it has not affected xerophytic thicket diversity or its regeneration. However, its regeneration rate is low on both woody charcoal production and control sites. Decline of pollinator insect communities or exogenous causes such as increasing climate aridification or escalation of rainfall variability may explain this low regeneration rate. Woody charcoal production in semi arid region is an unsustainable activity. RésuméLa production de charbon de bois est l’une des causes de la dégradation des forêts sèches du Sud-Ouest malgache. Cet article analyse les effets de cette pratique sur (i) la diversité biologique représentée par la richesse spécifique, (ii) la structure et (iii) la composition floristique des fourrés xérophiles du plateau de Belomotse, Toliara II. Onze placeaux de 400 m² ont été sélectionnés de manière aléatoire dans des sites de production de charbon de bois et 10 dans des sites témoins. La production de charbon de bois affecte la composition floristique des fourrés xérophiles. De plus, elle réduit leur hauteur, densité et diamètre moyen à hauteur de poitrine (dhp). En revanche, elle n’affecte pas la richesse spécifique ni la régénération naturelle. Les taux de régénération sont cependant faibles, indiquant un mauvais recrutement au sein des peuplements végétaux qui occupent les fourrés xérophiles. Le dépérissement des insectes pollinisateurs, ou des causes exogènes telles que l’aridification croissante et/ou l’accentuation de la variabilité interannuelle des précipitations peuvent expliquer cette mauvaise régénération. La production de charbon de bois en zone semi-aride n’est pas une activité durable

    Understanding the role of organizational legitimacy within the realm of the community-based conservation approach

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    Many organizations throughout the world utilize community based conservation (CBC) strategies to incorporate rural communities into conservation efforts. One key component to the success of these strategies is to gain trust within the communities which reside in the vicinity of the targeted areas for conservation. The research reported here introduces the concept of organizational legitimacy into the realm of CBC strategy by proposing how dimensions of legitimacy (pragmatic, moral, and cognitive) are related to community trust and attitudes. Employing institutional theory, this paper proposes that (i) pragmatic and moral legitimacy produce trust, (ii) trust positively influences cognitive legitimacy, and (iii) cognitive legitimacy influences attitudes. The Missouri Botanical Garden’s (MBG) CBC efforts in Madagascar’s Ambalabe and Mahabo communities served to empirically examine these propositions. The survey yielded 101 usable responses from community members in Mahabo and Ambalabe. A structural model was estimated to test the propositions and the results provided support for the premise that organizational legitimacy is needed to gain trust and influence favorable attitudes toward the organization. Since CBC strategies rely on trust between organizations and communities, the findings of this research provide implications for organizations seeking to implement CBC strategies. The findings do so by implying that in order to build trust with communities, organizations should first establish legitimacy, which not only helps build trust, but also indirectly affects attitudes toward the organization and its activities. RésuméDe nombreuses organisations à travers le monde utilisent les stratégies de la conservation communautaire pour intégrer les communautés rurales dans les efforts de conservation. Un élément clé du succès de ces stratégies est de gagner la confiance des communautés qui résident dans les zones ciblées. La présente recherche introduit le concept de légitimité organisationnelle dans le domaine de la stratégie de conservation communautaire en indiquant comment les dimensions de la légitimité (pragmatique, morale et cognitive) influencent la confiance et les attitudes de la communauté. Utilisant la théorie institutionnelle, ce document propose que (i) la légitimité pragmatique et morale entraîne la confiance, (ii) la confiance influence positivement la légitimité cognitive, et (iii) la légitimité cognitive prédit les attitudes. Afin d'examiner empiriquement ces propositions, les efforts déployés par le Missouri Botanical Garden dans les communes d’Ambalabe et de Mahabo à Madagascar ont été utilisés pour collecter les données. Cette technique d'échantillonnage a donné 101 réponses utilisables venant des membres des communautés des deux communes. Un modèle structurel a été estimé pour tester les propositions et les résultats obtenus et soutient l'hypothèse selon laquelle la légitimité organisationnelle est nécessaire pour gagner la confiance et susciter des attitudes favorables à l'égard de l'organisation. Puisque les stratégies de conservation communautaire s'appuient sur une relation basée sur la confiance entre les organisations et les communautés, les résultats de cette recherche montrent que si des organisations cherchent à mettre en œuvre des stratégies de conservation communautaire, elles doivent d’abord établir leur légitimité afin de gagner la confiance des communautés respectives

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