Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    Fuel use and cookstove preferences in the SAVA region

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    Madagascar’s population relies almost exclusively on solid biomass, i.e., firewood and charcoal, for subsistence. The ongoing extraction of such natural resources is unsustainable, threatening endemic biodiversity with extinction, and jeopardizing the long-term livelihoods of local populations. Improved, or fuel-efficient, cookstove programs have been implemented in Madagascar for more than a decade to mitigate deforestation. The Duke Lemur Center-SAVA Conservation (DLC-SAVA) and other NGOs have subsidized “rocket” fuel-efficient ADES-brand stoves in the SAVA region as part of ongoing conservation activities. To re-assess our DLC-SAVA subsidy program, we conducted surveys in 15 communes in the SAVA region to document fuel use, cookstove preferences, and the potential impact of ADES-brand stoves. We show that: (i) firewood was used more frequently than charcoal in more remote villages; (ii) metal tripods were the most frequently used cooking structure despite their low fuel efficiency; (iii) ADES-brand stoves were rarely owned and oftentimes underused; and (iv) “cooking time” and “fuel efficiency” were the most commonly preferred stove features given by respondents using firewood-fueled and charcoal-fueled cookstoves respectively. The low incidence of ADES stoves in our sample calls for a larger-scale program to increase their availability and accessibility to the region, a more comprehensive training/advertising strategy, and more effective logistical planning to distribute and sell the stoves across larger regions far from urbanized centers. Moreover, NGOs could assist in providing training on fuel-efficient stove design to experienced individuals who are already producing and distributing stoves locally, as a way to support sustainability while promoting and leveraging local knowledge. We conclude that because a large portion of the population is using metal tripods on a regular basis, introducing any type of “fuel-efficient” stove at a large scale, is expected to make a difference in biomass consumption, in addition to reducing the burden imposed on biomass collectors and carriers. RésuméLa population de Madagascar dépend presque exclusivement d’une biomasse solide, c’est-à-dire du bois de chauffage ou du charbon de bois, pour sa subsistance. Le niveau actuel de l’exploitation des ressources naturelles n’est pas pérenne et menaçe d'extinction la biodiversité endémique en mettant en péril les moyens de subsistance à long terme des habitants. Des programmes destinés à la promotion de foyers améliorés ou économes en énergie ont été mis en œuvre à Madagascar pendant plus de dix ans pour atténuer la déforestation. Le Duke Lemur Center-SAVA Conservation (DLC-SAVA) et d'autres ONG ont subventionné des foyers améliorés d’une grande efficacité énergétique de la marque ADES dans la région SAVA dans le cadre des activités de conservation en cours. Pour ré-évaluer le programme de subvention DLC-SAVA, des enquêtes ont été menées dans 15 communes de la région SAVA afin de documenter l'utilisation de combustible, les préférences en matière de foyers et l'impact potentiel des foyers de la marque ADES. Les résultats obtenus ont permis de montrer que (i) le bois de chauffage est plus fréquemment utilisé que le charbon de bois dans les villages les plus reculés ; (ii) les trépieds métalliques sont la structure de cuisson la plus utilisée malgré son faible rendement énergétique ; (iii) les foyers améliorés de la marque ADES ont été trouvés en petit nombre et souvent sous-utilisés ; et (iv) le temps de cuisson et l'efficacité énergétique étaient les deux choix les plus souvent mentionnés par les répondants utilisant respectivement des fourneaux à bois et à charbon de bois. La faible incidence des foyers ADES dans notre échantillon montre qu’un programme à plus grande échelle doit être déployé et devra être élaboré sur une stratégie de formation et de sensibilisation plus complète avec une meilleure planification logistique pour la distribution et la vente de foyers améliorés dans l’ensemble de la région, y compris dans les zones éloignées des centres urbains. Les ONG pourraient participer à une formation spécifique des personnes qui ont déjà une expérience dans la production et la distribution de foyers au niveau local pour qu’elles acquièrent les compétences en matière de conception de foyers améliorés à haute efficacité énergétique, afin de favoriser la durabilité tout en profitant des connaissances locales. Comme une grande partie de la population utilise régulièrement des trépieds en métal, l'introduction de tout type de réchaud « économe en combustible » à grande échelle devrait faire une différence dans la consommation de la biomasse, en plus de réduire les coûts liés à la récolte et au transport

    Bark harvesting: a potential threat for the Grandidier’s baobab Adansonia grandidieri in western Madagascar

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    The Grandidier’s baobab conveys the image of Madagascar worldwide. Locally, these trees have multiple uses; all parts of the plant are exploited by the population. We investigated the patterns of bark harvesting on the Grandidier’s baobab in three districts in the Menabe Region: Mahabo, Manja and Morondava. Following 103 transects of 1km each, we found that 54.0% of the baobab trees had been subject to bark extraction. The mean total area exploited per tree was 3.1 ± 0.2m2. Between April 2013 and January 2014, we also monitored four markets that regularly sell baobab products: Bemanonga, Mahabo, Morondava and Analaiva. Bemanonga revealed to be the largest market for the baobab bark with 21,594 straps and 34,517m of ropes recorded during the observation period. We estimate that some 9800 Grandidier’s baobab trees have been affected by debarking to supply the demands recorded over the ten months monitoring period. If this demand remains constant, all baobab trees in Menabe would be debarked within the next 39 years. Since most baobab trees have been located in hard-to-reach areas and in protected areas, bark extraction may intensify in accessible sites and populations without protected status may disappear locally. This would result in local extinction of the species within a short period. To ensure sustainable management of the Grandidier’s baobab, we recommend enriching the population by planting young baobabs, regulating access to the resources through local management structures and promoting alternatives to baobab ropes. RésuméLe baobab de Grandidier est une espèce emblématique de Madagascar. Il évoque la Grande Île dans le monde entier. Dans sa zone d’occurrence, c’est une espèce à usage multiple pour les riverains qui utilisent toutes les parties de ce baobab. La présente étude porte sur l’exploitation de l’écorce du baobab de Grandidier dans la région Menabe, plus particulièrement dans les districts de Mahabo, Manja et de Morondava. Pour estimer l’étendue de l’exploitation des écorces sur les pieds de baobabs, des observations ont été réalisées sur 103 transects de 1 km de long entre avril 2013 et janvier 2014. Pour évaluer l’importance des écorces de baobab pour les riverains, des observations ont été conduites au niveau de quatre marchés de la région dans les villes de Bemanonga, Mahabo, Morondava et Analaiva au cours de la même période. Au total, 21 594 lanières d’écorce et 34 517 m de corde de baobab ont été recensés dans les quatre marchés. La plus importante quantité d’écorce de baobabs commercialisée a été enregistrée à Bemanonga. À partir des données récoltées, il est estimé que près de 9800 pieds de baobabs à écorcer sont nécessaires pour couvrir les besoins des riverains pendant la seule période d’études de 10 mois. Si la demande devait se maintenir à ce niveau, tous les pieds de baobab de la région Menabe, dont la population avait été estimée à environ un million d’individus, seraient écorcés au cours des 39 prochaines années. Comme la plupart des pieds de baobab ont été localisés dans des zones difficiles d’accès et dans les aires protégées, l’extraction des écorces pourrait s’intensifier dans les sites accessibles et les populations qui ne bénéficient d’aucun statut de protection pourraient disparaître localement. Pour assurer la gestion durable du baobab de Grandidier, il est ainsi recommandé de renforcer la population existante par la plantation de jeunes plants, la régulation de l’accès aux ressources par des structures locales de gestion et la promotion d’alternatives aux cordes réalisées avec les écorces de baobab

    We have got to up our game substantially for forests, carbon, biodiversity, and ultimately people

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    A recently published contribution in Nature by Lenton et al. (2019) shows that Earth is risking an irreversible planetary tipping point. This means that the Earth’s climate system is in a state of emergency, rushing its way towards a point of no return. The authors have identified nine tipping points—inter alia—melting Arctic and Antarctic ice sheets, retreating permafrost, changing boreal forest fire and pest regimes, and increased frequency of droughts in the Amazon forest. These signals are raising global concerns. While science expected these tipping points to be reached at 3°C increase (e.g., Lemoine and Traeger 2016), recent trends are corroborating the hypothesis that these points of irreversible and abrupt system change already show high probability of being reached within the bounds of 1.5–2°C. During the COP21 of the United Nation Framework Convention for Climate Change (UNFCCC), 195 countries adopted the Paris Agreement to limit global temperature rise to well below 2°C

    Humpback whale, Megaptera novaeangliae, song during the breeding season in the Gulf of Tribugá, Colombian Pacific

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    A key feature of humpback whale behavior, documented primarily on the breeding grounds, is the repertoire of the males’ song. Song is made up of single units combined together into phrases, which are repeated to make up themes. A song consists of several themes sung in succession. This study qualitatively investigates the presence and structure of song recorded in the Gulf of Tribugá in the Colombian Pacific. Data were collected between June and September 2013, from which approximately 4 hours and 30 minutes of song were analyzed from five individual whales. Three distinct themes, always sung in the same order (theme 1-theme 2-theme 3) were identified. Theme 1 was the most predominant theme overall, and was present in each song session that was analyzed. The structure of each theme is described with accompanying spectrograms, and acoustic parameters further illustrate theme progression and characterize differences between whales. This study serves as the first published descriptive analysis of the song of stock G in this area, and suggestions are made for future directions of investigation. Research on humpback song is used as a part of the overall efforts of Macuáticos Colombia Foundation to educate the communities of the Gulf of Tribugá about the importance of conservation, and to advocate for stricter guidelines for safe practices. RésuméLes baleines à bosse ont été observées dans le monde entier et elles migrent chaque année entre leurs zones de nourrissage dans les latitudes élevées et les aires de reproduction aux latitudes basses. Le chant des baleines à bosse est l’un des comportements lié à l’accouplement qui a été documenté sur les aires de reproduction. Ce chant est composé d'unités simples combinées dans des phrases et qui sont répétées pour composer des thèmes. Les chants sont composés de plusieurs thèmes et sont principalement émis par les mâles. L'étude actuelle a porté sur la présence et la structure du chant des baleines à bosse du G-stock enregistré dans le golfe de Tribugá dans le Pacifique colombien. Les données ont été recueillies entre juin et septembre 2013 à l'aide d'un hydrophone SQ26-08 au cours d’excursions en bateau qui se sont déroulées 3 fois par semaine. La structure du chant a été codée en utilisant Raven Pro 1.4. Environ 4 heures et 30 minutes de chant ont été analysées et les chercheurs ont identifié trois thèmes distincts qui ont toujours été entendus dans le même ordre. Le thème 1 dominait dans tous les enregistrements et était composé de répétitions de légères variations de l'expression ‘ABABABAA’. Le thème 2 était composé de répétitions des unités ‘F’ et ‘Bl’, avec des variations de la phrase de multiples unités répétées dans une rangée. Le thème 3 était composé de phrases répétées d'une unité longue ‘upsweep’ tonale 'LU', suivie par une unité courte ‘upsweep’ tonale ‘SU’, parfois avec une unité ‘downsweep’ dans le motif. L'unité ‘S’ a été entendue pendant les transitions du thème 3 au thème 1. Le thème 1 a été entendu beaucoup plus fréquemment que les autres thèmes et le thème 3 était le moins fréquemment enregistré. La structure changeante de chaque thème a été décrite avec des spectrogrammes d'accompagnement et les paramètres acoustiques ont été utilisés pour différencier les unités. Cette étude est la première analyse descriptive du chant du stock G dans ce domaine et des suggestions sont proposées pour les orientations futures de l'étude. Les enregistrements sonores ont été utilisés pour soutenir les efforts déployés par la Fondation Macuáticos Colombie pour sensibiliser éduquer les communautés du golfe de Tribugá sur l'importance de la conservation et pour renforcer les directives portant sur les pratiques sécurisées d’observation des baleines et de la pêche

    Potential of Opuntia seed oil for livelihood improvement in semi-arid Madagascar

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    The coastal area of the Mahafaly Plateau in southwestern Madagascar is prone to droughts, as well as to other environmental risks, resulting in frequent crop failures, famines, and extreme poverty. Thus, the identification of potential complementary livelihood sources has been identified as a crucial step for the sustainable development of the region. In this contribution, we assess the potential of prickly pear seed oil production as an income alternative for local communities. The prickly pears are cacti in the genus Opuntia Mill. and they are highly abundant in the region, particularly as living fences on farmland. From the seeds of its fruit, high-priced seed oil can be extracted. To investigate its economic potential, we inventoried prickly pears in field hedgerows through vegetation inventories and estimated the amount of seed oil that could be produced per household based on field sampling and laboratory analysis. To assess the socioeconomic impact of a potential large-scale project of regional Opuntia seed oil production, we conducted interviews with 51 farming households on human Opuntia consumption, the utilization of its cladodes as fodder, and other livelihood functions.Five different prickly pears occur in the research region. We found that two out of these five species are highly important socioeconomically (Opuntia monacantha and O. streptacantha) and contribute >50% to total food intake during periods of food shortage. Likewise, these species are consumed as a key water source and used as livestock fodder. In contrast, the other three Opuntia species are barely eaten by local residents or by livestock (O. dillenii, O. stricta and O. phaeacantha). These species are more spiny, and their fruits are virtually inedible due to a much higher seed content. The combination of low nutritional value and high seed content suggests promising seed oil production potential for these types of Opuntia. To avoid competition between human nutrition and the commercialization of local Opuntia seeds, sourcing strategies should exclusively target the fruit of the two high seed species. However, investments for oil mills, skilled staff, and adequate logistics would be needed to create local value from this underrated resource in the Mahafaly region. RésuméLa zone côtière du plateau Mahafaly, dans le sud-ouest de Madagascar est caractérisée par un climat sec et aride, et est sujette à des risques environnementaux à l’origine de fréquentes récoltes de moindre qualité, de famines et d’une pauvreté extrême. L'identification de moyens  complémentaires a été reconnue comme un étape clé pour le développement durable de la région. Le potentiel de la production d'huile obtenue à partir des graines de figues de Barbarie (Opuntia Mill.) a été évalué à titre d’alternative pour générer des revenus par les communautés locales. Les figues de Barbarie sont les fruits de cactus du genre Opuntia Mill. qui sont communs dans la région ; les figuiers sont plus particulièrement utilisés pour servir de haies vives pour border les champs. Les graines des fruits contiennent de l'huile qui peut atteindre un prix élevé. Pour étudier le potentiel économique de cette huile, un inventaire des figuiers de Barbarie a été réalisé dans les haies vives bordant les champs, suivi d’une estimation de la quantité d'huile qui peut être extraite des graines par les ménages en procédant à des échantillonnages sur le terrain et à des analyses en laboratoire. Pour évaluer l'impact socio-économique d'un éventuel projet à grande échelle de production d'huile de graines de figues, 51 ménages ont été interrogés sur les différentes utilisations locales des figuiers de Barbarie.Cinq espèces d’Opuntia ont été rencontrées sur la zone d’étude dont  deux espèces (O. monacantha et O. streptacantha) sont importantes d’un point de vue socio-économique. Lors des périodes de pénurie alimentaire, elles représentent plus de 50% de l'apport alimentaire pour les gens de la région. Ces deux espèces sont aussi consommées comme une source d'eau clé et sont utilisées comme fourrage pour le bétail. Les trois autres espèces d'Opuntia sont à peine consommées qu’il s’agisse des gens de la région ou du bétail (O. dillenii, O. stricta et O. phaeacantha). Ces espèces sont plus épineuses et leurs fruits sont pratiquement immangeables en raison d'une teneur en graines beaucoup plus élevée. La combinaison d'une faible valeur nutritive et d'une forte teneur en graines suggèrent un potentiel prometteur pour la production d'huile de graines. Afin de ne pas mettre en péril les valeurs nutritives des figuiers pour les gens de la région avec la commercialisation des semences, les stratégies d'approvisionnement devraient cibler exclusivement les fruits des deux espèces qui présentent le plus de graines. Des investissements, comme ceux destinés aux huileries, un personnel qualifié et une logistique adéquate sont nécessaires pour créer une valeur locale à partir de cette ressource sous-estimée dans la région Mahafaly

    Miscellaneous behavioural observations of Malagasy birds

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    Madagascar possesses a unique avifauna characterized by high endemism rates at species and higher taxonomic levels, but little is known about the behaviour, diets and interspecific interactions of many species. We present a number of opportunistic observations of Malagasy birds collected during 2012–2015, including a foraging association between Hook-billed vanga Vanga curvirostris and White-breasted mesite Mesitornis variegatus, aggressive interaction between a fledgling Madagascar cuckoo Cuculus rochii and its Common jery Neomixis tenella host, records of carnivory in Green-capped coua Coua ruficeps olivaceiceps and frugivory in Lafresnaye’s vanga Xenopirostris xenopirostris, an unusual aggregation of Alpine swift Tachymarptis melba around a telecommunications tower, entrapment of Madagascar mannikin Lepidopygia nana in a spider’s web, and anti-predator behaviour (mobbing) of potentially predatory reptiles in Souimanga sunbird Nectarinia souimanga, Madagascar magpie robin Copsychus albospecularis, Madagascar paradise flycatcher Terpsiphone mutata, Common newtonia Newtonia brunneicauda and Crested drongo Dicrurus forficatus. RésuméL’avifaune de Madagascar est unique, caractérisée par des taux d’endémisme élevés aux niveaux des espèces, genres, familles et ordres. Cependant, nous connaissons encore mal les comportements, les régimes alimentaires ou encore les interactions interspécifiques de nombreuses espèces. Sont présentées dans cette note, une série d’observations opportunistes collectées au cours de la période 2012–2015, incluant : i) une interaction lors de la recherche de nourriture entre un Vanga écorcheur Vanga curvirostris et une paire de Mésite variée Mesitornis variegatus, ii) une interaction agressive entre un oisillon du Coucou de Madagascar Cuculus rochii et son hôte, une Petite éroesse Neomixis tenella, iii) la prédation d’un lézard (Tracheloptychus madagascariensis) par un Coua à tête verte Coua ruficeps olivaceiceps, iv) la frugivorie par un Vanga de Lafresnaye Xenopirostris xenopirostris, v) une agrégation inhabituelle des Martinets à ventre blanc Tachymarptis melba autour d’une installation de télécommunication, vi) le piégeage d’un Capucin de Madagascar Lepidopygia nana dans une toile d’araignée (Nephila sp.), et vii) le harcèlement des reptiles incluant des serpents (Ithycyphus miniatus, Acrantophis madagascariensis) et un caméléon (Furcifer pardalis) par le Souimanga malgache Nectarinia souimanga, le Shama de Madagascar Copsychus albospecularis, le Tchitrec malgache Terpsiphone mutata, la Newtonie commune Newtonia brunneicauda et le Drongo malgache Dicrurus forficatus

    Mind the gap: the use of research in protected area management in Madagascar

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    It is increasingly well recognised that a lot of conservation-related research is not being used to improve conservation practice. However, much of the research in this area has been conducted with conservation managers in high income countries, where the barriers to accessing and using research may be different. We conducted questionnaires (n=85) and face to face interviews (n=54) with managers of protected areas in Madagascar to explore their use of research results. Despite considering research results—including peer reviewed articles, theses, in-house research and research by other organisations—a very useful information source, many managers do not use research results regularly to inform their on-the-ground actions. Instead they tend to rely on experience, or advice from others. The reasons for the low use of research results are many and varied but include barriers to accessing research, especially peer-reviewed publications and reports published by other organisations. Managers also raised concern about the practical relevance of some of the research being conducted in their protected areas. We identify a series of resources which can be useful to managers to improve the access they have to research results and highlight a series of steps which researchers can follow to increase the likelihood of their research being used. We also suggest there is a role for the Malagasy authorities in improving the ways in which research reports— received as part of the conditions of research permits— are shared and archived. Researchers are increasingly aware of the moral imperative that research conducted should be available to inform practice, and protected area managers want access to the best possible information to inform their decisions. With such good intentions, overcoming the gap between research and practice should not be difficult with good communication and essential to improving conservation management in Madagascar. RÉSUMÉL’existence d’un fossé entre la recherche et la pratique est un phénomène de plus en plus reconnu en conservation. Cependant, relativement peu d’études sur ce sujet ont été conduites dans les pays en développement riches en biodiversité. La présente étude explore ainsi l’utilisation des résultats de recherche dans la gestion des aires protégées, principale stratégie de conservation à Madagascar. Des enquêtes par questionnaires (n=85) et des entretiens face-à-face (n=54) ont été menés avec des gestionnaires d’aires protégées. Bien que les gestionnaires considèrent les résultats de recherche, à savoir les publications à comité de lecture, les thèses universitaires ainsi que les recherches internes et externes, comme étant très utiles comme source d’information, peu d’entre eux les utilisent pour motiver des décisions de gestion, à l’exception des recherches menées à l’interne. Les gestionnaires tendent à s’appuyer sur leur expérience ou sur les avis d’autres gestionnaires ou chercheurs. Les facteurs contribuant à la faible utilisation des résultats de recherche sont nombreux et variés mais comprennent en particulier la difficulté d’accès aux publications à comité de lecture et aux recherches externes. Les gestionnaires ont aussi soulevé le fait que certains résultats de recherche effectuée dans leur aire protégée sont peu pertinents à la gestion de celle-ci. Nous avons identifié une série de ressources qui pourraient s’avérer utiles aux gestionnaires pour pallier en partie au problème d’acquisition de résultats de recherche. Nous avons également mis en exergue un ensemble d’étapes que les chercheurs pourraient adopter afin d’augmenter les chances d’utilisation de leur recherche. Par ailleurs, nous soulignons le rôle important que les autorités malgaches ont à jouer dans l’amélioration du mécanisme de partage et d’archivage des rapports de recherche qui leur sont remis conformément aux conditions d’obtention du permis de recherche. Les chercheurs reconnaissent de plus en plus l’impératif moral de mettre leur recherche à disposition des gestionnaires de ressources. Ces derniers, quant à eux, aspirent à accéder aux meilleures sources d’information possibles pour motiver leurs décisions. Avec de telles bonnes intentions, réduire le fossé entre la recherche et la pratique est possible avec une bonne communication et est essentiel pour surmonter les défis de la conservation à Madagascar

    Editorial

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    An evaluation of the interactions among household economies, human health, and wildlife hunting in the Lac Alaotra wetland complex of Madagascar

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    In Madagascar, wildlife conservation and human food security and nutrition are deeply interconnected as many people rely on wild foods for sustenance. The Lac Alaotra wetland complex is an ecoregion which is indispensable to both the future food security of Madagascar’s people and the conservation of its endemic wildlife. The region is Madagascar’s largest rice production area, providing thousands of tons of rice and fish to the residents of one of the world’s least food secure nations. The wetland complex also provides habitat to numerous threatened species, including two Critically Endangered mammals found only in the Lac Alaotra wetland complex. Environmental managers must understand how people affect their local environment and how the environment, in turn, affects these people, their livelihoods, and their motivations for future natural resource use. Without an adequate understanding of the complex interactions of local people and their natural environment, it will be impossible to prevent, mitigate, or adapt to future unwanted changes in this complex social-ecological system. We used health assessments of 1953 residents and semi-structured interviews of members of 485 households in 19 communities within the Lac Alaotra wetland complex to investigate human-environmental interactions (including current natural resource use and hunting, and how these behaviors affect local economies and human wellbeing). Our team found that, while rates of wildlife consumption were very low throughout the region, the members of 485 surveyed households ate 975 mammals in 2013, including at least 16 Alaotra gentle lemurs. Thirteen percent of households had consumed wildlife in 2013 and less than 1% of hunted wildlife was sold. Employment rates and annual income were both higher than other regions in Madagascar, and food costs were comparatively low. Nevertheless, 98% of household experienced food insecurity, and coping mechanisms (e.g., reducing portion sizes) appear to disproportionately affect young children and non-working members of households. Half of households did not receive the minimum recommended kilocalories per person per day. We found high rates of child malnutrition consistent with national rural statistics. While wildlife consumption does not appear to have significant economic or health benefits in the communities in the Alaotra wetland complex, high food insecurity significantly increased the number of forest and marshland mammals eaten by households. To improve child nutrition and wildlife conservation, we recommend targeted interventions that improve food security. RésuméÀ Madagascar, la conservation de la faune, la sécurité alimentaire et la nutrition humaine sont étroitement liées, car de nombreuses personnes dépendent des aliments sauvages pour leur subsistance. Le complexe des zones humides du lac Alaotra est une écorégion indispensable à la fois pour la sécurité alimentaire future de la population malgache et pour la conservation de sa faune endémique. Cette région est la plus grande zone de production de riz de Madagascar, fournissant des milliers de tonnes de riz et de poissons aux habitants de l'un des pays les plus touchés par l’insécurité alimentaire. Ce complexe des zones humides abrite également de nombreuses espèces menacées, notamment deux espèces de mammifères gravement menacées de disparition qui ne se trouvent que dans les zones humides du lac Alaotra. Les gestionnaires de l'environnement doivent comprendre comment les gens affectent leur environnement local et comment l'environnement, à son tour, affecte ces personnes, leurs moyens de subsistance et leurs motivations pour l'utilisation future des ressources naturelles. En l’absence d’une compréhension adéquate des interactions complexes entre les populations locales et leur environnement naturel, il sera impossible de prévenir, d'atténuer ou de s'adapter aux futurs changements qui pourraient être néfastes dans ce système socio-écologique complexe. Nous avons conduit des évaluations sanitaires auprès de 1953 personnes, et des entrevues semi-structurées auprès de 485 ménages dans 19 communautés du complexe des zones humides du lac Alaotra pour étudier les interactions entre l'homme et l’environnement (y compris l'utilisation actuelle des ressources naturelles et la chasse, et comment ces derniers affectent le bien-être). Bien que le taux de consommation de la faune soit très faible dans toute la région, nous avons constaté que les membres des 485 ménages qui ont fait l’objet de nos enquêtes ont consommé 975 mammifères en 2013, dont au moins 16 Hapalémurs du lac Alaotra. Treize pour cent des ménages avaient consommé des animaux endémiques au cours de l'année 2013 et moins de 1% des animaux chassés avait été vendu. Les taux d'emploi et le revenu annuel étaient tous les deux plus élevés que dans les autres régions de Madagascar, et les coûts alimentaires étaient relativement bas. Néanmoins, 98% des ménages ont souffert de l'insécurité alimentaire, et les mécanismes d'adaptation (par exemple, la réduction de la taille des portions) semblaient affecter de manière disproportionnée les jeunes enfants et les membres des ménages qui ne travaillaient pas. La moitié des ménages n'avait pas reçu les kilocalories minimales recommandées par personne et par jour. Nous avons trouvé des taux élevés de malnutrition infantile, cette situation étant conforme avec les statistiques rurales nationales. Bien que la consommation d'espèces sauvages ne semble pas avoir d'avantages économiques ou sanitaires significatifs dans les communautés du complexe des zones humides de l'Alaotra, l'insécurité alimentaire élevée a augmenté de manière significative le nombre de mammifères forestiers et des zones humides consommés par les ménages. Pour améliorer la nutrition des enfants et la conservation de la faune, nous recommandons des interventions ciblées qui améliorent la sécurité alimentaire

    Dryland tree data for the Southwest region of Madagascar: alpha-level data can support policy decisions for conserving and restoring ecosystems of arid and semiarid regions

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    We present an eco-geographical dataset of the 355 tree species (156 genera, 55 families) found in the driest coastal portion of the spiny forest-thickets of southwestern Madagascar. This coastal strip harbors one of the richest and most endangered dryland tree floras in the world, both in terms of overall species diversity and of endemism. After describing the biophysical and socio-economic setting of this semiarid coastal region, we discuss this region’s diverse and rich tree flora in the context of the recent expansion of the protected area network in Madagascar and the growing engagement and commitment to ecological restoration. Our database, DTsMada (short for Desert Trees of Madagascar), is part of a larger ‘work-in-progress’, namely an eco-geographical database on desert and dryland trees of the world. DTsMada draws heavily on the Catalogue of the Vascular Plants of Madagascar (MadCat) project, in which floristic, ecological and endemism parameters are compiled, together with available conservation status assessments based on IUCN Red List criteria. Both are projects within the plant systematics database, Tropicos, developed at Missouri Botanical Garden and maintained on the Garden’s website. To highlight the need for greater study of the interactions between biological, bioclimatic, and anthropogenic determinants of current and potentially changing biogeographical patterns and community dynamics in the tree strata of vegetation in the study area, we consider four contrasting groups of native trees: Adansonia spp. (Malvaceae), Pachypodium spp. (Apocynaceae), Baudouinia spp. (Fabaceae), and all 11 species in the 4 genera of Didiereaceae in Madagascar. We discuss DTsMada as a prototype dataset of alpha level information vital for effective conservation, landscape planning, sustainable use and management, and ecological restoration of degraded arid and semiarid ecosystems, in Madagascar and elsewhere. RésuméNous présentons un ensemble de données éco-géographiques sur les 355 espèces d’arbres (156 genres, 55 familles) présentes dans les fourrés et forêts épineux de la frange côtière aride et semiaride du Sud-ouest de Madagascar. Cette région possède un des assemblages d’arbres de climat sec les plus riches (en termes de diversité spécifique et d’endémisme), et les plus menacés au monde. Après une description du cadre biophysique et de la situation socio-économique de cette région, nous présentons cette flore régionale dans le contexte de la récente expansion du réseau de des aires protégées de Madagascar et de l’engagement croissant dans le domaine de la restauration écologique. Notre base de données DTsMada (raccourci de « Desert Trees - Madagascar », en anglais) s’inscrit dans le cadre d’une base de données éco-géographique plus large que nous développons, regroupant les espèces d’arbres des régions arides et semiarides du monde entier, avec un accent particulier mis sur leur utilisation dans la conservation, gestion et restauration écologique. Nombre des informations présentées dans DTsMada proviennent du projet MadCat (Catalogue des plantes vasculaires de Madagascar) qui regroupe des données floristiques et écologiques, et les statuts d’endémisme et de conservation des espèces végétales, basés sur les critères de l’UICN.Ces deux projets font partie de la base de données taxonomique Tropicos, du Jardin Botanique du Missouri. Pour souligner le besoin de disposer de plus d’études pour comprendre : les interactions entre les facteurs biologiques, bioclimatiques et anthropiques qui affectent la biogéographie et les dynamiques des communautés dans les strates arborées de la végétation dans la région étudiée, qu’il s’agisse de la situation actuelle ou celle d’un futur qui sera éventuellement modifié, nous considérons quatre groupes bien différents d’espèces d’arbres indigènes : Adansonia spp. (Malvaceae), Pachypodium spp. (Apocynaceae), Baudouinia spp. (Fabaceae) et les 11 espèces dans les 4 genres de la famille des Didiereaceae du Sud-ouest de Madagascar. Nous traitons DTsMada comme prototype d’une base de données de niveau alpha, vitales pour la conservation, la planification, le développement durable, la gestion et la restauration écologique des écosystèmes arides et semiarides de Madagascar et d’ailleurs

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