Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    Reflections on a changing Madagascar

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    When I was asked to write the foreword for this important journal I was honored. Honored and troubled. What could a conservation ecologist say about development that was particularly relevant at such a critical time in Madagascar’s history? During such a distinct period of uncertainty and change, what reflection might I offer that would be helpful, hopeful, and reasonable? Over the weeks, I have witnessed the turmoil of a country searching for inner peace while dedicated individuals continue to work towards improving lives and safeguarding the future of this wonderfully unique island. And in struggling with what to say in the face of inevitable change, three concepts keep coming to mind. The first two concepts come from my ecology training; the last emerges from my experiences as a development professional. These concepts are neither new nor ground-breaking. They certainly won’t solve all the challenges of Madagascar conservation and development today. Yet together, these three concepts may offer some orientation for continued integrated conservation and development work in a changing Madagascar. The first concept is connectedness. Connections are the key to ecology. Species and ecological processes linked in one complex system. Natural elements connected to people and culture through a complex web of relationships, desires and values. At this critical juncture in Madagascar’s history, it seems imperative to both understand and exploit these connections. Healthy people cannot exist in an unhealthy environment. Political decisions are intimately connected to the well-being of people and the survival of their natural resource base. As choices are made, it is imperative that decisions not be taken in short-term haste to meet the pressing needs of today at the expense of the longer term needs of both today and tomorrow.A thoughtful process that embraces the connectedness of all Malagasy people to each other and their natural world is a difficult one. But by keeping these connections intact, by ensuring that each part of the system is understood and valued, a more rewarding, equitable and sustainable future can be secured. The second concept is resiliency. Resiliency relates to the ability to withstand and recover from shocks and perturbances while maintaining functionality and equilibrium. It is clear that Madagascar is experiencing shocks. More frequent and intense cyclones, changing climatic patterns, severe periods of drought and unprecedented pressure for natural resources tax the recovery abilities of humans and the natural world alike. Recent socio-political changes are undoubtedly testing the resiliency of Malagasy society. New pathways for development in Madagascar must offer resilient options for the Malagasy people.The sharing of development dividends amongst a larger number of citizens across Malagasy society will enhance the resiliency of Madagascar as a whole. Safeguarding natural assets, including soil, water, forests, fisheries and biological diversity, creates a social safety net that will allow Madagascar to cope in the short-term, and thrive in the long-term. The last concept is reconciliation. Of all the concepts, this is probably the most difficult one. In the financial world, we reconcile our accounts. Inputs and outputs, income and expenses are scrutinized to ensure that the ledger adds up at the end of the day. But such reconciliation demands an honest and clear accounting system where incomes are transparent and real costs are understood. In Madagascar, this means making development decisions that incorporate the real costs of leaving marginalized and vulnerable members of society behind, real costs of irrevocable and detrimental changes to the functioning of natural systems, real costs of losing species, and the real cost of not being able to adapt and cope with climatic changes. It means internalizing and making rationale decisions about these costs now, so that Malagasy children will be able to ensure that the ledger adds up at the end of the century. But there is another definition of reconciliation, the coming together of opposing parties to r esolve conflict and find peace. Undoubtedly, this is the hardest part. It involves open and participatory dialogue that teases out seemingly intractable issues to find balanced solutions that everyone can live with. Reconciliation cannot be forced – people must want to engage, must be willing to expose truths and be open to exploring other perspectives. With a commitment to compromise and dignity, reconciliation brings healing and harmony. It is incumbent upon us, the conservation and development community, to support the Malagasy people in efforts to come together and embrace the linkages between people and their natural world through a process of reconciliation and thoughtful weighing of trade-offs to ensure a resilient Madagascar. The lessons and articles we share through this journal offer important insights and lessons to move us in that direction.Réflexions sur Madagascar, pays en évolution Je me suis sentie en même temps honorée et troublée quand ce grand journal m’a fait honneur en m’invitant à écrire une préface. Quel sujet pertinent sur le développement pourrait donc écrire une éco-conservationniste à un moment si critique de l’histoire de Madagascar ? Que pourrais-je proposer comme réflexion qui soit à la fois utile, empreinte d’espoir et raisonnable pendant cette période marquée par l’incertitude et le changement ? Pendant des semaines, j’ai été le témoin de l’agitation d’un pays à la recherche de paix intérieure pendant que des gens dévoués poursuivaient leurs efforts afin d’améliorer les conditions de vie et préserver le futur de ce pays merveilleux et unique. Alors que ces pensées me taraudaient face à un changement inévitable, trois concepts me sont venus à l’esprit. Les deux premiers me viennent directement de ma formation en écologie alors que le dernier a été façonné par mon expérience professionnelle acquise dans le développement. Ces concepts ne sont ni nouveaux ni révolutionnaires et ils ne vont vraisemblablement pas constituer la solution à tous les problèmes du développement et de la conservation de Madagascar actuels. Cependant, ils pourront conjointement tracer une voie dans la poursuite des travaux de conservation et de développement intégré pour ce pays en pleine évolution qu’est Madagascar. Le premier concept porte sur la connexité. Les connexions sont les clefs de l’écologie avec les espèces et les processus écologiques qui sont liés dans un système complexe. Nous avons ici des éléments naturels reliés à des gens, à leur culture au sein d’un réseau complexe de rapports, de désirs et de valeurs. À ce moment délicat de l’histoire de Madagascar, ces connexions doivent être à la fois comprises et exploitées. Des gens sains ne peuvent vivre dans un environnement malsain. Les décisions politiques sont intimement liées au bien-être des gens et à la survie de leurs ressources naturelles de base. Lorsque des choix sont faits, il est impératif que les décisions ne soient pas prises dans la hâte du cours terme pour satisfaire des besoins immédiats au détriment des besoins à plus long terme actuels et futurs. Un processus réfléchi qui englobe l’ensemble des rapports connexes régissant tous les habitants de Madagascar entre eux mais aussi avec leur patrimoine naturel n’est pas aisé. Cependant c’est en maintenant ces liens, en assurant que chaque élément du système est compris et mis en valeur, qu’un avenir plus prometteur, plus équitable et plus durable peut être assuré. Le deuxième concept porte sur la résilience. La résilience se réfère à la capacité de résister et de se ressaisir des chocs et perturbations tout en maintenant fonctionnalité et équilibre. Il est clair que Madagascar est en train de subir des chocs. Des cyclones plus fréquents et plus intenses, des changements climatiques, de graves épisodes de sécheresse et une pression sans précédent sur les ressources naturelles mettent en péril les capacités de se recomposer, qu’il s’agisse des gens ou de la nature. Les changements socio-politiques récents mettent assurément à l’épreuve la résilience de la société malgache. Les nouvelles voies pour le développement de Madagascar doivent fournir des options résilientes pour les gens de Madagascar. Le partage des acquis du développement entre un plus grand nombre de citoyens de la société malgache améliorera la résilience de Madagascar dans l’ensemble. Sauvegarder le patrimoine naturel, y compris la terre, l’eau, les forêts, la pêche et la diversité biologique crée un filet de sécurité social qui permettra à Madagascar de composer à court terme et de prospérer à long terme. Le dernier concept, qui est sans doute le plus ardu des trois, est le rapprochement. Dans le monde financier, nous procédons à des états de rapprochement de nos comptes. Des entrées et des sorties, des revenus et des dépenses qui sont contrôlés pour s’assurer que les soldes dans les livres s’équilibrent en fin de journée. Mais un tel rapprochement requiert un livre comptable honnête et clair dans lequel les revenus sont transparents et les charges réelles sont comprises. À Madagascar, cela signifie de prendre des décisions en matière de développement en incorporant les coûts réels liés au fait que certaines personnes marginalisées ou vulnérables de la société soient écartées du processus, les coûts réels des changements irrévocables et préjudiciables apportés au fonctionnement des systèmes naturels, les coûts réels de la perte d’espèces naturelles et les coûts réels liés au fait de ne pas être capable de s’adapter et de faire face aux changements climatiques. Il s’agit d’absorber ces coûts et de prendre dès à présent des décisions raisonnables à leur propos de sorte que les enfants de Madagascar seront capables d’assurer que les soldes dans les livres s’équilibrent à la fin du siècle. Il existe aussi une autre définition du rapprochement, celle de la rencontre de parties en opposition pour résoudre un conflit et trouver la paix. Il s’agit sans nul doute de l’acte le plus difficile à jouer car il repose sur un dialogue ouvert et participatif jusqu’à la limite des situations inextricables afin d’aboutir à des consensus équilibrés où chacun peut se retrouver. Le rapprochement ne peut être forcé – les gens doivent vouloir s’engager, doivent être disposés à exposer des vérités et s’ouvrir pour rechercher des alternatives. Avec la dignité et la volonté réelle de dialoguer, le rapprochement peut panser les plaies et apporter l’harmonie. Il nous incombe, à nous membres de la communauté de la conservation et du développement, de soutenir les Malgaches dans leurs efforts pour se rassembler et renforcer les liens entre les gens et la nature dans un processus de rapprochement avec des compromis soigneusement réfléchis pour assurer la résilience de Madagascar. Les leçons et les articles que nous partageons dans ce journal constituent ainsi des aperçus importants pour nous mener sur cette voie

    Alternative business models for forest-dependent communities in Africa: A pragmatic consideration of small-scale enterprises and a path forward.

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    The dominant mode of business practice in the African forest sector – especially in the high forest cover regions – comes in the form of concessionaires operating on publicly held lands. Increasingly, however, the concession - based model is being challenged. Is it socially and environmentally sustainable? Does it lead to positive socio-economic outcomes for forest - dependent communities? While this paper does not attempt to answer these questions head - on, it does put forward four alternative business models that could serve to reduce poverty and improve social conditions among rural forest-dwelling Africans: 1) small and medium-sized enterprises; 2) community forest enterprises; 3) business associations; and 4) alliances with concessionaires. Definitions of the four business models are provided, and some key considerations for each are discussed. The paper concludes by providing recommendations for civil society, governments, economic actors, communities, and other stakeholders interested in catalyzing and creating an enabling environment for these sorts of business alternatives to succeed in the forested regions of Africa. Namely, there is a need to collect and disseminate quantitative data on the socio-economic contributions that small- scale enterprises can make, devise appropriate interventions that take into account the highly variable socio-political landscapes of Africa, and develop business plans grounded in solid, marketable value propositions. RÉSUMÉLes concessions forestières sur terrains publics constituent le principal mode de gestion du secteur forestier et est plus particulièrement adopté dans les régions disposant d’une couverture forestière importante. Cette pratique est cependant de plus en plus remise en question et certains de se demander se elle est pérenne socialement et pour l’environnement, ou encore si elle permet aux communautés humaines dépendantes de la forêt de profiter de retombées socio-économiques. Si cet article ne prétend pas aborder ces questions directement, il propose cependant quatre modèles économiques qui peuvent être des alternatives aux systèmes basés sur les concessions forestières et qui pourraient permettre de réduire la pauvreté et améliorer les conditions sociales des Africains qui vivent dans les forêts. Ces alternatives proposées pourraient ainsi être de petites et moyennes entreprises (PME), des entreprises forestières communautaires (EFC), des associations professionnelles ou encore des formes d’alliances avec les concessionnaires forestiers. Les PME forestières sont communément rencontrées dans les économies en voie de développement où elles ont vraisemblablement l’avantage de disposer d’un droit acquis auprès des communautés dans lesquelles elles évoluent et constituent un moyen de légitimer les activités économiques informelles ou souterraines. Les EFC sont assez semblables si ce n’est que les forêts et les entreprises locales appartiennent ou sont gérées par les communautés. Elles se répandent de plus en plus dans les économies en voie de développement mais doivent faire face à un certain nombre d’obstacles sur des questions de marché et d’ordre institutionnel. Les associations professionnelles incluent une vaste gamme de regroupements formels et informels de petits producteurs (comme des réseaux ou des circuits) qui peuvent servir pour faire face à des problèmes de petite envergure, une instabilité économique, une absence d’accès à des marchés et un soutien institutionnel limité. Il est important de noter ici que de telles associations peuvent également jouer un rôle primordial pour influencer les discours politiques. Et pour conclure, notons que les concessions forestières ne sont pas prêtes de disparaître dans de nombreuses régions boisées d’Afrique, et ceci étant, les petites entreprises auraient ainsi intérêt à élaborer des alliances stratégiques, des relations contractuelles et des accords de partenariat avec les concessionnaires. Si chacun des modèles économiques présentés ici à titre d’alternative a ses avantages et ses inconvénients, sans oublier leurs succès et leurs échecs, le but poursuivi dans cet article est de formuler des recommandations destinées à la société civile, aux gouvernements, aux acteurs économiques, aux communautés et à d’autres dépositaires motivés pour catalyser et créer un environnement capable de supporter que de telles entreprises réussissent dans les régions forestières d’Afrique. On note ainsi qu’il y a un réel besoin de récolter et de disséminer les données quantitatives sur les contributions socio-économiques qu’apportent les petites entreprises, mais aussi de concevoir des interventions pertinentes qui prennent en compte la variabilité extrême des paysages socio-politiques en Afrique, et enfin de développer des plans d’action pleinement fondés sur des propositions de valeurs commercialisables

    Egg numbers and fecundity traits in nine species of Mantella poison frogs from arid grasslands and rainforests of Madagascar (Anura: Mantellidae)

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    The body size and number of eggs in dissected females were analysed in nine species of the Malagasy frog genus Mantella basing upon preserved specimens. These species were distinguished in terms of habitat and grouped as ‘grassland species’ (included M. betsileo, M. expectata, M. viridis), and ‘rainforest species’ (M. baroni, M. crocea, M. cowani, M. laevigata, M. nigricans, M. pulchra). The species with the lowest egg - number was M. cowani with a mean egg number of 37 ± 15, while the species with the highest egg-number was M. viridis with 115 ± 21 eggs. In general, the grassland species are characterised by a higher number of relatively small eggs. Moreover, their fecundity was positively and significantly correlated to female body size. Rainforest species were smaller in size and with a lower number of eggs. We interpreted these differences as possible consequences of habitat adaptations. Among the studied species, the Critically Endangered Mantella cowani is also featured by a low number and large size of eggs. This is likely correlated with the high elevation site of the central highlands where this species occurs. RÉSUMÉDans cet article, nous présentons des informations portant sur la taille et le nombre d’oeufs de neuf espèces de grenouilles de Madagascar appartenant au genre Mantella, en nous basant sur l’analyse de spécimens muséologiques. Ces espèces ont été classées selon l’habitat dans lequel elles ont été récoltées en deux groupes qui sont les «Mantella de zones herbeuses», originaires de l’Ouest et du Sud (arides) de Madagascar (M. betsileo, M. expectata, M. viridis), et les ‘Mantella de forêt pluviale’ (M. baroni, M. crocea, M. cowani, M. laevigata, M. nigricans, M. pulchra). L’espèce présentant le taux de fécondité le plus bas est M. cowani, avec un nombre moyen d’oeufs par ponte de 37 ± 15, tandis que l’espèce avec le taux le plus élevé est M. viridis avec 115 ± 21 oeufs par ponte. Nous avons également testé si la fécondité observée chez les espèces étudiées était différente entre le groupe des espèces de zones herbeuses (appartenant toutes au groupe Mantella betsileo) et celui des espèces de forêt pluviale (appartenant à plusieurs lignées phylogénétiques). Il apparaît clairement que les espèces de zones herbeuses produisent un plus grand nombre d’oeufs par ponte et que les oeufs sont plus grands que ceux pondus par les espèces de forêt pluviale. De plus, il existe dans le groupe des espèces de zones herbeuses une corrélation significative entre le taux de fécondité et la taille corporelle des femelles. Par contre, les résultats sont plus hétérogènes pour les espèces de forêt. Les femelles de ce groupe présentent une taille corporelle plus réduite et il n’y a pas de corrélation claire entre le nombre d’oeufs et la taille corporelle des femelles. Les différences constatées ont été interprétées et expliquées par les modes de vie distincts que présentent les espèces considérées, avec la production d’un plus grand nombre d’oeufs lorsque leur taille est réduite. En outre, les femelles de ces espèces présentent une taille corporelle plus importante; il a d’ailleurs été prouvé que le taux de fécondité des amphibiens est directement proportionnel à la taille des femelles. Nous pouvons formuler l’hypothèse qu’il est plus avantageux pour les Mantella de zones herbeuses de produire le maximum d’oeufs dans un nombre limité d’événements reproductifs, qui seraient rares et localisés. Ces résultats confirment également que les Mantella de forêts pluviales sont probablement plus sensibles aux altérations de l’habitat, qui est plus stable que celui des espèces de zones herbeuses. Dans ce contexte, nous considérons que l’espèce M. cowani peut être classée comme espèce en danger critique d’extinction. Cette espèce particulière de grenouille se présente comme la plus menacée parmi les espèces de la forêt pluviale du fait qu’elle produit un nombre limité d’oeufs de taille relativement importante. L’espèce est ainsi probablement plus sensible que les autres Mantella aux altérations environnementales et à la collecte d’individus pour le commerce d’animaux

    Survival and growth of seedlings of 19 native tree and shrub species planted in degraded forest as part of a forest restoration project in Madagascar’s highlands

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    Percentage survival and mean percentage change in height were compared for 19 native tree and shrub species planted at Ankafobe Forest, a degraded fragment of highland forest, at ten months after planting. The species varied considerably in both, survival and growth. Best performers included Macaranga alnifolia (Euphorbiaceae), Harungana madagascariensis (Clusiaceae), Filicium decipiens (Sapindaceae) and Dodonaea madagascariensis (Sapindaceae). A comparison of survival between relatively short seedlings compared to relatively tall seedlings revealed no significant difference. This information will be used to increase the efficiency of forest restoration at this site.RÉSUMÉLes projets de restauration forestière avec des espèces autochtones se rencontrent dans plusieurs sites à Madagascar. Cependant, il n’y a pas assez d’échange d’informations entre ces projets. Ces échanges sont pourtant importants car ils peuvent améliorer les méthodologies utilisées. Dans cet article les pourcentages de survie et les pourcentages moyens de croissance ont été comparés pour les 19 espèces d’arbres et d’arbustes autochtones plantées dans la Forêt d’Ankafobe, un bloc de forêt dégradée des hautes terres, à 10 mois après la mise en terre. Les plantules ont été produites localement à partir des graines collectées dans la Forêt d’Ankafobe. Le comportement des espèces varie considérablement en termes de survie et de croissance. Les espèces au meilleur comportement par rapport à ces deux variables comprennent Macaranga alnifolia, Harungana madagascariensis, Filicium decipiens et Dodonaea madagascariensis. Un fort taux de mortalité et une croissance lente ont été enregistrés pour Ixora sp., Trema orientalis et Elaeocarpus hildebrandtii. La comparaison de la survie entre les plantules relativement petites et les plantules relativement grandes de toutes les espèces confondues n’a révélé aucune différence significative. Cette information sera utilisée pour améliorer la réussite de la restauration de la forêt dans ce site. Néanmoins, une période de suivi plus long est important, tout comme l’identification des espèces propices à la restauration, c’est-à-dire celles qui peuvent améliorer la qualité du sol, créer de l’ombrage ou attirer les agents disséminateurs de graines

    Madagascar – the only certainty is change

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    The political situation witnessed in Madagascar since the beginning of this year has resulted in major changes in the daily lives of the Malagasy. Besides instability and increased uncertainty, the population is facing more imminent challenges: increasing unemployment, exploding staple food prices, a shortage in basic food supplies, and a closure of schools, universities and financial institutions. How will Madagascar be affected in the near and long term? This remains unknown, however, it is highly probable that the current situation will negatively affect all levels of Malagasy society. These impacts are likely to be longer lasting and more far - reaching than currently anticipated. In this issue, Doreen Robinson from USAID is presenting three ecological concepts in her foreword “A changing Madagascar”: connectedness, resiliency and reconciliation. These are consistent with Buzz Holling’s theory of adaptive cycling. Imagine Madagascar is traveling on a trajectory in the form of a figure of eight laid on its side attached to this text, or an infinity symbol in 3 - D. On the front loop (the right side in the figure) there is the ‘K’-phase where a system, such as a forest or society, is becoming increasingly established and conservative and reaches a point of ‘over’-stability, which risks becoming too rigid. With low resilience, it becomes increasingly prone to external forces. If such forces succeed to cause the system to collapse and chaos prevails in the ‘Ω’-phase, the result is the release of the old system and its energy. This release, however, can trigger a new beginning. In the ‘α’- phase of reorganization and renewal, a new system emerges. In the ‘r’-phase swift exploitation and growth are occurring and the more time passes, the more the processes slow and the conservative ‘K’-phase approaches. During this growth period, several processes are simultaneously at work. The potential for novelty, innovation and wealth increases, as does the connectedness and reconciliation of the system components. Meanwhile, the overall resiliency of the system decreases, that is, the system becomes rigid once more. There are rumors that the current political turmoil has been curbed by a ‘land deal’ with a South Korean company. In a country like Madagascar, where traditional land - use and strong beliefs in ancestry are prevalent, such news might have caused a cultural shock and a resultant backlash. However, as discussed in an essay by Geoffrey York from the International Food Policy and Research Institute in March 2009, claims to land in developing countries by developed countries might become more common in the near future as they face ever - dwindling land area coupled with increased demands for resources. For governments of developing countries, with an abundance of cheap land, they might find quick ‘land-deals’ simply too tempting. The same can be said for resources below ground. Natural resources are shifting ever more to the center of attention, and as Johny Rabenantoandro from QMM/RioTinto aptly emphasises in the other foreword of this issue, we need to start appreciating the richness of biodiversity and safeguarding it for the future in order for our children to enjoy it. Pertinent questions arise in this context: how will we deal with social, environmental and economic changes; how can changes in resource availability, or in demand for such resources, be absorbed by our existing ecological and societal systems without precipitating collapse? Our questioning of the fate of Madagascar’s future does not end here. Fortunately, we are presented with the opportunity in this issue to make contributions that can explore these very questions. In the newly introduced journal section SPOTLIGHTS, Jeffrey Sayer (IUCN) argues for the landscape mosaic as the solution to reconcile conservation and development. In another contribution, William McConnell from Michigan State University reviews modeling human agency. Modeling is an emergent topic in Madagascar as it is elsewhere, and it can be a helpful tool to gain a greater understanding of land - use patterns, which is pertinent to the study of livelihoods and other socially-based research. Another contribution draws on interview-based research to understand the livelihood needs of fishermen and rice cultivators of the Alaotra marshes. How can the conservation of biodiversity and livelihood needs be balanced? How can rare and endangered species and their ecosystems be protected without compromising people’s basic needs to survive? To answer such pressing questions, we need to substantially expand our knowledge base by gaining more insight into the ecological systems within which conservation and development exist. The authors of two other contributions on lemurs and birds help to expand such a knowledge base. In summary, although these times of change and upheaval are overturning seemingly stable systems, there is also hope that the release of energy we are currently experiencing in Madagascar will develop into a ‘Holling’s loop’ where new opportunities can be formed. We should take this momentum to free even more energy and funnel it into research, so we can enlarge our knowledge base, increase our understanding of the interconnected systems and enforce our resilience in order better to adapt our readiness to future changes. For the only certainty we have for Madagascar’s future is change.Seule certitude à Madagascar : le changement Depuis le début de l’année, nous sommes témoins d’une crise politique à Madagascar qui a profondément changé le quotidien de bon nombre de gens. En plus de l’insécurité et de l’instabilité, la population se retrouve à faire face à de nouvelles situations avec une augmentation du chômage, l’explosion des prix des produits de première nécessité, des pénuries dans les approvisionnements, la fermeture d’écoles, d’universités ou d’institutions financières. Pour l’avenir, on peut se demander dans quelle mesure Madagascar resterait affectée par ces événements mais sans rentrer dans une polémique ni nous lancer dans des pronostiques, il semble vraisemblable que l’ensemble de la société malgache sera touchée et dans des proportions plus graves que ce qu’on pourrait imaginer. Dans ce numéro, Doreen Robinson de l’USAID présente trois concepts écologiques dans sa préface « Réflexions sur Madagascar, pays en évolution » qui sont la connexité (ou connectance), la résilience et le rapprochement. Ces termes sont empruntés au cycle adaptatif de Buzz Holling. Imaginez Madagascar se déplaçant sur une trajectoire en forme de huit couché ou représenté par le symbole de l’infini dans l’espace. Sur la boucle du premier plan (à droite sur le dessin) nous avons une phase K au cours de laquelle un système, qui peut être une forêt ou une société, se stabilise, s’établit et en devient conservateur jusqu’à atteindre un point où il est tellement stable qu’il en devient rigide. Avec une faible résilience, un tel système devient vulnérable face à des perturbations extérieures et si de telles perturbations devaient s’appliquer et entraîner l’effondrement du système, on rentrerait dans une phase ‘Ω’ avec une libération de l’ancien système et de son énergie. Cette libération peut cependant déclencher un renouvellement, dans la phase ’α ’ de réorganisation et de renouveau, un nouveau système émerge. On assiste dans la phase ‘r’ à une croissance et une exploitation rapides et plus le temps passe et plus le système ralentit pour se rapprocher de la phase ‘K’. Au cours de cette période de croissance, on assiste à plusieurs processus qui ont cours en même temps avec un accroissement des changements, des innovations et de la prospérité en même temps que les composantes du système gagnent en connexité et en rapprochement. Simultanément, la résilience globale du système baisse de sorte que le système devient rigide, une fois de plus. Certains disent que le contrat de cession de terres à une compagnie sud - coréenne aurait déclenché la crise politique de 2009. Dans un pays tel que Madagascar où l’utilisation traditionnelle des terres et l’attachement aux ancêtres est de règle, de telles annonces pourraient déclencher un choc culturel et un retour de manivelle. Cependant, comme le disait Geoffrey York de l’International Food Policy and Research Institute dans un essai publié en mars 2009, les revendications de terres dans les pays en voie de développement par les pays développés pourraient devenir monnaie courante dans un proche avenir car les terres disponibles sont à la baisse en même temps que la demande pour les ressources augmentent. Et quand on sait que le Sud disposent d’une abondance de terres que le Nord pourrait considérer comme étant à bon marché, les pays en voie de développement pourraient facilement se laisser tenter par des cessions rapides de terres et il en va également ainsi des ressources souterraines. Les ressources naturelles sont de plus en plus souvent au centre des intérêts et comme le souligne à propos Johny Rabenantoandro de QMM/RioTinto dans l’autre préface de ce numéro, il nous faut commencer par apprécier la richesse de la biodiversité et la sauvegarder pour l’avenir de nos enfants. D ès lors, on peut se poser des questions pertinentes sur la façon d’appréhender les changements sociaux, environnementaux et économiques, ou encore sur les moyens qu’ont les systèmes écologiques et sociaux d’encaisser les variations en matière de disponibilité et de demande de ressources sans qu’ils ne s’effondrent. Nos questions sur l’avenir de Madagascar ne trouveront pas un terme ici, car nous avons la chance de vous présenter dans ce numéro des contributions qui abordent justement ces thèmes. Dans la nouvelle rubrique SPOTLIGHTS, Jeffrey Sayer (IUCN) nous éclaire sur des concepts qu’il connaît bien et défend les mosaïques de paysages pour réconcilier la protection de la nature et le développement. Dans une autre contribution, William McConnell de la Michigan State University nous propose une revue de la modélisation de l’influence humaine. La modélisation est un sujet émergeant à Madagascar comme ailleurs et peut s’avérer être un outil utile pour mieux comprendre certains schémas d’occupation des terres comme dans les études portant sur les moyens de subsistance ou d’autres recherches sur des questions sociales. Une autre contribution est basée sur des enquêtes menées auprès des pêcheurs et riziculteurs des marais de l’Alaotra afin d’appréhender leurs conditions de vie et leurs besoins. Et nous nous posons tous les mêmes questions : comment concilier protection de la biodiversité et conditions de vie de l’humanité ? Comment protéger les espèces rares ou menacées et leurs écosystèmes sans compromettre les besoins vitaux des gens ? Pour répondre à ce genre de questions, il nous faut absolument étendre nos connaissances de base pour mieux comprendre les systèmes écologiques au sein desquels on retrouve la protection de la nature et le développement. Les auteurs de deux autres contributions portant sur les lémuriens et sur les oiseaux apportent leur pierre à cet édifice de connaissances. En résumé, bien que ces périodes de changement et de bouleversement retournent des systèmes apparemment stables, il existe également l’espoir que la libération de l’énergie à laquelle nous assistons actuellement à Madagascar se soldera par une « boucle de Holling » avec de nouvelles occasions à saisir. Nous devrions profiter de cet élan pour libérer encore plus d’énergie et la concentrer dans la recherche pour que nous puissions étendre nos connaissances de base, mieux comprendre les connexions des systèmes et renforcer notre résilience pour nous adapter plus rapidement aux futurs changements. Car la seule certitude que nous ayons pour le futur de Madagascar est le changement

    A letter on politics

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    Before the First World War, politicians of the great powers blustered at each other, believing they defended their national interests. Today they are remembered for provoking the deaths of 15 million people. Before WWII, Germany and Japan each felt they had been deprived of their rightful place in the world. That attitude spawned their expansionist régimes. Seventy million people died. In Copenhagen today politicians from rich and poor nations claim their right to spew the planet’s carbon into our atmosphere. There is a difference: the negotiators today in Copenhagen already know that if they fail, they will be responsible not for a few millions but for hundreds of millions of deaths, and misery for billions. Madagascar is one of many places that people will die from the changing climate. The last decade averaged 2 true cyclones each year, not counting 2-4 more large tropical storms. Science is unclear whether storms and cyclones will become more frequent, but all predictions agree that warming sea temperatures will make them more intense and destructive. And as people of Madagascar’s east and west recover from cyclones Fanele, Eric and Jade, drought ravages the south — no one is sure how the rains will change, only that change is coming. Politicians within Madagascar have little say in the negotiations of Copenhagen, but they have the same problem of balancing short-term advantage over long-term gain. Do they want to spend their time only in political manoeuvers for their parties’ gain? If so, they will be remembered for letting people go hungry and allowing the destruction of Madagascar’s extraordinary natural heritage. Rosewood export from the national parks and lemur sale as bushmeat are theft from the people of Madagascar, and from the people’s future. Even hungry farmers look to the future. A farmer must be at the last extremity before he or she eats the seed they have saved for next year’s planting. Can the politicians of Madagascar and the wider world look beyond this year, beyond this round of elections or negotiations? Do they wish to be remembered as the mothers and fathers who protected their countries’ people and the world’s heritage of nature, or else like politicians of Europe before the great World Wars, as murderers of the future?PRÉFACEUne lettre sur la politique Avant la Première Guerre mondiale, les politiciens des grandes puissances se déchaînaient les uns contre les autres en pensant défendre les intérêts de leurs nations. Aujourd’hui on se rappelle d’eux pour leur responsabilité dans la mort de 15 millions de personnes. Avant la Deuxième Guerre mondiale, l‘Allemagne et le Japon estimaient avoir été spoliés de la place qui leur revenait dans le monde, attitude qui engendrera leurs régimes expansionnistes. Soixante-dix millions de personnes sont mortes. À Copenhague aujourd’hui, des politiciens de pays riches et de pays pauvres revendiquent leur droit de répandre le carbone planétaire dans l’atmosphère. Mais il y a une différence, car ceux qui négocient aujourd’hui à Copenhague savent que s’ils échouent, ils seront responsables, non pas de quelques millions de morts, mais de centaines de millions de morts et de la misère de milliards d’hommes, de femmes et d’enfants. Madagascar est un endroit parmi tant d’autres où les gens mourront du changement climatique. La dernière décennie a été marquée par deux vrais cyclones par an en moyenne, et quelques deux-quatre tempêtes tropicales importantes. Il subsiste bien encore quelques doutes pour prouver scientifiquement dans quelles mesures les tempêtes et les cyclones augmenteront en fréquence mais toutes les prévisions s’accordent au moins pour admettre que l’augmentation de la température des océans les rendra plus intenses et plus destructeurs. Et alors que les gens de l’Est et de l’Ouest de Madagascar se remettent des cyclones Fanele, Éric et Jade, que la sécheresse ravage le Sud, personne ne sait comment les pluies évolueront mais tous s’accordent à reconnaître que changement il y aura. Les politiciens de Madagascar ont peu de poids dans les négociations de Copenhague, mais sont confrontés au même problème qui consiste à faire la part des avantages à court terme par rapport aux gains à long terme. Veulent - ils se borner à quelques manoeuvres politiques pour en faire profiter leurs partis ? Si c’est le cas, on se rappellera d’eux comme ceux qui ont laissé les famines s’installer dans leurs pays et permis la destruction du patrimoine naturel extraordinaire de Madagascar. L’exportation des bois précieux des parcs nationaux et la vente de lémuriens comme gibier sont des vols commis contre les citoyens de Madagascar et contre le futur de l’humanité. Même les fermiers affamés envisagent l’avenir. Un fermier ou une fermière doit être au bord du désespoir avant de manger les graines qui devraient servir de semences aux plantations de la saison suivante. Les politiciens de Madagascar et du monde peuvent-ils regarder au delà de cette année, au delà de cette série d’élections ou de négociations ? Souhaitent - ils rentrer dans les mémoires comme les mères ou les pères qui ont protégé les citoyens et le patrimoine naturel mondial de leur pays, ou comme les politiciens de l’Europe avant les Grandes Guerres, comme des meurtriers du futur

    The significance of human induced and natural erosion features (lavakas) on the central highlands of Madagascar

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    Massive hill slope erosion in Madagascar is represented by the widespread gullies called ‘lavaka’. Lavakas may be result of natural processes that involves a combination of continuous tectonic uplift that maintains a high angle of repose, ground water sapping at the soil - saprolite interface, and subsequent collapse of the soil surface due to low grade seismic activity in the central highlands. Forest cover ranges between 25-45% in the study area and is primarily restricted to riparian and lavaka habitats. Development of forest cover associated with riparian and lavaka habitats may be due to increased soil moisture, exposure of a less nutrient poor saprolite and/or soil compaction. In addition, riparian and lavaka habitats harbor a significantly higher diversity of plant species than the surrounding grasslands. Lavakas may be a result of natural processes and may play a role in the development of Madagascar’s landscape evolution.RÉSUMÉLes formes d’érosion connues sous le terme de lavakas peuvent être le résultat d’un processus naturel impliquant à la fois un soulèvement tectonique continu qui maintient un angle de repos important, un processus de sape des eaux souterraines à l’interface sol–saprolite et un effondrement consécutif de la surface du sol du à la faible activité sismique des hautes terres du centre. Ce phénomène est suivi d’une succession géomorphologique à long terme et d’une succession de végétation liées aux lavakas, de sorte que les lavakas et la végétation qu’ils abritent sont isolés du bassin versant principal. Les rivières et les bassins versants en tant qu’éléments séparateurs ont, semble-t-il, joué un rôle dans la richesse de la biodiversité de Madagascar. La présente étude montre que la végétation associée aux forêts riveraines et aux lavakas représente 25-45% de la couverture forestière des hautes terres du centre. L’absence de forêts sur les zones herbeuses voisines ou la présence d’une succession de végétation liée aux zones herbeuses suggère que le développement de la végétation arborée pourrait être lié à des changements du degré d’humidité du sol, de la disponibilité des éléments nutritifs ou du tassement du sol. Le taux d’humidité s’est avéré être constant dans tous les habitats échantillonnés. La disponibilité en éléments nutritifs peut jouer un rôle dans la structure de la végétation. Les lavakas se formant par l’effondrement du sol superficiel par un processus de sape des eaux souterraines à l‘interface sol–saprolite, la zone racinaire de la végétation se trouve alors à proximité des saprolites pauvres en éléments nutritifs. Le degré de tassement du sol diffère de manière significative entre les forêts ripicoles/lavakas et les zones herbeuses. Les zones herbeuses ont montré des mesures de résistance du sol au pénétromètre élevées (moyenne de 17,9) et un profil de tassement qui peut limiter le développement racinaire d’un certain nombre d’espèces. Les mesures effectuées dans les forêts riveraines et les lavakas étaient respectivement de 14,0 et 9,7 qui sont des valeurs compatibles avec un développement racinaire. De ce fait, les différences entre les structures de la végétation et la diversité peuvent trouver leur origine dans la capacité des plantes à développer leur système racinaire. Il existe également un rapport inverse entre la diversité spécifique et le degré de tassement du sol dans les trois habitats. La mobilité des sols dans les lavakas et les habitats ripicoles peut réduire le tassement en surface et juste en dessous en favorisant ainsi un labourage naturel. Les lavakas peuvent ainsi être le résultat d’un processus naturel et jouer un rôle important dans le développement de l’évolution des paysages de Madagascar et de la biodiversité

    The conservation status of mammals and avifauna in the Montagne des Français massif, Madagascar

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    The Montagne des Français is a limestone massif in northern Madagascar, which is characterised by a wide range of biotopes including xerophytic karst, gallery forest, dry western forest, grassland and caves. It is situated only 12 km from the regional capital, Antsiranana, and few, if any areas of primary forest remain. In the first comprehensive study to have been carried out at this location we report the presence of 12 mammal species. We also report the presence of 63 bird species. We use data derived from both structured and semi-structured interviews to assess the conservation status of the mammals and birds within the massif. Our study shows that local beliefs are dominated by taboos or fady and that these vary within families and communities. Current anthropogenic pressures on biodiversity include zebu grazing, charcoal production, hunting and rice cultivation. The massif was afforded Temporary Protected Area Status in 2006 and our results suggest that this protection should be made permanent. We propose opportunities for further research and sustainable development initiatives that could contribute to the conservation of the biological resources within the massif. Success in conserving this area will only be achieved if the local communities are fully engaged. RÉSUMÉ La Montagne des Français est un massif calcaire au nord de Madagascar, caractérisé par une vaste gamme de biotopes, y compris une formation calcaire connue localement sous le nom de ‘tsingy’ avec une végétation xérophyte, une forêt riveraine, une forêt sèche de l’ouest, des zones herbeuses et des grottes. Elle se trouve à 12 km seulement de la plus grande ville du nord, Antsiranana, et présente une couverture de forêts intactes extrêmement réduite. Le travail sur le terrain a été réalisé par des bénévoles de Frontier et des chercheurs de Frontier et de l’Université d’Antsiranana. Des inventaires on été effectués pendant une année, au cours de quatre périodes d’essais qui s’étalaient chacune sur une durée de l’ordre de neuf semaines. Les inventaires sur les mammifères ont fait appel à trois méthodes, dont les lignes de trous-pièges, l’emploi de pièges Sherman et des recherches nocturnes aléatoires. Un inventaire sur les oiseaux a été compilé, utilisant la technique de la liste de recensement McKinnon. Au cours de cette première étude détaillée portant sur cette localité, nous avons relevé la présence de 12 espèces de mammifères ainsi que la présence de 63 espèces d’oiseaux. Neuf des espèces de mammifères recensés sont endémiques à Madagascar et la plupart de ces espèces semblaient être représentées par des effectifs réduits sur la Montagne des Français au cours de la période d’étude. De toutes les espèces d’oiseaux reportées, 26 (41% ) sont endémiques de Madagascar. Afin d’évaluer l’état de conservation des mammifères et des oiseaux rencontrés à la Montagne des Français, nous avons utilisé des données recueillies au cours d’entrevues formelles et semi-formelles. Notre étude montre que les croyances locales sont dominées par des tabous ou fady et que ceux-ci varient selon les familles et communautés. Les pressions anthropogéniques actuelles qui pèsent sur la biodiversité sont représentées par le pâturage des zébus, la production de charbon de bois, la chasse et la culture de riz. En 2006 le massif a bénéficié d’un statut d’Aire Protégée Temporaire mais nos résultats suggèrent qu’un statut de protection permanente serait justifié. Nous proposons de poursuivre les efforts en matière de recherche et encourageons toute entreprise de développement durable qui pourrait contribuer à la conservation des ressources biologiques à l’intérieur du massif. La réussite de la protection de cette région ne pourra se faire sans la totale adhésion de l’ensemble des communautés locales

    Conservation in times of political turmoil – the Madagascar Fauna Group perspective

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    Malagasy people talk about the cover picture

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    Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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