Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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Combined biomass inventory in the scope of REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation
This paper presents an approach for combined biomass inventories in the scope of future REDD regimes. The focus is set on a sound and reliable method for measuring and monitoring the current state of carbon stocks and their changes over time. A reliable framework for measuring, reporting and verification is urgently needed to ensure the integrity and credibility of REDD< efforts in general and REDD in the post - 2012 agreement which is assumed to be approved at COP 16 in Mexico in December 2010. The proposed approach was developed and successfully implemented in Madagascar within a multi - institutional REDD project, i.e., REDD - FORECA. It combines a multi - temporal remote sensing approach incorporating satellite sensors from medium to very high resolution with a terrestrial cluster sampling design, which proved to be operational for the whole spectrum from highly fragmented to pristine forest areas. This combination was implemented by a multi-phase sampling approach. The inventory is designed for the prerequisites of a continuous forest inventory to facilitate the quantification of possible CO2 reductions over time. The first field-assessments were accomplished in 2007 and 2008, and resulted in estimates of aboveground biomass on single tree level. Statistical< upscaling procedures were utilised to aggregate these estimates on several levels. The results of the introduced methodology are presented and discussed. RÉSUMÉ Cet article présente une approche concernant les inventaires de biomasse combinés dans le cadre des futurs régimes REDD. Elle porte sur une méthode fiable et avérée pour mesurer et contrôler l’état actuel des stocks de carbone et leur évolution dans le temps. Un système fiable de mesure, de suivi et de vérification est nécessaire pour garantir l’intégrité et la crédibilité des efforts investis dans REDD en général d’une part et du mécanisme REDD dans les accords post - 2012 devant être approuvé à Mexico en décembre 2010 lors de la COP 16, d’autre part. Dans la mesure où REDD doit pouvoir être appliqué par l’ensemble des pays en voie de développement, l’accent a été mis en particulier sur la possibilité de transférer la méthode en tenant compte des particularités nationales et régionales des divers pays concernés. L’approche proposée a été développée et mise en oeuvre à Madagascar avec succès dans le cadre d’un projet REDD (REDD - FORECA) impliquant plusieurs institutions. Elle associe une approche basée sur la télédétection multitemporelle, intégrant des capteurs de moyenne à très haute résolution avec un plan d’échantillonnage terrestre en ‘cluster'. Elle s’est avérée opérationnelle sur l’intégralité du spectre des surfaces forestières, depuis les parcelles extrêmement fragmentées aux forêts intactes. Cette possibilité d’adapter la méthode à une large variété d’états de la forêt a été testée et vérifiée. Cet article met de plus en lumière la possibilité de détecter et de quantifier le déboisement et la dégradation des forêts. La méthode présentée permet d’estimer de manièrefiable la biomasse forestière et son évolution dans le temps, à un coût total et avec des erreurs d’échantillonnage raisonnables. Cela a été possible grâce à une démarche d’échantillonnageà plusieurs phases en combinant des phases de télédétection avec une phase terrestre d’inventaire. Un contrôle rigoureux des erreurs d’échantillonnage lors de chacune de ces phases est essentiel pour générer des bénéfices dans un mécanisme REDD. L’inventaire est conçu de façon à remplir les pré-requis de tout inventaire forestier continu afin de faciliter la quantification des éventuelles réductions de CO2. Les premières mesures sur le terrain qui se sont déroulés en 2007 et en 2008 ont permis d’estimer la biomasse au - dessus du niveau du sol. Pour dériver ces estimations à des niveaux d’agrégation plus élevés, des procédures ascendantes (upscaling) ont été utilisées. Les résultats de la méthodologie employéesont présentés et discutés
Volume 5 Issue 2
Combining Social & Natural ScienceBats in Primary SchoolsSwarming Millipede
Les oiseaux de l’archipel de Nosy Hara, au nord nord-ouest de Madagascar et la nouvelle distribution connue du Gobe mouche de Ward (Pseudobias wardi)
The Nosy Hara archipelago, located in the north north - western tip of Madagascar is made up of about 12 small islands surrounded by coral reef. Limestone formations of the Eocene called ‘Tsingy’ are their main substrate on which develops a narrow surface of western dry forest. With its aesthetic landscape, economic and socio-cultural and its natural resources, this archipelago forms the jewel of this part of the island. However, scientific information on biodiversity and ecology, especially on the birds of this archipelago were not available. To fill this gap, an inventory of birds was conducted between late September and early October 2005. For data collection, two complementary methods were used on the island of Nosy Hara, namely timed transects and general observations. However, the presence of species in some islands of the archipelago has been noted by the second technique. A total of 31 bird species was encountered during the inventory. Apart the marine and coastal bird species, 18 terrestrial species were found on the Nosy Hara and one on Andalatsara island. Seven species are endemics of which two are aquatics and five terrestrials. These results show that bird diversity of the inventory area is relatively poor showing the classic features of island fauna. However, a new type of habitat in a new locality for Pseudobias wardi was discovered during the inventory which extends the known distribution to date of this species in the western dry forests of Madagascar. Moreover, the beaches of some surrounding islands are an ideal place for nesting of some species of Sterna spp. Similarly, the cliffs provide nesting, hunting or resting sites for some birds of prey such as Haliaeetus vociferoides which is a critically endangered species. The preservation of this archipelago is then biologically essential face to various anthropogenic pressures. RÉSUMÉPeu d’informations ornithologiques étaient disponibles sur l’archipel de Nosy Hara, au nord nord - ouest de Madagascar. Afin de constituer une base de données scientifique, nous avons entrepris un inventaire du peuplement aviaire de cet archipel entre fin septembre et début octobre 2005. Pour la collecte des données, deux méthodes complémentaires ont été utilisées sur l’île de Nosy Hara, à savoir le taux de rencontre et les observations générales mais la présence des espèces dans certains îlots de l’archipel a été notée par la deuxième de ces techniques. Un total de 31 espèces d’oiseaux a été rencontré au cours de cet inventaire. Outre les espèces inféodées au milieu marin et celles des zones littorales, 18 espèces terrestres ont été trouvées sur l’île et une sur l’île d’Andalatsara. Bien que l’archipel présente un appauvrissement en espèces d’oiseaux par rapport aux autres écosystèmes forestiers de la grande terre, son importance ornithologique n’est pas à négliger. Le Gobe mouche de Ward Pseudobias wardi a été découvert au cours de cet inventaire dans un type d’habitat duquel il n’était pas encore connu et dans une nouvelle localité qui étend sensiblement sa distribution connue. La préservation de cet archipel est justifiée pour préserver ses richesses biologiques face aux diverses pressions anthropique
Community-based management in two biosphere reserves in Madagascar – distinctions and similarities: What can be learned from different approaches ?
This article explores the socio-cultural aspects of community-based management of natural resources in Madagascar. Thecontractual devolution of management rights and responsibilities to local user groups constitutes an important instrument in the country’s environmental policy. Its challenges and opportunitiesare investigated through a case study that scrutinizes two biosphere reserves: Mananara-Nord at the northeast,and Sahamalaza at the northwest coast of Madagascar. While Mananara is relatively well established, having successfully realized more than twenty management transfers, implementation in Sahamalaza is still in its infancy. Comparing both sites allows for drawing a picture of major factors that influence the success of this instrument. Data was gathered using a qualitative social research approach based on interviews and participatory rural appraisal. A conceptual framework integrating informal institutions and the concept of social capital was used to better understand socio-cultural dynamics within rural communities.The paper presents the characteristics of both sites and explores traditional natural resource use, local associations, and their role in collective action, as well as customary institutional arrangements. The results provide insight into strengthening local management capacities and cooperation. They also highlight the need to leverage local knowledge and to reconcile the different formal and informal rules for active and responsible involvement of concerned community members in sustainable resource management.RÉSUMÉ En tant que nation, Madagascar qui est très diverse à tous égards, lutte pour se stabiliser politiquement. Au cours des dernières années, l’orientation des politiques environnementales semblait claire et poursuivait le but consistant à promouvoir l’utilisation durable des ressources naturelles afin de réduire la pauvreté tout en assurant le développement du pays. L’approche présentée dans cet article repose sur la gestion des ressources naturelles par les communautés rurales. Deux réserves de biosphère ont été retenues pour être considérées dans une réflexion sur les aspects essentiels qui influencent le processus de décentralisation au niveau local. Les processus de la gestion communautaire des ressources naturelles sont nettement distincts dans leur application entre la Réserve de Biosphère Mananara-Nord, située sur la côte nord-est du pays, et celle de Sahamalaza Iles-Radama, située sur la côte nord-ouest. Il existe cependant des conditions similaires qui permettent d’établir une comparaison et de présenter une image détaillée des transferts de gestion qui prennent place dans les deux études de cas. Le transfert des droits d’usage et de gestion des ressources naturelles, lorsque l’État reste propriétaire, vise à augmenter la responsabilité de la population locale. Les terrains ainsi transférés sont surtout ceux qui bordent les Parcs Nationaux afin d’établir une ceinture verte dans laquelle les ressources seraient utilisées de manière durable pour satisfaire les besoins essentiels de la population locale. Dans le cadre d’un processus de transfert, un contrat est établi qui facilite l’allocation limitée des terrains aux communautés locales sous l’auspice d’une association civile. Les conditions socioculturelles des deux réserves de biosphère étudiées sont analysées par le biais d’une méthode empirique de recherche en sciences sociales. Celle-ci est basée sur des interviews semi-structurées avec des gestionnaires des réserves, des représentants des résidents et des autorités, ainsi que sur la Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP) réalisée auprès des associations locales. L’article présente le contexte et les caractéristiques des deux études de cas, repose sur l’utilisation traditionnelle des ressources naturelles, les associations locales et leur rôle dans l’action collective sur la conservation et l’éducation environnemental ainsi que les structures institutionnelles et les coutumes locales. Le concept de capital social est appliqué afin de permettre une meilleure compréhension des dynamiques socioculturelles des communautés locales concernées. Notre étude comparée permet de mettre en exergue des similitudes importantes entre les deux sites, malgré leur diversité, ainsi que d’identifier des approches de gestion intéressantes qui indiquent diverses voies pour améliorer leur situation. Nos résultats reflètent l’importance d’intégrer des règles formelles et informelles comme les dina et fihavanana (institutions informelles) dans l’utilisation des ressources naturelles, par exemple dans le contrat officiel de transfert de terrains. De plus les activités collectives de gestion favorisent une compréhension globale qui permet d’attirer d’autres membres de la communauté pour participer à l’effort collectif. L’étude détaillée de ces deux cas illustre clairement les enjeux et les occasions à saisir dans le transfert des décisions ainsi que les tâches à réaliser pour la décentralisation de la gestion des ressources naturelles à Madagascar ou ailleurs
The Madagascar rosewood massacre
Valuable timber has been exploited from Madagascar’s rainforests for many decades, and Malagasy rosewood and palissandre (Dalbergia spp.) are among the most sought after hardwoods in the world. Large quantities have been harvested and exported at an increasing rate over the last decade, almost entirely from illegal logging in protected areas, in particular Masoala and Marojejy National Parks, which comprise part of the newly-established Atsinanana UNESCO World Heritage Site in the SAVA (Sambava - Antalaha-Vohémar-Andapa) region of northeast Madagascar. We present information obtained from sources in the region that documents an unprecedented, highly organized expansion in the illegal timber trade operating openly in the wake of the country’s current political turmoil, with more than 625 containers of rosewood worth an estimated US 130 millions du seul port de Vohémar (Iharana), pour couvrir la demande du marché international. Les membres des communautés villageoises limitrophes des parcs de Masoala et de Marojejy ont peu profité de la manne que représente l’exportation de ce bois précieux qui compromet par ailleurs l’intégrité des zones protégées et leurs écosystèmes alors que la quasi-totalité des gains va à ceux qui organisent le trafic. Les revenus de l’écotourisme et d’autres activités sont limités aussi bien dans les parcs de Masoala que du Marojejy par le climat de la région, l’inaccessibilité relative et des infrastructures modestes qui font qu’il est difficile aux gens de la région de résister aux gains à court terme de l’exploitation forestière car elle représente leur seule bouée de sauvetage en cas de crise, qu’il s’agisse d’un cyclone saisonnier ou d’une crise politique comme celle de 2009, d’autant que les agents des parcs n’ont pas les moyens de s’y opposer et ne sont pas assez nombreux. La course actuelle aux ressources des parcs et réserves de Madagascar compromet la légitimité et la viabilité du plan de l’ancien gouvernement de protéger 10% du pays et remet en cause l’engagement pour la protection de la nature du régime actuel
Establishment of a community managed marine reserve in the Bay of Ranobe, southwest Madagascar
The Bay of Ranobe, in southwest Madagascar, once noted for its high biodiversity and fish abundance, is under increasing pressure from overfishing, pollution, sedimentation and tourism. The declining health of the coral reef is reflected in fishery productivity and survey data on biological diversity. Sustainable conservation requires the engagement of all interested parties and the integration of their needs into resource management. The British NGO ReefDoctor has adopted this approach in establishing the first community-protected site in the Bay of Ranobe, the Massif des Roses. This is a large coral patch with a high percentage of live coral cover (38%) and important fish diversity compared to other sites surveyed in the lagoon. Since 25 May 2007 it has been legally recognised as a community managed marine reserve under temporary protection where fishing is banned. Tourists must now pay an entry fee to visit the site, with the proceeds contributing to the funding of community projects. In conjunction with the protection of this site, ReefDoctor has worked with local people, regional and local government, tour operators and hotels, and conservation organisations to set up ‘FIMIHARA’, an association representative of local people responsible for the management of this site and the development of sustainable conservation initiatives in the Bay of Ranobe. This paper explains the approach taken by ReefDoctor, by setting up and working with FIMIHARA, to protect the Massif des Roses site and develop other conservation initiatives and community projects in the Bay of Ranobe. RÉSUMÉ La baie de Ranobe, au sud-ouest de Madagascar, autrefois remarquable pour sa biodiversité et l’abondance de la pêche, est de plus en plus menacée par la surpêche, la sédimentation, la pollution et le tourisme. Le déclin de l’état de santé du récif corallien se reflète dans la diminution de la productivité des pêcheries et dans les suivis de la biodiversité marine. La situation est à présent critique car les ressources marines associées au récif assurent la subsistance des populations côtières vivant le long de la baie. Nous considérons ici qu’une protection pérenne nécessite un engagement concret de toutes les parties prenantes - en particulier des communautés locales - et que leurs besoins soient intégrés dans la gestion des ressources. L’ONG ReefDoctor a mis en oeuvre cette approche lors de la création de la première réserve marine dans la baie de Ranobe gérée par la communauté locale, le Massif des Roses. Cette réserve est constituée d’un grand massif de corail largement couvert de coraux et abritant une importante diversité de poissons par rapport au reste du lagon. Depuis le 25 mai 2007, ce site est légalement reconnu comme réserve marine communautaire avec un statut de protection temporaire ; la pêche et les pratiques destructrices associées au tourisme y sont interdites. De plus, les touristes doivent désormais payer un droit d’entrée pour visiter le site, qui contribue au financement de projets communautaires. En parallèle avec la protection du site, ReefDoctor a travaillé avec les communautés locales, les responsables nationaux et régionaux du gouvernement, les opérateurs touristiques et diverses organisations de protection de la nature pour créer l’association FIMIHARA, représentative de la population locale. Cette association, qui a un statut légal depuis le 11 avril 2007, a pour but d’améliorer la qualité de vie de ceux qui vivent le long de la baie de Ranobe et de mettre en oeuvre des projets de conservation des ressources marines et terrestres dans la région de la baie de Ranobe. La création de la réserve marine communautaire du Massif des Roses a rapidement connu le succès qui s’est traduit par la vente de plus d’un millier de tickets, mais l’association FIMIHARA doit encore faire face à de nombreux défis. L’objectif principal de l’association à long terme est de développer son indépendance par rapport à l’ONG ReefDoctor et sa capacité à gérer indépendamment les ressources marines de la baie de Ranobe dont les communautés locales dépendent pour leur survie
Voices from the marsh: Livelihood concerns of fishers and rice cultivators in the Alaotra wetland
Lake Alaotra is the largest lake on Madagascar and is a centre of rice and freshwater fish production. The lake and its wetland also provide important habitat for endemic wildlife. In 2003 the Alaotra wetland system was designated a Ramsar site and has subsequently been recognized as an official protected area by the Government of Madagascar. While community-based conservation initiatives have led to active involvement of some lakeside communities in the conservation of the aquatic system, wetland destruction continues. The extent to which individuals within these communities perceive the protection of the environment as their priority remains unclear. The current study collected socio - economic data from fishers and rice cultivators living in Anororo, a small town situated on the west coast of Lake Alaotra. Results suggest that livelihood security within these groups is limited. While they hope for better protection of the environment their primary concern is for external investment in their professions. These results highlight the need for solutions to be found to meet current livelihood priorities while efforts continue to conserve natural resources for the future. RÉSUMÉLe lac Alaotra est le plus grand lac de Madagascar et il est un centre de production rizicole et piscicole. Le lac qui a une superficie de 20,000 ha et les zones humides qui l’entourent constituent aussi un habitat important pour des espèces fauniques endémiques. Les initiatives de conservation communautaire impliquant des communautés riveraines dans les actions de protection du système aquatique n’empêchent pas la destruction des zones humides. L’extension des rizières dans les marais de la Nouvelle Aire Protégée (NAP) que des gens de ces communautés pratiquent, montre que ceux-ci perçoivent mal l’importance de la protection de l’environnement, et qu’ils sont loin de pouvoir la considérer en tant que priorité. L’étude actuelle est basée sur des données socio-économiques récoltées auprès de pêcheurs et de cultivateurs d’Anororo, un grand village situé sur la rive ouest du lac Alaotra. Les résultats montrent que la sécurité alimentaire de ces groupes sociaux est limitée car s’ils souhaitent une meilleure protection de l’environnement, leur première inquiétude les incite à investir dans leurs professions. Ces résultats soulignent la nécessité de trouver des solutions pour assurer les moyens de subsistance tout en développant la conservation des ressources naturelles pour le futur. La valorisation de l’utilisation durable des ressources naturelles lacustres et palustres de la NAP sous forme d’activités artisanales génératrices de revenus familiaux améliorera cette subsistance. Elle sera à proposer dans le Plan d’Aménagement et de Gestion Environnementale et Sociale, à élaborer et à adopter prochainement au niveau de chacune des seize communes périphériques du lac dont celle d’Anororo
Volume 4 Issue 1
Integrating Conservation & DevelopmentSpatial Modeling & Human AgenciesAlaotra:Fishermen’s PerspectivesMouse Lemur’s Parasite Burde