Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    283 research outputs found

    Community-based conservation in Madagascar, the `cure-all´ solution?

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    Madagascar Conservation & Development

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    Volume 10 | Issue S

    Effects of transhumance route on the richness and composition of bird communities in Tsimanampesotse National Park

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    In southwestern Madagascar, livestock (cattle) is a major source of income for the human population and is of tremendous cultural importance. In this subarid region, the farming system faces an extreme climate and has to cope with little food and water resources for several months a year. Local farmers overcome these difficulties in the form of transhumance and roaming of cattle in the forest at Tsimanampesotse National Park. The former strategy uses routes directly through the park twice per year. To assess possible effects of the transhumance and associated human activities on birds, we compared the composition and abundance of birds at one control site and two sites along the trail of transhumance in the forest of Tsimanampesotse National Park from January to May 2012. The results showed that the abundance of birds declined near the trail of transhumance. Ten species of birds were hunted during the transhumance to meet the daily needs of the herders. We interpret the lower density of birds along the trail of transhumance as a consequence of hunting, especially for large and terrestrial birds such as Coua spp. Cattle activities (trampling, grazing) do not seem to bird communities.RÉSUMÉDans le Sud-ouest de Madagascar, l'élevage (zébus, chèvres, moutons) est une source majeure de revenus pour la population et représente une importance culturelle. Dans cette région subaride, le système d'élevage est soumis à un climat extrêmement sec et fait face à un manque de nourriture et d'eau pendant plusieurs mois par an. Pour faire face à ces difficultés, les éleveurs pratiquent la transhumance et laissent divaguer le bétail dans la forêt du Parc National de Tsimanampesotse ; cette stratégie a ainsi ouvert une piste qui traverse le parc. Traditionnellement, à savoir avant l' intensification de vol de bétail sur le plateau Mahafaly, les zébus étaient menés de la plaine côtière au plateau dès le début de la saison des pluies lorsque l'eau était disponible. À la fin des pluies, l'eau devenait rare sur le plateau et les zébus retournaient sur la plaine côtière, en traversant ainsi le parc une deuxième fois. Ce parc est classé parmi les zones abritant une richesse biologique unique, il est la seule aire protégée sur le littoral du Sud-ouest de Madagascar et sur le plateau calcaire Mahafaly. La particularité de la flore et de la végétation du parc se manifeste par différents types d’adaptation à la sécheresse et à la chaleur. La richesse faunique est caractérisée par des espèces à la fois endémiques et menacées avec une diversité d'oiseaux qui pourrait être affectée par des activités anthropiques dans le parc. Pour évaluer les effets possibles de la transhumance sur l’avifaune, la composition et l'abondance des oiseaux, un site de contrôle a été comparé avec deux sites distribués le long de la piste de transhumance dans la forêt du Parc National de Tsimanampesotse de janvier à mai 2012. Les résultats montrent que l'abondance des oiseaux diminue le long de la piste de transhumance alors que la richesse spécifique n’est pas affectée. Dix espèces d'oiseaux sont chassées pendant la transhumance pour répondre aux besoins quotidiens des éleveurs. La densité plus faible des oiseaux le long de la piste de transhumance est interprétée comme un résultat de la chasse, en particulier les oiseaux les plus grands et les terrestres tels les espèces de Coua. Le piétinement des zébus qui errent à proximité de la piste durant la transhumance pourrait également affecter le sous-bois, l’habitat de certains oiseaux mais la chasse semble rester le facteur anthropique principal affectant les communautés d'oiseaux dans le parc. La transhumance est une stratégie efficace pour le système d'élevage dans les zones subarides mais elle représente un risque par l’ouverture aux ressources naturelles dans le parc

    Water hyacinth (Eichhornia crassipes), any opportunities for the Alaotra wetlands and livelihoods?

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    Species invasions are one of the world’s most severe conservation threats. The invasive water hyacinth (Eichhornia crassipes) is one of the most troublesome plants in the world. It appears in over 50 tropical and subtropical countries. This plant species causes several ecological and socioeconomic problems affecting ecosystems and local livelihoods. The water hyacinth occurs in the Alaotra wetlands encompassing the largest lake of Madagascar. The Alaotra region is renowned as Madagascar’s bread basket as it is the biggest rice and inland fish producer. The current study collected socioeconomic data from the Alaotra wetland stakeholders within three locations around Lake Alaotra to contextualize local livelihoods and to identify the drivers and barriers for the utilization of this plant. Methods of control seem to be unrealistic due to institutional and financial limitations in Madagascar. Using the plant as fertilizer, animal fodder or for handicrafts seems to represent a feasible alternative to improve the livelihood of the local population. However, local concerns about livelihood security may hinder acceptance of such new alternatives. Providing information as well as financial and technical support to local stakeholders may help encourage the use of the water hyacinth in the Alaotra region. RÉSUMÉLes espèces envahissantes ont été récemment identifiées comme l’une des principales menaces pour la protection de la biodiversité. La jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) est l’une des plantes envahissantes les plus problématiques au monde. Elle est connue dans plus de 50 pays tropicaux et subtropicaux. Cette plante est la source de nombreux problèmes écologiques et économiques et affecte par conséquent les écosystèmes ainsi que les moyens de subsistance des populations humaines des régions concernées. Elle est rencontrée au niveau des zones humides de l’Alaotra englobant le plus grand lac de Madagascar, le premier grenier à riz de l’île et qui tient une place importance pour la pêche. Les méthodes pour contrôler la prolifération des jacinthes d’eau semblent ne pas pouvoir être appliquées à cause des limitations institutionnelles et financières de Madagascar. L’utilisation de la jacinthe d’eau, comme fertilisants, fourrage ou dans la production artisanale, pourrait représenter une alternative pour améliorer les moyens de subsistance de la population locale. Au cours de cette étude, des données socioéconomiques touchant les parties prenantes des zones humides de l’Alaotra ont été collectées dans trois localités qui se différencient au niveau de la dégradation de l’habitat naturel (Anororo, Andreba et Vohimarina). Les objectifs de cette recherche consistent d’une part à décrire des différents moyens de subsistance locale et d’autre part à identifier les moteurs et barrières de l’utilisation de la jacinthe d’eau. Le contexte général affectant la sécurité des moyens de subsistance pourrait bloquer l’acceptation de l’utilisation de cette plante. Cependant l’information ainsi que des supports financiers et techniques pour les parties prenantes locales sont des moteurs importants pour encourager l’usage de la jacinthe d’eau au niveau du lac Alaotra

    Journal MCD

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    Volume 10 Issue S

    Madagascar's future climate change intensified actions and policy reforms: fostering local initiatives or business as usual?

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    As Madagascar, like all other countries on the globe, is gearing up for the meeting of the 21st Conference of Parties (COP21) of UN’s Framework Climate Change Convention (UNFCCC), we reflect on the persistent failure of development policies in Madagascar, and suggest that there may be fundamental flaws in perceptions about development interventions and transferability of solutions, resulting in a country in permanent crisis despite the island’s great potential. The major official donors claim that they had left the island to itself since the 2009 crisis. However, World Bank statistics show that, in current terms, Madagascar was receiving US400millionin1990andUS400 million in 1990 and US 500 million in 2013. In the same interval, the Gross National Product (GDP) per capita remained basically the same (equivalent to 440 US/capitain2013).ShouldCOP21produceamomentumformassiveinvestmentincarbonemissionreductionandinadaptationtoclimatechange(CC),weproposethat,ataminimum,thesenewprojects,plans,programsandpoliciesshouldaimforsustainabilitybyapplyingEnvironmentalandSocialAssessmentsatallrequiredlevelsandthat,preferably,thisshouldbetheopportunitytoapproachdevelopmentdifferently.Inparticular,weadvocatefocusingonenhancingthegenerativecapacity(i.e.,thecapacitytogenerateunplannedfornewdevelopmentoptions)ofMalagasypeopletobettertakeadvantageofthenaturalresourcesandtheinformationandcommunicationstechnologies(ICT)infrastructurealreadyinplace.Suchanambitiousprogramisnotwithoutrisksandpitfalls,butitisonewayofthinkingaboutbreakingoutofMadagascarscurrentselfreinforcingcycleofunderperformance.Thepurposeofthisessayistoquestionthestatusquotostimulatediscussionandnewthinking,shortofwhichobservers,20yearsfromnow,willfindthemselvesechoingthesamefrustrationsthatobserversandinhabitantsalikeexperiencewhenfacedwiththepresentstateofdevelopmentinMadagascar. ReˊsumeˊAumomentouˋMadagascar,commetouslespaysdecetteplaneˋte,sepreˊpareaˋparticiperaˋla21eConfeˊrencedesParties(COP21)delaConventionCadredesNationsUniessurlesChangementsClimatiques(CCNUCC),nousconsideˊronsleseˊchecsreˊcurrentsdespolitiquesdedeˊveloppementaˋMadagascarpoursoulignerdepossiblesbiaisfondamentauxdanslesperceptionsdesinterventionsdedeˊveloppementetlatransfeˊrabiliteˊdesolutions,avec,commereˊsultat,unecrisepermanentemalgreˊlegrandpotentieldelı^le.Alorsquelaplupartdesbailleursdefondsofficielsfonteˊtatdunecessationdeleursactiviteˊsdanslepaysdepuislacrisede2009,lesstatistiquesdelaBanqueMondialemontrentque,entermescourants,MadagascarrecevaitUS/capita in 2013). Should COP21 produce a momentum for massive investment in carbon emission reduction and in adaptation to climate change (CC), we propose that, at a minimum, these new projects, plans, programs and policies should aim for sustainability by applying Environmental and Social Assessments at all required levels and that, preferably, this should be the opportunity to approach development differently. In particular, we advocate focusing on enhancing the generative capacity (i.e., the capacity to generate unplanned-for new development options) of Malagasy people to better take advantage of the natural resources and the information and communications technologies (ICT) infrastructure already in place. Such an ambitious program is not without risks and pitfalls, but it is one way of thinking about breaking out of Madagascar’s current self-reinforcing cycle of under-performance. The purpose of this essay is to question the status quo to stimulate discussion and new thinking, short of which observers, 20 years from now, will find themselves echoing the same frustrations that observers and inhabitants alike experience when faced with the present state of development in Madagascar. RésuméAu moment où Madagascar, comme tous les pays de cette planète, se prépare à participer à la 21e Conférence des Parties (COP21) de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), nous considérons les échecs récurrents des politiques de développement à Madagascar pour souligner de possibles biais fondamentaux dans les perceptions des interventions de développement et la transférabilité de solutions, avec, comme résultat, une crise permanente malgré le grand potentiel de l’île. Alors que la plupart des bailleurs de fonds officiels font état d’une cessation de leurs activités dans le pays depuis la crise de 2009, les statistiques de la Banque Mondiale montrent que, en termes courants, Madagascar recevait US400 millions en 1990 et US500millionsen2013.Aucoursdelame^mepeˊriode,leProduitinteˊrieurbrutparhabitantastagneˊ(eˊquivalentaˋ440US 500 millions en 2013. Au cours de la même période, le Produit intérieur brut par habitant a stagné (équivalent à 440 US/capita en 2014). À supposer que la COP21 ait pour résultat des investissements massifs dans la réduction des émissions de carbone et dans l’adaptation au changement climatique, nous proposons que, a minima, ces nouveaux projets, plans, programmes et politiques devraient viser à plus de durabilité en appliquant les Évaluations environnementales et sociales à tous les niveaux requis et que, de préférence, cet afflux de capitaux représente l’opportunité d’une nouvelle approche du développement. En particulier, nous proposons une focalisation sur la capacité générative (définie somme la capacité à générer spontanément de nouvelles options de développement) des citoyens malgaches de mieux tirer parti des ressources naturelles et de l’infrastructure des technologies de l’information et des communications (TIC) déjà en place. L’ambition d’un tel programme n’est ni sans risques ni sans embûches, mais nous estimons qu’il s’agit d’un moyen de sortir du cycle actuel et auto-entretenu de sous-performance qui existe à Madagascar. Cet essai propose ainsi de mettre en cause le statut quo afin de stimuler la discussion et une nouvelle approche. À défaut et sans changement, les habitants comme les observateurs connaitront, dans 20 ans, les frustrations d’aujourd’hui, face à l’état du développement de Madagascar

    Local socio-economic effects of protected area conservation: The case of Maromizaha forest, Madagascar

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    The vision Madagascar Naturally aimed to triple the size of protected areas in Madagascar from 1.7 million hectares to 6 million hectares before 2008, in order to ensure the safe guarding of Madagascar’s natural heritage and the human well-being that depends on it. In 2008, Maromizaha forest was selected by the Ministry of Environment and Forests to become a New Protected Area where the delegated manager is the Groupe d’Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP). One of GERP’s strategies is to provide support to the livelihoods of the local people around the Maromizaha protected area in order to reduce the dependency on natural resources. During April 2014, GERP organized a rapid socio-economic survey of 70 households across six villages, in order to make a preliminary, comparison and assessment of this development support and its impact on the main income generating activities of the local people, their highest level of formal education in 2008 and 2014, and their thinking about conservation offsetting. The results showed that in 2014, 70% of local people were engaged in agriculture and less than 40% in cattle farming. Some villagers have benefited from pilot development projects organized by financial and environmental organizations. Other local people benefited from other livelihood activities related to the conservation management of the forest. Most participants were aware of the ecosystem services of the forests (94.3%) and the education level has increased from 2008 to 2014, although even in 2014, 56% of the survey participants were educated only to primary school level; the rate of illiteracy is at 15.6%.We summarize some strengths, weaknesses and recommendations in order to improve the management of the Maromizaha Protected Area. RésuméLa vision « Madagascar naturellement » a été élaborée pour tripler la superficie des Aires Protégées de Madagascar en la portant de 1,7 millions d’hectares à 6 millions d’hectares avant 2008 afin d’assurer le sauvegarde du patrimoine naturel et le bien-être des Hommes. La forêt de Maromizaha avait été retenue par le Ministère de l’Environnement de l’Ecologie et des Forêts pour devenir une Nouvelle Aire Protégée (NAP) depuis 2008. Ce Ministère a nommé un délégataire, le Groupe d’Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP). L’une des stratégies du GERP est d’améliorer les moyens de subsistance de la population locale vivant à la périphérie de l’Aire Protégée de Maromizaha afin de réduire leur dépendance des ressources naturelles prélevées dans l’aire protégée. En avril 2014, le GERP a organisé une enquête préliminaire rapide sur la situation socio-économique des ménages pour comparer les principales activités génératrices de revenus, le niveau scolaire de la population locale en 2008 et en 2014, et le niveau de leurs connaissances sur les bienfaits de la conservation. Les méthodes de collecte de données ont été basées sur les questions filtre et le focus group. Les données analysées montrent que les principales activités génératrices de revenus en 2014 provenaient de l’agriculture (70%) et de l’élevage (40%). De 2008 à 2014, une différence significative des activités génératrices de revenus a été observée. Certains villageois ont bénéficié de projets de développement financés par des organismes environnementaux. D’autres ont profité des activités alternatives liées à la conservation de la nature comme la restauration des zones dégradées, l’assistance ou le guidage de chercheurs, l’aménagement des infrastructures, les patrouilles périodiques, l’apiculture ou encore l’élaboration de produits alimentaires et industriels. La plupart des participants ont conscience des services écologiques rendus par l’aire protégée (94.3%). Le niveau d’instruction a augmenté de 2008 à 2014, mais même si 56% ont suivi l’école primaire, 15.6% des villageois sont analphabètes. Quelques points forts et des limites sont mentionnés et des recommandations sont formulées en vue d’améliorer le système de gestion de l’Aire Protégée de Maromizaha.

    Historique de la colonisation du milieu de la presqu'île d'Ampasindava : transformations du paysage et système de conservation

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    In the northwest of Madagascar, the Ampasindava peninsula is home to the essential part of what remains of the forests of the Sambirano phytogeographic domain. The area has great importance in terms of biogeography, ecology, and socio-cultural aspects. The first documented human presence dates back to the tenth century, during the development of the maritime trade in Madagascar, before becoming the first headquarters of the Sakalava kingdom in the northwest of Madagascar. Several facts contributed to the degradation of the landscape, like the practice of the tavy and the war between Bemihisatra and Merina. In the peninsula, the western part was the most affected, on contrary to the eastern part where are located the forest massifs which served as refuges during the tribal wars. After the annexion by France, of an important territory including the peninsula (August 6th, 1 896), the Merina left the region, and these forest massifs acquired a sacred status and as such were protected against destruction, preserving the characteristics of the primary forests of Sambirano. Elsewhere, a process of natural reconstruction of the vegetation started. These historic facts lead us to conclude that the forests of Dypsis spp. (Arecaceae) and Sarcolaenaceae are not primary resulting from a difference in substrate or climate, but are to be interpreted as old secondary forest, deriving from the long-term process of reconstruction of the vegetation. For several years, the analysis of satellite imagery demonstrates that the rhythm of the tavy has dramatically increased in the region. This increase stems not only from a population growth, but also from a growing pressure for land to generate income for the purchase of manufactured products. The practice of the tavy represents a major threat to forests and different types of residual natural habitats. Secondary forests are the most sensitive and most suitable for rice production. Primary sacred forests have remained so far untouched. Their traditional protection is however recently shaken by the influx of immigrants, who show little respect to traditional ban. RÉSUMÉ Dans le Nord-ouest de Madagascar, la presqu’île d’Ampasindava abrite une partie essentielle des restes des forêts du domaine du Sambirano. La région possède une grande importance tant biogéographique et écologique, que socio-culturelle. Elle a connu au Xe siècle sa première implantation humaine et il est vraisemblable que l’Homme l’ait parcourue et utilisée régulièrement à l’époque du développement du réseau maritime à Madagascar, avant que le Sambirano ne devienne le premier siège du royaume Sakalava dans le Nord-ouest de l’île. Plusieurs faits ont contribué à la déstructuration du paysage écologique initial, comme la pratique de l’abattis sur brûlis ou tavy et les guerres entre les Bemihisatra de la région et l’armée du royaume Merina. Si la zone Ouest de la région a été la plus touchée, celle de l’Est où se trouvent les grands massifs forestiers a servi de refuges durant ces guerres. Après l’annexion par la France, le 6 août 1 896, d’un important territoire comprenant la presqu’île, les Merina ont quitté la région, et ces massifs forestiers acquirent un caractère sacré et furent ainsi protégés contre la destruction et le défrichement en conservant les caractéristiques des forêts climaciques intactes du Sambirano. Ailleurs, un processus de reconstitution naturelle de la végétation se mit en route. Ces divers aspects historiques permettent d’avancer que les forêts à Sarcolaenaceae et à Dypsis spp (Arecaceae), avec leurs caractéristiques physionomiques, structurales et floristiques, ne découlent pas tant de caractéristiques du substrat ou du climat, mais seraient plutôt des forêts secondaires âgées, issues du long processus d’évolution progressive du dynamisme de la succession végétale. Depuis quelques années, l’analyse des images satellite montre que le rythme auquel le tavy est pratiqué s’intensifie dans la région. Cet accroissement découle non seulement de la croissance démographique, mais aussi d’un besoin accru en terres pour générer les revenus nécessaires à l’achat de produits manufacturés. La pratique du tavy représente une des principales menaces pour les forêts et les différents types d’habitats naturels résiduels. Les forêts secondaires âgées qui sont situées hors des zones traditionnellement protégées sont les plus sensibles car elles sont les plus propices à la production de riz. Les forêts des massifs sacrés, en revanche, ne semblent pas encore réellement menacées mais leur protection traditionnelle est quelque peu ébranlée depuis par l’arrivée récente et massive d’immigrants qui respectent peu les interdits traditionnels

    The freedom to choose: integrating community-based reproductive health services with locally led marine conservation initiatives in southwest Madagascar

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    Madagascar’s diverse marine ecosystems serve as critical biodiversity habitats and are also essential to the livelihoods, food security and culture of coastal people, including semi-nomadic Vezo fishers based along the southwest coast. Commercialisation of their traditional fisheries, rapid coastal population growth related to unmet family planning needs, and lack of alternatives to fishing in this arid region are resulting in the unsustainable exploitation of coastal resources. In response to these challenges, marine conservation organisation Blue Ventures has developed an approach to community-based conservation and development that reflects the inextricable links between humans, their health and the environment. We describe how this model has evolved in the Velondriake locally managed marine area, home to approximately 10,000 people, over the last decade through strong cross-sector partnerships. It has entailed the integration of community-based reproductive health services with locally led marine conservation initiatives including temporary octopus fishery closures, permanent marine reserves and alternative coastal livelihood activities such as aquaculture. All of these programmes are underpinned by community education that engages men, women, youth and children in both health and conservation topics. The provision of voluntary family planning services in the Velondriake area is estimated to have averted more than 800 unintended pregnancies since 2007, and the temporary octopus fishery closure model has been implemented over 150 times along the southwest coast since 2004. Preliminary, anecdotal reports from community members and programme staff indicate that this integrated Population-Health-Environment approach enables couples to plan and better provide for their families, empowers women, improves food security and directly supports the sustainability of local conservation efforts. It is proving to be an easily replicable model for addressing community health needs and advancing biodiversity conservation efforts in some of Madagascar’s most remote and under-served areas.   RÉSUMÉ Non seulement les écosystèmes marins de Madagascar abritent-ils une biodiversité exceptionnelle mais ils sont également intrinsèquement liés au mode de vie et à la sécurité alimentaire des populations côtières, notamment des pêcheurs semi-nomades qui vivent le long de la côte sud-ouest. La commercialisation des produits de la pêche traditionnelle, la croissance rapide de la population qui est en partie liée à des défauts en matière de planification familiale et l’absence d’alternatives à la pêche dans cette région aride se traduisent par une exploitation non durable des ressources côtières. Pour trouver une solution à cette situation, l'organisation de conservation marine Blue Ventures a élaboré une approche holistique qui considère les liens obligés entre les Hommes, leur santé et l'environnement. L’évolution du modèle élaboré pour l’aire marine de Velondriake est décrite ici ; elle concerne environ 10 000 personnes au cours de cette dernière décennie et des partenariats multisectoriels. Le modèle a intégré des services de santé reproductive avec des initiatives de conservation marine gérées localement, comme des fermetures temporaires de la pêche aux poulpes, des réserves marines permanentes et des activités génératrices de revenus telles que l'aquaculture. L’ensemble de ces programmes est soutenu par des actions d’éducation en mobilisant les hommes, femmes, jeunes et enfants sur des thèmes aussi variés que la santé ou la protection de l’environnement. Ainsi, on estime que la prestation des services de planification familiale volontaire dans la région de Velondriake a pu éviter plus de 800 grossesses non désirées depuis 2007, et des fermetures temporaires de la pêche aux poulpes plus de 150 fois le long de la côte sud-ouest depuis 2004. Des rapports préliminaires et anecdotiques de membres des communautés et des personnels du programmes indiquent que cette approche intégrée « Santé – Population – Environnement » permet aux couples de planifier et de mieux subvenir aux besoins de leurs familles, aux femmes de s’émanciper et aux familles d’améliorer leur sécurité alimentaire tout en soutenant directement la durabilité des activités de conservation marine gérées localement. Ce modèle s’est révélé être facilement reproductible pour répondre aux besoins de santé communautaire et pour faire avancer les efforts de conservation de la biodiversité dans les régions les plus reculées et les plus isolées de Madagascar

    Habitat corridor utilization by the gray mouse lemur, Microcebus murinus, in the littoral forest fragments of southeastern Madagascar

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    Habitat fragmentation has reached a dramatic level in Madagascar. As the size of many remaining forest fragments is unlikely to maintain viable animal populations in the long-term, connecting isolated subpopulations by creating corridors is important to support gene flow and the persistence of the endemic fauna, including lemurs. Since restoration with endemic trees is slow, exotic trees may represent a faster alternative to initiate habitats that can be used by animals. Here, we studied whether or not grey mouse lemurs, Microcebus murinus, use corridors composed of exotic and native trees of different age and composition to move between littoral forest fragments. For this, we trapped M. murinus in four forest fragments and mixed tree plantations between the fragments. One of the corridors was composed of a mixture of endemic and mature exotic Eucalyptus robusta trees. The second corridor consisted mainly of an old stand of exotic Melaleuca quinquenervia. The third corridor was composed of exotic Acacia mangium trees planted in 2009. During four years of study, only one male M. murinus used the Melaleuca corridor, while several M. murinus were caught in the Eucalyptus and the Acacia corridor in 2013. The density of the corridor under-story appeared to influence the number of individuals captured; the corridor with highest understory density was used most. The captures within the corridors illustrate that exotic trees allow movements of mouse lemurs within less than 5 years after plantation. RÉSUMÉLa perte et la fragmentation de l’habitat ont atteint une dimension dramatique à Madagascar. Même si les menaces résiduelles pourraient être atténuées, il est improbable que la taille actuelle de plusieurs fragments de forêts soit suffisante pour maintenir des populations animales viables à long terme. Connecter des sous-populations isolées en créant des corridors biologiques est une stratégie pour restaurer le flux génétique et appuyer le maintien des faunes endémiques, y compris les lémuriens. Étant donné que la restauration des habitats avec des plantes endémiques est lente, des espèces de plantes allogènes peuvent constituer une alternative rapide et peu onéreuse pour démarrer une restauration ainsi que pour créer des habitats utilisables par les animaux. Dans cette étude, nous examinons l’utilisation de corridors biologiques composés de différentes plantes allogènes par Microcebus murinus pour circuler entre divers fragments forestiers dans le Sud-Est de Madagascar. Notre but est de déterminer l’âge et la composition floristique des forêts restaurées qui permettraient la dispersion de M. murinus entre différents fragments. Pour cela, nous avons effectué une méthode de capture de M. murinus dans quatre fragments forestiers et dans des plantations d’arbres mixtes entre les fragments. Un des corridors biologiques était composé d’un mélange de plantes endémiques et allogènes dont Eucalyptus robusta. Le deuxième était principalement un vieux peuplement de Melaleuca quinquinerva. Le troisième corridor n’était composé que d’arbres allogènes, principalement des Acacia mangium, qui avaient été plantés en 2009. Les résultats montrent que M. murinus est abondant dans tous les sites de forêt. Pendant les quatre années d’étude, seul un mâle est passé d’un fragment à l’autre en utilisant le corridor de Melaleuca, et seul un mâle M. murinus a été capturé dans le corridor d’Acacia en 2012. En 2013, 29 individus de M. murinus ont été capturés dans deux des corridors suivis dans cette étude, incluant celui composé seulement de plantes allogènes, mais aucun animal n’a été capturé dans le corridor composé seulement de Melaleuca. La densité de la strate arbustive du corridor semble influencer le nombre d’individus capturés, le corridor ayant une densité élevée d’arbuste étant le plus utilisé. Ceci montre que les études de capture-recapture avec des Microcebus, qui sont des animaux ayant une courte durée de vie, ne sont pas efficaces pour documenter la dispersion de cette espèce dans les forêts littorales et la fonctionnalité des corridors. Par contre, les captures dans les corridors et dans les zones avoisinantes en 2013 suggèrent que la probabilité de flux génétique entre les fragments était élevée, et indiquent nettement que les plantes allogènes peuvent encourager les mouvements de M. murinus, même dans les peuplements jeunes de moins de cinq ans

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