Pharmactuel (E-Journal)
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Perspective québécoise et canadienne de la pratique pharmaceutique en établissements de santé 2005-2006
Le traitement du cancer colorectal métastatique - Partie 1
Résumé Objectif : Revoir brièvement les caractéristiques, les causes et les facteurs de risque du cancer colorectal. Discuter des principales études et des choix de traitement du cancer colorectal métastatique. Source des données et sélection des études : Nous avons fait une revue de la littérature scientifique en consultant PubMed. Nous avons revu les études cliniques, les revues systématiques, les méta-analyses portant sur le traitement du cancer colorectal métastatique, et nous avons consulté des références tertiaires. Analyse des données : Le cancer colorectal métastatique est l’un des cancers les plus fréquents et mortels. Divers facteurs de risque ont été identifiés, mais il est difficile d’établir un lien clair de cause à effet pour plusieurs d’entre eux. Au début des années 2000, des études impliquant l’irinotécan et l’oxaliplatine ont révolutionné la thérapie du cancer colorectal métastatique. Ces nouveaux régimes ont permis d’atteindre une efficacité clinique nettement supérieure à celle obtenue avec les traitements à base de 5-fluorouracil et d’acide folinique. Conclusion : Les régimes combinant l’irinotécan ou l’oxaliplatine au 5-fluorouracil et à l’acide folinique sont devenus les normes de traitement pour le cancer colorectal métastatique. Il semble important d’exposer les patients aux principaux agents de choix en cours de thérapie afin que leur vie soit prolongée. De ce fait, des études récentes ont évalué des régimes combinant irinotécan, oxaliplatine, 5-fluorouracil et acide folinique en première intention de traitement, qui pourraient apporter un réel avantage clinique. Abstract Purpose: To briefly review the characteristics, causes and risk factors for colorectal cancer. To discuss the key studies and treatment options in metastatic colorectal cancer. Data source and study selection: A review of the scientific literature was done by means of PubMed. Clinical studies, systematic reviews and meta-analyses dealing with the treatment of metastatic colorectal cancer were reviewed. Tertiary references were also consulted. Data Analysis: Metastatic colorectal cancer is one of the more common cancers and is often fatal. Although a variety of risk factors have been identified, it is hard to establish causality for some of these risk factors. In early 2000, the treatment of metastatic colorectal cancer was revolutionized with the results of studies using irinotecan and oxaliplatin. These new treatment regimens demonstrated clinical efficacy superior to that obtained with 5-fluorouracil and folinic acid-based treatments. Conclusion: Treatment regimens combining the use of irinotecan and oxaliplatin with 5-fluorouracil and folinic acid have become the standard of care for metastatic colorectal cancer. It seems that for prolonged survival, it is important that patients be treated with these agents of choice. Recent studies have evaluated treatment regimens combining irinotecan, oxaliplatin, 5-fluorouracil and folinic acid in the first line setting, treatment options that may result in an important clinical benefit. Key Words: metastatic colorectal cancer; 5-fluorouracil; folinic acid; raltitrexed; irinotecan; oxaliplatin
La thérapie ciblée en oncologie et la pointe de l’iceberg Deuxième partie : L’angiogenèse
Résumé Objectif : Discuter de l’angiogenèse, du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire et de ses inhibiteurs dans le traitement de certains cancers. Discuter des médicaments commercialisés au Canada et qui ciblent ces récepteurs. Source des données : Une recherche faite dans Medline, couvrant la période s’étendant jusqu’en décembre 2007. Sélection des études et extraction des données : Nous avons retenu les études de phase III sur les indications reconnues ou acceptées et publiées en entier ou sous forme d’abrégés. Analyse des données : Deux classes de médicaments sont utilisées présentement pour bloquer l’activation de ces récepteurs : les anticorps monoclonaux, qui agissent sur la partie externe du récepteur cellulaire, et les inhibiteurs de la tyrosine kinase, qui agissent dans la zone intracellulaire. Conclusion : Les études marquantes sur le bevacizumab, le sunitinib et le sorafenib montrent que ces médicaments pourraient jouer un rôle dans la lutte contre la croissance d’un cancer. Cependant, il faudra déterminer comment ils peuvent être utilisés de façon optimale avec ou sans chimiothérapie conventionnelle. Abstract Objective: To discuss angiogenesis and various inhibitors of vascular endothelial growth factor used in the treatment of certain cancers. To discuss drugs available in Canada that target these receptors. Data source: A Medline search was done, covering the period up to December, 2007. Study selection and data extraction: Phase III studies were retained on the basis of accepted or recognized indications, whether they were published in their entirety or under abstract form. Data analysis: Two classes of drugs are currently used to block the activation of these receptors: monoclonal antibodies, which act on the external part of the cellular receptor; and tyrosine kinase inhibitors, which act intracellularly. Conclusion: Key studies involving bevacizumab, sunitinib, and sorafenib show that these drugs can have an important role in limiting the growth of a cancer. However, their optimal use with or without conventional chemotherapy must be determined. Key words: vascular endothelial growth factor; angiogenesis; monoclonal antibodies; tyrosine kinase inhibitors; targeted therapy; bevacizumab; sorafenib; sunitinib
La pharmacothérapie des personnes âgées : Une science en soi au service d'une thérapie individualisée
L’ursodiol dans le traitement de la cholestase néonatale : série de cas
Résumé Objectif : Décrire les modalités d’utilisation de l’acide ursodéoxycholique à l’Unité de soins néonatals de notre centre hospitalier et rapporter les effets indésirables associés à l’ursodiol dans cette population. Mise en contexte : Il s’agit d’une revue d’utilisation de médicaments de type rétrospectif réalisée au sein du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (Montréal, Québec), un hôpital mère-enfant de soins tertiaires de 500 lits, dont 57 de néonatologie. Des cent cinq patients connus comme ayant eu au moins une valeur de bilirubine conjuguée supérieure à 33 μmol/L, quarante et un patients ont reçu de l’ursodiol sur une période de deux ans, du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2006. Parmi la cohorte de patients traités par de l’ursodiol, les 30 premiers ont été sélectionnés au hasard. L’administration d’ursodiol a été entreprise en moyenne 20 jours [0-42] après l’apparition de la cholestase. La dose moyenne quotidienne d’ursodiol utilisée était de 22 ± 5 mg/kg, administrée en deux prises par jour chez 24 patients sur 30 (80 %), en trois prises pour cinq patients (17 %) et en quatre prises pour un patient (3 %). Treize patients (43 %) ont quitté l’hôpital alors que le traitement à l’ursodiol était toujours en cours. Conclusion : Il existe peu de données publiées sur l’utilisation de l’ursodiol en traitement de la cholestase néonatale. Cette revue d’utilisation rétrospective décrit l’utilisation d’ursodiol chez un échantillon de 30 bébés dans un centre mère-enfant au Québec. Une étude contrôlée avec placebo et répartition aléatoire est requise pour déterminer l’efficacité de l’ursodiol chez cette population. Abstract Objective: To describe the use of ursodeoxycholic acid in the neonatal care unit of our hospital centre and to report the adverse effects associated with ursodiol in this population. Background: A retrospective drug use review was carried out in the Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (Montreal, Quebec), a mother– infant tertiary care hospital with 500 beds, 57 of which are in neonatology. Of 105 patients known to have had a conjugated bilirubin value greater than 33 μmol/L, 41 had received ursodiol over a period of two years, from January 1, 2005 to December 31, 2006. Thirty of the patients treated were randomly selected. Administration of ursodiol had taken place, on average, 20 days [0–42] after the appearance of cholestasis. The average daily ursodiol dose was 22 ± 5 mg/kg, administered twice daily in 24 patients out of 30 (80%), three times a day in five patients (17%), and four times a day for one patient (3%). Thirteen patients (43 %) left the hospital while still being treated with ursodiol. Conclusion: There is little published information on the use of ursodiol in treating neonatal cholestasis. This retrospective review describes the use of ursodiol in a sample of 30 babies in a Quebec mother– infant centre. A randomized, placebo-controlled study is required in order to determine the efficacy of ursodiol in this population. Key words: ursodeoxycholic acid; newborns; drug use review; cholestasis
Interaction médicamenteuse entre un anticoagulant oral, la fluindione, et le bortezomib : À propos d’un cas
Résumé Objectif : Rapporter un cas d’interaction présumée entre la fluindione, un anticoagulant oral, et le bortezomib et analyser son mécanisme pharmacologique. Résumé du cas : Un patient de 47 ans, sous fluindione en prévention d’un accident cérébrovasculaire secondaire à la fibrillation auriculaire et sous bortezomib pour un myélome multiple et kétamine pour des douleurs osseuses métastatiques, présente un ratio normalisé international déséquilibré à 5,4, six jours après l’introduction de la kétamine et le début de la chimiothérapie. Un retour du ratio normalisé international vers les valeurs thérapeutiques est observé après diminution de la posologie de la fluindione. L’historique médicamenteux révèle des élévations semblables de ce paramètre à la suite de la majorité de ses cures de bortezomib. Discussion : À notre connaissance, aucun cas d’interaction entre fluindione et bortezomib n’est décrit dans la littérature médicale. Le mécanisme pharmacologique le plus probable de cette interaction est une inhibition du métabolisme de la fluindione au niveau du cytochrome 2C9 par le bortezomib. L’analyse de l’imputabilité de la kétamine dans cette interaction privilégie davantage son rôle comme facteur confondant. Conclusion : Une surveillance du ratio normalisé international doit être envisagée lors d’un traitement associant un anticoagulant oral et le bortezomib. Il est nécessaire d’informer les médecins, les pharmaciens et les patients de cette interaction potentielle afin d’en assurer une gestion optimale. Abstract Objective: To discuss a case of presumed drug interaction between the oral anticoagulant fluindione and bortezomib, and to analyze the pharmacological mechanism. Case summary: A 47 year old patient treated with fluindione for stroke prevention secondary to atrial fibrillation, with bortezomib for multiple myeloma, and with ketamine for metastatic bone pain, presents with an abnormal international normalized ratio of 5.4, 6 days after the introduction of ketamine and start of chemotherapy. A therapeutic INR was observed following a dose reduction of fluindione. A medication history revealed that similar elevations in INR were observed following bortezomib doses. Discussion: To our knowledge, no cases of an interaction between fluindione and bortezomib have been reported in the literature. The most probable pharmacological mechanism for this interaction is through inhibition of the metabolism of fluindione via cytochrome 2C9 by bortezomib. The analysis of the imputability of ketamine in this interaction focuses more on its role as a confounding factor. Conclusion: The international normalized ratio should be monitored during treatment with an anticoagulant and bortezomib. It is necessary to inform physicians, pharmacists, and patients of this potential interaction to ensure optimal management. Key words: fluindione; bortezomib; drug interaction; cytochrome P 450; vitamin K antagonist; anticoagulation; oral anticoagulant; international normalized rati
Évaluation de l’utilisation du bilan comparatif des médicaments à l’urgence
Résumé Introduction : Le bilan comparatif des médicaments est une pratique organisationnelle requise par Agrément Canada afin d’assurer une prestation sécuritaire de soins. Problématique : Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, le bilan comparatif des médicaments a fait l’objet d’une implantation à large échelle à partir de juillet 2007. Dans le cadre de réunions avec l’équipe de l’urgence, plusieurs problèmes ont été soulevés par le personnel soignant, notamment la rédaction en langue française du document destiné à une population multilingue, la réticence des infirmières à cosigner le formulaire du bilan comparatif des médicaments rempli par un parent ou un tuteur ainsi que la répétition des données collectées dans le logiciel Stat-UrgenceMD. Résolution de la problématique : Compte tenu des commentaires recueillis et de l’expérience des 12 premiers mois d’utilisation, nous avons convenu de procédéer à une étude pilote afin d’évaluer l’utilisation du bilan comparatif des médicaments à l’arrivée à l’urgence. Nous avons évalué 87 dossiers à partir de huit critères de conformité. Seuls cinq dossiers ne contenaient aucun bilan comparatif des médicaments. Toutefois, des 82 bilans comparatifs des médicaments évalués, seuls 2 % sont conformes à l’ensemble des critères. Différents changements sont proposés. Conclusion : Cette étude pilote démontre qu’il ne suffit pas d’implanter un formulaire de bilan comparatif des médicaments au dossier patient pour que le formulaire soit bien utilisé. L’équipe des soins infirmiers de l’urgence s’est ralliée à l’utilisation du bilan comparatif des médicaments à l’arrivée des patients dans le respect des politiques de l’organisation et à la faveur d’une visite d’Agrément planifiée. Les changements proposés découlant de cette étude devraient contribuer à une meilleure utilisation du bilan comparatif des médicaments. Abstract Introduction: Medication reconciliation is an organizational practice required by the Canadian Accreditation Council in order to safely provide health care. Context: Medication reconciliation was implemented on a large scale starting in July 2007 at the Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. When researchers met with the emergency department team, many problems were revealed by healthcare providers, notably, the drafting of a French language document intended for a multilingual population, the reluctance of nurses to co-sign the medication reconciliation form that has been filled out by a parent or legal guardian, and the repetitive nature of data collected in the Stat-UrgenceTM software. Results: Taking into consideration the comments received and the experience of the first 12 months of use, we decided to proceed with a pilot study that would evaluate the use of the medication reconciliation process upon the patient’s arrival at emergency. We evaluated 87 files based on 8 selection criteria. Only 5 files did not contain medication reconciliation forms. Nonetheless, of the 82 medication reconciliation forms evaluated, only 2% met the complete set of criteria. Various changes were suggested. Conclusion: This pilot study demonstrates that it is not sufficient to simply place a medication reconciliation form in a patient’s file and expect that the form will be properly used. The emergency department nurses agreed to the use of medication reconciliation upon admission of patients, in compliance with institutional policies and in preparation for a certification visit. Changes suggested by this study should promote a better use of the medication reconciliation process. Key words: hospital pharmacy; medication reconciliation; emergenc
Le jeu pathologique et les médicaments dopaminergiques
Résumé Objectifs : Présenter le jeu pathologique (JP), effet indésirable peu connu des agonistes dopaminergiques, au travers de quatre notifications rapportées au Centre régional de pharmacovigilance d’Amiens (France). Discussion : Les premiers cas de jeu pathologique sous agoniste dopaminergique datent de 2000 et ont été rapportés dans le contexte d’une maladie de Parkinson. Depuis, d’autres cas sont décrits avec ces médicaments utilisés à plus faibles posologies et dans un autre contexte. Le jeu pathologique correspond à une dépendance qui apparaît de façon insidieuse et peut passer inaperçue. L’existence d’antécédents neuropsychiatriques ou de comportements compulsifs semble favoriser la survenue de cet effet indésirable. Les conséquences peuvent être extrêmement négatives sur la vie des patients. La détection précoce de cette pathologie est primordiale d’autant que la diminution, voire l’arrêt du traitement, suffit souvent à faire disparaître la symptomatologie. Les médicaments les plus incriminés sont les agonistes dopaminergiques non ergotés (ropinirole et pramipexole) en raison de leur forte affinité pour les récepteurs D3 de la dopamine. Conclusion : La détection d’un jeu pathologique implique une reconsidération de la stratégie thérapeutique dans les plus brefs délais. La gravité potentielle de ce type d’atteinte doit inciter les médecins à informer les patients et leur entourage sur la possibilité de survenue de cet effet indésirable. Nous insistons sur l’importance du suivi postautorisation de mise sur le marché qui permet la mise en évidence de nouveaux signaux non observés au préalable lors des essais cliniques. Abstract Purpose: To discuss pathological gambling (PG), a little known side effect of dopamine agonists, by means of four adverse reaction reports to the Centre régional de pharmacovigilance d’Amiens (France). Discussion: The first cases of pathological gambling while under treatment with a dopamine agonist were reported in 2000, in the context of Parkinson’s disease. Subsequently other cases have been described with these medications but at lower doses and in another context. Pathological gambling is a dependence that can appear insidiously and can go unnoticed. A history of neuropsychiatric disorder or of compulsive behaviour seems to favour the development of this side effect. Pathological gambling can have extremely negative consequences on patient’s lives. Early detection is crucial, and decreasing or even discontinuing the treatment should be enough to cause for symptoms to disappear. The most incriminating medications are non-ergot dopamine agonists (ropinirole and pramipexole) because of their strong affinity for dopamine D3 receptors. Conclusion: The detection of pathological gambling in a patient implies that a clinical approach must quickly be reevaluated. The potential severity of this problem must prompt physicians to inform patients and their families of the possibility of this side effect. We insist on the importance of post-marketing surveillance, allowing the detection of signals that were not observed during clinical trials. Key words: Pathological gambling; dopamine agonists; dependence; impulse control disorder; pharmacovigilance
Mise à niveau du circuit du médicament au CHUM
Résumé Introduction : La prestation sécuritaire de soins repose sur un circuit du médicament optimal, et le recours à la distribution de médicaments en doses unitaires fait partie des stratégies reconnues depuis plusieurs décennies. Problématique : Bien qu’il soit plus sécuritaire que le système de distribution traditionnel, le système de distribution en doses unitaires requiert davantage de ressources humaines et matérielles et augmente de façon importante la charge de travail des membres du département de pharmacie.Résolution de la problématique : Forts de ce constat et d’une revue des principales lignes directrices sur le sujet, le chef du département de pharmacie et son équipe ont recommandé à la direction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, en janvier 2003, de procéder à l’implantation d’un système unidose intégré à l’échelle des trois sites. Nous décrivons la mise à niveau du circuit du médicament dans trois sites d’un centre hospitalier universitaire. La solution technologique retenue comporte deux robots, deux carrousels, trois ensacheuses, 29 cabinets et 112 chariots de médicaments. Conclusion : L’implantation s’est déroulée avec succès sur une période de 18 mois. Cet article décrit succinctement la démarche effectuée et la solution technologique déployée. AbstractIntroduction: Safe delivery of care depends on an optimal medication use process. Recourse to unit dose drug distribution has been a recognized strategy for several decades. Problem: Although safer than the traditional system of distribution, unit dose distribution requires more human and material resources and significantly increases the work load of pharmacy department personnel. Problem solution: Based on this principle and with a review of guidelines on the subject, the pharmacy department head and his team in January 2003 recommended that the Centre hospitalier de l’Université de Montréal management proceed with implementation of the unit dose system on all three of its sites. We describe the upgrade of the medication use process in three sites of a university health centre. The technological solution chosen consisted of two robots, two carousels, three packaging machines, 29 cabinets, and 112 medication carts. Conclusion: Implementation was successfully achieved over a period of 18 months. This article concisely describes the process and the selected technological solution. Key words: medication use process, robot, carrousel, packaging machine, decentralized automated cabinets, carts
Le traitement des urgences oncologiques (1re partie) – Hypercalcémie, compression médullaire, épanchements péricardiques et épanchements pleuraux
Résumé Objectif : Revoir le traitement de l’hypercalcémie maligne, de la compression médullaire et des épanchements péricardiques et pleuraux malins. Discuter des données probantes disponibles concernant les modalités thérapeutiques de ces urgences. Source des données et sélection des études : Une revue de la littérature scientifique a été effectuée avec PubMed. Des études cliniques, des revues de traitement, systématiques ou non, des méta-analyses et des lignes directrices concernant les urgences oncologiques ont été consultées. Analyse des données : Les résultats de méta-analyses et d’études cliniques, à répartition aléatoire ou non, concernant l’hypercalcémie, la compression médullaire et les épanchements péricardiques et pleuraux sont analysés. Le traitement de l’hypercalcémie maligne consiste en une hydratation agressive ainsi qu’en l’administration de biphosphonates avec ou sans calcitonine. Les modalités thérapeutiques pouvant être utilisées pour la compression médullaire sont les corticostéroïdes, la radiothérapie et la chirurgie. Le traitement des épanchements péricardiques et pleuraux est actuellement controversé en raison du manque de données probantes. Quelques patients atteints d’épanchements péricardiques pourraient bénéficier de l’administration d’une chimiothérapie locale dans l’espace péricardique. En ce qui a trait aux épanchements pleuraux, le talc est l’agent pour lequel le plus de données probantes sont disponibles. Cet agent pourrait être utilisé pour certains patients sélectionnés. Conclusion : Le pharmacien d’établissement sera de plus en plus confronté aux urgences oncologiques. Une mise en oeuvre rapide des traitements étant primordiale lors d’hypercalcémie, de compression médullaire et chez certains patients atteints d’épanchements péricardiques ou pleuraux malins, le pharmacien a avantage à bien connaître ces pathologies et leur traitement. Abstract Objective: To review the treatment of malignant hypercalcemia, spinal cord compressions, and malignant pericardial and pleural effusions. To discuss the evidence for treatment of such oncologic emergencies. Data sources and study selection: A review of the literature was done using PubMed. Clinical studies, systematic or non-systematic treatment reviews, meta-analyses and guidelines regarding oncologic emergencies were consulted. Data analysis: The results of meta-analyses and clinical studies, randomized or not, regarding hypercalcemia, spinal cord compression, and pericardial and pleural effusions were analyzed. The treatment of malignant hypercalcemia consisted of aggressive hydration in addition to bisphosphonates with or without calcitonin. Corticosteroids, radiation therapy, and surgery are the therapeutic options available for spinal cord compression treatment. The treatment of pericardial and pleural effusions is controversial due to the lack of evidence. Some patients with pericardial effusions may benefit from the administration of chemotherapy to the pericardial space. Talc has the most evidence for the treatment of pleural effusions. It could be used for a few select patients. Conclusion: The hospital pharmacist will be confronted more and more with oncologic emergencies. Rapid implementation of treatment for hypercalcemia, for spinal cord compression, and for certain patients with pericardial or malignant pleural effusions is crucial. The pharmacist should well understand the pathologies and their treatment. . Key words: oncologic emergencies, hypercalcemia, spinal cord compression, pleural effusion, pericardial effusio