Pharmactuel (E-Journal)
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Enquête sur l’utilisation de l’automédication auprès des professionnels de la santé du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
RésuméObjectif : Évaluer comment les professionnels de la santé perçoivent l’efficacité, la sécurité et le fonctionnement du programme d’automédication en obstétrique-gynécologie post-partum au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine.Mise en contexte : Ce programme existe depuis 2003. Une enquête destinée aux infirmières, aux médecins et aux pharmaciens exposés à ce programme a été conçue. Il s’agissait d’un questionnaire auto-administré distribué en format papier ou à l’aide d’un logiciel de sondages en ligne.Résultats : Le taux global de participation à l’enquête est de 59 % (n/N = 106/180). Dans l’ensemble, 97 % des personnes ayant répondu au sondage sont d’avis que la douleur des patientes est bien soulagée par la trousse d’automédication et 90 % sont d’avis que la trousse d’automédication entraîne rarement des effets indésirables pour les patientes. Vingt-trois pour cent des personnes ayant répondu à l’enquête remettent en question l’utilisation de la codéine pendant l’allaitement, la majorité allant dans ce sens étant des médecins ou pharmaciens.Conclusion : Plus de 10 ans après sa mise en oeuvre, le programme d’automédication en obstétrique-gynécologie post-partum est apprécié des professionnels de la santé travaillant dans les unités mère-enfant du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. Le personnel considère que le programme est efficace et sûr et qu’il fonctionne bien.AbstractObjective: To evaluate health professionals’ perception of the efficacy, safety and functioning of the postpartum and obstetrics/gynecology self-medication program at the Centre hospitalier universitaire Sainte Justine.Background: This program has been in existence since 2003. A self-administered survey questionnaire targeting nurses, physicians and pharmacists exposed to this program was distributed on paper or via an online survey tool.Results: The overall participation rate in the survey was 59%. On the whole, 97% of the respondents believe that patients obtain adequate relief with the self-medication kit, and 90% believe that the kit rarely causes any adverse effects to the patients. Twenty-three percent of the respondents question the use of codeine during breastfeeding, most of them being physicians and pharmacists.Conclusion: More than 10 years after its launch, the postpartum and obstetrics/gynecology self-medication program is appreciated by the health professionals working in the mother/child units of the Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. The staff perceived the program as being effective and safe and feel that it is functioning well
Affiches présentées au Congrès annuel de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières (Québec) Canada
Kétamine par voie orale pour le traitement du syndrome douloureux régional complexe réfractaire d’une patiente âgée de 36 ans
RésuméObjectif : Cet article présente un cas de syndrome douloureux régional complexe réfractaire aux traitements classiques et ayant répondu à un traitement par kétamine par voie orale. L’article passe également en revue le traitement du syndrome douloureux régional complexe.Résumé du cas : Il s’agit d’une femme de 36 ans atteinte d’un syndrome douloureux régional complexe de type I au pied gauche, en contexte ambulatoire. Elle a essayé de nombreux traitements et a dû cesser les exercices de réadaptation en raison de la douleur. Après avoir consulté un médecin d’une clinique externe contre la douleur chronique, elle a commencé un traitement par kétamine par voie orale. Les douleurs ont diminué de façon importante avec la prise de kétamine et la patiente a pu recommencer un programme de réadaptation.Discussion : Le syndrome douloureux régional complexe doit être pris en charge rapidement pour éviter que les douleurs ne persistent sur le long terme. Plusieurs traitements pharmacologiques ont été évalués pour ce syndrome, mais il existe peu de données dans la documentation scientifique sur la kétamine par voie orale pour le traitement du syndrome douloureux régional complexe. Les observations de ce cas indiquent que la kétamine par voie orale semble avoir été efficace.Conclusion : La kétamine par voie orale semble être efficace pour soulager la douleur associée au syndrome douloureux régional complexe de notre patiente. Il semble raisonnable d’envisager un tel traitement pour certains patients dont la douleur est réfractaire aux traitements classiques.AbstractObjectives: To present a case study of a patient with standard treatment refractory complex regional pain syndrome that responded to oral ketamine. To review the treatment of complex regional pain syndrome.Case summary: The patient is a 36-year-old woman with type 1 complex regional pain syndrome of the left foot in an outpatient setting. She tried numerous treatments and had to stop rehabilitation exercises because of the pain. She was seen at a chronic pain outpatient clinic, and treatment with oral ketamine was initiated. The pain diminished significantly following the introduction of ketamine, and the patient was able to resume a rehabilitation program.Discussion: Complex regional pain syndrome should be managed quickly to prevent the pain from persisting in the long term. A number of pharmacological treatments have been evaluated, but there are few data in the literature on oral ketamine in complex regional pain syndrome. Based on the observations made in this case, oral ketamine was effective to relieve the patient’s pain.Conclusion: It appears that oral ketamine was effective in relieving the pain associated with complex regional pain syndrome in our patient. It seems reasonable to consider this drug in certain specific cases where the pain is refractory to standard treatments
Enquête sur les programmes de formation à l’embauche et en cours d’emploi en établissement de santé pour les assistants techniques en pharmacie
RésuméObjectif : Établir un portrait des programmes de formation à l’embauche et en cours d’emploi en établissement de santé pour les assistants techniques en pharmacie.Description de la problématique : Les tâches des assistants techniques en pharmacie se sont grandement diversifiées et complexifiées au cours des dernières années. Un assistant technique en pharmacie doit suivre une formation initiale au moment de son embauche, ainsi que diverses formations en cours d’emploi afin de pouvoir accomplir de nouvelles tâches. Il n’existe pas de recommandation spécifique pour ces différents types de formation. Les politiques de formation, laissées à la discrétion des gestionnaires des départements de pharmacie, varient donc fortement d’un établissement à l’autre.Discussion : Une enquête réalisée auprès des gestionnaires des départements de pharmacie des établissements de santé du Québec a permis d’évaluer la formation offerte aux assistants techniques en pharmacie pour cinq tâches, à savoir la saisie des ordonnances, la préparation stérile des médicaments non dangereux, la préparation stérile des médicaments dangereux, la délégation de la vérification contenant-contenu et le bilan comparatif des médicaments.Conclusion : Une formation adéquate du personnel est primordiale pour assurer le respect du cadre législatif et la sécurité des services et des soins pharmaceutiques. La présente enquête établit un premier portrait québécois des programmes de formation en établissement de santé pour le personnel technique en pharmacie. Si une majorité de personnes ayant répondu au sondage ont mis en place des programmes de formation, il reste encore beaucoup à faire pour uniformiser la formation du personnel technique en établissement de santé.AbstractObjective: To draw a portrait of initial and ongoing training programs for technical pharmacy staff in healthcare facilities.Problem description: The tasks assigned to pharmacy technical assistants have become much more diverse and complex in the past few years. Pharmacy technical assistants require initial training upon hiring, as well as various types of ongoing training for new tasks. There are no specific recommendations for these different types of training. Training policies are left to the discretion of pharmacy department managers, which leads to wide variability from one facility to another.Problem resolution: A survey conducted among the pharmacy department managers in Quebec’s healthcare facilities enabled us to evaluate the training provided to pharmacy technical assistants for five tasks: entering prescriptions, sterile preparation of nonhazardous drugs, sterile preparation of hazardous drugs, delegation of container-contents verification, and medication reconciliation.Conclusion: Adequate staff training is essential for ensuring compliance with the legislative framework and the safety of pharmaceutical services and care. This survey provided a first portrait of technical pharmacy staff training programs in Quebec’s healthcare facilities. Although most of the respondents have instituted training programs, much work remains to be done to standardize the training of technical staff in healthcare facilities
Gestion des risques liés au circuit du médicament dans les établissements médico-sociaux du canton de Fribourg (Suisse) – État des lieux 2012-2014 et nouvelle responsabilité des pharmaciens
RésuméObjectif : Les établissements médico-sociaux sont des lieux associés à un haut risque d’erreurs dans le circuit du médicament. Dans ce contexte, l’étude vise à décrire l’état des lieux en 2012 des systèmes de gestion des risques des 42 établissements médico-sociaux (2 473 résidents) du canton de Fribourg (Suisse), estimer la fréquence des erreurs documentées et finalement proposer dès 2014 une approche méthodique favorisant la sécurité des résidents.Méthodologie : Étude rétrospective dont les données ont été recueillies à partir des dossiers patients ou des registres des erreurs de l’établissement. Les erreurs ont été classifiées selon la taxonomie du National Coordinating Council for Medication Error Reporting and Prevention, puis analysées selon un processus d’amélioration continue (identification des risques, déclaration puis documentation des erreurs, analyse systémique).Résultats : De tous les établissements médico-sociaux contactés, 91 % ont participé à l’état des lieux et 81 % ont pu documenter les erreurs. Sur les 39 établissements participants en 2012, 37 (95 %) mentionnaient un système de gestion des risques associés au circuit du médicament. Sur les 35 établissements ayant documenté les erreurs en 2013, 21 (60 %) (1 496 résidents) en ont documenté la fréquence : 30 % étaient avérées, 60 % n’avaient pas atteint le patient, 32 % n’avaient provoqué aucun dommage, 5 % ont conduit à une surveillance particulière et un cas a nécessité un allongement du séjour hospitalier et entraîné un préjudice pour le patient. Les erreurs surviennent le plus souvent à la délivrance (43 %) et à l’administration (43 %) des médicaments. Les problèmes de conditionnement ou de conception (62 %), ou ceux dus à un facteur humain (23 %) sont les plus fréquents.Conclusion : Les conditions de base pour une gestion du risque médicamenteux sont présentes, mais l’amélioration doit porter sur une plus grande homogénéité et une meilleure normalisation des pratiques. Pour la première fois en Suisse, le pharmacien est appelé à coordonner la démarche interdisciplinaire sur ce thème dans les établissements médico sociaux.AbstractObjectives: The risk of errors in the drug distribution system in nursing homes is high. The purpose of this study was to review the risk management systems of the 42 nursing homes (2,473 residents) in the township of Fribourg, Switzerland, in 2012, estimate the incidence of documented errors, and propose an approach to promote patient safety as of 2014.Method: This was a retrospective study using data collected from patient charts and registers of nursing home errors. Errors were classified according to the taxonomy of the National Coordinating Council for Medication Error Reporting and Prevention and were then analyzed according to a continuous improvement process (risk identification, error reporting and subsequent documentation, and a system analysis).Results: Ninety-one percent of the nursing homes participated in the review, of which 81% documented errors. Of the 39 participating establishments in 2012, 37 (95%) mentioned a drug distribution risk management system. Of the 35 facilities that documented errors in 2013, 21 (60%, 1,496 residents) documented their incidence as follows: 30% were substantiated, 60% had not reached the patient, 32% had not caused any harm, 5% had led to special monitoring, and one case required an extension of the hospital stay and caused the patient harm. Errors usually occur when medications are dispensed (43%) and administered (43%). Packaging and design problems (62%) and those associated with human error (23%) are the most common.Conclusion: The basic conditions for medication risk management are in place, but improvements should target greater homogeneity and standardization of practice. For the first time in Switzerland, pharmacists are being called upon to coordinate an interdisciplinary approach to this matter in nursing homes