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Évaluations empiriques des déterminants comportementaux des décisions publiques
Les décisions quotidiennes des élus ont un impact substantiel sur le bien-être des populations. La compréhension des motivations et des mécanismes présidant à ces décisions est donc cruciale. L’analyse économique traditionnelle des décisions publiques s’appuie sur un cadre micro-économique fondé sur une hypothèse de rationalité (i.e. les individus prennent des décisions cohérentes) et une hypothèse d'opportunisme individuel (i.e. les individus agissent pour améliorer leur bénéfice personnel). Ces hypothèses ont néanmoins été largement questionnées par les travaux d'économie comportementale qui ont connu un gain d'intérêt croissant dans l'élaboration des politiques publiques. Cette approche n'a cependant été que peu mobilisée dans la compréhension des décisions des élus. Sur la base d’expérimentations économiques de laboratoire de terrain, cette thèse questionne d’abord les hypothèses de rationalité (maximisation d’utilité) et d’opportunisme individuel égoïsme) avec une population d’élus locaux (chapitres 1 et 2). Les résultats indiquent que les élus sont aussi rationnels mais accordent davantage d’importance à autrui et à la réduction des inégalités qu’une population comparable. Le chapitre 3 évalue le lien entre des mesures comportementales des préférences (goût pour le risque, patience, altruisme et confiance) et la réactivité du gouvernement et l’intensité des politiques publiques dans le monde pendant la crise du coronavirus. Nous observons que les facteurs comportementaux sont fortement liés aux aux décisions publiques.The daily decisions of politicians have a substantial impact on populations’ well-being. Understanding the motivations and mechanisms behind these decisions is thus crucial. The standard economic analysis of public decisions builds on a microeconomic framework founded on a rationality hypothesis (i.e., individuals make decisions that are coherent) and a selfishness hypothesis (i.e., individuals act above all to improve their personal benefit). These assumptions have, however, been largely challenged by behavioral economics research, which has gained increasing interest in public policy-making. However, this approach has been little used to understand the decisions of politicians. Based on laboratory and field economic experiments, this dissertation first evaluates the validity of the rationality (utility maximization) and individual opportunism (selfishness) hypotheses with local politicians (chapters 1 and 2). The results indicate that politicians are as rational as a comparable population, but also value others and reducing inequalities more. Chapter 3 determines the relationship between behavioral measures of preferences (taste for risk, patience, altruism and trust) and both government responsiveness and the stringency of implemented policies around the world during in the coronavirus crisis. We observe that behavioral factors are strongly correlated with political decisions
Évaluations empiriques des déterminants comportementaux des décisions publiques
The daily decisions of politicians have a substantial impact on populations’ well-being. Understanding the motivations and mechanisms behind these decisions is thus crucial. The standard economic analysis of public decisions builds on a microeconomic framework founded on a rationality hypothesis (i.e., individuals make decisions that are coherent) and a selfishness hypothesis (i.e., individuals act above all to improve their personal benefit). These assumptions have, however, been largely challenged by behavioral economics research, which has gained increasing interest in public policy-making. However, this approach has been little used to understand the decisions of politicians. Based on laboratory and field economic experiments, this dissertation first evaluates the validity of the rationality (utility maximization) and individual opportunism (selfishness) hypotheses with local politicians (chapters 1 and 2). The results indicate that politicians are as rational as a comparable population, but also value others and reducing inequalities more. Chapter 3 determines the relationship between behavioral measures of preferences (taste for risk, patience, altruism and trust) and both government responsiveness and the stringency of implemented policies around the world during in the coronavirus crisis. We observe that behavioral factors are strongly correlated with political decisions.Les décisions quotidiennes des élus ont un impact substantiel sur le bien-être des populations. La compréhension des motivations et des mécanismes présidant à ces décisions est donc cruciale. L’analyse économique traditionnelle des décisions publiques s’appuie sur un cadre micro-économique fondé sur une hypothèse de rationalité (i.e. les individus prennent des décisions cohérentes) et une hypothèse d'opportunisme individuel (i.e. les individus agissent pour améliorer leur bénéfice personnel). Ces hypothèses ont néanmoins été largement questionnées par les travaux d'économie comportementale qui ont connu un gain d'intérêt croissant dans l'élaboration des politiques publiques. Cette approche n'a cependant été que peu mobilisée dans la compréhension des décisions des élus. Sur la base d’expérimentations économiques de laboratoire de terrain, cette thèse questionne d’abord les hypothèses de rationalité (maximisation d’utilité) et d’opportunisme individuel égoïsme) avec une population d’élus locaux (chapitres 1 et 2). Les résultats indiquent que les élus sont aussi rationnels mais accordent davantage d’importance à autrui et à la réduction des inégalités qu’une population comparable. Le chapitre 3 évalue le lien entre des mesures comportementales des préférences (goût pour le risque, patience, altruisme et confiance) et la réactivité du gouvernement et l’intensité des politiques publiques dans le monde pendant la crise du coronavirus. Nous observons que les facteurs comportementaux sont fortement liés aux aux décisions publiques
Évaluations empiriques des déterminants comportementaux des décisions publiques
The daily decisions of politicians have a substantial impact on populations’ well-being. Understanding the motivations and mechanisms behind these decisions is thus crucial. The standard economic analysis of public decisions builds on a microeconomic framework founded on a rationality hypothesis (i.e., individuals make decisions that are coherent) and a selfishness hypothesis (i.e., individuals act above all to improve their personal benefit). These assumptions have, however, been largely challenged by behavioral economics research, which has gained increasing interest in public policy-making. However, this approach has been little used to understand the decisions of politicians. Based on laboratory and field economic experiments, this dissertation first evaluates the validity of the rationality (utility maximization) and individual opportunism (selfishness) hypotheses with local politicians (chapters 1 and 2). The results indicate that politicians are as rational as a comparable population, but also value others and reducing inequalities more. Chapter 3 determines the relationship between behavioral measures of preferences (taste for risk, patience, altruism and trust) and both government responsiveness and the stringency of implemented policies around the world during in the coronavirus crisis. We observe that behavioral factors are strongly correlated with political decisions.Les décisions quotidiennes des élus ont un impact substantiel sur le bien-être des populations. La compréhension des motivations et des mécanismes présidant à ces décisions est donc cruciale. L’analyse économique traditionnelle des décisions publiques s’appuie sur un cadre micro-économique fondé sur une hypothèse de rationalité (i.e. les individus prennent des décisions cohérentes) et une hypothèse d'opportunisme individuel (i.e. les individus agissent pour améliorer leur bénéfice personnel). Ces hypothèses ont néanmoins été largement questionnées par les travaux d'économie comportementale qui ont connu un gain d'intérêt croissant dans l'élaboration des politiques publiques. Cette approche n'a cependant été que peu mobilisée dans la compréhension des décisions des élus. Sur la base d’expérimentations économiques de laboratoire de terrain, cette thèse questionne d’abord les hypothèses de rationalité (maximisation d’utilité) et d’opportunisme individuel égoïsme) avec une population d’élus locaux (chapitres 1 et 2). Les résultats indiquent que les élus sont aussi rationnels mais accordent davantage d’importance à autrui et à la réduction des inégalités qu’une population comparable. Le chapitre 3 évalue le lien entre des mesures comportementales des préférences (goût pour le risque, patience, altruisme et confiance) et la réactivité du gouvernement et l’intensité des politiques publiques dans le monde pendant la crise du coronavirus. Nous observons que les facteurs comportementaux sont fortement liés aux aux décisions publiques
Évaluations empiriques des déterminants comportementaux des décisions publiques
The daily decisions of politicians have a substantial impact on populations’ well-being. Understanding the motivations and mechanisms behind these decisions is thus crucial. The standard economic analysis of public decisions builds on a microeconomic framework founded on a rationality hypothesis (i.e., individuals make decisions that are coherent) and a selfishness hypothesis (i.e., individuals act above all to improve their personal benefit). These assumptions have, however, been largely challenged by behavioral economics research, which has gained increasing interest in public policy-making. However, this approach has been little used to understand the decisions of politicians. Based on laboratory and field economic experiments, this dissertation first evaluates the validity of the rationality (utility maximization) and individual opportunism (selfishness) hypotheses with local politicians (chapters 1 and 2). The results indicate that politicians are as rational as a comparable population, but also value others and reducing inequalities more. Chapter 3 determines the relationship between behavioral measures of preferences (taste for risk, patience, altruism and trust) and both government responsiveness and the stringency of implemented policies around the world during in the coronavirus crisis. We observe that behavioral factors are strongly correlated with political decisions.Les décisions quotidiennes des élus ont un impact substantiel sur le bien-être des populations. La compréhension des motivations et des mécanismes présidant à ces décisions est donc cruciale. L’analyse économique traditionnelle des décisions publiques s’appuie sur un cadre micro-économique fondé sur une hypothèse de rationalité (i.e. les individus prennent des décisions cohérentes) et une hypothèse d'opportunisme individuel (i.e. les individus agissent pour améliorer leur bénéfice personnel). Ces hypothèses ont néanmoins été largement questionnées par les travaux d'économie comportementale qui ont connu un gain d'intérêt croissant dans l'élaboration des politiques publiques. Cette approche n'a cependant été que peu mobilisée dans la compréhension des décisions des élus. Sur la base d’expérimentations économiques de laboratoire de terrain, cette thèse questionne d’abord les hypothèses de rationalité (maximisation d’utilité) et d’opportunisme individuel égoïsme) avec une population d’élus locaux (chapitres 1 et 2). Les résultats indiquent que les élus sont aussi rationnels mais accordent davantage d’importance à autrui et à la réduction des inégalités qu’une population comparable. Le chapitre 3 évalue le lien entre des mesures comportementales des préférences (goût pour le risque, patience, altruisme et confiance) et la réactivité du gouvernement et l’intensité des politiques publiques dans le monde pendant la crise du coronavirus. Nous observons que les facteurs comportementaux sont fortement liés aux aux décisions publiques
III. Simplifier les péréquations financières entre collectivités locales ? Une analyse des sources d’hétérogénéité entre dispositifs nationaux et locaux
International audienc
L'impact des dotations de péréquation sur les dépenses locales : une évaluation sur données communales en France
International audienceLa péréquation financière entre collectivités territoriales, désormais obligation constitutionnelle depuis 2003, fait l'objet d'un relatif consensus dans son principe. Elle est cependant fréquemment critiquée : elle serait trop peu efficace dans la réduction des inégalités de ressources et de charges, trop complexe et illisible dans ses modalités, et contreproductive en termes de maîtrise des dépenses locales. Or le législateur français cherche, par la baisse des subventions de l'État (2014-2017) ou par l'imposition d'une norme d'évolution de la dépense de fonctionnement (2018-2022), à freiner la croissance de la dépense locale. L'article propose une évaluation économétrique de l'élasticité de la dépense communale aux dotations de péréquation reçues par les communes. Les résultats montrent que cette élasticité est faible en niveau et inférieure à celle de la dépense communale aux autres ressources sans visée péréquatrice, suggérant que la péréquation peut être renforcée sans remettre en cause la maîtrise des dépenses locales
What Did Matthieu Beroald Transmit to François Béroalde de Verville?
Many tangible and intangible goods were passed down within early modern families. The goods included texts and the knowledge that texts communicated. But how did they relate to the other goods transmitted within families? That question is explored in relation to the scholar Matthieu Beroald and his son François Béroalde de Verville, author of the famous Moyen de parvenir. Matthieu transmitted to François a humanist education, at least one printed volume (probably more), an interest in certain topics (especially chronology), a network of contacts, but little wealth. And François soon donated to his sisters what wealth he did receive. His relationship to his intellectual inheritance from his father was complex and ambivalent. Aspects of François's attitude towards knowledge may have stemmed, via his father, from two grandfather-figures: Matthieu's own father (a barber-surgeon) and Matthieu's relative and benefactor François Vatable (the Hebraicist). </jats:p
Representative Policy-Makers? A Behavioral Experiment with French Politicians
This study leverages an online behavioral experiment to analyze whether politicians’ decisions align with citizens’ preferences over the same issue and whether their decisions align with citizens' decisions within the same decision environment. We recruited 760 local politicians and 655 non-politicians in France to participate as policy-makers in a taxation-redistribution game. In the game, two policy-makers compete to choose a flat tax rate for a group of citizens, who are selected from the French general population and state their preferred tax rate. We manipulate (i) the information provided to policy-makers about citizens’ preferred tax rates and (ii) the incentives associated with applying citizens' preferred tax rate. In all cases, we also measure policy-makers' beliefs regarding citizens' preferences. We observe that policy-makers positively react to the information, but they often deviate from it, which can be mostly explained by their beliefs. Incentivizing responsiveness has no impact on these results. This suggest that politicians tradeoff their own preferences about the policy outcome with an intrinsic motivation to implement citizens' preferences. Finally, we find that politicians believe citizens want lower tax rates and are more confident in their beliefs than non-politicians. Once beliefs are accounted for, we observe little differences between the two samples. Our findings highlight the importance of politicians' beliefs and non-financial motivations as determinants of their decisions
Representative Policy-Makers? A Behavioral Experiment with French Politicians
This study leverages an online behavioral experiment to analyze whether politicians’ decisions align with citizens’ preferences over the same issue and whether their decisions align with citizens' decisions within the same decision environment. We recruited 760 local politicians and 655 non-politicians in France to participate as policy-makers in a taxation-redistribution game. In the game, two policy-makers compete to choose a flat tax rate for a group of citizens, who are selected from the French general population and state their preferred tax rate. We exogenously manipulate (i) the information provided to policy-makers about citizens’ preferred tax rates and (ii) the degree of competition between policy-makers. Finally, we measure policy-makers' beliefs regarding citizens' preferences. We observe that policy-makers positively react to the information, but they often deviate from it, which can be mostly explained by their beliefs. Varying the degree of political competition has no impact on these results. Finally, we find that politicians believe citizens want lower tax rates and are more confident in their beliefs than non-politicians. Once beliefs are accounted for, we observe little differences between the two samples. Our findings highlight the importance of politicians' beliefs and intrinsic motivations as determinants of their decisions
Representative Policy-Makers? A Behavioral Experiment with French Politicians
This study leverages an online behavioral experiment to analyze whether politicians’ decisions align with citizens’ preferences over the same issue and whether their decisions align with citizens' decisions within the same decision environment. We recruited 760 local politicians and 655 non-politicians in France to participate as policy-makers in a taxation-redistribution game. In the game, two policy-makers compete to choose a flat tax rate for a group of citizens, who are selected from the French general population and state their preferred tax rate. We exogenously manipulate (i) the information provided to policy-makers about citizens’ preferred tax rates and (ii) the degree of competition between policy-makers. Finally, we measure policy-makers' beliefs regarding citizens' preferences. We observe that policy-makers positively react to the information, but they often deviate from it, which can be mostly explained by their beliefs. Varying the degree of political competition has no impact on these results. Finally, we find that politicians believe citizens want lower tax rates and are more confident in their beliefs than non-politicians. Once beliefs are accounted for, we observe little differences between the two samples. Our findings highlight the importance of politicians' beliefs and intrinsic motivations as determinants of their decisions
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