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    La marque de la sélection. Les débuts de carrière contrariés des « recalés » du supérieur

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    Colloque organisé en ligneInternational audienceEn 2013, environ 20 000 jeunes ont choisi de mettre un terme à leurs études après s’être vus refuser l’accès à une formation de l’enseignement supérieur, alors qu'ils venaient d’obtenir leur baccalauréat. Qui sont ces jeunes que la sélection prive d’accès aux études supérieures ? Selon les données de l’application Parcoursup où les « recalés » ont représenté, en 2018, 6 % des candidats ayant obtenu le baccalauréat, ils constituent 3 % des bacheliers généraux, 8 % des bacheliers technologiques et 14 % des bacheliers professionnels. Les barrières formellement instituées à l’entrée de l’enseignement supérieur ne constituent cependant pas les seuls obstacles à la poursuite d’études après le bac. L’étude de la sélection formelle oublie notamment les jeunes qui se sont auto-sélectionnés, ou ceux dont la sélection est restée invisible (par l’influence de leur environnement notamment)

    Sortir sans diplôme de STS : l’autre échec de l’enseignement supérieur

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    Cet article s’intéresse aux débuts de carrière des sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur, en fonction de leur voie de formation. L’échec à l’université est identifié comme un problème public et fait l’objet de nombreux travaux de recherche et politiques publiques. Les sortants sans diplôme des sections de technicien supérieur (STS) sont moins étudiés alors qu’ils sont, en proportion, aussi nombreux. Ce déficit d’attention pouvait, jusqu’à présent, se justifier par la meilleure insertion professionnelle des non-diplômés de STS. À partir des enquêtes Génération 1998 et 2010, cette étude montre que cet avantage a désormais disparu.This paper examines French higher education non-completers’ early career. Recent research and public policy show an increasing interest in university completion rates, as both a lever and a result of the higher education system efficiency. Non-completers from advanced technician programs (STS for “section de technicien supérieur”, a two-year post-secondary professional course) are less well-known, although they are as likely to leave higher education without a degree. Using Céreq’s 2010 and 1998 “Génération” surveys, we show that they no longer have an advantage in the labour market, compared to university non-completers.Dieser Artikel untersucht den beruflichen Start von Abgängern ohne Hochschulabschluss, unter Berücksichtigung ihres jeweiligen Bildungsweges. Das Versagen an der Universität wird als ein öffentliches Problem herausgearbeitet und ist Gegenstand zahlreicher Forschungsarbeiten und öffentlicher Konzepte. Weniger Aufmerksamkeit wird dem Anteil der Abgänger ohne Abschluss aus der höheren Techniker-Ausbildung (franz. STS : section de technicien supérieur) zuteil, obwohl sie proportional genauso zahlreich sind. Dieses mangelnde Interesse ließ sich bisher durch die bessere berufliche Integration von Nicht-STS-Absolventen rechtfertigen. Auf der Grundlage der Erhebungen über die Generation 1998 und 2010 zeigt diese Studie, dass dieser Vorteil nun verschwunden ist.Este artículo se centra en los inicios de carrera de los salientes sin diploma de la enseñanza superior, según su vía de formación. El fracaso en la universidad ha sido identificado como un problema público y es objeto de muchas investigaciones y políticas públicas. Los salientes sin diploma de las secciones de técnico superior (STS) son menos estudiados aunque, en proporción, son igual de numerosos. Este déficit de atención podría, hasta ahora, justificarse por la mejor inserción profesional de los no graduados STS. A partir de las encuestas Generación 1998 y 2010, este estudio muestra que esta ventaja ha desaparecido

    Repeated selection : access to a higher education diploma for vocational baccalaureate holders

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    Cette thèse porte sur l’accès des bacheliers professionnels à un diplôme de l’enseignement supérieur au regard de deux évolutions récentes majeures : l’explosion du nombre de bacheliers professionnels, d’une part, et la hausse continue de leur taux d’inscription dans l’enseignement supérieur, d’autre part. Entre 2000 et 2015, la conjonction de ces deux phénomènes a conduit à multiplier quasiment par quatre le nombre de bacheliers professionnels engagés dans l’enseignement supérieur. Dans cette recherche, nous expliquons les freins et les leviers de ces nouveaux parcours éducatifs à travers les déterminants du franchissement successif de trois étapes de sélection.La sélection informelle, d’abord, correspond à l’influence de l’environnement des élèves sur leurs aspirations scolaires : ce travail montre que le milieu social, les proches, les enseignants des bacheliers professionnels contribuent à orienter leurs projets d’études supérieures autant que leurs goûts personnels ou leur niveau scolaire.La sélection formelle, ensuite, est le moment où l’institution éducative choisit les candidats autorisés à s’inscrire dans la filière demandée : la section de technicien supérieur (STS), filière essentielle de poursuite d’études des bacheliers professionnels, apparaît ici comme une formation hautement concurrentielle, qui mobilise à l’endroit des bacheliers professionnels des critères de sélection invisibles voire illégitimes, désavantageant notamment les jeunes issus de milieu populaire, les étrangers ou les élèves boursiers. Par ailleurs, bien que théoriquement favorisés par une politique publique entamée en 2013, les bacheliers professionnels restent en 2018 pénalisés pour entrer en STS, par rapport aux autres bacheliers.Enfin, la sélection effective se rapporte à la réussite des étudiants, considérant leurs chances de diplomation comme le signe d’un accès « réel » à l’enseignement supérieur. En STS, nos résultats soulignent l’absence d’inégalités sociales de réussite scolaire parmi les bacheliers professionnels. En revanche, parmi l’ensemble des filières, ces derniers sont pénalisés par un déficit de confiance et un moindre sentiment d’efficacité personnelle, ainsi que par un manque de maîtrise des méthodes de travail personnel. Enfin, la réussite des bacheliers professionnels dans l’enseignement supérieur est entravée par des difficultés socioéconomiques notables, parmi lesquelles la nécessité d’exercer un emploi ou la difficulté à financer un logement.This thesis examines the access of vocational baccalaureate holders to higher education in light of two major recent developments: the explosion in the number of vocational baccalaureate holders, on the one hand, and the continuous increase in their enrollment rate in higher education, on the other hand. Between 2000 and 2015, the combination of these two phenomena led to an almost fourfold increase in the number of vocational baccalaureates enrolled in higher education. In this research, we explain the obstacles and levers of these new educational paths through the determinants of the successive passage through three stages of selection.First, informal selection corresponds to the influence of the students' environment on their educational aspirations: this work shows that the social environment, relatives, and teachers of students with a vocational baccalaureate contribute to the orientation of their higher education projects as much as their personal tastes or their academic level.Second, formal selection is the moment when the educational institution chooses the candidates it authorizes to enroll in the requested program: the ‘section de technicien supérieur’ (STS), an essential program for the continuation of studies for vocational baccalaureate holders, appears here as a highly competitive program, which mobilizes invisible or even illegitimate selection criteria for vocational baccalaureate holders, putting young people from working-class backgrounds, foreigners and scholarship students at a disadvantage. Moreover, although theoretically favored by a public policy initiated in 2013, in 2018 vocational baccalaureate holders are still penalized for entering STS, compared to other baccalaureate holders.Finally, effective selection refers to student success, considering their chances of graduation as a sign of "real" access to higher education. In STS, our results underline the absence of social inequalities in academic success among vocational baccalaureates. On the other hand, among all the training courses, the latter are penalized by a lack of confidence and a lesser sense of personal effectiveness, as well as by a lack of mastery of personal work methods. Finally, the success of vocational baccalaureates in higher education is hampered by significant socioeconomic difficulties, including the need to hold a job or the difficulty of financing housing

    Entrer dans l’enseignement supérieur avec un « bac pro » : une sélection biaisée

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    Cet article examine l’accès des bacheliers professionnels à un diplôme de l’enseignement supérieur en France à la lumière de deux évolutions récentes majeures : l’explosion du nombre de bacheliers professionnels et la hausse continue de leur taux d’inscription dans l’enseignement supérieur. Entre 2000 et 2015, la conjonction de ces deux phénomènes a conduit à multiplier quasiment par quatre le nombre de bacheliers professionnels engagés dans l’enseignement supérieur. Dans cette recherche, nous expliquons les freins et les leviers de ces nouveaux parcours éducatifs à travers les déterminants de la sélection formelle dans l’enseignement supérieur. La sélection formelle est le moment où l’institution éducative choisit les candidats autorisés à s’inscrire dans la filière demandée : la section de technicien supérieur (STS), filière essentielle de poursuite d’études des diplômés du baccalauréat professionnel, apparaît ici comme une formation hautement concurrentielle, qui mobilise à l’endroit des candidats des critères de sélection invisibles, voire illégitimes, désavantageant notamment les élèves issus de milieux populaires, les étrangers et les boursiers. Par ailleurs, bien que théoriquement favorisés par une politique publique mise en place en 2013, les bacheliers professionnels restent en 2018 pénalisés pour entrer en STS, par rapport aux autres bacheliers.This article examines the access of vocational baccalaureate holders to a higher education diploma in light of two major recent developments: the explosion in the number of vocational baccalaureate holders, on the one hand, and the continuous increase in their enrollment rate in higher education, on the other. Between 2000 and 2015, the combination of these two phenomena led to an almost fourfold increase in the number of vocational baccalaureates enrolled in higher education. In this research, we explain the brakes and levers of these new educational paths through the determinants of formal selection in higher education. Formal selection is the moment when the educational institution chooses the candidates authorized to enroll in the requested program: the section of technicien supérieur (STS), an essential program for vocational baccalaureates, appears here as a highly competitive program, which mobilizes invisible or even illegitimate selection criteria for vocational baccalaureates, disadvantaging in particular young people from working-class backgrounds, foreigners or students with scholarships. Moreover, although theoretically favored by a public policy begun in 2013, in 2018 vocational baccalaureate holders are still penalized for entering STS, compared to other baccalaureate holders

    L’enseignement supérieur, ce n’est pas pour les « petits » diplômes

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    International audienc

    Une insertion plus difficile pour les jeunes «recalés» à l’entrée du supérieur

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    International audienceLes principes et les modalités de la sélection des jeunes à l'entrée de l'enseignement supérieur animent le débat public et scientifique depuis plus d'une décennie. Mais connaît-on les conséquences de cette sélection ? L'enquête Génération du Céreq montre que les jeunes empêchés de poursuivre des études après le baccalauréat connaissent un début de carrière plus difficile que les autres bacheliers

    Entrer dans l’enseignement supérieur avec un « bac pro » : une sélection biaisée

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    International audienceCet article examine l’accès des bacheliers professionnels à un diplôme de l’enseignement supérieur en France à la lumière de deux évolutions récentesmajeures : l’explosion du nombre de bacheliers professionnels et la hausse continue de leur taux d’inscription dans l’enseignement supérieur. Entre 2000 et 2015, la conjonction de ces deux phénomènes a conduit à multiplier quasiment par quatre le nombre de bacheliers professionnels engagés dans l’enseignement supérieur. Dans cette recherche, nous expliquons les freins et les leviers de ces nouveaux parcours éducatifs à travers les déterminants de la sélection formelle dans l’enseignement supérieur. La sélection formelle est le moment où l’institution éducative choisit les candidats autorisés à s’inscrire dans la filière demandée : la section de technicien supérieur (STS), filière essentielle de poursuite d’études des diplômés du baccalauréat professionnel, apparaît ici comme une formation hautement concurrentielle, qui mobilise à l’endroit des candidats des critères de sélection invisibles, voire illégitimes, désavantageant notamment les élèves issus de milieux populaires, les étrangers et les boursiers. Par ailleurs, bien que théoriquement favorisés par une politique publique mise en place en 2013, les bacheliers professionnels restent en 2018 pénalisés pour entrer en STS, par rapport aux autres bacheliers

    Une sélection parmi d'autres : les déterminants du souhait d’études supérieures des bacheliers professionnels

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    International audienceDepuis le milieu des années 2000 et plus particulièrement depuis 2010, les opportunités d’études supérieures des bacheliers professionnels n’ont cessé de croître. Néanmoins, du projet scolaire à l’obtention d’un diplôme, en passant par l’admission dans une formation, leur parcours semble encore jonché d’obstacles. L’augmentation du taux de poursuite d’études des bacheliers professionnels signifie-t-elle que l’enseignement supérieur se démocratise? Les portes de l’enseignement supérieur sont-elles restées «entrouvertes» aux bacheliers professionnels(Lemêtre, Mengneau & Orange, 2016)?Ce travail explore les enjeux des poursuites d’études supérieures des bacheliers professionnels à travers trois épreuves de sélection successives : la sélection informelle, la sélection formelle, puis enfin la sélection «effective» en cours de formation soit la sélection vers l’obtention du diplôme. Nous cherchons les déterminants du succès de chacune de ces étapes
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