43 research outputs found

    Présentation pour la création de la délégation de La Renaissance Française en Géorgie

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    La délégation de La Renaissance Française en Géorgie à été créée le 26 novembre 2020 à Tbilissi. Présidée par Mme la professeure Mzago Doktourichvili elle a été installée en présence de l’Ambassadeur de France, S.E. M. Diego Colas, président d’honneur de la délégation. Initialement prévue dans le cadre de l’Université d’Etat Ilia, où la délégation a son siège, la cérémonie s'est déroulée par visioconférence. Atinati Mamtsashvili a été nommée responsable de la section de Littérature au sein de la Délégation

    Des écrivains face à la persécution, au massacre de masse et au génocide 

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    International audienceLa journée d’étude Des écrivains face à la persécution, au massacre de masse et au génocide dont nous présentons ici les actes se donne pour objectif d’interroger les écrits des auteurs (fictions, carnets, témoignages, pièces de théâtre) d’une part dans leur rapport à la réalité historique précise, notamment celle des régimes totalitaires nazi et soviétique, et d’autre part dans le sens où elles ouvrent l’espace du débat éthique. Ce n’est pourtant pas pour porter un jugement qu’une œuvre d’art affirme son appartenance à une certaine littérature « engagée », mais surtout par son « dégagement », au sens où Levinas l’entend lorsqu’il parle d’un dégagement « en deçà ».Il s’agit avant tout d’aborder cet espace littéraire où non-intervention et agir s’organisent en termes antagonistes. C’est-à-dire, d’interroger le passage à l’acte de l’écrivain qui dénoncerait, d’une manière ou d’une autre, les injustices infligées aux persécutés des régimes totalitaires, alors que son silence pourrait être apparenté à l’acceptation de l’inacceptable : il validerait alors la barbarie en « restant à sa place », extérieur à l’événement (Frédérique Leichter-Flack, Le Laboratoire des cas de conscience), comme c’est le cas du chercheur-témoin chez Kafka (In der Strafkolonie/Dans la colonie pénitentiaire). Car, ce qui scande le récit, c’est l’attente de la réaction appropriée à l’inhumain qui pourtant ne suivra pas. C’est notamment cette parole appropriée de la part des écrivains face à la barbarie que la journée d’étude s’est proposée de cerner.Bien entendu, à côté de cette parole engagée, voire militante, toute une gamme de prises de parole ambivalentes est à envisager, sans oublier le fait qu’en régimes de terreur le simple fait de garder le silence (ou de ne pas apposer sa signature au bas d’une lettre réclamant la peine de mort pour les ennemis du peuple) est déjà un acte. Cette diversité d’attitudes comprend notamment les écritures « entre les lignes » ainsi que le choix, fait par certains, de mener une activité littéraire de façade, acceptable pour le régime, en parallèle avec une autre, cachée.Qu’en est-il des persécutés ? Quels types de stratégies vont-ils adopter ? Là encore, les possibilités varient, exil, clandestinité, résistance ou tentatives, souvent désespérées, de ne plus être vus comme des ennemis (cas fréquent pour les écrivains soviétiques ; en ce qui concerne les Juifs sous l’Occupation, on pense bien sûr à Irène Nemirovsky, qui a cherché en vain à convaincre les Nazis qu’elle avait rompu avec son identité juive). Si les comportements de résistance, d’accommodement ou de collaboration en régime de terreur ont donné lieu à de nombreuses études en histoire sociale, il existe à ce jour peu de travaux sur les stratégies proprement littéraires face à la persécution. C’est cette face de la planète littéraire que les chercheurs ont essayé d’interroger sous différents angles : littérature aux prises de l’éthique, véracité fictionnelle et véracité historique, moyens de dénonciation de la persécution par les écrivains eux-mêmes témoins des régimes totalitaires, stratégies pour éviter la persécution

    Le proscrit, le banni, l’émigré. Les représentations littéraires et artistiques sous les régimes nazi et soviétique

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    International audienceThe objective of this book is to understand exiles, outcasts, and emigrants through the eyes of writers by examining the manner in which they were portrayed in the literature of Central, Eastern and Western Europe under the Nazi and Soviet regimes. An analysis will also be made of visuals (painting, cinema, posters) where “the Other” is stigmatised, ridiculed, or annihilated.L'étude se donne pour objectif d’interroger le regard des écrivains porté sur la figure et la représentation du proscrit, du banni, de l’émigré, à travers l’imaginaire littéraire en Europe centrale, orientale et occidentale pendant les régimes nazi et soviétique. Une réflexion sera également proposée sur les représentations visuelles (peinture, cinéma, affiches) où l’Autre est stigmatisé, bafoué, appelé à l’anéantissement. L'expérience totalitaire, selon Hannah Arendt, « a manifestement pulvérisé nos catégories morales, ainsi que nos critères de jugements moraux » (Arendt 1990). Fondés sur la vision unilatérale et homogène qui n’admet aucune autre idée, aucune alternative, les régimes nazi et soviétique se sont attachés au principe de l’exclusion où l’Autre, stigmatisé comme catégorie séparée, quel que soit le « fondement » de son altérité, raciale ou de classe, devait être soit rééduqué et transformé en homme nouveau, soit éliminé (cette rééducation étant d’emblée impossible pour certains groupes ethniques ou sociaux). La formation de cette « nouvelle catégorie de population » (Rouvillois 2014), où l’être humain n’est pensé qu’en fonction de l’uniformité et de la collectivité, regroupe la présence des Autres (tels l’artiste ou l’écrivain qui ne partagent pas la « vision du monde » prônée, l’intellectuel, le Juif, l’homosexuel…) sous l’appellation de l’« ennemi du peuple » ou, comme l’appelle Lydia Tchoukovskaïa, de l’« étranger » [чуждый] (Tchoukovskaia 1980) – extérieur au nouvel espace organisé ou à organiser. Cette catégorie de l’altérité se constitue en l’« homme en trop » (Javakhishvili 1929) qui n’a pas sa place dans l’espace et la réalité nazie ou soviétique. Dans ce contexte, il est envisagé d’interroger les représentations littéraires et artistiques de ceux qui refusent d’« être de ce temps » (Horvath 1938), partent en exil ou continuent à écrire « entre les lignes », ou bien mettent en scène l’image du proscrit, du banni, de ceux qui, à l’instar des personnages de Zweig, « se sentent étrangers, inutiles en ce monde » nouveau (Ivresse de la métamorphose, 1938-39)

    La quête et l’enquête dans la poésie moderniste géorgienne – entre se remémorer et dénoncer

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    International audienceLe mouvement symboliste géorgien, créé en 1916 et influencé par le symbolisme français et belge, marque le passage crucial vers le modernisme. Le groupe symboliste subsiste jusqu’à la deuxième moitié des années vingt, avant qu’il ne soit persécuté par le régime bolchevique.Nous proposons d’examiner dans quelle mesure le motif de la quête est articulé dans la poésie moderniste géorgienne. Même s’il s’agit souvent de la quête du passé, de la résurrection des images sacralisées, ce n’est pas sans rapport avec le politique. Seront étudiées, en parallèle, les œuvres des écrivains géorgiens qui, ayant fui le régime soviétique, sont exilés en France. À l’encontre des symbolistes, nous pouvons parler dans leur cas non pas de la quête, mais plutôt de l’enquête : ils veulent dénoncer ouvertement, par leurs écrits, le régime soviétique et totalitaire

    La littérature belge sous l’Occupation

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    L’esthétique magico-réaliste, que Marc Quaghebeur qualifie de caractéristique de toute l’histoire des lettres belges, trouve ses prémices chez Maeterlinck, se fixe dans les années 1930 chez Franz Hellens et Robert Poulet, et se prolonge jusqu’à Paul Willems. Selon Benoît Denis, il s’agit, en Belgique francophone, du passage « du fantastique réel au réalisme magique », c’est-à-dire du phénomène local (le fantastique réel) au phénomène « mondial » auquel appartient le réalisme magique. Ce qui n..

    Littérature et antisémitisme : la Chronique des Pasquier (1933-1945) de Georges Duhamel

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    International audienceNotre proposons, par ladite étude, de démontrer, dans quelle mesure l’avènement du nazisme déjà dans les années 1930, peut être révélateur, pour un nombre d'auteurs, de l’évolution catastrophique des événements à venir impliquant l’humanité entière et étant orientée, comme le note Bataille, « contre les hommes ». Pour révéler ces marqueurs annonciateurs de la menace sans précédent de l’idéologie nazie qui « maintient la valeur raciale au-dessus de tout autre » (Bataille), nous allons nous intéresser à l’œuvre romanesque de Georges Duhamel. Écrivain, médecin dont le Lieu d’asile a été brûlé par les allemands en 1940 et qui voit son œuvre interdite dès 1942, il met en garde à partir des années trente contre la menace de la guerre qui « sera, nécessairement, une guerre d'expropriation et une guerre d'extermination ». Nous allons examiner dans quelle mesure ce raisonnement qui se déploie à travers sa fiction et se centre sur la question de l'antisémitisme dans son cycle – la Chronique des Pasquier (1933-1945) – n'est pas uniquement liée au danger de l'idéologie nazie, mais concerne aussi la société française de l'entre-deux-guerres

    Comment raconter ce qui depasse l’imagination ? La verite historique ou la « verite de fait » dans les œuvres des ecrivains de langue française sous le nazisme

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    Le présent article se penche sur l’introduction de l’Histoire dans le champ littéraire, notamment dans les années 1940, sous l’Occupation nazie. Il tente d’interroger la fonction distincte que le réel acquiert au sein du récit et qui contribue à modifier la notion même de littérarité. La question que posent ces textes et récits composés dans ce contexte de guerre est la suivante : à partir d’un certain moment historique, notamment avec l’expérience du nazisme, est-il (toujours) possible d’appréhender le monde à travers la réalité telle qu’elle s’offre, puisque cette réalité transcende a priori l’imaginaire ? Pour répondre à cette question, parmi d’autres, nous proposons d’examiner l’écriture de deux autrices qui ont vécu des circonstances historiques extrêmes et ont eu des destins différents : Françoise Frenkel et Édith Thomas. Écrits sur le vif (Thomas) ou quasiment aussitôt après (Frenkel), leurs textes sont comme des morceaux de cette histoire quotidienne vécue et immédiatement couchée sur le papier, afin de ne rien oublier de ce qui fut (les faits), mais aussi de ce qui fut ressenti (vécu). En convoquant des approches littéraires récentes sur les « vérités fictionnelles » et la littérarité des écrits appartenant à la (non)fiction hybride, nous questionnerons les procédés littéraires utilisés par ces écrivaines qui ont l’intuition de l’urgence de rendre « intelligible » ce qui est en train de se passer, tout en ayant conscience de l’impossibilité de le faire à travers un monde de référence et des images familières, et le passé connu

    La rue comme espace d’exhibition et de domination : les écrivains français face à la propagande visuelle et langagière antisémite (1940-1944)

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    International audienceNous proposons d’interroger le regard que les écrivains français ont porté sur le nazisme, la persécution des Juifs, les déportations pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’espace urbain et en l’occurrence la rue apparaît fondamentale dans l’interaction entre l’espace privé et public dont la séparation a été réduite au minimum lors des régimes totalitaires. La rue devient le territoire par excellence pour l’endoctrinement et « la domestication de la pensée » (Decour), ainsi que du langage. Elle se fait un espace d’exhibition du pouvoir de l’élite des bourreaux.Les rues, inondés par la propagande antisémite et fasciste, peuvent aussi devenir des lieux de résistance ; mais elles ont été, avant tout, réduites à des « non-lieux », au sens que leur accorde Marc Augé. La rue, dominée par le pouvoir en place, est d’abord l’espace qui donne à voir « le régime d’extermination » (Biélinky), déploie son appel à la barbarie auquel la langue elle-même n’y échappe plus
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