113 research outputs found

    Yoann Demoli et Pierre Lannoy, Sociologie de l’automobile

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    Les récentes mobilisations concernant l’écotaxe ou encore la réforme des 80km/h situent la « bagnole » au cœur des enjeux politiques et sociaux contemporains. Dans cette perspective, Yoann Demoli et Pierre Lannoy présentent la voiture comme un « fait social total » au carrefour de la sociologie de la consommation et des sociologies criminelle, juridique et urbaine. Ils dressent le panorama d’une littérature sociologique éparse sur le sujet et ouvrent de nouvelles perspectives de recherche en ..

    Magistrats: un corps saisi par les sciences sociales

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    International audienceActes du colloque des 30 et 31 janvier 2020 organisé par La Mission de recherche Droit et Justice en partenariat avec le Laboratoire Printemps et l’École nationale de la magistrature.Ce colloque a permis de mettre en lumière les principaux résultats de la recherche soutenue par la Mission de recherche « L’âme du corps. La magistrature française dans les années 2010 » de Yoann Demoli et Laurent Willemez, enseignants-chercheurs à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (laboratoire PRINTEMPS). En 2016, dans un contexte de besoin d’objectivation des caractéristiques des magistrats français et d’ancienneté des études sociodémographiques leur ayant été consacrées, la Mission de recherche Droit et Justice a suscité une recherche sur la profession de magistrat dans les années 2010. Les sociologues Yoann Demoli et Laurent Willemez, enseignants-chercheurs à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (laboratoire PRINTEMPS), ont relevé le défi de cette recherche à la fois qualitative et quantitative, visant à établir la morphologie du corps mais aussi à interroger les conditions de travail et les représentations du métier de ses membres. Qui sont les magistrats des années 2010 ? Comment travaillent-ils ? Comment gèrent-ils leurs nouvelles contraintes organisationnelles ? Quelles sont les raisons de leur mobilité ? Quelles sont leurs fonctions et spécialisations ? Autant de questions soulevées par ce rapport de recherche qui ont structuré ce colloque.Parmi les principaux résultats de cette recherche présentés lors du colloque : la forte féminisation du corps, la prééminence de l’origine sociale élevée des membres de ce corps d’élite, le fait que les magistrats sont plus souvent en couple avec des conjoints qui leur ressemblent, mais aussi la démocratisation du corps depuis les années 1980, notamment via le deuxième concours qui recrute pour un tiers parmi les classes populaires salariées et les petits indépendants et pour un quart parmi les classes moyennes. Autre constat : la difficulté pour les magistrats et notamment les magistrates de pouvoir concilier vie professionnelle et personnelle avec un travail dont la charge croissante a tendance à « mordre » sur le temps personnel et la vie familiale. Tensions et difficultés sont particulièrement aiguës pour les magistrat.es les plus jeunes travaillant de façon solitaire. Si la mobilité géographique et fonctionnelle semble être une caractéristique générale de la profession, au point qu’elle en constitue un élément institutionnel fort, c’est parce qu’elle rend possible, statutairement, la promotion. Mais cette mobilité est limitée à la fois par les contraintes familiales des magistrat.es mais aussi par leurs dispositions professionnelles, appétences à tel contentieux ou à telle spécialisation

    L’âme du corps. La magistrature française dans les années 2010

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    International audienceL’enjeu de cette recherche, à la fois qualitative et quantitative, est d’objectiver la morphologie du corps des magistrat.es en remettant à jour de manière inédite les résultats des enquêtes réalisées dans les années 1980 et 1990 par Jean-Luc Bodiguel et Anne Boigeol. Il s’agit aussi d’explorer les conditions de travail et les représentations du métier de ses membres.Il en ressort que la magistrature reste une profession d’élite dont les membres ont des origines sociales relativement élevées et sont le plus souvent en couple avec des conjoints qui leur ressemblent.Le deuxième concours, qui recrute pour un tiers parmi les classes populaires salariées et les petits indépendants et pour un quart parmi les classes moyennes, reste la voie d’accès à l’École nationale de la magistrature (ENM) qui offre les meilleures perspectives de mobilité sociale pour les candidats et de démocratisation de ce corps d’élite.Les juges se distinguent par une forte féminisation, laquelle dissimule toutefois des inégalités pérennes entre les carrières des unes et des autres.Au-delà de l’hétérogénéité des lieux et des conditions de travail, l’activité magistrate est marquée par le débordement temporel ainsi que des difficultés d’articulation entre travail et vie privée. Tensions et difficultés sont particulièrement aiguës pour les magistrat.es les plus jeunes travaillant de façon solitaire.Si la mobilité géographique et fonctionnelle semble être une caractéristique générale de la profession, au point qu’elle en constitue un élément institutionnel fort, c’est parce qu’elle rend possible, statutairement, la promotion. Mais cette mobilité est limitée par les contraintes familiales des magistrat.es mais aussi par leurs dispositions professionnelles, appétences à tel contentieux, à telle spécialisation.Les mécanismes institutionnels de production de l’identité de magistrat, la relative ressemblance entre toutes les carrières et les hiérarchies symboliques qui structurent le groupe forgent « l’âme du corps ». C’est en grande partie l’ENM qui façonne cette âme mais les chercheurs l’ont également retrouvée dans les pratiques professionnelles et les conditions de travail.Pour dresser ces constats, ils se sont appuyés sur une quarantaine d’entretiens avec des magistrat.es, 1 200 réponses à un questionnaire diffusé auprès d’eux par le ministère de la Justice ainsi que sur l’analyse du fichier exhaustif des quelque 8 300 professionnels en poste au 1er janvier 2018.« L’âme du corps. La magistrature française dans les années 2010 », rapport de recherche de Yoann Demoli et Laurent Willemez, enseignants-chercheurs à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (laboratoire PRINTEMPS) soutenu par la Mission de recherche Droit et Justice

    Colloque "Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ?" - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - 27 février 2020

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    Organisation du colloque Comité scientifique : Dominique Barth, Yoann Demoli, Albane Durand, Sarah Ghaffari, Bernard Jullien, Ivaylo Petev, Magali Pierre, Axel Villareal Comité d’organisation : Carine Bourlard, Yoann Demoli, Nathalie de Guizelin-Marault, Axel Villareal Présentation S’inscrivant dans le cadre du projet CONDUIRE, financé par l’Ademe, ce colloque cherche à interroger les pratiques de déplacements des ménages en zones peu denses, en associant travaux académiques, retours..

    Les mobilités nocturnes et leurs évolutions (1981-2018) : des pratiques qui restent rares et socialement situées

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    Depuis les années 1980, les mobilités, notamment nocturnes, ont connu des bouleversements sociaux d’ampleur, qui tendraient, selon différents observateurs, à une « colonisation » de la nuit. L’analyse des mobilités quotidiennes nocturnes présentée ici permet de discuter des thèses de la colonisation de la nuit et d’en comprendre les logiques de stratification sociale, si elles existent. La mobilité nocturne se diffuse-t-elle ? Qui sont les Français qui se déplacent nuitamment ? Leur visage a-t-il changé au cours des dernières décennies ?Afin de répondre à de telles questions, l’article exploite la série des enquêtes nationales transports réalisées par l’Insee (1981, 1992, 2007 et 2018). Nos analyses montrent que les mobilités quotidiennes des Français présentent des structures fortes et durables. Les déplacements nocturnes demeurent, depuis les années 1980, relativement rares et offrent à voir une tripartition de la nuit.Si la grande majorité des Français ne se déplacent pas nuitamment, les chances de bouger la nuit n’apparaissent toutefois pas homogènes dans l’espace social : se rendre au travail, au crépuscule ou à l’aube, est typique des classes populaires (ouvriers, employés) tandis que rentrer tardivement du travail ou sortir pour les loisirs concerne bien davantage les cadres. Plutôt qu’une colonisation de la nuit, cet article montre une polarisation des usages et des pratiques de la nuit – qui reste, toutefois, d’abord et avant tout, le moment du sommeil.Since the 1980s, mobility, especially at night, has undergone major social changes, which, according to various observers, are tending towards a “colonization” of the night. The analysis of daily nocturnal mobility presented here allows us to discuss the theories of the colonization of the night and to understand the logics of social stratification, if they exist. Is nighttime mobility spreading? Who are the French people who move around at night? Has their face changed over the last few decades?In order to answer such questions, the article uses the series of national transport surveys conducted by INSEE (1981, 1992, 2007 and 2018). Our analyses show that the daily mobility of the French presents strong and durable structures. Since the 1980s, nighttime travel has been relatively rare and shows a tripartition of the night.While the vast majority of French people do not travel at night, the chances of moving at night do not appear to be homogeneous in social space: going to work at dusk or dawn is typical of the working classes (workers, employees), while coming home late from work or going out for leisure is much more common among executives. Rather than a colonization of the night, this article shows a polarization of the uses and practices of the night - which remains, however, first and foremost, the time for sleep.A partir de la década de 1980, se han producido importantes transformaciones sociales en la movilidad, sobre todo nocturna, que, según diversos observadores, están conduciendo a una “colonización” de la noche. El análisis de la movilidad nocturna cotidiana que aquí se presenta permite discutir las teorías de la colonización y comprender las lógicas de estratificación social, si es que existen. ¿Se está extendiendo la movilidad nocturna? ¿Quiénes son los franceses que se desplazan de noche? ¿Ha cambiado su fisonomía en las últimas décadas?Para responder a estas preguntas, el artículo utiliza una serie de encuestas nacionales de transporte realizadas por el Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques-INSEE (1981, 1992, 2007 y 2018). Nuestros análisis muestran que la movilidad cotidiana de los franceses presenta estructuras fuertes y duraderas. Desde los años 1980, los desplazamientos nocturnos siguen siendo relativamente escasos, dando cuenta de una tripartición de la noche. Si bien la gran mayoría de los franceses no se desplaza de noche, las posibilidades de hacerlo no parecen ser homogéneas en el espectro social: ir a trabajar al anochecer o al amanecer es típico de las clases trabajadoras (obreros y empleados), mientras que volver tarde del trabajo o salir de ocio es mucho más frecuente entre los directivos (cadres). Este artículo muestra, más que una colonización de la noche, una polarización de los usos y prácticas de la noche, que, sin embargo, sigue siendo ante todo un tiempo para dormir

    Retours européens et comparés sur les changements des pratiques et instruments gestionnaires des magistrats

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    Colloque organisé par la Mission de recherche Droit et Justice, le Laboratoire Printemps et l’École nationale de la magistrature autour du rapport « L’âme du corps. La magistrature française dans les années 2010 » de Yoann Demoli et Laurent Willemez, enseignants-chercheurs à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (laboratoire PRINTEMPS

    Automobile et stratification sociale : diffusion, caractéristiques et coûts de l'équipement automobile en France depuis les années 1980

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    By using the automobile as a social object, this thesis provides a threefold answer to the problem of the role of material consumption in social stratification. Thanks to the very original nature of automobile, we aim at address the question of the homogenization of lifestyles in contemporary France in three differents aspects : the phenomenons of social diffusion, the distribution of the characteristics of the automobile in social space and the repartition of the internal and external costs of the car. How can we characterize the diffusion of a good symbolic of mass consumption ? Which limits does this diffusion assume ? How are distributed the characteristics of the material goods in social space ?How do the differents costs of the automobile vary among social groups ? We adress theses questions by using secondary analysis of two series of suveys conducted by the French institute of statistics : the National Travel Surveys realized in 1981, 1993 and 2007 and the French Household Expenditure Surveys conducted in 1985, 1989, 1995, 2001 and 2006.A partir de l'objet automobile, cette thèse propose une réponse en trois temps à la problématique du rôle de la consommation matérielle dans la stratification sociale. Grâce aux caractéristiques originales du bien automobile, l'objectif poursuivi est d'interroger la question de l'homogénéisation des styles de vie dans le contexte de la France contemporaine sous trois rapports : les phénomènes de diffusion de l'automobile, la distribution sociale des caractéristiques de l'équipement, la répartition des coûts engendrés par la voiture. Comment caractériser la diffusion d'un objet symbolique de la consommation de masse et quelles sont les limites à cette diffusion ? Comment sont distribués les biens selon leurs caractéristiques dans l'espace social ? Comment varient les différents coûts de l'automobile parmi les groupes sociaux ? Nous répondons à de telles questions en recourant à une analyse secondaires de deux séries d'enquêtes réalisées par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques : les Enquêtes Nationales Transports réalisées en 1981, 1993 et 2007 ainsi que les enquêtes Budget de famille réalisées en 1985, 1989, 1995, 2001 et 2006

    Les femmes prennent le volant: Diffusion du permis et usage de l’automobile auprès des femmes au cours du xxe siècle

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    Women take the wheelWhereas the generalization of automobile became a sociological field in the 1970s, analyses remained blind to gender differentiations. However, at that date, women were widely kept aside from this massification. Yet, women’s appropriation of the automobile has been ambivalent, questioning the meaning of converging mobility practices among men and women. If the automobile has often been thought of as a means of emancipation, it can also prolongate gendered roles within the household. Just as household goods can intensify domestic work instead of diminishing it, automobile can turn into a new domestic task. We will try to address that question by analyzing the driver’s licence generalization and the specificities of automobile use among women using data stemming from insee transportation surveys between 1980 and 2008.Alors même que la diffusion de l’automobile a été investie par la sociologie dès les années 1970, les analyses demeuraient aveugles aux différenciations de genre. Pourtant, à cette date, les femmes sont alors largement à l’écart de cette massification. Or, l’appropriation par les femmes de l’automobile s’avère ambivalente, permettant de s’interroger sur le sens à donner à une possible convergence des pratiques de mobilité entre hommes et femmes. Si l’automobile a souvent été appréhendée comme un vecteur d’émancipation, elle peut s’avérer toutefois être un outil de la prolongation des rôles sexués au sein des ménages. De la même façon que les objets ménagers peuvent se trouver non pas émancipateurs mais intensificateurs du travail domestique, l’automobile devient peut-être le véhicule de l’extension du travail domestique. C’est à cette alternative que nous essaierons de répondre en analysant, à partir des données issues des enquêtes Transports de l’Insee menées de 1980 à 2008, la diffusion du permis de conduire et les logiques des usages de l’automobile chez les femmes

    Séminaire P2M du 15 avril 2021 : « Les usages sociaux de l’automobile : en route avec Luc Boltanski ? » (en visio)

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    Le prochain séminaire P2M se tiendra, par visioconférence, le 15 avril 2021 (14h-17h), sur le thème : « Les usages sociaux de l’automobile : en route avec Luc Boltanski ? ». Nous aurons le plaisir de recevoir : - Yoann Demoli (UVSQ, PRINTEMPS), « Classes de voitures, voitures de classes ? La stratification sociale des modèles automobiles depuis les années 1970 » - Laurent Hivert (UGE, DEST), « "Prix des carburants et auto-mobilité, quelques évolutions sur les dernières décennies" » Et..
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