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Remployer, recycler, restaurer
Lors des fouilles archéologiques, c’est le plus souvent sous forme fragmentaire que l’on retrouve les décors peints du monde romain. Quant aux peintures découvertes en place, il était d’usage à certaines périodes de les démanteler pour en emporter ce qu’on estimait le plus digne d’intérêt. C’est à l’histoire de ces fragments que s’intéresse cet ouvrage, en interrogeant les transformations qu’ils subissent, dans leur statut comme dans leurs fonctions. Il était en effet courant, dans l’Antiquité, de remployer les revêtements détruits comme matériau de construction, pour combler des structures, réaliser des niveaux de préparation de sol ou encore servir dans le blocage – voire dans les parements – de murs. Ils perdaient alors leur fonction décorative, qu’ils retrouvent par la suite entre les mains de l’archéologue qui tente de les reconstituer. Si la recherche a beaucoup progressé aux cours des dernières décennies sur la reconstitution et l’étude des décors qui nous sont parvenus à l’état fragmentaire, elle a néanmoins prêté peu d’attention aux fragments en eux-mêmes, devenus un temps matériaux de remploi ou simples gravats. C’est précisément cette deuxième vie, tout aussi riche d’informations que la première sur les pratiques de la société romaine, qui est éclairée dans la première partie de l’ouvrage. Le statut, esthétique et symbolique, du fragment a également évolué au cours de l’histoire : témoignage du monde antique arraché à l’œuvre de l’homme et du temps, son incomplétude peut grever l’intérêt qu’on lui porte ou au contraire lui donner un caractère d’autant plus précieux que menacé. La seconde partie s’intéresse ainsi à l’évolution du statut du fragment de décor et de son traitement aux époques moderne et contemporaine. L’ambition est ainsi de participer à une réflexion plus large sur les pratiques de construction anciennes et sur les méthodes de restauration et conservation modernes et contemporaines
Remployer, recycler, restaurer
Lors des fouilles archéologiques, c’est le plus souvent sous forme fragmentaire que l’on retrouve les décors peints du monde romain. Quant aux peintures découvertes en place, il était d’usage à certaines périodes de les démanteler pour en emporter ce qu’on estimait le plus digne d’intérêt. C’est à l’histoire de ces fragments que s’intéresse cet ouvrage, en interrogeant les transformations qu’ils subissent, dans leur statut comme dans leurs fonctions. Il était en effet courant, dans l’Antiquité, de remployer les revêtements détruits comme matériau de construction, pour combler des structures, réaliser des niveaux de préparation de sol ou encore servir dans le blocage – voire dans les parements – de murs. Ils perdaient alors leur fonction décorative, qu’ils retrouvent par la suite entre les mains de l’archéologue qui tente de les reconstituer. Si la recherche a beaucoup progressé aux cours des dernières décennies sur la reconstitution et l’étude des décors qui nous sont parvenus à l’état fragmentaire, elle a néanmoins prêté peu d’attention aux fragments en eux-mêmes, devenus un temps matériaux de remploi ou simples gravats. C’est précisément cette deuxième vie, tout aussi riche d’informations que la première sur les pratiques de la société romaine, qui est éclairée dans la première partie de l’ouvrage. Le statut, esthétique et symbolique, du fragment a également évolué au cours de l’histoire : témoignage du monde antique arraché à l’œuvre de l’homme et du temps, son incomplétude peut grever l’intérêt qu’on lui porte ou au contraire lui donner un caractère d’autant plus précieux que menacé. La seconde partie s’intéresse ainsi à l’évolution du statut du fragment de décor et de son traitement aux époques moderne et contemporaine. L’ambition est ainsi de participer à une réflexion plus large sur les pratiques de construction anciennes et sur les méthodes de restauration et conservation modernes et contemporaines
Remployer, recycler, restaurer
Lors des fouilles archéologiques, c’est le plus souvent sous forme fragmentaire que l’on retrouve les décors peints du monde romain. Quant aux peintures découvertes en place, il était d’usage à certaines périodes de les démanteler pour en emporter ce qu’on estimait le plus digne d’intérêt. C’est à l’histoire de ces fragments que s’intéresse cet ouvrage, en interrogeant les transformations qu’ils subissent, dans leur statut comme dans leurs fonctions. Il était en effet courant, dans l’Antiquité, de remployer les revêtements détruits comme matériau de construction, pour combler des structures, réaliser des niveaux de préparation de sol ou encore servir dans le blocage – voire dans les parements – de murs. Ils perdaient alors leur fonction décorative, qu’ils retrouvent par la suite entre les mains de l’archéologue qui tente de les reconstituer. Si la recherche a beaucoup progressé aux cours des dernières décennies sur la reconstitution et l’étude des décors qui nous sont parvenus à l’état fragmentaire, elle a néanmoins prêté peu d’attention aux fragments en eux-mêmes, devenus un temps matériaux de remploi ou simples gravats. C’est précisément cette deuxième vie, tout aussi riche d’informations que la première sur les pratiques de la société romaine, qui est éclairée dans la première partie de l’ouvrage. Le statut, esthétique et symbolique, du fragment a également évolué au cours de l’histoire : témoignage du monde antique arraché à l’œuvre de l’homme et du temps, son incomplétude peut grever l’intérêt qu’on lui porte ou au contraire lui donner un caractère d’autant plus précieux que menacé. La seconde partie s’intéresse ainsi à l’évolution du statut du fragment de décor et de son traitement aux époques moderne et contemporaine. L’ambition est ainsi de participer à une réflexion plus large sur les pratiques de construction anciennes et sur les méthodes de restauration et conservation modernes et contemporaines
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Souvenirs d'architectures. Réflexions sur le style linéaire en Italie centrale (fin du IIe – IIIe s. ap. J.-C.)
International audienc
Peinture murale et architecture domestique en Italie centrale et septentrionale de la fin du Ier à la fin du IIIe s. p.c.
International audienc
Habiter le décor. Peinture murale et architecture domestique en Italie centrale et septentrionale, de la fin du Ier à la fin du IIIe s. ap. J.-C.
For a long time, studies on Roman wall paintings in Italy have been focusing their attention on the glorious Vesuvian documents, consequently overlooking evidence from the late 1st to the late 3rd c. AD. This thesis aims at exploring this neglected period and at understanding stylistic evolutions in relation to domestic architecture and decoration. In order to reach this objective, a relational database has been designed, bringing together data on wall painting, other elements of decoration, and architectural and spatial features of the room. This has enables us to bring to light how wall painting structured domestic space throughout the period. From the late 1st up to the mid 3rd c. (after which evidence become scarce), there are strong elements of continuity. But the zone under study can be divided in two main regions, Central Italy and Northern Italy, that experienced divergent evolutions, not only stylistically, but also in the way decoration structured domestic space. Furthermore, a particular focus on the rich evidence from Ostia, considered in the broader context of Central Italy, emphasised how the role assigned to decoration was also dependent on the socioeconomic bakcground of the occupant. By putting wall paintings back in its context, this study thus contributes to a better understanding of its evolution, function and status, at the heart of Roman everyday life.Dans l’histoire de la peinture murale en Italie, la riche documentation campanienne, antérieure à l’éruption du Vésuve, a longtemps retenu l’attention des chercheurs, au détriment de la période comprise entre la fin du Ier et la fin du IIIe s. Nous avons choisi de nous intéresser à cette dernière, en l’abordant par le prisme du décor domestique. L’objectif principal était de replacer les évolutions stylistiques dans le contexte des maisons. Pour ce faire, nous avons développé une base de données qui a permis de mettre en relation le décor peint, les caractéristiques spatiales d’une pièce et les autres éléments de décor associés. A ainsi été mise en lumière la façon dont la peinture structure l’espace domestique tout au long de la période. Celle-ci montre une cohérence certaine d’un point de vue chronologique, sans bouleversement profond – au moins jusqu’au milieu du IIIe s., date après laquelle la documentation se fait rare. Les différences sont d’une autre nature. Les deux zones géographiques sur lesquelles nous avons centré nos recherches, l’Italie centrale et l’Italie septentrionale, connaissent en effet des évolutions divergentes, non seulement d’un point de vue stylistique, mais également dans la façon dont le décor structure l’habitat. La riche documentation d’Ostie, examinée dans le contexte plus large de l’Italie centrale, a également permis de mettre en lumière les écarts qui existent entre les différents milieux socio-économiques. Ainsi, en replaçant les peintures dans leur contexte, nous espérons leur avoir redonné toutes leurs dimensions, celles d’objets vivants, qui habitaient le quotidien de toute une société
L’Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules
En 2014-2015, la peinture murale romaine a été à l’honneur en France. S’est en effet tenue, du 15 novembre 2014 au 22 mars 2015, au musée Saint-Raymond de Toulouse, une exposition intitulée L’Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules, qui a suscité diverses publications et initiatives. Outre le très beau catalogue, un numéro des Dossiers d’archéologie a été dédié à la peinture romaine de Pompéi aux Gaules et un web-documentaire a été mis en ligne pour retracer l’expérience de recréati..
Compte-rendu de : <i>Cahiers Mondes Anciens</i> 9-2017 : Le spectacle de la nature
Actualités des études ancienne
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