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8 décembre 2020 : Malik Bozzo-Rey
La prochaine séance du séminaire de philosophie politique normative aura lieu mardi 8 décembre 2020, de 17h à 19h, en ligne. La participation se fait sur inscription, auprès de : urfalino(at)ehess.fr. Malik Bozzo-Rey (Université Catholique de Lille) interviendra sur le thème : Comment justifier le recours aux nudges ? La discussion portera sur le texte qui peut être téléchargé ici. Les participant(e)s sont invité(e)s à en prendre connaissance à l’avance
Autour de John Stuart Mill - Malik Bozzo-Rey, Jean-Pierre Cléro, Claire Wrobel, Michel Lemosse, Alain Laurent (24/11)
La séance portera sur John Stuart Mill et réunira plusieurs intervenants. Nous accueillerons Malik Bozzo-Rey (Université Catholique de Lille), Jean-Pierre Cléro (Université de Rouen) et Claire Wrobel (Université Paris II Panthéon-Assas), traducteurs de Considérations sur le gouvernement représentatif (Hermann, 2014), ainsi que Michel Lemosse (Nice), traducteur de Sur le socialisme (Les Belles Lettres,2016) et le préfacier Alain Laurent, philosophe, essayiste et directeur de collections aux Ed..
Richard Mervyn Hare, Penser en morale. Entre intuition et critique, Malik Bozzo-Rey, Jean-Pierre Cléro et Claire Wrobel, trads
Acteur majeur de la philosophie morale anglo-saxonne du second vingtième siècle, Richard Mervyn Hare (1919-2002) n’avait encore jamais été traduit en français. C’est désormais chose faite grâce au travail de Malik Bozzo-Rey, Jean-Pierre Cléro et Claire Wrobel. Leur choix s’est judicieusement porté sur Moral Thinking : Its Levels, Method, and Point, ouvrage paru en 1981 et qui constitue sans doute la meilleure porte d’entrée à l’ambitieuse philosophie morale de Hare. Il s’agit en effet du pre..
Bentham juriste : l’utilitarisme juridique en question
L’utilitarisme, dont Jeremy Bentham (1748-1832) offre la première présentation systématique, a apporté une contribution majeure à des domaines de réflexion aussi variés que la philosophie morale, la théorie économique, la philosophie du langage ou la théorie politique. Bentham n’en reste pas moins avant tout un juriste qui, à partir d’une réflexion sur ce qu’était et sur ce que devait être le droit anglais, a contribué à renouveler puissamment les cadres de pensée de tous les sujets que son esprit d’encyclopédiste le conduisait à aborder. Aussi doit-on s’étonner et regretter que la dimension juridique de son oeuvre reste largement dans l’ombre. Le colloque international ” Bentham juriste : l’utilitarisme juridique en question “, co-organisé par le Centre Bentham (SOPHIAPOLEA 3932) et le Centre d’étude des systèmes juridiques (JE 2010), se proposait de contribuer à combler cette lacune, tout en favorisant, par une approche interdisciplinaire, une discussion qui reflète la richesse des débats que suscite la pensée juridique benthamienne. L’utilitarisme juridique , objet peu connu en tant que tel voit tout d’abord sa situation précisée au sein des grands mouvements de l’histoire de la pensée juridique (Révolution française, réalisme juridique, normativisme, théorie analytique du droit). La manière dont Bentham s’efforce, dans un seul regard, de saisir toutes les dimensions du phénomène juridique, portant l’attention aussi bien sur les disciplines juridiques en tant que telles que sur les diverses branches du droit (constitutionnel, civil, pénal, international), est ensuite mise en valeur. La prétention de Bentham à offrir une pensée tournée vers l’action est enfin passée au crible d’un regard plus pratique sur le droit. Il s’agit ainsi de mesurer l’intérêt de l’utilitarisme juridique pour faire face à des problématiques telles que les droits des animaux, le droit de la commande publique, le management public, la rédaction des lois ou le droit de la preuve. Sans esprit de prosélytisme, et tout en faisant droit aux objections qu’il s’attire, les contours de l’utilitarisme juridique se trouvent ainsi mieux définis, celui-ci pouvant être discuté de manière fructueuse. [Résumé éditeur
Bentham juriste : l’utilitarisme juridique en question
L’utilitarisme, dont Jeremy Bentham (1748-1832) offre la première présentation systématique, a apporté une contribution majeure à des domaines de réflexion aussi variés que la philosophie morale, la théorie économique, la philosophie du langage ou la théorie politique. Bentham n’en reste pas moins avant tout un juriste qui, à partir d’une réflexion sur ce qu’était et sur ce que devait être le droit anglais, a contribué à renouveler puissamment les cadres de pensée de tous les sujets que son esprit d’encyclopédiste le conduisait à aborder. Aussi doit-on s’étonner et regretter que la dimension juridique de son oeuvre reste largement dans l’ombre. Le colloque international ” Bentham juriste : l’utilitarisme juridique en question “, co-organisé par le Centre Bentham (SOPHIAPOLEA 3932) et le Centre d’étude des systèmes juridiques (JE 2010), se proposait de contribuer à combler cette lacune, tout en favorisant, par une approche interdisciplinaire, une discussion qui reflète la richesse des débats que suscite la pensée juridique benthamienne. L’utilitarisme juridique , objet peu connu en tant que tel voit tout d’abord sa situation précisée au sein des grands mouvements de l’histoire de la pensée juridique (Révolution française, réalisme juridique, normativisme, théorie analytique du droit). La manière dont Bentham s’efforce, dans un seul regard, de saisir toutes les dimensions du phénomène juridique, portant l’attention aussi bien sur les disciplines juridiques en tant que telles que sur les diverses branches du droit (constitutionnel, civil, pénal, international), est ensuite mise en valeur. La prétention de Bentham à offrir une pensée tournée vers l’action est enfin passée au crible d’un regard plus pratique sur le droit. Il s’agit ainsi de mesurer l’intérêt de l’utilitarisme juridique pour faire face à des problématiques telles que les droits des animaux, le droit de la commande publique, le management public, la rédaction des lois ou le droit de la preuve. Sans esprit de prosélytisme, et tout en faisant droit aux objections qu’il s’attire, les contours de l’utilitarisme juridique se trouvent ainsi mieux définis, celui-ci pouvant être discuté de manière fructueuse. [Résumé éditeur
Editors’ introduction
Jeremy Bentham is known as the founder of classical utilitarianism, and as a profound analyser and theorist of law. Occasionally, he is also mentioned (though for the most part fleetingly) as among the thinkers who contributed to the development of economics as a discipline. Insofar as the homo ecomomicus of modern economics is assumed to be a self-interested utility maximizer, Bentham would recognize his own characterization of typical human motivation (provided only that utility was understood as a net balance of pleasure over pain). However, he also recognized that, in seeking to maximize their own utility, human beings often make mistakes, through laziness or lack of time, overhasty associations of ideas, or desire to think and act like their fellows. In the English-speaking world at least, the previous sentence will be instantly recognizable as a summary of the findings of behavioural economics in general, and the nudge theory of Richard Thaler and Cass Sunstein in particular.1 Unfortunately for Bentham, he never published the material in which he most fully developed his insights into the obstacles to rational choosing, and to the range of possible governmental responses to both those obstacles and to the failures of rationality to which they give rise. That work, Bentham’s essay on ‘Indirect Legislation’, is the topic of this special issue. [Introduction's first lines
Editors’ introduction
Jeremy Bentham is known as the founder of classical utilitarianism, and as a profound analyser and theorist of law. Occasionally, he is also mentioned (though for the most part fleetingly) as among the thinkers who contributed to the development of economics as a discipline. Insofar as the homo ecomomicus of modern economics is assumed to be a self-interested utility maximizer, Bentham would recognize his own characterization of typical human motivation (provided only that utility was understood as a net balance of pleasure over pain). However, he also recognized that, in seeking to maximize their own utility, human beings often make mistakes, through laziness or lack of time, overhasty associations of ideas, or desire to think and act like their fellows. In the English-speaking world at least, the previous sentence will be instantly recognizable as a summary of the findings of behavioural economics in general, and the nudge theory of Richard Thaler and Cass Sunstein in particular.1 Unfortunately for Bentham, he never published the material in which he most fully developed his insights into the obstacles to rational choosing, and to the range of possible governmental responses to both those obstacles and to the failures of rationality to which they give rise. That work, Bentham’s essay on ‘Indirect Legislation’, is the topic of this special issue. [Introduction's first lines
10 mars 2020 : séances reportées jusqu'à la fin de l'année
Les séances initialement prévues en mars, avril, mai et juin 2020 avec Nadia Urbinati, David Runciman, Malik Bozzo-Rey et Aurélie Bardon sont reportées à 2020-2021 en raison de la crise sanitaire
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