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El espacio del paisaje
Fil: Besse, Jean-Marc. Centro de Epistemología e Historia de la Geografía, CNRS, Paris
Le point de vue du philosophe
Besse Jean-Marc. Le point de vue du philosophe. In: Géographes associés n°10, 1er semestre 1992. Sens et pratiques de l'environnement. Spécial Géoforum 91 . pp. 17-20
Idéologie pour une géographie
Quelles fées se sont penchées sur le berceau du bébé géographie à la fin
du XIXème siècle ? Deux récents travaux de recherche ont questionné son père légitime, Vidal de la Blache, et les autres géniteurs présomptifs. On rencontre, dans l'analyse des vagissements, des influences idéologiques, en particulier sous la forme de l'organicisme. Bonnes fées ou carabosses ?Besse Jean-Marc. Idéologie pour une géographie. In: Espaces Temps, 12, 1979. pp. 71-92
Naissances de la géographie moderne (1760-1860)
La période 1760-1860 est marquée en France par l’apparition des premières formes d’une institutionnalisation de la géographie. De nombreux débats animent alors les mondes académiques et professionnels sur la nature et les fonctions sociales de la géographie. Mais les savoirs auxquels renvoie la géographie durant toute cette période se caractérisent par une grande diversité, et parfois par des contradictions, du point de vue des formes qu’ils adoptent, des pratiques dont ils sont l’expression, des intentions qui les animent, voire des parcours individuels qui les portent. En réalité ce sont des cultures géographiques différentes qui se fréquentent, et s’affrontent parfois, au sein de ce qui est appelé « la géographie ». La diversité de ces cultures savantes apparaît dans les objets étudiés, mais aussi dans les langages, les instruments, les pratiques cognitives et sociales, voire dans les projets politiques où la géographie est impliquée. Comment, dès lors, la géographie a-t-elle mis en ordre les formes de savoir qui la traversent ? Quelles ont été les cultures géographiques qui se sont croisées à cette époque et comment peut-on les caractériser ? Dans quels dispositifs épistémiques, mais aussi matériels et institutionnels les pratiques géographiques se sont-elles rencontrées, reconnues, ignorées, repoussées et mélangées ? Est-il possible d’identifier divers modes de rationalité savante et divers types de savoirs de l’espace, qui auraient coexisté au sein de la géographie moderne ? Telles sont les questions qui sont au point de départ de ce livre, dans une approche qui souhaite ne pas figer a priori l’image et la définition de la géographie
Por una indagación de la coexistencia de modos de imaginar y habitar la Tierra
Besse, Jean-Marc (2024). La Tierra universal. Punto Sur, 10: 214-232. doi:10.34096/ps.n10.1390
Forme du savoir, forme de pouvoir
Parmi les livres qui ont permis aux sociétés modernes et contemporaines d’élaborer une nouvelle compréhension du monde terrestre à la suite des entreprises de découverte et de conquête engagées par les puissances européennes, les atlas géographiques, dès leur apparition en Europe à la fin du XVIe siècle, ont occupé une place déterminante. À la fois espaces d’expérimentation graphique et produits de synthèses intellectuelles, mais aussi objets de prestige et de pouvoir, ils offraient à leurs utilisateurs l’image et le récit d’une maîtrise réelle et symbolique possible de l’espace. Le présent ouvrage a pour ambition d’étudier les atlas géographiques dans l’histoire de leurs productions, de leurs transformations, de leurs circulations, ainsi que de leurs effets sociaux et politiques. Il propose également d’envisager l’atlas, de manière générale, comme une forme éditoriale spécifique qui organise les conditions visuelles du savoir sur le monde. Les atlas géographiques sont, d’une part, étudiés dans leur fonction politique, c’est-à-dire dans le rôle qu’ils ont pu jouer dans l’exercice du pouvoir, dans la fabrication des territoires et dans le développement des imaginaires politiques. Ils sont, d’autre part, considérés dans leur portée cognitive, c’est-à-dire comme des dispositifs graphiques de construction, d’organisation, de conservation et de transport des connaissances géographiques. Ils sont, enfin, reconnus comme des objets matériels, qui relèvent de pratiques graphiques et éditoriales spécifiques et de métiers particuliers (le dessin, la gravure, l’imprimerie, la librairie)
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
The scholarly inscriptions of Maximilien Sorre (1880-1962) between conformation and differentiation in geography
Maximilien Sorre (1880-1962) s’est fait le promoteur d’une écologie humaine en géographie. De sa thèse Les Pyrénées méditerranéennes. Étude de géographie biologique (1913) à son ouvrage Les fondements biologiques de la géographie humaine. Essai d’une écologie de l’homme (1943), il porte une attention particulière aux relations entre l’homme et le milieu vivant. Ainsi, il se distingue des autres géographes par la diversité et l’originalité de ses préoccupations : les genres de vie, les maladies, l’alimentation, le climat urbain, les «milieux artificiels», etc. Ce faisant, il s’inscrit dans de multiples réseaux savants — de biologistes, médecins, sociologues et psychologues. Ses écrits se démarquent également par une dimension généraliste et spéculative, quand ses contemporains privilégient souvent une approche régionale. Pour autant, le savant participe pleinement aux lieux disciplinaires de son temps. Professeur à l’université de Lille dans l’entre-deux-guerres, auteur de volumes pour la Géographie Universelle, puis titulaire d’une chaire à la Sorbonne et directeur des Annales de Géographie dans les années 1940, Maximilien Sorre finit sa carrière comme directeur du Centre d’Études Sociologiques. Le caractère brillant, mais somme toute traditionnel, de sa trajectoire contraste avec la relative singularité de ses centres d’intérêts. Cette étude biographique cherche donc à ressaisir la tension ou la coexistence entre ces différentes inscriptions savantes, à penser l’articulation, au sein d’une même vie, entre un principe de conformation — ou de reproduction — et un principe de singularisation permettant l’innovation scientifique.Maximilien Sorre (1880-1962) promoted human ecology in geography. From his thesis, entitled Les Pyrénées méditerranéennes. Étude de géographie biologique (1913), to his 1943 essay Les fondements biologiques de la géographie humaine. Essai d’une écologie de l’homme, his work focuses on the relationships between human beings and the living environment. Thus he distinguishes himself from other geographers because of the diversity and originality of his preoccupations: lifestyles (“genres de vie”), illnesses, diet, urban climate, “artificial environments”, etc. In doing so, he is part of numerous learned networks – of biologists, doctors, sociologists and psychologists. His written works also differentiate themselves because they have a general and speculative dimension, while his contemporaries often favour a regional approach. Nevertheless, the scholar is fully involved in the places of knowledge of his time. He is a professor at the university of Lille between the wars, the author of some volumes for Géographie Universelle, he then holds a chair at the Sorbonne and directs Annales de Géographie in the 1940s, Maximilien Sorre ends his career as the head of Centre of Sociological Research. The brilliant, yet traditional nature of his path contrasts with the relative singularity of his interests. Therefore this biographical study attempts to grasp the tension or the coexistence between these different learned inscriptions, to reflect on the articulation, during his lifetime, between a principle of conformation – or reproduction – and a principle of wishing to stand out, thus enabling scientific innovation
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