Recherches en Communication
Not a member yet
650 research outputs found
Sort by
De l'étagère à l'écran. Les objets du jeu vidéo vintage sur YouTube
Cet article interroge la place des objets des jeux vidéo anciens (des années 1970 à 2000) dans des vidéos produites par des vidéastes pro-am sur YouTube. Dans une étude qualitative, nous avons analysé d’un point de vue info-communicationnel le contenu de vingt et une chaînes proposant un partage de connaissances sur le retrogaming. Les formes audiovisuelles identifiées accordent une place considérable aux objets (logiciels, consoles), mobilisés à l’écran pour leurs usages ludiques, et/ou en tant que pièces de collection. Divers positionnements s’affirment, dans lesquels la nostalgie des vidéastes contribue à établir une cohérence éditoriale, à intensifier le partage de l’expérience vidéoludique et à légitimer la prise de parole des vidéastes. Certaines chaînes peuvent être envisagées comme des médiations amateurs comportant des caractéristiques des médiations orales du patrimoine, à travers un discours personnel et une gestualité denses permettant d’animer l’environnement matériel du jeu ancien
Comic strips et papier glacé. Rétro-réflexivité et pseudo-sérialité dans Little Tommy Lost
Cet article examine la place du comic strip au sein du roman graphique contemporain à travers l'analyse de Little Tommy Lost (2013) de l'auteur américain Cole Closser. La particularité de cette œuvre tient en ce qu'elle se propose comme un pastiche rigoureux de divers comic strips des années 1920 et 1930, allant jusqu'à se faire passer pour une collection d'anciens strips oubliés puis redécouverts. Little Tommy Lost creuse donc une vague "rétro-réflexive" qui interroge la façon dont la bande dessinée peut remédier ses propres identités culturelles. Il s'agira de cerner les enjeux stylistiques, sériels, narratifs et culturels d'une telle remédiation rétro-réflexive
Patrimonialisation des savoir-faire et résidences d’artistes : un dispositif atypique de collection d’entreprise
Au cœur de l'économie de l'enrichissement, la pratique de la collection a acquis une dimension communicationnelle centrale pour les entreprises. Cette économie qui fait converger art, tourisme, expositions muséales, lieux de vente, industrie et patrimonialisation est principalement celle de l'industrie du luxe et à la patrimonialisation du territoire. On analyse le dispositif de communication que constitue une collection d'entreprise avec la stratégie de patrimonialisation de la maison Hermès dans une imbrication complexe de sa fondation d'entreprise et de son activité dont le résultat poly-dimensionnel s'expose dans des lieux dédiés des métropoles mondiales. Nous suivons ainsi une transfiguration d'objets et de pratiques qui, sans obtenir l'aura de l'œuvre d'art, participent à un processus d'artification et de patrimonialisation de la marque. Dans l'ère contemporaine du triomphe de l'esthétisation, la collection d'entreprise comme l'art apparaît à la fois comme un processus de communication d'une expérience et un marquage identitaire.
D’une nostalgie à l’autre : La trilogie romanesque Wayward Pines, entre rétro fordiste et restauration d’un passé préindustriel
Cet article porte sur la trilogie romanesque Wayward Pines, de Blake Crouch. Dans le cadre de cette fiction post-catastrophique, une ville conçue sur le modèle d’une banlieue idéale de l’après-guerre américain est reconstruite et tient lieu d’arche à une humanité au bord de l’extinction. L’objet rétro, qui y tient une grande place, est abordé ici en tant qu’embrayeur d’un milieu et d’un mode d’habiter fordiste, suburbain et écologiquement insoutenable dont il est fait l’analyse. Le texte, dans son appréciation du milieu et de l’habiter en question, témoigne d’une attitude rétro qui balance entre nostalgie restauratrice et distance réflexive, alors qu’un habiter alternatif est proposé, porteur d’une volonté de reconduire dans le futur une ère préindustrielle, néo-agraire et écologiquement soutenable. L’article propose une lecture mésocritique des nostalgies rétro et préindustrielle mises en coprésence dans l’univers fictionnel des romans
Les mooks ou le nouveau retour du récit en journalisme
Les mooks se présentent comme des objets médiatiques novateurs, tant dans leur format et leur identité graphique que dans leur modèle économique, tout en invoquant comme références les longues traditions du grand reportage à la française et du narrative journalism à l'américaine. Cet article se propose de revenir sur quelques grands traits de ces deux traditions narratives, afin de mieux comprendre l'héritage que revendiquent les mooks. Il fait ainsi apparaître à quel point ces nouveaux objets s'inscrivent, par le recours au récit, dans une longue et complexe histoire de résistance aux pratiques journalistiques dominantes.
Collections et communication d’entreprise - L’art et la mémoire
L'objectif du numéro est de s'interroger sur les rapports existant entre les collections d'entreprises et d'organisations au sens large (en excluant les organisations spécifiquement dédiées à l'activité muséale, les musées publics donc) et la communication interne et externe de ces mêmes organisations. Notamment, comment les organisations gèrent-elles leurs collections et leurs musées ? Quelles politiques de communication mènent-elles en la matière ? Comment évitent-elles la dispersion de collections existantes ? Ces dernières ont-elles un avenir ? Quel rôle les nouvelles technologies jouent-elles à cet égard ? Que font les entreprises et les organisations en matière de patrimoine culturel et historique et comment valorisent-elles celui-ci
Pouvoirs du disque et du tourne-disque au cinéma. Analyse de ces objets dans deux films contemporains
Cet article s’interroge sur les rôles et les significations du tourne-disque et du disque vinyle au cinéma, en procédant de deux manières complémentaires. D’abord, il passe en revue de manière panoramique les principaux pouvoirs de ces objets tels que le cinéma les a exploités, en mentionnant quelques exemples classiques. Ensuite, il se concentre sur deux films (latino-américains) récents, situés dans le présent contemporain au moment du tournage et protagonisés par des jeunes gens, pour lesquels le tourne-disque est un objet du passé. En effet, dans 25 Watts (Stoll et Rebella, 2001, Uruguay) et Abrir puertas y ventanas (Mumenthaler, 2011, Argentine), le tourne-disque est mis en scène comme un objet désuet, provenant d’une génération antérieure, que les jeunes personnages s’approprient au sein d’un processus d’apprentissage et/ou de deuil. L’article analyse les différentes versions de ce processus dans les films et montre que le tourne-disque apparait comme un marqueur signifiant de celui-ci. Il n’intervient que dans une seule scène des films, mais son utilisation rend compte de la structure temporelle de la narration et du rapport des personnages à leur époque
Création artistique et Participation : l’émergence d’une vision partagée et d’une esthétique hybride de l’œuvre
Prenant sa source dans un idéal démocratique et dans la relation active entre l’œuvre, l’artiste et le public, le projet artistique et participatif possède un ADN particulier dans lequel l’hybridité est ancrée de facto. Les voix et les imaginaires des participants cohabitent au sein d’une même expérience créative. Nous proposons d’étudier un terrain artistique et culturel via une lentille communicationnelle et interactionniste. Nous avons suivi de l’intérieur une expérience artistique et participative afin de comprendre les moments de tension, de stabilisation et les jeux d’interaction dans la création. Cette réflexion vient ainsi enrichir les études actuelles sur la « participation » en communication organisationnelle en apportant spécifiquement cette mise en lumière, à la fois théorique et méthodologique, sur la façon dont l’expérience artistique se vit par les participants.
Saisir les tensions vécues par les acteurs d’une ONG au travers des discours sur et autour d’une plateforme numérique collaborative : Le cas de Greenpeace Belgique et de Greenwire.org
L’ONG, organisation hybride, est régulièrement abordée sous le prisme des tensions surgissant de la rencontre de ses logiques sociales et marchandes. Nous proposons ici de saisir les tensions vécues par les professionnels de l’ONG Greenpeace Belgique au travers des discours gravitant sur et autour de la plateforme numérique Greenwire.org. La plateforme est présentée comme centrale dans un processus visant à horizontaliser l’organigramme de l’organisation en y intégrant les volontaires, et incarne un idéal participatif certain. Nous constatons que la centralité assignée à Greenwire dans le processus en fait un révélateur des réalités, parfois contradictoires, qui sont vécues et ressenties par des professionnels aux parcours diversifiés. Notre proposition sera de comprendre l’hybridité comme constitutive de l’organisation, voire même nécessaire à sa survie