Canadian Journal of Bioethics / Revue canadienne de bioéthique
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Archéologie et politique / Archéologie et décroissance
This text analyses how the values of neo-liberal society have determined the evolution of archaeological practice in France, whether it be research or preliminary to landscaping projects. It calls for the definition of a different archaeology, in a world without development.Ce texte analyse comment les valeurs de la société néo-libérale ont déterminé l’évolution de la pratique archéologique en France, qu’elle soit de recherche ou préalable aux travaux d’aménagement. Il appelle à la définition d’une archéologie différente, dans un monde sans croissance
Ethical Issues in Indigenous Archaeology: Problems with Difference and Collaboration
The critique of archaeology made from an indigenous and postcolonial perspective has been largely accepted, at least in theory, in many settler colonies, from Canada to New Zealand. In this paper, I would like to expand such critique in two ways: on the one hand, I will point out some issues that have been left unresolved; on the other hand, I will address indigenous and colonial experiences that are different from British settler colonies, which have massively shaped our understanding of indigeneity and the relationship of archaeology to it. I am particularly concerned with two key problems: alterity – how archaeologists conceptualize difference – and collaboration – how archaeologists imagine their relationship with people from a different cultural background. My reflections are based on my personal experiences working with communities in southern Europe, Sub-Saharan Africa and South America that differ markedly from those usually discussed by indigenous archaeologies.La critique de l’archéologie dans une perspective autochtone et postcoloniale a été largement acceptée, du moins en théorie, dans de nombreuses colonies de colons, du Canada à la Nouvelle-Zélande. Dans le présent texte, j’aimerais développer cette critique de deux façons : d’une part, je soulignerai certaines questions qui n’ont pas été résolues ; d’autre part, j’aborderai les expériences autochtones et coloniales qui sont différentes de celles des colonies de colons britanniques, qui ont façonné massivement notre compréhension de l’indigénéité et de la relation entre l’archéologie et celle-ci. Je m’intéresse particulièrement à deux problèmes clés : l’altérité – comment les archéologues conçoivent la différence – et la collaboration – comment les archéologues imaginent leur relation avec des personnes d’un autre milieu culturel. Mes réflexions sont basées sur mes expériences personnelles de travail avec des communautés d’Europe du Sud, d’Afrique subsaharienne et d’Amérique du Sud qui diffèrent sensiblement de celles que l’on retrouve habituellement dans les archéologies autochtones
Objection de conscience et aide médicale à mourir : une étude qualitative auprès de médecins québécois
Patients in Quebec can legally obtain medical assistance in dying (MAID) if they are able to give informed consent, have a serious and incurable illness, are at the end of their lives and are in a situation of unbearable suffering. Since the Supreme Court of Canada’s 2015 Carter decision, access to MAID, under certain conditions, has become a constitutional right. Quebec physicians are now likely to receive requests for MAID from their patients. The Quebec and Canadian laws recognize a physician’s right to conscientious objection, but this right is contested both in the medical ethics literature and in the public sphere. This paper presents the results of a qualitative study conducted with twenty Quebec physicians who did not integrate MAID into their medical practice, either because they were opposed to or deeply ambivalent about MAID. The interviews aimed to explore the reasons – religious and secular – for opposition to or ambivalence towards MAID. The secular reasons given by participants were grouped into four main categories: 1) the ends of medicine and professional identity, 2) the philosophy of palliative medicine and resource allocation in palliative care, 3) benevolent paternalism, the “good death”, and the interests of future selves, 4) the risk of a slippery slope and the protection of vulnerable people.Les patients québécois peuvent légalement obtenir une aide médicale à mourir s’ils sont aptes à donner un consentement éclairé, atteints d’une maladie grave et incurable, en fin de vie et ont des souffrances qu’ils jugent intolérables. Depuis l’arrêt Carter (2015) de la Cour Suprême du Canada, l’accès, sous certaines conditions, à l’AMM est même devenu un droit constitutionnel. Les médecins québécois sont ainsi maintenant susceptibles de recevoir des demandes d’AMM de leurs patients. Les lois québécoise et canadienne reconnaissent aux médecins un droit à l’objection de conscience, mais le droit est contesté tant dans les écrits en éthique médicale que dans le débat public. L’article présente les résultats d’une étude qualitative menée auprès de vingt médecins québécois qui n’ont pas intégré l’AMM à leur pratique médicale en raison de leur opposition ou ambivalence à l’égard de l’AMM. Les entrevues visaient à explorer les raisons – religieuses et séculières – expliquant l’opposition ou l’ambivalence par rapport à l’AMM. Les raisons séculières exprimées par les participants ont ensuite été regroupées en quatre catégories et analysées. Les quatre catégories sont : 1) Finalités de la médecine et identité professionnelle, 2) Philosophie de la médecine palliative et allocation des ressources en soins palliatifs, 3) Paternalisme bienveillant, « bonne mort » et intérêts du soi futur, 4) Risque de la pente glissante et protection des personnes vulnérables
H.L.A. Hart et J. Glover : un point de vue utilitariste contre la peine de mort
In this article, I return to the origins of J. Glover’s chapter on the death penalty in Causing Death and Saving Lives, that is, a 1957 article by Hart, “Murder and the Principles of Punishment: England and the United States.” In this article, Hart defends, like Glover, the abolition of the death penalty by relying on a utilitarian strategy consisting in, inter alia, reversing the burden of proof: as long as we do not have the proof that the death sentence can save more lives than prison, we will not be allowed to use it, since it is prima facie a greater evil than prison. In fact, it causes greater harm, is more expensive and is not remissible. More than fifty years after the publication of this article, we still have no proof of a greater effectiveness of the death penalty. Some studies even suggest that the death penalty could be harmful and have a brutalizing effect. Throughout my article, I explore the strengths and weaknesses of the utilitarian approach to criminal sanctions, which I oppose, following Hart and Glover, with two other approaches: the pacifist approach and the retributive approach.Dans cet article, je reviens sur les origines du chapitre sur la peine de mort de Questions de vie ou de mort de J. Glover, à savoir un article de 1957 de Hart, Murder and the Principles of Punishment : England and the United States. Dans cet article, Hart défend, comme Glover, l’abolition de la peine de mort en s’appuyant sur une stratégie utilitariste consistant, notamment, à renverser le fardeau de la preuve : tant que nous n’aurons pas la preuve que la peine de mort permet de sauver davantage de vies que la prison, nous ne serons pas autorisés à y recourir, dans la mesure où elle est prima facie un mal plus grand que la prison. En effet, elle cause un préjudice plus important, elle est davantage coûteuse et elle n’est pas rémissible. Plus de cinquante ans après la publication de cet article, nous n’avons toujours pas la preuve d’une plus grande efficacité de la peine de mort. Certaines études suggèrent même que la peine de mort pourrait être nocive et avoir un effet de brutalisation. Tout au long de l’article, j’explore les forces et les faiblesses de l’approche utilitariste de la sanction pénale, que j’oppose, suivant Hart et Glover, à deux autres approches : l’approche pacifiste et l’approche rétributiviste
Review of: Kaposy C. (2018) Choosing Down Syndrome
With the advent of Non-Invasive Prenatal Testing, Chris Kaposy believes that more people should choose to parent children with Down Syndrome. Kaposy advocates for the Social Disability Model and recommends a normative pragmatic approach as standard. He makes use of both quantitative and qualitative evidence to support his position.Avec l’avènement du test prénatal non invasif, Chris Kaposy croit que plus de gens devraient choisir d’élever des enfants atteints du syndrome de Down. Kaposy plaide en faveur du modèle de handicap social et recommande une approche normative pragmatique comme norme. Il utilise des données quantitatives et qualitatives pour étayer sa position
De nouvelles normes à l’égard des restes humains anciens : de la réification à la personnalisation?
The norms regarding human remains, old or new, are changing; we are witnessing unprecedented adjustments that tend to humanize these remains. Some of these, in very different contexts, are now treated as mortal remains and can benefit from treatment that could be qualified as funeral and lead to the cemetery. These changes are frequently interpreted as the result of the expression of ties (family ties, community affiliation) that promote a grieving process or a memory dynamic. However, a second trend is at work to apply principles dedicated to mortal remains, including the principle of human dignity, to human remains that have until now been reified. This trend can be observed at two levels, that of legal doctrine and that of practice. This article is based on an example from a recent preventive archaeological excavation, that captures both the issues and the responses adopted in situ about the trajectory and fate of these human remains.Les normes à l’égard des restes humains, anciens ou plus récents, sont en passe de se transformer ; on assiste à des ajustements inédits tendant à humaniser ces restes. Certains d’entre eux, dans des contextes fort différents, sont désormais traités comme des dépouilles mortelles et peuvent bénéficier d’un traitement qui pourrait être qualifié de funéraire et aboutir au cimetière. Ces changements sont fréquemment interprétés comme la résultante de l’expression de liens (liens familiaux, affiliation communautaire) favorisant un processus de deuil ou une dynamique mémorielle. Or une seconde tendance consiste à appliquer des principes dédiés à la dépouille mortelle à des restes humains jusqu’alors réifiés, notamment le principe de la dignité humaine. Elle s’observe à deux niveaux, celui de la doctrine juridique et celui des pratiques. Cet article s’appuie sur une illustration tirée d’une fouille archéologique préventive récente, laquelle permet de saisir à la fois les enjeux, mais aussi les réponses adoptées in situ au sujet de la trajectoire et du devenir de ces restes humains
Health Misinformation and the Power of Narrative Messaging in the Public Sphere
Numerous social, economic and academic pressures can have a negative impact on representations of biomedical research. We review several of the forces playing an increasingly pernicious role in how health and science information is interpreted, shared and used, drawing discussions towards the role of narrative. In turn, we explore how aspects of narrative are used in different social contexts and communication environments, and present creative responses that may help counter the negative trends. As traditional methods of communication have in many ways failed the public, changes in approach are required, including the creative use of narratives.De nombreuses pressions sociales, économiques et académiques peuvent avoir un impact négatif sur les représentations de la recherche biomédicale. Nous passons en revue plusieurs des éléments qui jouent un rôle de plus en plus pernicieux dans l’interprétation, le partage et l’utilisation de l’information sur la santé et les sciences; ce qui nous mène à nous intéresser au rôle du récit. Par conséquent, nous explorons comment les aspects narratifs sont utilisés dans divers contextes sociaux et environnements de communication, puis présentons des réponses novatrices susceptibles de contribuer à contrer les tendances négatives. Comme les méthodes de communication traditionnelles ont échoué à bien des égards auprès du public, des changements d’approche s’imposent, dont l’utilisation novatrice des récits
Is Genetic Discrimination Back on the Radar? A Commentary on the Recent Court of Appeal Reference Decision on the Genetic Non- Discrimination Act (GNDA)
In this commentary, we critically review the Quebec Court of Appeal’s reference decision to the effect that the Genetic Non-Discrimination Act (GNDA) is unconstitutional. In sum, the court held that the federal government exceeded its criminal law power through the GNDA, as the Act did not have a valid criminal law purpose. The decision was met with opposition, as advocacy groups for Canadians suffering from genetic diseases or genetic predispositions viewed the GNDA as a step in the right direction and were hopeful that it would offer protection from genetic discrimination. In closing, we argue that the consequences of the Court of Appeal’s opinion will be less dire than anticipated by some advocacy groups. In fact, we suggest that this decision brings about a unique opportunity for progress, where stakeholders can engage the public and policymakers in a forward- looking debate on the use of genetic information.Dans ce commentaire, nous examinons de façon critique la décision de renvoi de la Cour d’appel du Québec à l’effet que la Loi sur la non-discrimination génétique (LNDA) est inconstitutionnelle. En résumé, la Cour a conclu que le gouvernement fédéral a outrepassé ses pouvoirs en matière de droit pénal par l’entremise de la LNDA, car celle-ci n’avait pas d’objet valide en droit pénal. Cette décision a fait l’objet d’une opposition car les groupes de défense des intérêts des Canadiens souffrant de maladies génétiques ou de prédispositions génétiques considéraient la LNDA comme un pas dans la bonne direction et espéraient qu’elle offrirait une protection contre la discrimination génétique. En terminant, nous soutenons que les conséquences de l’avis de la Cour d’appel seront moins graves que ne le prévoient certains groupes de défense. En fait, nous suggérons que cette décision offre une occasion unique de progrès, où les intervenants peuvent faire participer le public et les décideurs à un débat tourné vers l’avenir sur l’utilisation de l’information génétique
Stigmatisation, Exaggeration, and Contradiction: An Analysis of Scientific and Clinical Content in Canadian Print Media Discourse About Fetal Alcohol Spectrum Disorder
Background: Fetal alcohol spectrum disorder (FASD), a complex diagnosis that includes a wide range of neurodevelopmental disabilities, results from exposure to alcohol in the womb. FASD remains poorly understood by Canadians, which could contribute to reported stigma faced by both people with FASD and women who drink alcohol while pregnant.
Methods: To better understand how information about FASD is presented in the public sphere, we conducted content analysis of 286 articles from ten major English-language Canadian newspapers (2002-2015). We used inductive coding to derive a coding guide from the data, and then iteratively applied identified codes back onto the sample, checking inter-coder reliability.
Results: We identified six major themes related to clinical and scientific media content: 1) prevalence of FASD and of women’s alcohol consumption; 2) research related to FASD; 3) diagnosis of FASD; 4) treatment of FASD and maternal substance abuse; 5) primary disabilities associated with FASD; and 6) effects of alcohol exposure during pregnancy.
Discussion: Across these six themes, we discuss three instances of ethically consequential exaggeration and misrepresentation: 1) exaggeration about FASD rates in Indigenous communities; 2) contradiction between articles about the effects of prenatal alcohol exposure; and 3) scientifically accurate information that neglects the social context of alcohol use and abuse by women. Respectively, these representations could lead to harmful stereotyped beliefs about Indigenous peoples, might generate confusion about healthy choices during pregnancy, and may unhelpfully inflame debates about sensitive issues surrounding women’s choices.Contexte : L’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF), un diagnostic complexe qui comprend une vaste gamme de troubles neurodéveloppementaux, résulte de l’exposition à l’alcool dans l’utérus. L’ETCAF demeure mal compris par les Canadiens, ce qui pourrait contribuer à la stigmatisation dont souffrent les personnes atteintes d’ETCAF et les femmes qui consomment de l’alcool pendant leur grossesse.
Méthodes : Pour mieux comprendre comment l’information sur l’ETCAF est présentée dans la sphère publique, nous avons analysé le contenu de 286 articles tirés de dix grands journaux canadiens de langue anglaise (2002-2015). Nous avons utilisé le codage inductif pour établir une grille de codage à partir des données, puis nous avons appliqué de façon itérative des codes identifiés sur l’échantillon, en vérifiant la fiabilité intercodeurs.
Résultats : Nous avons identifié six grands thèmes liés au contenu cliniques et scientifiques des médias : 1) prévalence de l‘ETCAF et de la consommation d’alcool chez les femmes ; 2) recherche en lien avec l’ETCAF ; 3) diagnostic d’ETCAF ; 4) traitement de l’ETCAF et de l’abus de substances par les mères ; 5) incapacités primaires associés à l’ETCAF ; et 6) effets de l’alcool pendant la grossesse.
Discussion : Dans le cadre de ces six thèmes, nous examinons trois types d’exagération et de fausse représentation qui ont des conséquences sur le plan éthique : 1) l’exagération des taux d’ETCAF dans les communautés autochtones ; 2) la contradiction entre les articles sur les effets de l’exposition prénatale à l’alcool ; et 3) l’information scientifiquement exacte qui néglige le contexte social de la consommation et de l’abus d’alcool par les femmes. Respectivement, ces représentations pourraient mener à des croyances stéréotypées préjudiciables au sujet des peuples autochtones, pourraient créer de la confusion quant aux choix sains pendant la grossesse et risqueraient d’enflammer inutilement les débats sur des questions délicates concernant les choix des femmes
Refusing care as a legal pathway to medical assistance in dying
Can a competent individual refuse care in order to make their natural death reasonably foreseeable in order to qualify for medical assistance in dying (MAiD)? Consider a competent patient with left-side paralysis following a right brain stroke who is not expected to die for many years; normally his cause of death would not be predictable. However, he refuses regular turning, so his physician can predict that pressure ulcers will develop, leading to infection for which he will refuse treatment and consequently die. Is he now eligible for MAiD? Consider a competent patient with spinal stenosis (a non-fatal condition) who refuses food (but not liquids in order not to lose capacity from dehydration). Consequently, her physician can predict death from starvation. Is she now eligible for MAiD? Answering these questions requires that we answer three sub-questions: 1) do competent patients have the right to refuse care?; 2) do healthcare providers have a duty to respect such refusals?; and 3) are deaths resulting from refusals of care natural for the purposes of determining whether a patient is eligible for MAiD? If a competent patient has the right to refuse some particular care, and healthcare providers have a duty to respect that refusal, and if the death that would result from the refusal of that care is natural, then that refusal of care is a legal pathway to MAiD. However, if the competent patient does not have the right to refuse some particular care, or if healthcare providers do not have a duty to respect that refusal, or if the death that would result from the refusal of that care is not natural, then that refusal of care is not a legal pathway to MAiD. In this paper, we explore this complex legal terrain with the most profound of ethical implications – access to MAiD.Une personne compétente peut-elle refuser des soins afin de rendre son décès naturel raisonnablement prévisible pour être admissible à l’aide médicale à mourir (AMM)? Prenons l’exemple d’un patient compétent atteint d’une paralysie du côté gauche à la suite d’un accident vasculaire cérébral droit qui ne devrait pas mourir avant de nombreuses années ; normalement, la cause de son décès ne serait pas prévisible. Cependant, il refuse de se retourner régulièrement, de sorte que son médecin peut prédire que des plaies de pression se développeront, entraînant une infection pour laquelle il refusera le traitement et mourra par conséquent. Est-il maintenant admissible à l’AMM? Prenons l’exemple d’un patient compétent atteint d’une sténose spinale (affection non mortelle) qui refuse de manger (mais pas de boire pour ne pas perdre sa capacité à cause de la déshydratation). Par conséquent, son médecin peut prédire la mort par famine. Est-elle maintenant admissible à l’AMM? Pour répondre à ces questions, nous devons répondre à trois sous-questions : 1) les patients compétents ont-ils le droit de refuser des soins ; 2) les prestataires de soins de santé ont-ils l’obligation de respecter ces refus ; et 3) les décès résultant de refus de soins sont-ils naturels aux fins de déterminer si un patient est admissible à l’AMM? Si un patient compétent a le droit de refuser certains soins particuliers et que les prestataires de soins de santé ont l’obligation de respecter ce refus, et si le décès qui résulterait du refus de ces soins est naturel, alors ce refus de soins est une voie légale vers le AMM. Toutefois, si le patient compétent n’a pas le droit de refuser certains soins particuliers, ou si les prestataires de soins de santé n’ont pas l’obligation de respecter ce refus, ou si le décès qui résulterait du refus de ces soins n’est pas naturel, alors ce refus de soins ne constitue pas une voie légale vers le AMM. Dans cet article, nous explorons ce terrain juridique complexe avec les implications éthiques les plus profondes : l’accès à l’AMM