Canadian Journal of Bioethics / Revue canadienne de bioéthique
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    « Troisième » œil : Éthique de l'enregistrement vidéo dans le contexte de la thérapie psychédélique

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    In light of high-profile cases of sexual assault and other unethical conduct by therapists, recent clinical research involving psychedelic drugs has generally mandated the video recording of therapy sessions. In this paper, I address a gap in the literature by investigating ethical issues related to video recording in the unique context of psychedelic therapy sessions. I begin by summarizing the important benefits and risks related to video recording. I then examine ethical concerns about mandatory recording of psychedelic therapy sessions from a patient perspective and argue that these concerns must be taken seriously by clinicians and researchers. I also examine the view that video recording is essential for clinician safety. Given the legitimacy of concerns from both perspectives, I outline some basic informed consent considerations that could generate dialogue around potential patient concerns and defend the option to opt-out for both patients and clinicians. In conclusion, I underscore the importance of further critical bioethical inquiry and qualitative research regarding video recording practices in the context of psychedelic-assisted therapies.Après des cas très médiatisés d’agressions sexuelles et d’autres comportements contraires à l’éthique de la part de thérapeutes, la recherche clinique récente sur les drogues psychédéliques a généralement rendu obligatoire l’enregistrement vidéo de toutes les séances de thérapie. Dans cet article, j’examine les questions éthiques liées à l’enregistrement vidéo dans le contexte unique des séances de thérapie psychédélique. Je commence par résumer les avantages et les risques importants liés à l’enregistrement vidéo, puis ensuite les préoccupations éthiques concernant l’enregistrement obligatoire des séances de thérapie psychédélique du point de vue du patient, et je soutiens que ces préoccupations doivent être prises au sérieux par les cliniciens et chercheurs. J’examine également le point de vue selon lequel l’enregistrement vidéo est essentiel pour la sécurité des cliniciens. Acceptant la légitimité des préoccupations des deux points de vue, j’expose quelques considérations de base sur le consentement éclairé qui pourraient générer un dialogue autour des préoccupations potentielles des patients. Je défends l’option de refuser, tant pour les patients que pour les cliniciens. En conclusion, je souligne l’importance de poursuivre l’enquête bioéthique critique et la recherche qualitative concernant les pratiques d’enregistrement vidéo dans le contexte des thérapies assistées par les psychédéliques

    Medicine and the Humanities

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    In the earliest writing of stories, physicians and illnesses often played an important role. Some of the renowned scholars in the Jewish tradition, like Moses Maimonides was a philosopher, a prolific writer, and a physician. A few of the world-famous authors include: François Rabelais (1483-1553), Anton Chekhov (1860-1904), Arthur Conan Doyle (1859-1930), Oliver Sacks (1933-2015) and the contemporary Abraham Verghese (1955-), to name just a few. The connection between medicine and the humanities appears to have diminished in some domains due partially to the focus on the scientific advances in medicine and the diminished focus on the humanities, especially in higher education. This I suggest, is a problem for medicine.Dans les premiers récits écrits, les médecins et les maladies jouaient souvent un rôle important. Certains érudits renommés de la tradition juive, comme Moïse Maïmonide était un philosophe, un écrivain prolifique et un médecin. Parmi les auteurs mondialement connus, on peut citer : François Rabelais (1483-1553), Anton Tchekhov (1860-1904), Arthur Conan Doyle (1859-1930), Oliver Sacks (1933-2015) et le contemporain Abraham Verghese (1955-), pour n’en citer que quelques-uns. Le lien entre la médecine et les sciences humaines semble avoir diminué dans certains domaines, en partie à cause de l’accent mis sur les avancées scientifiques en médecine et de la diminution de l’intérêt pour les sciences humaines, en particulier dans l’enseignement supérieur. À mon avis, c’est un problème pour la médecine

    Questioning the Ethics of Assisted Dying for the Mentally Ill

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    Since Canada legalized medical assistance in dying (MAID) in 2016, it has become one of the most permissive regimes in the world for euthanasia and assisted suicide. The number of deaths has risen rapidly and the categories of eligibility continue to expand. The country is poised, as of March 2024, to allow MAID for those whose sole underlying condition is mental illness, generating considerable debate. Advocates of MAID for mental illness often frame it as a question of equal access, but this extension involves considerable complexities not present in other cases. This paper examines psychiatric MAID in the Canadian context, engaging directly with the most pertinent arguments of the practice’s advocates. The paper argues that independent of any prior commitments vis-à-vis the permissibility of MAID per se, there is a clear ethical and legal necessity to oppose extending MAID on the grounds of mental illness if we follow the parameters set up within the Canadian regime. The paper advances three arguments: first, that mental illnesses cannot be deemed irremediable, as required by the Canadian law; second, that we cannot establish with adequate certainty that a mentally ill patient has the decision-making capacity to choose MAID; and third, that allowing psychiatric MAID will have a devastating impact on care and support of the mentally ill.Depuis que le Canada a légalisé l’aide médicale à mourir (AMM) en 2016, il est devenu l’un des régimes les plus permissifs au monde en matière d’euthanasie et de suicide assisté. Le nombre de décès a augmenté rapidement et les catégories d’admissibilité continuent de s’élargir. Le pays est sur le point, à partir de mars 2024, d’autoriser l’AMM pour les personnes dont la seule condition sous-jacente est la maladie mentale, ce qui a suscité un débat considérable. Les défenseurs de l’AMM pour les maladies mentales considèrent souvent qu’il s’agit d’une question d’égalité d’accès, mais cette extension implique des complexités considérables que l’on ne retrouve pas dans d’autres cas. Cet article examine l’AMM psychiatrique dans le contexte canadien, en s’attaquant directement aux arguments les plus pertinents des défenseurs de cette pratique. Il affirme qu’indépendamment de tout engagement préalable vis-à-vis de l’admissibilité de l’AMM en soi, il existe une nécessité éthique et juridique évidente de s’opposer à l’extension de l’AMM pour des raisons de maladie mentale si l’on suit les paramètres établis dans le cadre du régime canadien. Le document avance trois arguments : premièrement, les maladies mentales ne peuvent pas être considérées comme irrémédiables, comme l’exige la loi canadienne; deuxièmement, nous ne pouvons pas établir avec suffisamment de certitude qu’un patient atteint d’une maladie mentale a la capacité de prendre des décisions pour choisir l’AMM; et troisièmement, l’autorisation de l’AMM psychiatrique aura un impact dévastateur sur les soins et l’assistance aux malades mentaux

    Aide médicale à mourir et troubles mentaux : exploration des défis, des préoccupations et des enjeux éthiques associés

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    NAN

    An Ethics-informed, Policy-based Approach to the Management of Challenges Posed by Living-at-Risk, Frequent Users of Emergency Departments

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    The complex health and social circumstances of living-at-risk, frequent users of emergency departments (aREDFUs) in the health jurisdictions of high-income countries, and the related, significant challenges posed for emergency departments and the health care providers working within them, are identified and explored in the paper. Ethical analyses of a set of relevant domains are performed, i.e., individual and relational autonomy considerations, relevant social construction and personal responsibility conceptions, patient welfare principles (beneficence, nonmaleficence, continuity of care), harm reduction methodologies and their applications, health equity, and justice considerations of the distributive, formal and social types. The outcomes of these analyses demonstrate that there are ethically compelling reasons for emergency departments to adopt an ethics-informed, policy-based approach to the longitudinal care and management of living-at-risk, frequent users of emergency departments. From a formal justice perspective, the development and uses of such an approach are justified by a demonstrable relevant difference between living-at-risk, frequent users of emergency departments and other persons and groups of patients who visit emergency departments. We propose an example of such a policy-based approach. Examples of possible, pragmatic applications of this approach, which help ensure that aREDFUs who present to the ED are managed in a fair and optimally consistent manner, are provided for the consideration of an urban emergency department’s policymaking working group.L’article identifie et explore les circonstances sanitaires et sociales complexes des personnes à risque qui fréquentent les services d’urgence dans les juridictions sanitaires des pays à revenu élevé, ainsi que les défis importants qui en découlent pour les services d’urgence et les prestataires de soins de santé qui y travaillent. Des analyses éthiques d’un ensemble de domaines pertinents sont effectuées, à savoir les considérations d’autonomie individuelle et relationnelle, les conceptions pertinentes de construction sociale et de responsabilité personnelle, les principes de bien-être du patient (bienfaisance, non-malfaisance, continuité des soins), les méthodologies de réduction des risques et leurs applications, l’équité en santé et les considérations de justice de type distributif, formel et social. Les résultats de ces analyses démontrent qu’il existe des raisons éthiques impérieuses pour que les services d’urgence adoptent une approche fondée sur l’éthique et les politiques en matière de soins longitudinaux et de gestion des personnes à risque qui fréquentent fréquemment les services d’urgence. Du point de vue de la justice formelle, le développement et l’utilisation d’une telle approche sont justifiés par une différence pertinente démontrable entre les utilisateurs fréquents à risque des services d’urgence et les autres personnes et groupes de patients qui visitent les services d’urgence. Des exemples d’applications pragmatiques possibles de cette approche, qui contribuent à garantir que les personnes à risque qui se présentent aux urgences sont prises en charge de manière équitable et parfaitement cohérente, sont soumis à l’examen du groupe de travail chargé de l’élaboration des politiques dans un service d’urgence urbain

    Plagued to Death by Ableism: What the COVID-19 Pandemic and the Expansion of Eligibility for MAID Reveal About the Lethal Dangers of Medical and Systemic Ableism in Canada

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    In this paper, I draw on my research and experience as a disability ethics educator and advocate in order to demonstrate that both Canada’s COVID-19 response and its expansion of eligibility for MAID are symptoms of the medical and systemic ableism that afflicts Canadian society. I conclude with a consideration of the enduring danger that eugenic ableism disguised as autonomy poses for people with disabilities in a Canada where COVID-19 may be waning, but where the contagion of ableism turned lethal through MAID continues to spread.Dans cet article, je m’appuie sur mes recherches et mon expérience en tant qu’éducateur et défenseur de l’éthique du handicap pour démontrer que la réponse du Canada au COVID-19 et l’élargissement de l’éligibilité à l’AMM sont des symptômes du capacitisme médicale et systémique qui afflige la société canadienne. Je conclus par une réflexion sur le danger permanent que représente pour les personnes handicapées le capacitisme eugénique déguisé en autonomie dans un Canada où le COVID-19 est peut-être en train de disparaître, mais où la contagion du capacitisme devenu mortel grâce à l’AMM continue de se répandre

    “Home to Fail” Discharges: A Question of Motivation

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    Sending patients “home to fail” while anticipating their speedy readmittance is, prima facie, ethically troubling as are all unsafe discharges. However, “home to fail” cases may also be covertly ethically troubling insofar as they raise questions of medical paternalism due to a motivational component which drives these types of cases: by discharging a patient “home to fail” she will come to appreciate that living at home is unsafe and thus unwise, prompting her to choose differently in the future.Renvoyer des patients “chez eux pour échouer” tout en anticipant leur réadmission rapide est, à première vue, troublant d’un point de vue éthique, comme le sont toutes les sorties non sécurisées. Toutefois, les cas de retour “chez eux pour échouer” peuvent également être discrètement troublants sur le plan éthique dans la mesure où ils soulèvent des questions de paternalisme médical en raison d’une composante motivationnelle qui conduit à ce type de cas : en renvoyant un patient “chez elle pour échouer”, elle en viendra à comprendre que vivre chez elle n’est pas sûr et donc pas judicieux, ce qui l’incitera à choisir différemment à l’avenir

    Respect for Patient Confidentiality Must Not Be Dependent Upon a Fee: The Case of Adolescents’ Access to Contraceptives in Ontario

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    In Ontario, adolescents can be confidentially prescribed contraceptives. However, some adolescents must pay pharmacies to have their confidentiality respected when it comes to contraceptives; if their parents’ private insurance plan covers them, the adolescent has to pay out of pocket to be given contraceptive in a confidential manner. It is unethical to make anyone pay to have their confidentiality respected, particularly for a vulnerable population like adolescents who tend to be economically disadvantaged.En Ontario, les adolescents peuvent se voir prescrire des contraceptifs en toute confidentialité. Toutefois, certains adolescents doivent payer les pharmacies pour que leur confidentialité soit respectée en matière de contraceptifs; si le régime d’assurance privé de leurs parents les couvre, l’adolescent doit payer de sa poche pour recevoir un contraceptif de manière confidentielle. Il est contraire à l’éthique de faire payer quelqu’un pour que sa confidentialité soit respectée, en particulier pour une population vulnérable comme les adolescents, qui ont tendance à être économiquement défavorisés

    Kevorkian’s Legacy

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    This history of the modern introduction of assisted suicide in North America follow a tortuous course, with complete rejection of the idea, to implementation in many of its jurisdictions. North America was not a leader in this approach to end-of-life care, with the Netherlands and Belgium playing that role. Tracing the path from a felonious and ethically anathematic place in North American society it was resurrected into a legally and ethically acceptable practice over a period of two decades. The historical course of PAS (Physician Assisted Suicide) and MAID (Medical Assistance in Dying) in many ways mimicked the evolution of other major changes in our view of the world, and like assisted suicide, experienced almost universal rejection and ultimately the embrace of those people and institutions that initially rejected the ideas first expressed by thoughtful and heroic persons. Galileo Galilei was one of the icons of science and discovery: he was almost burned at the stake during the Inquisition only to be “resurrected” to his place in the pantheon of great thinkers – but it took almost four hundred years to reach that pinnacle. We must be very careful how we interpret new ideas and thoughts about the process we apply and the consequences if we reject them.L’histoire de l’introduction moderne du suicide assisté en Amérique du Nord suit un parcours tortueux, depuis le rejet total de l’idée jusqu’à sa mise en œuvre dans de nombreuses juridictions. L’Amérique du Nord n’a pas été un leader dans cette approche des soins de fin de vie, les Pays-Bas et la Belgique ayant joué ce rôle. Après avoir occupé une place criminelle et éthiquement anathème dans la société nord-américaine, elle a été ressuscitée en deux décennies pour devenir une pratique juridiquement et éthiquement acceptable. L’évolution historique du suicide médicalement assisté et de l’assistance médicale à la mort a, à bien des égards, imité l’évolution d’autres changements majeurs dans la vision du monde de l’homme et, à l’instar du suicide assisté, a fait l’objet d’un rejet quasi universel, avant d’être finalement adopté par les personnes et les institutions qui avaient initialement rejeté les idées exprimées pour la première fois par des personnes réfléchies et héroïques. Galileo Galilei était l’une des icônes de la science et de la découverte : il a failli être brûlé sur le bûcher pendant l’Inquisition avant d’être « ressuscité » et de retrouver sa place au panthéon des grands penseurs – mais il lui a fallu près de quatre cents ans pour atteindre ce sommet. Nous devons faire très attention à la manière dont nous interprétons les nouvelles idées et pensées, ainsi qu’au processus et aux conséquences que nous appliquons en cas de rejet

    BILL S-231: The Ethics of Familial and Genetic Genealogical Searching in Criminal Investigations

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    Recent breakthroughs in criminal investigations, especially of high-profile cold cases, have helped to consolidate the role of DNA analysis in investigative contexts. Consequently, some jurisdictions are looking to expand DNA collection and analysis methods. In Canada, legislation has been proposed to expand the National DNA Databank (NDDB) and to allow familial searching in criminal and forensic investigations. This article outlines the ethical implications of the proposed legislation and, more broadly, of genealogical methods already in use that operate outside the NDDB and rely heavily on for-profit and consumer DNA services. Current DNA analysis within the criminal justice system is heavily regulated and provides important protections not only for individuals but also for genetic relatives whose biometric data is indirectly implicated. In contrast, familial searching poses risks for offender privacy as well as for their relatives. Additionally, the expanding practice of genetic genealogical searching relies on unregulated commercial products that use different technology to expose highly detailed genetic information. This technology falls short of rigorous investigational standards and poses significant problems for informed consent. We conclude that expanding DNA collection within the NDDB to include familial searching risks exacerbating existing systemic bias and that genetic genealogical searching outside of the NDDB is incompatible with existing Canadian legislation that safeguards privacy, genetic non-discrimination, and fundamental rights and freedoms.Les récentes avancées en matière d’enquêtes criminelles, en particulier dans les affaires non résolues très médiatisées, ont contribué à consolider le rôle de l’analyse d’ADN dans les contextes d’enquête. Par conséquent, certaines juridictions cherchent à étendre les méthodes de collecte et d’analyse de l’ADN. Au Canada, une loi a été proposée pour élargir la Banque nationale de données génétiques (BNDG) et autoriser les recherches familiales dans les enquêtes criminelles et médico-légales. Cet article présente les implications éthiques de la législation proposée et, plus largement, des méthodes généalogiques déjà utilisées qui fonctionnent en dehors de la BNDG et reposent largement sur des services d’ADN à but lucratif et grand public. Les analyses d’ADN effectuées actuellement dans le cadre du système de justice pénale sont fortement réglementées et offrent d’importantes protections non seulement aux individus, mais aussi à leurs parents génétiques, dont les données biométriques sont indirectement impliquées. En revanche, les recherches familiales présentent des risques pour la vie privée des délinquants et de leurs proches. En outre, la pratique de plus en plus répandue de la recherche généalogique repose sur des produits commerciaux non réglementés qui utilisent une technologie différente pour exposer des informations génétiques très détaillées. Cette technologie ne répond pas à des normes d’investigation rigoureuses et pose des problèmes importants en matière de consentement éclairé. Nous concluons que l’élargissement de la collecte d’ADN dans la BNDG pour y inclure la recherche familiale risque d’exacerber les préjugés systémiques existants et que la recherche généalogique génétique à l’extérieur de la BNDG est incompatible avec la législation canadienne actuelle qui protège la vie privée, la non-discrimination génétique et les droits et libertés fondamentaux

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