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Conjuguer les impératifs muséaux et patrimoniaux : étude de cas de requalifications muséales d’immeubles anciens en Estrie
Musées (Édifices) / Patrimoine bâti / Architecture des musées / Musées régionaux / Estrie (Québec
Nanopores alignés pour des électrodes à faible tortuosité dans la technologie de batteries à charge rapide
Cette thèse explore des approches novatrices pour la fabrication d'électrodes épaisses à faible tortuosité destinées aux batteries lithium-ion (LIB) à haute densité de puissance. Afin de répondre à la demande croissante de performances améliorées, deux méthodes innovantes sont étudiées. La première approche exploite un phénomène récemment découvert : la réorientation des feuillets de graphène dans un champ magnétique. En alignant les particules de graphite perpendiculairement à la surface de l'électrode, cette méthode réduit considérablement la longueur de trajet des ions lithium, ce qui se traduit par une augmentation de 120% de la densité de puissance. La deuxième méthode intègre des nanofils d'oxyde de magnésium (MgO) recouverts d'oxyde de fer dans la structure de l'électrode. Sous l'effet d'un champ magnétique, ces fibres intégrées se dressent verticalement, minimisant la tortuosité et améliorant le transport de masse. La dissolution ultérieure du MgO crée des nanopores hautement ordonnés, facilitant davantage la diffusion des ions et améliorant les performances de la batterie. La thèse introduit une nouvelle approche pour évaluer la tortuosité de l'électrode en utilisant la fluorescence X à rayons synchrotron de haute énergie. Cette méthode révèle des informations précieuses sur la dynamique des ions au sein des matériaux nanostructurés, complétant ainsi les techniques de caractérisation traditionnelles. Dans l'ensemble, ces travaux de recherche démontrent des progrès prometteurs dans la fabrication d'électrodes à faible tortuosité pour les LIB à haute densité de puissance, ouvrant la voie au développement de dispositifs de stockage d'énergie de nouvelle génération.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Faible tortuosité, Batteries lithium-ion (LIB), Nanopores, Transport de mass
Le numérique dans la médiation des musées d’histoire et des lieux patrimoniaux : une étude comparative entre Montréal et Paris
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D'une banlieue-jardin à une postbanlieue : exploration des facteurs de déterritorialisation en territoire fidéen
Les processus de postsuburbanisation touchent de plus en plus de banlieues-jardin nord-américaines. Sur le Plateau centre de Sainte-Foy (PCSF), les processus de postsuburbanisation à l’oeuvre depuis les années 1970 ont été partiellement accélérés avec l’adoption en 2012 d’un programme particulier d’urbanisme (PPU) par la Ville de Québec (VDQ). Celui-ci visait la requalification du PCSF et, par le fait même, la mise en place d’un habitat et d’un mode d’habiter favorisant la densification, la diversification de ses fonctions et évacuant plusieurs spécificités de la banlieue-jardin. Lors des consultations publiques, le PPU généra un mouvement de résistance citoyenne qui aboutit à l’annulation de certaines exigences proposées de densification dans les quartiers résidentiels. Afin de comprendre comment et pourquoi le PPUPCSF, en proposant une reterritorialisation du PCSF, a entraîné certaines personnes résidentes à ressentir une déprise territoriale, ce mémoire cherche à caractériser les transformations de l’habitat et des modes d’habiter que le PPUPCSF a entraînées et à dégager les imaginaires et sens du lieu qui le sous-tendent. Également intéressé par les éléments de territorialité ayant provoqué l’opposition de personnes résidentes à certaines mesures du PPUPCSF, et donc à réaffirmer l’identité suburbaine conférée au quartier, ce mémoire cherche à mieux comprendre le rôle de leurs imaginaires, des sens qu’ils prêtent aux lieux puis des sentiments éprouvés à leur égard.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Banlieue-jardin, postsuburbanisation, déterritorialisation, requalification, territorialité, sentiment d’appartenance
La perception haptique comme outil méthodologique : de l'expérience de l'acte performatif à la compréhension d'une esthétique des interactions
Cette thèse de recherche-création s’intéresse à la possibilité d’articuler une réflexion théorique et une étude artistique à partir de la perception haptique et de sa relation avec la théorie polyvagale. Elle a pour objectif d’approfondir l’analyse d’un outil méthodologique dans lequel le ressenti corporel et le toucher actif favorisent les interactions humaines. Axée sur le sensible et les affects, cette recherche contribue au déploiement d’un processus d’apprentissage et de reconnaissance d’autrui qui s’effectue à partir de l’expérience corporelle. Le projet interroge la corporéité et, surtout, l’expérience de la perception haptique dans les pratiques artistiques en arts vivants, en explorant les modalités des interactions, des réactions sensorielles, de la dimension émotive et de la transmission du savoir-faire par l’intermédiaire d’une approche interdisciplinaire réunissant la danse, la performance, l’installation visuelle, le son, la théâtralité et des fondements neurophysiologiques. En misant sur les interactions, le travail interroge et analyse les images qui sont générées par la perception du mouvement, des émotions, de la création du sens et de l’empathie dans la création scénique. Cette approche vise à approfondir la connaissance et la réflexion sur la conscience élargie du corps, les capacités sensori-motrices, les capacités perceptives et la régulation corporelle. À travers l’exploration du nerf vague, du toucher, du poids, des forces gravitationnelles, de l’équilibre, du sens kinesthésique et de la temporalité, cette recherche-création suscitera l’ouverture des tactilités pour traverser une expérience polysensorielle tant personnelle que partagée. En effet, cette recherche-création s’articule à partir du champ des sensibilités humaines, dans lequel est proposée une démarche exploratoire de création qui allie le langage du corps et une posture de recherche directement impliquée et intersubjective. L’étude de la présence et des affects ainsi que la compréhension du système nerveux constituent les éléments qui articulent la mise en valeur des gestes corporels et des actions physiques scéniques afin de créer une expérience sensible, renouvelée à travers l’évènement artistique. Son hypothèse consiste à utiliser le corps et ses dimensions expressives pour amener à une compréhension majeure du phénomène haptique, en construisant une expérience de création performative, El Silencio de las Cosas Presentes, à partir du vécu et ayant pour ambition de saisir en quoi la prise de conscience de l’expérience corporelle permet de développer une démarche expérimentale. Le moteur de cette recherche-création réside en l’utilisation de cette démarche en favorisant la création d’une écriture scénique, la dramaturgie du rêve, et d’une proposition méthodologique, Tissus Sensibles, basée sur l’écoute, le ressenti et la régulation émotionnelle. Dans le texte, j’ai incorporé la dimension réflexive, à la première personne, « je », afin d’élaborer une écriture sensible qui « désigne les états et les processus perceptifs, affectifs, cognitifs et relationnels qui se révèlent au sujet lorsqu’il entre en relation avec son corps » (Paquin, 2018, p. 23). J’ai également intégré une écriture performative, « imaginaire et créative » (idem), rehaussant ainsi l’aspect interdisciplinaire de mon approche.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Perception Haptique, Théorie Polyvagale, Interactions, Présence, Écriture scénique et corporelle
Sur la vague de la réconciliation
Ce projet de recherche s’intéresse aux conflits sociaux entre les riverains et les surfeurs de la vague à Guy. Le conflit est en lien avec l’usage et le partage de l'espace public en milieu urbain. Le site en question, la vague à Guy, possède une vague naturelle de surf de rivière dans le fleuve Saint-Laurent. Cette vague est située dans la municipalité de Lasalle à Montréal. Depuis quelques années, le site a explosé en termes d’achalandage. Cette popularité croissante du surf de rivière a entraîné plusieurs défis dans le quartier, perturbant la tranquillité des résidents de la rive. Le stationnement est devenu un problème majeur pour les riverains, car les surfeurs et les visiteurs affluent vers le site en nombre important depuis la pandémie. Au fil des ans, les plaintes des riverains adjacents à la vague à Guy se sont accumulées, mettant en lumière des défis de cohabitation. En outre, les membres de la communauté de surf ont été victimes de vandalisme sur leurs véhicules, accentuant les tensions déjà palpables dans le quartier. Face à cette escalade de tensions, une rencontre de médiation sociale a été organisée entre les parties en conflit. Des membres de l’Association pour le surf de rivière du Grand Montréal, des riverains, et un employé municipal de Lasalle se sont réunis pour engager un dialogue sur une variété d'enjeux liés au partage et à l’usage de l’espace public en milieu urbain. Cette étude s’intéresse aux stratégies déployées par les parties prenantes pour revendiquer leurs droits et faire valoir leurs intérêts lors des conflits liés à l'utilisation et au partage de l'espace public en milieu urbain. La médiation sociale a été un outil de démocratisation du conflit, facilitant le dialogue et la communication entre les différentes parties. La rencontre a permis de créer un espace propice au dialogue où les acteurs impliqués dans le conflit ont pu exprimer leurs points de vue. Il était essentiel d'établir cet espace pour favoriser une compréhension mutuelle des préoccupations vécue dans le quartier.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : espace public, conflits sociaux, médiation sociale, appropriation du territoire, quartier, cohabitation, exclusion social
Créer en commun et travailler ensemble : étude sémiotique de la forme de vie du contemporain à La Tournure, La Jachère et La Passe
Cette thèse porte sur la forme de vie des Éditions de la Tournure, coopérative de solidarité, de La coopérative d’éditions en Jachère et de La Passe. Ces trois collectifs, qui publient de la poésie et de l’essai, explorent différentes modalités du travail en commun. La Tournure est une coopérative de solidarité qui valorise le travail des poètes émergent·es, les événements de lecture innovants et la médiation culturelle. La Jachère est une coopérative de travail d’une douzaine de membres qui écrivent et participent à l’édition, à la production et à la diffusion de publications artisanales. La Passe, quant à elle, est un espace investi par une variété de collectifs, dont des artisan·es du livre, et qui contient à la fois une collection de manuscrits québécois, un atelier d’impression, une librairie et une salle pour accueillir des divers évènements. La thèse se divise en 6 chapitres, chacun consacré à un plan de pertinence de l’analyse sémiotique : forme de vie, stratégies, pratiques, objets, textes, signes. Le premier chapitre explore le concept d’une forme de vie du contemporain à la jonction du travail de Jacques Fontanille et des recherches de Lionel Ruffel. Le deuxième chapitre montre comment l’organisation de La Tournure, La Jachère et La Passe régularise les stratégies de cette forme de vie : la démocratisation, l’horizontalité, l’indistinction, la multitude et la cotemporalité. Le troisième chapitre présente les pratiques singulières des groupes : l’édition littéraire déhiérarchisée, la mise en livre artisanale, les événements publics innovants, la médiation culturelle et la distribution alternative. Le quatrième chapitre fait voir la matérialité de leurs publications ; par exemple, un livre qui mélange les disciplines, un livre-objet à lancer sur l’oppresseur et un livre qui se réapproprie la maquette d’une collection du siècle dernier. Le cinquième chapitre s’intéresse aux particularités des textes : les genres littéraires du poème et de l’essai, l’écriture collective, l’intertextualité, les pseudonymes et les mentions des enjeux du contemporain. Finalement, le sixième chapitre est l’occasion d’observer les signes, particulièrement les mots que les groupes resémiotisent pour mieux exprimer leur forme de vie. Ni La Tournure, ni La Jachère, ni La Passe ne possède la recette parfaite de la persistance, mais les manifestations de leur forme de vie font preuve de cohésion (congruence entre les différents plans de pertinence) et de continuité (persistance dans le temps), et elles peuvent inspirer d’autres collectifs dans l’organisation de leur travail en commun.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Forme de vie, édition, poésie, artisanat, impression, contemporain, amitié, médiation culturelle, DIY, objet-livre, zine, La Tournure, , démocratisation, horizontalité, indistinction, multitude, cotemporalité, être-ensemble, travail en commu
Effets d'un enseignement du concept de neuroplasticité sur la motivation, la mobilisation du contrôle inhibiteur et la performance à une tâche contre-intuitive en mathématiques
Plusieurs études mettent en évidence que l’un des obstacles importants à la réussite des élèves est la difficulté à corriger des erreurs fréquentes et persistantes (Babai, Younis et Stavy, 2014; Vosniadou et Vershaffel, 2004). Ce type d’erreurs serait lié à la difficulté à résister à certains automatismes se manifestant souvent lors de situations contre-intuitives, alors que la réponse appropriée nécessite d’inhiber, c’est-à-dire de résister à un automatisme menant à une erreur (Houdé, 2014; Houdé et al., 2000). Ces erreurs sont reconnues comme étant particulièrement persistantes et résistantes à l’enseignement et donc difficiles à corriger (Babai et al., 2014; Vamvakoussi et al., 2012). Comparativement à des erreurs qui se corrigent plus facilement, ce type d’erreurs représente un défi considérable pour une grande proportion d’élèves et constitue un grand obstacle à l’apprentissage et à la réussite des élèves (Babai et al., 2014; Obersteiner et al., 2013). En effet, de nombreuses erreurs, notamment en mathématiques, seraient dues à une difficulté à inhiber des automatismes (D’Amico et Passolunghi, 2009), d’où l’importance de se pencher sur les moyens permettant d’améliorer la capacité des élèves à mobiliser le contrôle inhibiteur. Certaines études suggèrent qu’une stratégie prometteuse consiste à enseigner aux élèves comment leur cerveau fonctionne et apprend, en abordant notamment le concept de neuroplasticité (Blanchette Sarrasin et al., 2018; Schroder et al., 2014). Cela consiste à expliquer aux élèves qu’il est possible de modifier les connexions entre leurs neurones, que ces connexions se renforcent et deviennent plus efficaces avec l’effort, la pratique et l’utilisation de stratégies appropriées et qu’ainsi, en se pratiquant à résister à des automatismes, ils pourront s’améliorer à le faire (Ward, 2010). Cet enseignement favoriserait possiblement la mobilisation du contrôle inhibiteur, notamment parce qu’il permettrait de favoriser l’adoption de certaines croyances motivationnelles chez les élèves, telles qu’un état d’esprit dynamique. Cela consiste à croire que les habiletés et compétences peuvent se développer, comparativement à un état d’esprit fixe selon lequel les habiletés sont des traits fixes qui n’évoluent pas (Blackwell et al., 2007; Dweck, 2000). Ainsi, ces croyances motivationnelles influenceraient la réaction de l’élève face à l’erreur : lorsqu’on lui signale qu’il a commis une erreur, un élève ayant un état d’esprit dynamique aurait davantage tendance à mobiliser des mécanismes cérébraux de correction d’erreurs, notamment ceux liés au contrôle inhibiteur, ce qui entraînerait une meilleure performance (Mangels et al., 2006; Moser et al., 2011; Schroder et al., 2017) et se répercuterait sur certains apprentissages et résultats scolaires (Blackwell et al., 2007; Lanoë et al., 2015). Une méta-analyse montre que l’effet d’un enseignement de la neuroplasticité serait d’autant plus fort auprès des élèves « à risque » en mathématiques (g = 0,78) (Blanchette Sarrasin et al., 2018), possiblement en raison d’un état d’esprit plus fixe au départ chez ces élèves (Chouinard et al., 2004; Issaieva, 2013) et dans ce domaine (Rattan et al., 2012). Selon cette méta-analyse, les élèves « à risque » sont ceux qui présentent des facteurs de vulnérabilité susceptibles de nuire à leur réussite, comme de faibles résultats antérieurs. À notre connaissance, aucune recherche n’avait toutefois étudié l’impact d’un enseignement du concept de neuroplasticité chez des élèves qui, sans nécessairement être « à risque » ou en échec scolaire, commettent fréquemment des erreurs dans des tâches qui nécessitent le contrôle inhibiteur. Pourtant, comme cet enseignement du concept de neuroplasticité vise notamment à favoriser la mobilisation du contrôle inhibiteur, il pourrait être particulièrement bénéfique chez les élèves pour qui il est plus difficile de le mobiliser. De plus, les difficultés à inhiber sont fréquemment associées à des difficultés scolaires, notamment en mathématiques (Passolunghi et Siegel, 2004), qui elles sont associées à un état d’esprit plus fixe (Baird et al., 2009; Chouinard et al., 2004; Issaieva, 2013; Perret et al., 2011). Cela laisse entendre que l’effet de l’enseignement du concept de neuroplasticité sur la mobilisation du contrôle inhibiteur et la performance serait susceptible d’être plus grand chez ces élèves. Ainsi, considérant que la difficulté à mobiliser le contrôle inhibiteur est l’un des plus grands obstacles à la réussite des élèves et que peu d’études se sont penchées sur les stratégies pédagogiques visant à y remédier, il apparaît plus que pertinent d’étudier les effets d’une stratégie prometteuse pour favoriser cette mobilisation, soit un enseignement de la neuroplasticité. Considérant que ces erreurs se répercutent fréquemment sur la réussite des élèves, notamment en mathématiques (Fischbein et Schnarch, 1997; Vamvakoussi et al., 2012), et que la littérature montre un effet plus grand d’un enseignement de la neuroplasticité dans ce domaine, la présente recherche a été réalisée auprès d’élèves qui commettent fréquemment des erreurs dans des tâches qui nécessitent le contrôle inhibiteur, dans le contexte d’une tâche contre-intuitive en mathématiques. La question de recherche est donc la suivante : « Quels sont les effets d’un enseignement du concept de neuroplasticité sur la motivation, la mobilisation du contrôle inhibiteur et sur la performance à une tâche contre-intuitive en mathématiques? » Cette étude comparative a été menée auprès d’élèves de 10 à 12 ans recrutés via des écoles de la grande région de Montréal. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), une technique de neuroimagerie, a été utilisée dans la présente recherche afin d’observer la mobilisation du contrôle inhibiteur (p. ex., via l’activation du cortex préfrontal ventrolatéral) lors de la réalisation d’une tâche contre-intuitive de comparaison de fractions. Les différences entre un groupe expérimental (n = 22), recevant l’enseignement du concept de neuroplasticité sous la forme d’une courte vidéo, et un groupe contrôle (n = 22), recevant une intervention contrôle, ont été étudiées. La vidéo expérimentale, inspirée de Lanoë et ses collaborateurs (2015) et d’une durée de 5 minutes, aborde notamment la façon dont l’effort, la pratique et l’utilisation de stratégies appropriées améliorent l’efficacité des connexions neuronales, ce qui permet de s’améliorer. La présente recherche visait à vérifier les hypothèses selon lesquelles cet enseignement du concept de neuroplasticité dans le groupe expérimental entraînerait une augmentation de la motivation, du contrôle inhibiteur et de la performance à la tâche de comparaison de fractions, comparativement au groupe contrôle. Les résultats concernant la motivation permettent d’observer une amélioration significative du score motivationnel total entre le prétest et le posttest pour le groupe expérimental, mais pas pour le groupe contrôle. Sur le plan cérébral, les résultats montrent une activation significative du cortex préfrontal ventrolatéral dans le groupe expérimental pour la condition contre-intuitive, comparativement au groupe contrôle. Quant à eux, les résultats à la tâche de comparaison de fractions ne permettent pas d’observer de différences significatives entre les groupes, que ce soit sur le plan des temps de réponse ou des taux de réussite. Il semble donc que l’enseignement du concept de neuroplasticité ait eu un effet significatif sur la motivation et sur l’activité cérébrale liée au contrôle inhibiteur, mais que cet effet n’ait pas été suffisant pour que les élèves du groupe expérimental puissent compléter la mise en place du contrôle inhibiteur et que cela se reflète dans les temps de réponse et les taux de réussite à la tâche de comparaison de fractions. En somme, cette recherche permet non seulement de documenter les effets d’un enseignement de la neuroplasticité, mais également de mieux comprendre pourquoi et comment une telle intervention entraîne des effets positifs sur la motivation et l’activité cérébrale liée au contrôle inhibiteur. Ces résultats, bien que modestes et observés pour la première fois seulement, permettent déjà d’éclairer la pertinence d’introduire dans les écoles un enseignement de la neuroplasticité sous la forme d’une intervention courte, simple et non coûteuse. Cette intervention offre donc un rapport coûts-bénéfices intéressant, car en plus de favoriser la motivation des élèves, elle semble favoriser une activité cérébrale contribuant à la mobilisation du contrôle inhibiteur lors d’apprentissages réputés comme étant difficiles et contre-intuitifs. Bien que cette courte intervention de nature générale (non spécifique à une discipline) n’ait pas eu d’impact immédiat sur le plan comportemental, on peut penser que la mobilisation de régions cérébrales liées au contrôle inhibiteur constitue une première étape pour y parvenir. Ces résultats permettent également d’envisager des pistes de recherche futures concernant ce type d’intervention, afin d’outiller les enseignants et les futurs enseignants pour mieux intervenir auprès de leurs élèves ayant moins de facilité à mobiliser le contrôle inhibiteur
La créativité empêchée dans les systèmes mécanistes bureaucratiques : une expérience partagée de souffrance au travail
Dans le cadre de l’activité mémoire en sciences de la gestion, la présente recherche autoethnographique a pour objectif de découvrir ce que l’expression de la souffrance au travail permet d’apprendre sur les mécanismes de l’empêchement de la créativité dans les systèmes mécanistes bureaucratiques. En nommant le vécu de la créativité empêchée, nous avons cherché à renouveler le vocabulaire managérial en créant le pont entre le champ de la créativité organisationnelle et celui de l’ergonomie. Résolument créaticides, les systèmes mécanistes empêchent toute créativité en organisation, autant la créativité inhérente à l’activité (niveau individuel) ou celle nécessaire à la réélaboration des règles effectives (niveau collectif), que la créativité indispensable pour créer de nouveaux produits, services et/ou façons de faire originales, adaptées et utiles qui permettent à une organisation de faire face à la prégnance et la rapidité du changement de notre monde contemporain (niveau organisationnel). La démarche autoethnographique utilisée et l’exercice d’hyper-réflexivité qu’elle a enclenché nous a non seulement donné un accès privilégié aux interprétations et perceptions des participantes, mais aussi, nous a amené à repérer, décliner et décrire neuf pratiques empêchantes. De là, il nous a été possible d’apprécier l’essor de ce que nous nommons les vortex vicieux à partir des trois chemins distincts des participantes salariées d’organisations bureaucratiques. Il semble que lorsque les pratiques de prescription reposent sur des promesses sur les conditions d’exécution du travail et sur les conditions de mobilisation de la ressource managériale, cela donne lieu à ce que nous appelons des pratiques empêchantes. Celles-ci ont en commun la survalorisation de la conformité, l’ambiguïté des prescriptions et l’impossibilité de mettre en discussion la décision ou de recevoir une explication satisfaisante. En outre, elles sont caractérisées par des discours managériaux contradictoires qui occasionnent, dans le réel, des ressentis qui influencent la perception de l’employé.e qui subit la pratique. Il s’avère que cette perception, qui se forge dans l’effet d’accumulation des différentes pratiques empêchantes vécues, a une incidence néfaste sur la santé (stress, détresse, épuisement, etc.) et sur le niveau d’engagement et d’investissement dans le travail de l’employé.e, ce qui, in fine, vient orienter de manière décisive la représentation qu’il ou elle se fait de l’organisation, ses représentants.es et, de manière plus large, le monde organisé.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : créativité empêchée, bureaucratie, pratiques de gestion, rapport à l’emploi, souffrance au travail, management capitaliste
ESG infrastructure et performance : étude de cas du pont d'étagement Vickers
Ce mémoire explore l'impact de l'intégration des critères ESG sur la performance des grands projets d'infrastructure. L'objectif est de déterminer comment l'intégration des critères ESG influence la performance des grands projets d'infrastructure. L'objectif de cette recherche est de documenter l'intégration des critères ESG à deux niveaux : au sein des pratiques organisationnelles et lors de la réalisation d’un grand projet d’infrastructure, tout en analysant l'impact de cette intégration sur la performance globale du projet. Une étude de cas a été réalisée sur le projet de construction d’un pont d’étagement par l’Administration Portuaire de Montréal. Les résultats, basés sur les perceptions et opinions des répondants, montrent que l'intégration des critères ESG a entraîné des impacts positifs sur la performance du projet, dont l'engagement des parties prenantes internes, mais a également révélé des impacts limitant la performance de ces initiatives ESG. Un facteur limitant est l’inadéquation entre les besoins des communautés locales et les initiatives mises en place. Cette recherche met en lumière l'importance d'une meilleure compréhension des besoins des parties prenantes externes comme la communauté, dans l’intégration des initiatives ESG.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : ESG, performance, infrastructure, parties prenantes, communautés, réputation d’entrepris