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Guider et orienter par l’influence : comment la Ville de Montréal s’est impliquée dans le déploiement de la 5G
Les entreprises de télécommunications ont récemment entamé le déploiement de la cinquième génération de télécommunications (5G), qui les amènera à déployer de nouvelles infrastructures et à décupler le nombre d’antennes et d’appareils actuellement installés. Malgré le fait que la législation et l’encadrement des télécommunications sont de compétence fédérale, la Ville de Montréal a tenté d’influencer le déploiement des nouvelles infrastructures 5G afin, d’un côté, de minimiser leur impact sur son territoire et sur ses citoyens et, de l’autre, de bénéficier de la technologie pour ses services publics et ses opérations. Le cadre théorique de la gouvernance publique (Stoker, 1998), selon laquelle les pouvoirs publics tentent d’influencer différents acteurs afin qu’ils répondent collectivement à des enjeux complexes, a servi de fondements pour la collecte et l’analyse des données, obtenues par le moyen d’entrevues semi-dirigées et une revue documentaire. L’analyse des données est basée sur les techniques de l’analyse thématique réflexive de Braun et Clarke (2020) et de la construction d’explication (explanation building) de Yin (2018). Elle a permis d’identifier le processus interne d’analyse et de réflexion de la Ville de Montréal, incluant une analyse des enjeux et des acteurs impliqués dans le déploiement de la 5G, ainsi que la variété de mécanismes d’influence et de coordination mis en oeuvre par la Ville face à ceux- ci. Ultimement, les actions de la Ville ont mené à la signature d’ententes qui viennent baliser les règles d’interaction des acteurs au sein d’une structure de gouvernance unique au Canada
Trois articles sur la construction de l’autonomie bureaucratique des institutions anticorruption
Étude de cas sur le développement et l’utilisation d’un assistant virtuel au 311 de la Ville de Laval
Au cours des dernières années, la Ville de Laval a déployé divers projets numériques pour améliorer l'expérience des citoyens qui la contactent par divers moyens de communication et pour diverses raisons. Le projet de numérisation de la prestation le plus connu est certainement le projet « Requêtes citoyennes », entamé il y a environ 5 ans, qui a remporté différents prix1. Ce projet a mené à la création d’un système de gestion de la relation client (CRM) qui permet l’acheminement automatisé des requêtes citoyennes vers les services de deuxième ligne. La Ville de Laval a aussi déployé une application Web intégrée en mode infonuagique, Mon dossier, qui permet aux citoyens de sélectionner une requête, sans avoir à passer par la première ligne (par exemple, le service 311), et de suivre le cheminement de sa requête (statut d’avancement). Plus récemment, des agents de service du 311 de la Ville ont expérimenté un assistant virtuel qui fait la transcription de la voix au texte des conversations téléphoniques logées au 311. Cet assistant permet aussi la création d’un résumé de l’appel, puis sa transmission dans le système de gestion de la relation client issu du projet de Requêtes citoyens (ci-après système Requêtes Citoyennes). L’assistant virtuel du 311 est le premier outil d’intelligence artificielle utilisé par la Ville de Laval dans le cadre de sa prestation de services. Cette étude de cas porte sur le développement et l’utilisation de l’assistant virtuel du 311 de la Ville de Laval (ci-après « assistant virtuel »)
« L’avènement de la certification, ça nous a reculés beaucoup. L’avènement des gicleurs, ça, ça a tiré la plug complètement » : les effets de la certification sur la viabilité économique des petites RPA : deuxième partie
Notre projet de recherche vise à produire des connaissances contribuant à relever le défi d'offrir aux aînés à faible revenu des logements collectifs abordables et qui répondent à leurs besoins. Les gouvernements doivent en effet faire face à un enjeu majeur : offrir au nombre grandissant d'aînés moins autonomes des logements où ils pourront poursuivre leur existence en sécurité. Les résidences privées pour aînés (RPA) et les ressources intermédiaires d'hébergement (RI) sont en plein essor, mais leur capacité de répondre aux besoins de leurs résidents a été peu étudiée. De plus, les informations sur la qualité de vie des résidents des RPA et des RI, sur la satisfaction de leurs besoins et sur le respect de leurs droits sont parcellaires. Par ailleurs, la fermeture ou le changement de vocation de plusieurs petites résidences, principalement situées hors des grands centres urbains, pose un problème d'accessibilité préoccupant
Bilan évaluatif de la gouvernance transitoire de la politique régionale de développement social (PRDS) de Laval 2015-2022 : un élan collectif novateur au défi de ses promesses, de ses ambiguïtés et du temps long
La gouvernance transitoire de la Politique régionale de développement social (PRDS) de Laval a suscité dans ses premières années un élan collectif remarquable qui a mobilisé les différents mondes à l’oeuvre dans le développement social (organismes publics des différents niveaux de gouvernement, milieu communautaire et associatif, organismes philanthropiques, citoyen·ne·s). Cet élan collectif, freiné par la COVID, est en quête d’un nouveau souffle. Tout en commençant à générer des réalisations concrètes, il doit accentuer les innovations dans les façons de faire et d’interagir de tou·te·s les partenaires pour répondre aux promesses de changement qu’il a nourries et continuer à inspirer les nouvelles personnes qui s’y associent au gré des multiples changements qui se produisent en temps long dans toutes les organisations participantes. Tel est le message principal qui ressort de l’analyse de la gouvernance transitoire des sept premières années d’existence de la PRDS et que condense le sous-titre : un élan collectif novateur au défi de ses promesses, de ses ambiguïtés et du temps long. Ce bilan évaluatif a été commandé par le comité d’évaluation multipartite de la PRDS et réalisé sous sa supervision. La réalisation de ce bilan a nécessité une cueillette considérable de données documentaires, notamment tous les comptes rendus disponibles des rencontres des instances, une campagne d’entrevues et de groupes de discussion auprès d’une cinquantaine de participant·e·s aux instances, ainsi qu’un sondage auprès des organismes du milieu, des professionnel·le·s des organisations publiques concernées par la démarche et des citoyennes et citoyens qui ont participé à certaines de ces activités. Le rapport comprend quatre parties complétées par des annexes qui présentent des données plus détaillées sur certains points
The WTO and the Covid‐19 “vaccine apartheid”: big pharma and the minefield of patents
Unequal access to vaccines for the Covid‐19 pandemic, also referred to as “vaccine apartheid,” has marginalized low‐income countries again. In October 2020, India and South Africa proposed a temporary waiver from certain provisions of the TRIPS Agreement for the prevention of Covid‐19 at the World Trade Organization (WTO). An agreement was later reached in Geneva on June 17, 2022. The objective of this article is to analyze the negotiation and agreement reached at the WTO. This article explores the difficulties of creating international public good in the field of public health within the milieu of powerful actors, namely big pharmaceutical companies with vested interests. The central argument of this article is that this agreement alone will not solve the vaccine access problem for low‐income countries. It is too restrictive, does not cover trade secrets and know‐how, production capacity, availability of raw materials, and even adds new limitations that did not exist before. The best option to promote the production of quality vaccines in low‐income countries is to share technology and know‐how on a voluntary basis through production agreements. One way to facilitate the cooperation of large pharmaceutical corporation is to make it easier for low‐income countries to use compulsory licenses. Simplifying the use of this mechanism could help encourage pharmaceutical companies to enter into voluntary licensing agreements
Accessibilité et continuité des services visant la réussite éducative à Montréal-Nord : expériences des familles suivies par le Centre de Pédiatrie Sociale de Montréal-Nord
Dans les territoires défavorisés, les jeunes et leurs parents sont confrontés à de multiples défis susceptibles de compromettre leurs chances de réussite à l’école. Compte tenu de ces enjeux, plusieurs organisations mettent en œuvre des interventions visant à répondre aux besoins des familles. Pami ces organisations figurent les centres de pédiatrie sociale dont la mission première est de rejoindre les familles cumulant plusieurs formes de vulnérabilités. Au-delà de ces centres, ces familles reçoivent parfois plusieurs services de plusieurs organisations. Or, un état de la littérature scientifique a permis de constater que l’on sait très peu de choses sur leurs expériences par rapport aux divers services et/ou interventions reçues. La présente étude s’inscrit dans le contexte de Montréal-Nord. En partant des familles suivies au Centre de Pédiatrie Sociale de Montréal-Nord, elle vise à mieux comprendre leurs points de vue par rapport à l’ensemble des services sur le territoire. Autrement dit, quelles sont les expériences des familles suivies par le Centre de Pédiatrie sociale de Montréal-Nord par rapport à l’ensemble des services reçus Pour y parvenir, nous avons adopté une méthodologie qualitative. A cet effet, 15 entrevues ont été réalisées auprès des parents ayant reçu au moins une intervention au Centre de Pédiatrie Sociale de Montréal-Nord. La majorité des parents sont issus de l’immigration, sont sans emploi ou occupent un emploi précaire (ex : préposé à l’entretien ménager, préposé à la caisse) et ont au moins deux enfants. Cinq familles sont monoparentales. Par ailleurs, un peu plus de la moitié des parents interrogés ont des enfants avec plusieurs difficultés. Les résultats de cette recherche s’articulent autour de trois axes : 1) Le CPSM-N joue à la fois un rôle de pivot auprès des organismes et institutions, en accompagnant les familles dans leurs démarches vers ceux-ci et un rôle médiateur entre les familles et l’école. 2) il existe une bonne collaboration entre l’école et le CPSM-N ; 3) Du point de vue des parents, l’accès à l’information constitue un enjeu important. Le mémoire contribue ainsi comprendre la façon à travers laquelle les services de proximités axées sur la réussite éducative soutiennent les familles en contexte de défavorisation. Il nourrit ainsi les réflexions et offre un aperçu de l’accessibilité et de la coordination des services dans le quartier de Montréal-Nord, et à Montréal
Rapport sur les jeunes participants au Programme Qualification Jeunesse
Le rapport de la Commission Laurent déposé le 3 avril 2021 a mis de l’avant de nombreuses recommandations visant à mieux « accompagner les jeunes dans la transition à la vie adulte ». Ce rapport permettra de contribuer aux réflexions actuelles sur la mise en place « d’un programme complet et multidimensionnel qui vise la mise en place de services post-placement jusqu’à 25 ans » en analysant le programme Qualification des jeunes (PQJ), une intervention phare développée au Québec. Notre rapport cherche à déterminer, d’une part, si les jeunes qui y participent sont bel et bien ceux qui étaient à l’origine ciblés par le programme et d’autre part, si le programme semble contribuer à l’atteinte de ses cibles. Les données utilisées proviennent de l'Étude sur le devenir des jeunes placés (EDJeP) et du Programme Intégration Jeunesse (PIJ). Elles ont été pondérées selon le statut PQJ, le genre et le lieu de placement. Dans la plupart des pays occidentaux, diverses interventions et programmes ont été implantés pour répondre aux besoins importants des jeunes qui ont connu un placement dans leur transition à la vie adulte. Ces programmes ont divers objectifs, comme par exemple le développement d’habiletés fonctionnelles, le développement du pouvoir d’agir, la poursuite des études et le soutien à l’employabilité. Au Québec, le programme Qualification des jeunes a été implanté en 2006 dans 4 régions au Québec, puis à la suite d’une évaluation de ce programme pilote, graduellement implanté dans toutes les régions du Québec (Goyette et Turcotte 2004, Goyette et al., 2007 ; Goyette, 2007 ; Goyette et al., 2008). Le PQJ cherche à combler les lacunes dans la préparation à la vie adulte des jeunes qui quittent un placement en milieu substitut en mettant en place un accompagnement intensif qui se poursuit au-delà de la majorité (jusqu’à 19 ans) auprès des jeunes les plus en difficulté pris en charge par les services étatiques
Mise en oeuvre d’une gouvernance collaborative fondée sur l’engagement communautaire pour une gestion de crise sanitaire résiliente : une étude des plans d’action communautaires de lutte à la COVID-19
Les expériences passées lors des épidémies d’Ebola, de SARS ou Zika ont montré que les communautés engagées et impliquées dans la construction des solutions coopéreraient davantage pour endiguer les crises. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et la communauté scientifique recommandent ainsi l’intégration des communautés dans la prévention et le contrôle de la pandémie de COVID-19. Le présent rapport recourt à l’approche whole-of-society qui reconnaît l’apport essentiel des groupes citoyens, des organismes communautaires et des réseaux inter-organisationnels à la réponse aux crises ainsi que l’approche de la gestion de crise en réseau qui appelle à une gouvernance collaborative et à différents niveaux de résilience
Analyse comparative des structures mathématiques des règles d’attribution des programmes canadiens d’aide financière aux études
Au Canada, les gouvernements fournissent une aide financière aux étudiants universitaires sous forme de prêts et de bourses. L'aide provient à la fois l’ordre fédéral et l’ordre provincial, et les règles d'attribution qui déterminent le montant reçu de chacun diffèrent d'une juridiction à l'autre. En règle générale, l'aide tend à diminuer avec le revenu, mais les paramètres qui influencent cette diminution varient d'une province à l'autre et n'ont jamais été étudiés en profondeur dans les écrits. L'objectif principal de cette recherche était donc de comparer les mécanismes sous-jacents de chaque programme au moyen de descriptions, d'équations et de représentations graphiques appropriées. En codifiant les principales règles d'attribution et en utilisant des simulations sur les données de l'Enquête canadienne sur le revenu (ECR), nous avons pu identifier les paramètres qui semblent être les plus déterminants dans les montants d'aide reçus. Nous avons constaté que les montants maximaux de prêts et de bourses définis dans les programmes et les critères de classification des quatre principaux statuts jouent un rôle central dans l'aide accordée. Nous espérons que les différents résultats de ce mémoire de maîtrise seront considérés comme des éléments de réflexion pour la conception de programmes de prêts et bourses basés sur les besoins financiers