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Actualisation des données épidémiologiques de la cysticercose bovine en France à l'aide des données de saisie des abattoirs et proposition d'une grille d'audit d'élevage
La cysticercose bovine, zoonose parasitaire causée par Cysticercus bovis, la forme larvaire de Taenia saginata, reste un enjeu sanitaire et économique majeur pour la filière bovine française. Sa détection est compliquée par l’absence de signes cliniques, le cycle de développement du parasite, la sensibilité des méthodes de détection et le rythme des abattoirs. Parallèlement, les mesures de surveillance et de gestion entraînent des coûts financiers significatifs pour tous les acteurs de la filière. Cette étude actualise les connaissances sur la cysticercose bovine en France à partir des données de saisies collectées dans les abattoirs entre 2018 et 2022. Elle met en évidence une prévalence de 0,362 % sur la période étudiée, avec une prédominance des formes localisées dégénérées et une localisation préférentielle au niveau du cœur et de la tête. Les résultats montrent également une prédominance chez les femelles, les animaux âgés de plus de 18 mois et chez la race Normande, ainsi qu’une concentration géographique des cas dans le Grand Ouest. L’analyse de l’impact de l’obligation de déclaration de risque de cysticercose sur l’Information sur la Chaîne Alimentaire (ICA) montre une meilleure gestion en abattoir grâce à ce dispositif. Par ailleurs, une corrélation entre l’efficacité de détection et certains facteurs intrinsèques aux abattoirs a été identifiée, suggérant des pistes pour des analyses plus approfondies. Au-delà de l’analyse épidémiologique, cette thèse propose une grille d’audit destinée aux éleveurs et vétérinaires. Cet outil opérationnel permet, suite à la détection de cas de cysticercose bovine, d’identifier les conduites à risque et de mettre en place des mesures de gestion adaptées à l’échelle des exploitations. Ce travail vise à offrir une méthode intégrée pour mieux comprendre et maîtriser la cysticercose bovine en France
Élicitation d'avis d'experts pour sélectionner des indicateurs de santé en élevage porcin
L’usage des antibiotiques dans les élevages porcins français a fortement diminué depuis la mise en place des différents plans Ecoantibio à partir de 2011. Cette évolution s’inscrit dans la dynamique du projet européen ROADMAP (« Rethinking Of Antimicrobial Decision-systems in the Management of Animal Production »), qui a mis en évidence la nécessité d’un protocole d’évaluation de la santé et du bien-être des animaux en élevage. Il s’agit de l’objectif final de ce projet. Cette étude s’inscrit dans la continuité de celle menée par Emelie Suazo et vise à sélectionner des indicateurs pertinents pour l’évaluation de la santé des porcs en élevage. Cette sélection sera réalisée avec la participation de vétérinaires praticiens de la filière porcine. La démarche participative élaborée dans l’étude précédente a été appliquée aux grands systèmes suivants : digestif, neurologique, locomoteur, reproducteur et urinaire. Elle a permis de recueillir l’avis d’experts et d’établir des listes d’indicateurs jugés pertinents pour l’évaluation de ces différents systèmes de santé. Cette même démarche sera ensuite appliquée aux systèmes de santé restants. Par la suite, l’évaluation du système digestif sera approfondie à travers plusieurs étapes : une consultation d’experts visant à définir la méthode de relevé des indicateurs et leur pondération, suivie d’une validation à plus grande échelle
Évaluation des connaissances sur la rage canine à l'aide d'une enquête réalisée auprès des habitants de Rueil-Malmaison (92500)
La rage est une zoonose mortelle, présente dans la quasi-totalité du globe, causant 59 000 décès par an. La France métropolitaine est indemne de rage depuis 2001, mais les voyageurs y restent exposés lors de séjours en zones d’enzootie rabique. Cette étude vise à apprécier les connaissances des habitants de Rueil-Malmaison, grâce à un questionnaire, afin d’adapter la communication locale sur le risque rabique. Entre novembre 2024 et avril 2025, 359 Rueillois ont participé à l’enquête, dont deux n’ayant jamais entendu parler de la rage. Notre étude révèle d’importantes lacunes avec une moyenne obtenue de 10,44/20 (N=357). La majorité des répondants ignore le léchage comme modalité de transmission (cité par 31,1 %) ainsi que le caractère inéluctablement mortel de la rage chez le chien (59,9 %) et chez l’Homme (75,9 %). La majorité des participants pensent à tort que la rage circule encore en France métropolitaine chez le chien (63,9 %) et le renard (74,2 %). Cependant, d’autres notions semblent acquises telles que la morsure comme modalité de transmission de rage ou le chien comme espèce sensible. Les réseaux sociaux non professionnels sont perçus par 46 % des individus comme le meilleur support de communication vis-à-vis de la rage. Les individus formés dans les secteurs animalier et médical humain, ainsi que ceux détenant un animal, autre qu’un chien ou un chat, détiennent un meilleur niveau de connaissances. La tranche d’âge et les catégories socioprofessionnelles influencent également le niveau de connaissances des individus. Ces résultats soulignent l’importance de mener des campagnes de communication à l’échelle de la ville, ciblant les publics les moins informés
L’upcycling alimentaire : les perceptions des consommateurs face à cette pratique émergente ?
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LactoTruite, a project to increase the resilience of trout farms towards the emergence of lactococcosis in Brittany
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Influence de la race sur la composition du microbiote intestinal chez le chat : étude de la race Maine Coon
La compréhension du microbiote intestinal a considérablement progressé ces dernières décennies, révélant son rôle central dans l’homéostasie de l’hôte et le développement de maladies gastrointestinales. Chez les animaux de compagnie, et particulièrement chez le chien, le développement des techniques de séquençage haut débit a permis d’affiner la description des communautés bactériennes et de mettre en évidence l’influence de facteurs environnementaux et génétiques. En revanche, le microbiote intestinal du chat domestique reste encore peu documenté, et le rôle potentiel de la race n’a pas été étudié de manière approfondie. Dans ce contexte, les objectifs de cette étude étaient de caractériser le microbiote intestinal de chats de race Maine Coon en termes de composition, de diversité et de variabilité interindividuelle, et de comparer ces profils à ceux de chats Européens afin d’évaluer l’existence d’un lien entre la race et la composition du microbiote fécal. L’étude expérimentale a été menée sur une cohorte de Maine Coon et de chats Européens, à partir de prélèvements fécaux soumis à une analyse métagénomique basée sur le séquençage du gène de l’ARN 16S. Ce travail a révélé des différences significatives entre les deux races, se traduisant à la fois par une diversité alpha plus élevée chez les Maine Coon, et des modifications sur le plan taxonomique de certaines familles et genres bactériens. Ces observations apportent une première description di microbiote fécal spécifique au Maine Coon. Des études sur des effectifs plus importants, incluant différentes races félines, et recourant à des approches métagénomiques et métabolomiques, sont toutefois nécessaires afin de préciser les liens entre génétique et microbiote
Neuralgic amyotrophy of Parsonage and Turner in daily practice: More often mononeuropathic than previously assumed
International audienc
Etude des performances de différents charbons actifs commerciaux pour l’adsorption de la carbamazépine et du sulfaméthoxazole
International audienc
Applications mobiles servicielles : curiosité, action, addiction face au gaspillage alimentaire
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Vers une meilleure gestion de la douleur des mammifères et poissons destinés à la consommation humaine – Partie 2 : Prise en charge
International audienceAprès un premier article consacré à la douleur chez les animaux de production, cet article propose de dresser un état des lieux des connaissances scientifiques sur la gestion de la douleur chez les animaux de production destinés à la consommation humaine, à la fois chez les mammifères et les poissons. Le soulagement de la douleur repose notamment sur sa prise en charge pharmacologique. Quatre familles de molécules sont ou pourraient être mobilisables pour une analgésie multimodale : les anesthésiques locaux, les α2-agonistes, les anti-inflammatoires et les opioïdes. En complément, la douleur peut être gérée par une approche dite éthologique, qui repose sur les facteurs émotionnels et attentionnels, ou sur l’entraînement des animaux