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Evaluation des risques sanitaires pour les travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France
Anses. (2024). Évaluation des risques sanitaires pour les travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France. (saisine n° 2021-SA-0045). Maisons-Alfort : Anses, 245 p.L’Anses a été saisie le 8 mars 2021 par la Confédération générale du travail pour la réalisation de l’expertise suivante : évaluer les risques pour la santé des travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France [1]. CONTEXTE ET OBJET DE LA SAISINE : Avec l’essor des technologies de communication, la mise en relation facilitée entre les individus a permis le développement de nouveaux modèles économiques et en particulier le développement des plateformes numériques. Les formes de travail proposées par cesplateformes, du fait de leur flexibilité horaire et de leur accessibilité (pas de niveau d’études requis) attirent de nombreux travailleurs. Un nombre croissant de consommateurs utilisent ces interfaces pour commander des biens ou des services, augmentant la demande de travailleurs pour ces plateformes.Au regard de cette situation et du nombre croissant de travailleurs concernés, la Confédération générale du travail (CGT) - remplissant les conditions de l’article L.1313-3, alinéa 2, du Code de la santé publique - a saisi l'Anses d’une évaluation des risques pour la santé des travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas, en tenant compte de l’ensemble des expositions liées à la pratique de l’activité (accidents, contraintes biomécaniques, risques psychosociaux, pollution de l’air, contraintes thermiques, etc.), des conditions de travail particulières liées à l’organisation de l’activité, et de leurs relations avec les plateformes numériques.La réalisation de cette expertise s’est inscrite dans un contexte réglementaire en construction, tant à l’échelle française, avec par exemple l’adoption de nouvelles règles de rémunération pour les livreurs, qu’à l’échelle européenne avec les débats autour d’une directive européenne concernant les travailleurs indépendants.Dans le cadre de cette expertise, les travaux de l’Anses ont visé à : • identifier et caractériser les plateformes numériques en France en lien avec le marché de la restauration et les travailleurs y exerçant la livraison de repas à deux roues ;• analyser le modèle économique associé, le fonctionnement de ces plateformes, leur dynamique, la réglementation qui les encadre et les relations qu’elles créent avec les livreurs (contrats, algorithmes, etc.) ;• décrire l’activité des livreurs en lien avec les caractéristiques de l’organisation du travail mise en place par les plateformes, et notamment l’utilisation des technologies et le management algorithmique ;• caractériser les risques qui pèsent sur la santé des travailleurs (caractérisation de la population, des facteurs de vulnérabilité, de la sinistralité AT/MP [2], des facteurs de risques environnementaux, physiques, organisationnels, sociaux ou psychosociaux, des éventuels effets sur la santé) ;• identifier les voies et les formes possibles que pourrait prendre le développement d’une prévention en santé et sécurité au travail[1] Si la dénomination de ces travailleurs peut prendre dans la suite de l’avis différentes formes, la population considérée reste « les travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France »[2] AT : accidents du travail, MP : maladies professionnelle
Bilan de la surveillance épidémiologique SAGIR sur l’espèce Busard de maillard (Circus maillardi), La Réunion, 2016-2024
Le Plan national d’actions (PNA) en faveur du Busard de Maillard Circus maillardi (2022 – 2031), également appelé localement « papangue », est coordonné par la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL) de La Réunion, qui en a confié l’animation à la Société d’Etudes Ornithologiques de La Réunion (SEOR). SAGIR, le réseau de surveillance de la santé de la faune sauvage terrestre vertébrée coordonné par l'OFB, s’appuie sur un réseau d’observateurs (SEOR, Parc national de La Réunion...), sur le Laboratoire Départemental d’Analyses (LDA, Département Réunion) et sur des laboratoires spécialisés si besoin. Ce réseau participe à l’action 2.5 du PNA : Assurer une épidémiosurveillance sanitaire. L’objectif de cette action est d’assurer une veille sur les mortalités de busards endémiques et d’identifier, par une approche diagnostique, la ou les causes de la mort (effet morbide et co-morbidité). Le présent rapport dresse le bilan de la surveillance menée sur cette espèce
Relationship between seed predation and activity-density of carabid beetles in farmland: A meta-regression
Data accessibility statement: The data and code used to generate the figures presented in this study are freely available on Zenodo: https://doi.org/10.5281/zenodo.14884485.International audienceHighlights: • For each carabid sampled per trap per day, the odds of seed survival decrease by 2.3 %. • Methodological differences explain variation in carabid seed removal among studies. • Achievable carabid densities could lead to effective seed control. • Augmentation and conservation of carabids are essential for effective weed control. Abstract: Carabid beetles are able to regulate weeds through seed predation. Our understanding of the role of carabids in arable crop systems is obscured by high variation across studies in weed seed removal and carabid abundance. Here we conduct an overarching synthesis of the relationship between seed removal and carabid activity-density. Using a database comprising 4919 data records from 25 published studies, we identify the average relationship between seed removal and carabid activity-density. With a mean carabid activity density of 3.11 beetles trap−1 day−1 and a mean seed exposure duration of 5.95 days, the probability of seed removal on sentinel seed devices was 35 %. We found that higher abundances are required to achieve more substantive seed removal rates, e.g., 17.04 beetles trap−1 day−1 for a removal probability of 80 % after one week of exposure. Such densities are rarely observed in the field, suggesting that carabid populations need to be promoted e.g., by more sustainable farming practices in order to provide higher weed seed predation rates
Loi de débit du seuil à crête mince à échancrure triangulaire tronquée
This study was conducted by David Dorchies and Gilles Belaud for INRAE, in collaboration with the Ecohydraulics Division of the French Biodiversity Office (OFB), focusing on the flow rate law for thin-crested weirs with truncated triangular notches. The objective is to determine the flow rate laws for these hydraulic structures, used in fish passes and pre-dams, to accurately model the flow rate based on geometric characteristics and upstream and downstream water levels.The study begins with a literature review of existing formulas for compound weirs, highlighting the lack of experimental data for truncated triangular weirs in submerged conditions. Experiments were conducted at the hydraulic hall of the Institut Agro in Montpellier, using two weir models (D90 and D135) made of plexiglass. Measurements were taken with ultrasonic probes, and data were collected for various water levels and flow rates.The authors compare several formulations for flow in free and submerged conditions. For free flow, Bos's formula for thick-crested weirs proved to be the most accurate. In submerged conditions, an adaptation of Villemonte's formula (1947) was proposed to better model the reduction in flow rate. The results show good agreement between the models and experimental observations, with average errors of less than 2% for free flows and errors of less than 5% for submerged flows, except for very high submergence levels.The study concludes that the modified Villemonte formula is robust and can be used to design fish passes adopting this weir geometry. Future prospects include exploring new datasets for different opening angles to consolidate the results.Cette étude a été réalisée par David Dorchies et Gilles Belaud pour l'INRAE, en collaboration avec pôle Ecohydraulique de l'Office Français de la Biodiversité (OFB), sur la loi de débit des seuils à crête mince à échancrure triangulaire tronquée. L'objectif est de déterminer les lois de débit pour ces structures hydrauliques, utilisées dans les passes à poissons et les pré-barrages, afin de modéliser précisément le débit en fonction des caractéristiques géométriques et des hauteurs d'eau amont et aval.L'étude commence par une revue bibliographique des formules existantes pour les seuils composés, soulignant l'absence de données expérimentales pour les seuils triangulaires tronqués en régime noyé. Les expériences ont été menées à la halle hydraulique de l'Institut Agro de Montpellier, utilisant deux modèles de seuils (D90 et D135) fabriqués en plexiglass. Les mesures ont été réalisées avec des sondes ultrasoniques, et les données ont été collectées pour différentes hauteurs d'eau et débits.Les auteurs comparent plusieurs formulations pour le débit en écoulement dénoyé et noyé. Pour l'écoulement dénoyé, la formule de Bos pour les seuils à crête épaisse s'est révélée la plus précise. En régime noyé, une adaptation de la formule de Villemonte (1947) a été proposée pour mieux modéliser la réduction de débit. Les résultats montrent une bonne concordance entre les modèles et les observations expérimentales, avec des erreurs moyennes inférieures à 2% pour les écoulements dénoyés et des erreurs inférieures à 5% pour les écoulements noyés, sauf pour des niveaux d'ennoiement très élevés.L'étude conclut que la formule modifiée de Villemonte est robuste et peut être utilisée pour dimensionner les passes à poissons adoptant cette géométrie de seuil. Les perspectives incluent l'exploration de nouveaux jeux de données pour des angles d'ouverture différents afin de consolider les résultats
What does coexistence mean? Insight from place‐based trajectories of pastoralists and bears encounters in the Pyrenees
International audience1. The recovery of large carnivores in Europe raises issues related to sharing landscape with humans. Beyond technical solutions, it is widely recognized that social factors also contribute to shaping coexistence. In this context, scholars increasingly stress the need to adopt place-based approaches by analysing how humans and wildlife interact and co-adapt in specific landscapes. In the burgeoning field of 'more-than-human' geography, both humans and non-humans are considered as co-constitutive of places. According to this tradition, animals should not simply be seen as objects under human control but approached as powerful actors in multi-species landscapes.2. By tracking how brown bear recovery in the French Pyrenees has shaped different places of encounters with pastoralists (i.e. farmers and shepherds in extensive sheep farming in mountain pastures during summer), this paper discusses what coexistence means when viewed through the lens of more-than-human geography. We use an in-depth, retrospective and multi-sources approach to describe the inter-relationships of bears and pastoralists on three mountain pastures since the return of bears at the end of the 1990s. Semi structured interviews, participant observation, administrative and institutional data about bear depredation and genetics, as well as pastoral practices form the basis of an integrated narrative analysis.3. Our study reveals how the return of a large carnivore has produced three different, singular, context-specific coexistence 'patches'. Each of these three pastures represent a distinct landscape dynamically shaped over time by bears, pastoralists and the rest of biotic and abiotic environment
Acoustic evaluation of a neural network dedicated to the detection of animal vocalisations
International audienceThe accessibility of long-duration recorders, adapted to sometimes demanding field conditions, has enabled the deployment of extensive animal population monitoring campaigns through ecoacoustics. The effectiveness of automatic signal detection methods, increasingly based on neural approaches, is frequently evaluated solely through machine learning metrics, while acoustic analysis of performance remains rare. As part of the acoustic monitoring of Rock Ptarmigan populations, we propose here a simple method for acoustic analysis of the detection system's performance. The proposed measure is based on relating the signal-to-noise ratio of synthetic signals to their probability of detection. We show how this measure provides information about the system and allows optimisation of its training. We also show how it enables modelling of the detection distance, thus offering the possibility of evaluating its dynamics according to the sound environment and accessing an estimation of the spatial density of calls
Le projet PastSatAb pour reconstruire des séries temporelles d’abondance et de taux d’exploitation du saumon atlantique en France
International audienceLe projet PastSatAb, porté par le pôle OFB-INRAe-Institut Agro-UPPA pour la gestion des migrateurs amphihalins dans leur environnement (MIAME), a pour objectif de reconstruire les séries temporelles d’abondance et de taux d’exploitation du saumon en France afin d’alimenter les modèles d’évaluation de stock développés par le groupe de travail sur le saumon de l'Atlantique Nord du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM WGNAS). Une approche de modélisation bayésienne intégrée, combinant des données hétérogènes de captures, d’abondances (régionales ou locales) et de surface d’habitat saumon a été mise en œuvre pour valoriser au mieux la connaissance disponible. Le modèle bayésien hiérarchique développé a permis de reconstruire les séries temporelles d’abondance et de taux d’exploitation, par classes d’âge de mer, sur la période de 1970 à 2020 pour les cinq grandes régions qui hébergent des populations de saumon, à savoir, le Nord, la Bretagne, la Loire-Allier, la Garonne-Dordogne et l’Adour.Grâce à l'intégration de données et d'expertise à l’échelle régionale, le projet a permis de mettre en évidence la diversité régionale des dynamiques de population et d’exploitation. L’agrégation de ces dynamiques régionales à une échelle nationale apporte un nouveau regard sur l’évolution des abondances, notamment sur le déclin des saumons à court séjour marin, qui s'avère moins prononcé que ce qui était estimé jusqu’à présent.Des ajustements sont nécessaires pour intégrer ces nouvelles estimations dans le processus d’évaluation de stock du WGNAS. Une approche méthodologique devra être mise en place pour actualiser chaque année les estimations du modèle dans un contexte où les données nécessaires pour produire les estimations pourraient être amenées à se raréfier
HYMOBIO : Analyse spatialement explicite des effets des changements HYdroMOrphologiques sur les communautés BIOlogiques de cours d’eau (diatomées, macroinvertébrés, poissons). Rapport scientifique et technique final
Climate and management changes over 40 years drove more stress‐tolerant and less ruderal weed communities in vineyards
International audienceSpontaneous plant communities have undergone considerable constraints due to human‐mediated changes. Understanding how plant communities are shifting in response to land management and climate changes is necessary to predict future ecosystem functioning and improve the resilience of managed ecosystems, such as agroecosystems. Using Mediterranean weed communities as models of managed plant communities in a climate change hotspot, we quantified the extent to which they have shifted from the 1980s to the 2020s in response to climate and management changes in vineyards. The weed communities of the same 40 vineyards in the Montpellier region were surveyed using the same protocol in spring, summer, and autumn, for two years, with a 40‐year interval (1978–1979 vs. 2020–2021). In four decades, the annual range of temperatures (i.e., the difference between the warmest month's and the coldest month's mean temperatures) increased by 1.2°C and the summer temperatures by 2°C. Weed management diversified over time with the adoption of mowing that replaced the chemical weeding of interrows. Chemical weeding is now mostly limited to the area under the row. Current weed communities were 41% more abundant, 24% more diverse, and with a less even distribution of abundance across species than the 1980s communities at the vineyard level. Modern communities were composed of more annual species (57% of annual species in the 1980s vs. 80% in the 2020s) with lower community‐weighted seed mass and were composed of fewer C4 species. They had higher community‐weighted specific leaf area, higher leaf dry matter content, and lower leaf area than the 1980s weed communities. At the community level, the onset of flowering was earlier and the duration of flowering was longer in the 2020s. Climate change induced more stress‐tolerant communities in the 2020s while the diversification of weed management practices favored less ruderal communities. This study shows that plant communities are shifting in response to climate change and that land management is a strong lever for action to model more diverse and eventually more desirable weed communities in the future
Les rivières deviendront-elles plus intermittentes en France ? Les enseignements d'un ensemble étendu de projections hydrologiques
Cette étude cherche à projeter l’évolution des périodes d’intermittence des rivières en France sous l’effet du changement climatique. Elle repose sur les résultats du projet Explore2, la dernière grande étude nationale explorant différents scénarios possibles pour l’hydrologie du 21ᵉ siècle.En intégrant des observations ponctuelles des états d’intermittence, les projections hydrologiques font l’objet d’un post-traitement permettant de calculer in fine la probabilité journalière d’intermittence d’écoulement (PFI) pour chaque Hydro-ÉcoRégion (HER2), formant un découpage de la France hexagonale.Ce post-traitement consiste à caler des relations empiriques (régressions logistiques). Ces régressions relient les observations d’assecs historiques du réseau ONDE (Observatoire National des Étiages) aux débits simulés par cinq modèles hydrologiques du projet Explore2, alimentés par les réanalyses atmosphériques SAFRAN. Une fois calées, ces relations empiriques permettent de calculer la PFI jusqu’à la fin du siècle, à partir de débits issus de cinq modèles hydrologiques sous un ensemble de projections climatiques. Cette approche multi-modèles adoptée dans le projet Explore2 permet d’évaluer les incertitudes sur l’évolution de la PFI.Les résultats de cette étude sont les suivants :-Tous les modèles s’accordent sur une augmentation de l’assèchement des rivières sous les scénarios d’émission de gaz à effet de serre modéré (RCP 4.5) et pessimiste (RCP 8.5).-Les régions du sud de la France devraient connaître une augmentation plus importante de l'intermittence du ruissellement que les régions du nord.-Les régions montagneuses comme les Alpes et les Pyrénées devraient connaître des changements dans la dynamique d'intermittence avec une réduction de l'intermittence hivernale et l'apparition ou l'augmentation de l'intermittence estivale.-Les projections sont plus incertaines pour le nord de la France, où les résultats varient davantage selon les modèles utilisés.Ces résultats mettent en évidence des évolutions majeures du régime hydrologique en France hexagonale, qui ne sont pas sans conséquences pour la gestion de l’eau et la préservation des milieux aquatiques