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Étudier la part de l'humain dans les savoirs: les Sciences de l'information et de la communication au défi de l'anthropologie des savoirs
International audienceDans cet article nous interrogeons le regard porté par les Sciences de l’information et de la communication sur le domaine de l’anthropologie des savoirs. Après un bref rappel historique de la constitution de ce champ d’études qui, se démarquant des approches positives, se tourne progressivement vers une considération des savoirs du point de vue du sens, une discussion du positionnement méthodologique met en avant l’importance d’une démarche d’enquête réflexive, sensible à la construction et à la transformation des savoirs saisis à travers les actes, les pratiques sociales et les usages des dispositifs communicationnels. Cette posture permet d’aborder le savoir – tel qu’il s’inscrit dans les matérialisations et transpositions des « êtres culturels » – comme produit et producteur des relations humaines
Critique de la logique de la « gestionnarisation ». Au miroir du cas des universités.
International audienceNotre société est travaillée par un processus qui aboutit à un renversement de priorité entre l’activité gérée et l’outil de sa gestion. Autrement dit, la logique gestionnaire prend le pas sur celle de l’activité. Celle-ci fait ainsi l’objet d’une recomposition à l’aune des catégories des outils de gestion. Ce processus se développe grâce à ce que nous appelons des discours de Vérité et des outils de Vérité. Discours et outils qui permettent de soustraire la représentation gestionnaire de l’activité du registre de la discutabilité (ce que nous montrons sur l’exemple de l’université). Elle s’impose ainsi comme une évidence. La « gestionnarisation » vaut comme naturalisation d’une logique gestionnaire qui devient dès lors l’aune de vérité à laquelle toute activité doit se plier. Où nous retrouvons, mais à un tout autre niveau d’efficacité grâce à l’usage des TIC (PGI-ERP notamment), la vieille logique de la discipline telle que l’avait analysée M. Foucault
1914-1918 : Lyon sur tous les fronts !: une ville dans la Grande Guerre
International audienc
La bande dessinée, une subversion sémiotique des supports de l’intermédialité ?
International audienceEl comic, una subversiòn semiòtica de los soportes de la intermedialidadLa historia del comic muestra que su invención tiene que ver con su capacidad de existir y difundirse a través de diferentes soportes y medios: la prensa (generalista o especializada, de formato grande, mediano o pequeño), el libro (como álbum o novela gráfica, incluso como libro de bolsillo), y hoy en día desde lo digital (con Izneo o en blogs por ejemplo). Por lo tanto se puede afirmar que el comic –la historieta– ha logrado transponerse entre soportes variados y adaptarse sin traicionarse, es decir manteniendo las exigencias globales de su dispositivo semiótico. Incluso puede surgir la cuestión de su auto-afirmación en ese gesto de transposición que la interroga y la lleva a reivindicar su singularidad de manera simultánea. Esa es la hipótesis que explora este artículo al analizar las relaciones del comic con la prensa, el libro y los medios digitales.L’histoire de la bande dessinée montre que son invention même est liée à sa capacité à exister et à se diffuser sur différents supports : la presse (grand public ou spécialisée, de grand ou moyen voire petit format), le livre (l’album ou le roman graphique, voire le livre de poche) et aujourd’hui le numérique (avec Izneo ou le blog notamment). C’est pourquoi il est possible de montrer que la bande dessinée a réussi à se transposer sur des supports variés et donc à s’adapter, tout en maintenant une forte exigence au maintien global de son dispositif sémiotique, c’est-à-dire sans se trahir. On peut même se demander si elle ne s’est pas affirmée dans ce geste d’une transposition qui, à la fois, l’interroge et l’amène à revendiquer en acte sa singularité. C’est en tout cas l’hypothèse qu’explore cet article en analysant les rapports que noue la BD avec la presse, le livre et le numérique
Saint Sigisbert et Nancy à l'époque moderne
National audienceSaint Sigisbert est connu depuis le XVIe siècle comme le patron de Nancy. En réalité, ce patronage a fait l’objet de constructions multiples, fondées sur les diffusions de récits hagiographiques, de gestes rituels et sur les controverses érudites.Les ducs de Lorraine ont été les premiers à s’emparer de cet obscur prince austrasien du VIIe siècle, aussi longtemps qu’ils ont eu besoin de fonder leurs revendications politiques et leur indépendance face à la France, jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Ensuite, le personnage a fait l’objet d’études savantes menées par les historiographes de la dynastie lorraine, aux fins de fixer avec précision la chronologie de son règne. Enfin, au moment où renaissent les institutions municipales, au début du XVIIIe siècle, la ville de Nancy a récupéré le saint pour en faire son patron, avec l’aide des ordres religieux de la ville (circulation de vies édifiantes, de textes paraliturgiques), des artistes et des évêques de Toul puis, surtout, de Nancy quand la cité devient un siège épiscopal en 1775. Différents rites, tels l’appartenance à la confrérie patronnée par Sigisbert, la neuvaine en cas de crise climatique, favorisent l’appropriation de cette dévotion civique par la population