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Le web sémantique, un moyen de visibilité et d’exploitation des open data auprès des communautés de réutilisateurs professionnels ?
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Les portails de données ouvertes dans les smarcities : des médiations sous forme de document?
International audienceCette communication illustre des théories bien connues en documentation (redocumentarisation, éditorialisation) par l’analyse des portails de données ouvertes qui se développent depuis la parution de la loi NOTRe en 2015. Les portails de mise à disposition de données ouvertes urbaines sont considérés comme des dispositifs socio-techniques (Appel, Heller, 2010) et info-communicationnels (Couzinet 2011). Nous distinguons d’une part une réalité sémiotique qui rend les jeux de données visibles à des citoyens notamment par des techniques de visualisation et d’autre part une réalité informatique qui permet l’intégration de ces jeux de données dans des programmes. Des exemples issus du terrain de l’ANR OpenSensingCity 14-CE24-0029 justifient nos propos
Une presse périphérique parmi d'autres : l'imprimerie de SAS à Trévoux
International audienceTout au long de l’Ancien Régime, la monarchie française a mis en place un système de surveillance et de contrôle relativement efficace de la production imprimée qui s’est encore renforcé à partir du règne de Louis XIV, en particulier à travers la censure royale et l'octroi des permissions du sceau, mais aussi par la limitation du nombre des ateliers. Ce fait est à l’origine du succès de presses étrangères qui se sont développées, tout spécialement au XVIIIe siècle, en terres étrangères jouxtant le royaume. Parmi ces presses périphériques, on peut citer Genève, Lausanne, Kehl... mais aussi Avignon, enkystée en territoire français, Bouillon, Neuchâtel et Trévoux. Deux d’entre elles, Bouillon et Neuchâtel, ont fait l’objet de chapitres dans l’Histoire de l’édition française. La plus célèbre de ces presses est la Société typographique de Neuchâtel créée en 1769 dans une principauté limitrophe de la France, mais relevant d’un souverain lointain, le roi de Prusse, par un groupe de notables, de pasteurs et l’imprimeur Samuel Fauche. Elle périclita après 1789, et la disparition de la législation française d’Ancien Régime, pour disparaître en 1798. Ses archives, 22 mètres linéaires, 50 000 documents dont 35 000 lettres de correspondants de toute l’Europe, ont été sauvées et acquises en 1932 par la Bibliothèque cantonale et universitaire de Neuchâtel, qui les conserve. L’historien américain Robert Darnton, à travers toute son œuvre et en particulier son ouvrage sur l’Encyclopédie in quarto, a popularisé cette officine spécialisée dans la production mais aussi la redistribution de livres qualifiés de « philosophiques », imprimés par ses soins ou échangés avec ses partenaires (...)
Un Lyonnais pris en flagrant délit d'impression du Contrat social (1762)
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Les privilèges de l’Institution du Prince de Guillaume Budé et l’économie du livre à Paris en 1547
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Depuis les destructions jusqu’à l’ébauche d’une théorie patrimoniale
International audienceStarting in 1792, with the French Revolution resorting more and more to weapons, the occupation, followed by the annexation of territories located between the Meuse River and the Rhine, new territorial divisions were submitted to the rule of Paris Laws, especially as far as libraries were concerned. This legislation was however faced with unexpected difficulties due to the presence of armies and military operations. Many of these libraries which were to be confiscated, as had been the case in France four years before, were actually devastated by lootings, rampage, and fires. The Revolution Administration was therefore forced to manage such violence and also justify its confiscations seen by the owners of these collection as an onslaught at their patrimony. It was argued that cultural goods henceforward confiscated by despotic rulers had to be made available to the public at large, that a novel universal educational project needed being supported by books, and that what was needed was a cosmopolitan and universal cultural dream with Paris, the capital city of Liberty, at its heart. Such rhetoric, while condoning the roguish deeds of armies, nevertheless supported military actions as an efficient means to enforce that patrimonial policy. The instance provided by the departments that had been made up in the Southern Netherlands is all the more telling as it stands as one of the first landmarks in the history of cultural conquest and of the spoliation of libraries outside France, as well as in the management of Italian and German departments between the Directoire and Empire periods.À partir de 1792, l’extension par les armes de la Révolution entraîne l’occupation puis l’annexion des territoires situés entre Meuse et Rhin et, en conséquence, la mise en place de nouveaux découpages territoriaux où s’applique la législation parisienne, notamment en matière de bibliothèques. Cette législation rencontre toutefois une difficulté inédite, celle des bouleversements induits par le passage des armées et les opérations militaires. Beaucoup de bibliothèques promises au séquestre, comme cela avait eu lieu en France quatre ans auparavant, sont en effet dévastées par les pillages, mises à sac, réquisitions et incendies. Les instances révolutionnaires doivent donc se prononcer sur ce déploiement de violence, et justifier par ailleurs les mises sous séquestre, perçues comme une violence patrimoniale par les anciens possesseurs de ces collections. Le discours se fonde sur la libération des biens culturels confisqués jusqu’alors par le despotisme, sur la nécessité de nourrir par le livre un projet éducatif universel inédit, enfin sur un rêve culturel universel et cosmopolite concrétisé à Paris, capitale de la liberté. Tout en condamnant la brutalité des armées, ce discours promeut l’action militaire comme moyen efficace de mise en oeuvre de cette politique patrimoniale. L’exemple des départements constitués dans les anciens Pays-Bas méridionaux est d’autant plus intéressant qu’il marque un premier jalon dans l’histoire des conquêtes culturelles et de la spoliation des bibliothèques hors de France et dans la réflexion qui s’affinera ensuite dans les départements italiens et allemands, entre le Directoire et l’Empire