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19984 research outputs found
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Bangime
International audienceBangime is a language isolate spoken in Mali, distinguished by an absence of a confirmed genealogical relationship to any other language spoken in West Africa. The term “Bangime,” comes from the equally enigmatic Dogon peoples of the Bandiagara Escarpment, translates as “secret” or “hidden,” a reflection of the language’s unidentified origins. The speakers of Bangime, the Bangande, claim Dogon ancestry, although this claim does not align with linguistic evidence. Oral traditions from both the Bangande and Dogon attest a migration from a region called “Mande.” Geographically, the Bangande are situated between the Dogon people and speakers of a Mande language, Bozo Jenaama. In their interactions with neighboring Dogon and Mande populations, the Bangande communicate using Fulfulde, a language spoken by nomadic Fulani herders who, as they cross the Sahel with their livestock, traverse the Bandiagara region. The linguistic paradox posed by the Bangime language and the Bangande people can provide researchers with insights into the complexity and diversity of West Africa’s ethnolinguistic histories
: Comparaison linguistique-archéologique de la stabilité des mots et des pots en Diola de Casamance
International audienceThis study explores the socio-historical dynamics of pottery traditions through the stability and usage of terms designating different types of pots and their forms. Ethnoarchaeological and linguistic surveys were conducted among the renowned potters of Edioungou in Lower Casamance, Senegal, who are speakers of the Huluf variant of the Jóola Kaasa language. In Huluf, as in most Jóola languages of Casamance, words are composed of two essential elements: a root and a class prefix that indicates the category, function, form, or size of an object. Among these roots, two types are distinguished: those with specific meanings and those without inherent – formal – meanings. This system allows for the straightforward classification of pots by their size, shape, and function based on the word’s root and noun class prefix.Our study compares these two types of lexical roots within the Huluf language and other Jóola languages. The findings reveal that certain roots are highly stable and can be traced back to the proto-language, indicating the antiquity of pottery traditions among the Jóola. Other roots are shared with different languages across Senegal, suggesting linguistic borrowing. However, some roots are unique to the potters of Edioungou, aligning with their distinctive clay recipes and manufacturing techniques. These results provide insights into the historical continuity and cultural exchange among the Jóola and other groups in Senegal, and suggest avenues for further research on the intersection of language, material culture, and social history.Les langues diola de la Casamance (Sénégal) offrent un cadre privilégié pour examiner l’interaction entre lexique, classification nominale et évolution des pratiques culturelles. Cette étude se concentre sur la stabilité et la variation des termes désignant les pots à travers plusieurs variantes de diola, en s’appuyant sur des données linguistiques issues d’une enquête de terrain en cours et en collaboration avec une équipe d’archéologues.À travers une analyse comparative menée auprès des locuteurs diola et des potières d’Edioungou, nous examinons comment les préfixes de classe nominale organisent le lexique de la poterie et dans quelle mesure ces structures linguistiques sont conservatrices ou sujettes au changement. Nos résultats montrent que, bien que la nomenclature des pots soit largement stable et remonte probablement à une proto-langue diola, les usages et techniques céramiques eux, ont connu des innovations. Cette divergence entre stabilité lexicale et dynamisme matériel pose la question des mécanismes linguistiques et socioculturels sous-jacents.Afin d’évaluer l’étendue et les limites de cette stabilité lexicale, nous élargirons l’enquête à des villages voisins afin d’examiner si les mêmes termes sont employés et si les variations observées suivent des tendances phonologiques ou sémantiques régulières.En centrant l’analyse sur les structures linguistiques, cette recherche contribue à mieux comprendre les dynamiques internes du système de classification nominale en diola et son interaction avec l’évolution des pratiques culturelles. Elle apporte ainsi une perspective linguistique essentielle aux débats sur la reconstruction historique et la variation dans les langues atlantiques d’Afrique de l’Ouest
Alexandrie, un contre-exemple d'adaptation ?
Les villes côtières sont particulièrement vulnérables au risque de submersion marine et doivent trouver des moyens pour s'adapter. Mais encore faut-il que les pouvoirs publics mettent en place des solutions de protection durables
Mot de clôture - Colloque international des études d'ourdou à Paris
Ce premier colloque international des études d’ourdou à Paris a démontré avec force que l’ourdou n’est pas seulement la langue du sous-continent, mais bien une langue mondiale, porteuse de dialogues culturels et de traditions savantes. Grâce à vos communications, nous avons exploré de nouvelles perspectives qui ouvrent de larges horizons pour l’avenir de nos recherches.Souvent, dans les conférences, nous retrouvons des thématiques déjà connues. Mais ici, l’originalité et la créativité des interventions ont marqué une véritable différence. Les communications consacrées à la traduction, notamment celles de Matt Reeck et Zhou Yuan, ainsi que les récits en ourdou présentés par Harit Joshi, ont enrichi nos réflexions. Les deux panels ont également été particulièrement fructueux. Je remercie chaleureusement nos conférenciers principaux, nos collègues venus de Chine et du Japon, ainsi que mes collègues d’Inalco pour leur précieux soutien. Cette rencontre a rassemblé également des collègues venus des États-Unis, de divers pays d’Europe, du Pakistan et de l’Inde et d’ailleurs. Je regrette profondément l’absence de nos collègues de Turquie, d’Italie, d’Ukraine et de Russie. J’espère sincèrement qu’ils pourront venir présenter leurs travaux lors de la prochaine occasion. Ce colloque a non seulement renforcé nos liens académiques mais il a aussi ouvert de nouvelles pistes de collaboration
Photographie de Sanchuan (Samten) Wang | Enquête sur diaspora tibétaine en France | Porte-vue d'exercice
Photographie prise par Sanchuan (Samten) Wang dans le cadre d'une thèse sur l'acquisition du tibétain par les enfants tibétains grandissant en France, lors d'une séance d'observation à l'école de tibétain du dimanche de Paris (དཔལ་ཡོན་སློབ་གྲྭ dpal yon slob grwa), organisée par la Communauté tibétaine de France.Cette photo illustre deux exercices de vocabulaire que Camille Simon (Université de Picardie Jules Verne & Lacito, https://cv.hal.science/camille-simon) a préparés pour les enfants, pour que ces derniers puissent apprendre et renforcer leur lexique tout en faisant des exercices susceptibles de les intéresser. Dans cet exercice, les enfants doivent relier chaque animal à son nom écrit en tibétain. Ces exercices, très appréciés par les enfants et les enseignants, sont ici rangés dans un porte-vue
Is Japanese really an exotic language?
International audienceThe goal of this short paper is to show that some of the (linguistic) features of the Japanese language which are perceived as ‘exotic’ from a (Western) European perspective are actually quite common, or at least not that exotic, cross-linguistically, whereas others are indeed less commonly encountered among the world’s languages and thus deserve to be studied in greater detail. Two examples of the latter category are the allocutive and inverse marking on Japanese predicates. In order to prove this claim, I have used the cross-linguistic typological data available in the online version of the World Atlas of Linguistic Structures (WALS, https://wals.info/) as well as recent work by Japanese scholars. I have also included two flowcharts I have created for classroom use with my 3rd year course in Japanese gramma
Photographie de Françoise Robin | Enquête sur la diaspora tibétaine en France | Chambre d'enfant tibétain
Chambre d'enfant tibétain (12 ans) vivant en France. Photo prise par Françoise Robin dans le cadre d'une enquête sur la vie quotidienne des réfugiés tibétains en France
Photographie de Xénia de Heering | Enquête sur la diaspora tibétaine en France | Rassemblement et danses tibétaines aux Jardins d’Éole
Le parc des Jardins d’Éole, que les Tibétains désignent souvent simplement par le nom de la station de métro la plus proche, « Stalingrad », est un des principaux lieux de rassemblement de la diaspora tibétaine de région parisienne. Il est commodément situé près du « hub » de transports qu’est la gare du Nord, mais aussi des nombreux commerces sud-asiatiques du quartier de la Chapelle. A la belle saison, les Tibétains s’y rassemblent notamment le mercredi, par référence au lhakar (ལྷག་དཀར། lhag dkar), littéralement « mercredi blanc », un mouvement né au Tibet après le soulèvement de 2008. Ce mouvement met en avant la culture tibétaine, particulièrement à travers des pratiques simples et communes, telles que parler en tibétain, porter des vêtements de style tibétain, consommer de la nourriture tibétaine, etc., et, comme ici, accomplir des danses collectives au son de musiques tibétaines
Photographie de Xénia de Heering | Enquête sur la diaspora tibétaine en France | Restaurant tibétain à Paris 002
Devanture du restaurant tibétain « Ata Drakat », ouvert en 2025 à Paris, dans le 10ème arrondissement. Le nom donné en tibétain sur la devanture, འབྲས་དཀར། ('bras dkar), signifie littéralement « riz blanc ». « Drakat » est vraisemblablement un rendu approximatif de ce nom en alphabet latin
Photographie de Nicola Schneider | Enquête sur la diaspora tibétaine, Inde | Dharamsala
La personne apparaissant sur le cliché a accepté d'être photographiée dans le cadre d'une enquête de terrain. Elle a le droit de demander le retrait de image en nous contactant.L'artiste tibétain Karma Sichoe devant la peinture de son maître, Rigzin Peljor, qui représente les trois rois du dharma (chos rgyal) tibétains. Cette image a été prise dans le cadre de la réalisation du film Karma Sichoe: broken lineages & inner portraits (film d'une durée de 24:43, en langue anglaise et sous-titré en français et tibétain). Ce film a été fait dans le cadre d'une étude sur les Tibétains de la diaspora indienne