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19984 research outputs found
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Quelques réflexions sur le monachisme féminin en milieu syriaque (IVe-VIIe s.)
International audienceInformation related to consecrated women in the Syriac milieu is rare due to the highly masculine bias concerning hagiography, but also because of the lack of interest in female monastic historiography during the periods of Late Antiquity and the Middle Ages. The portraits that do emerge are thus those of noteworthy persons. In the various forms of religious life practiced may be detected the involvement of nuns in education, and sometimes even their role as mistresses of spiritual life with undisputed influence. One goal of this research into the textual sources is to reveal traces of practica within a convent, especially the ways in which the superiors carried out their duties.Les informations relatives aux femmes consacrées en milieu syriaque restent rares du fait du parti-pris hagiographique éminemment masculin – à une exception près –, mais aussi en raison de l’absence d’intérêt pour le sujet dans l’historiographie monastique aux périodes antique et médiévale. Les portraits qui en émergent sont de ce fait ceux de figures marquantes. À travers une certaine diversité des états de vie, ils laissent entrevoir l’implication de moniales dans la formation, et parfois un rôle de maîtresses de vie spirituelle au rayonnement incontesté. L’un des intérêts de cette documentation est aussi de livrer ponctuellement les traces de practica exercées au sein d’un monastère, en particulier les modalités d’exercice du supériorat
Le berbère zénaga de Mauritanie, entre mort programmée et légers signes de revitalisation
International audienceL'objet de cet article porte à la fois sur le zénaga (une langue menacée de disparition), et sur ses locuteurs. Dans la première partie je montre les principales étapes historiques de ce recul et en recherche les différentes causes. La seconde partie, plus linguistique, est consacrée aux effets du contact entre le berbère et l'arabe, à la fois sur le zénaga et sur le ḥassāniyya. Je m'attache notamment aux traces que le zénaga a laissées dans la toponymie et l'anthroponymie mauritaniennes. Dans la troisième partie, je reviens sur le problème identitaire des locuteurs du zénaga et de leurs descendants. Après un retour sur la manière dont il a été contourné par le passé, je m'intéresse aux discours épilinguistiques et aux attitudes actuelles. Je m'interroge en particulier sur la portée qu'il faut accorder aux discussions sur Facebook et aux premières paroles en zénaga mises récemment en musique par Malouma, une célèbre chanteuse mauritanienne
"What Do You Want Money For?": A Chain Tale Between Berber and Songhay
International audienceThis article examines an apparently undocumented tale from northwestern Africa: a short, simply phrased dialogue between a man and a cat. The cat finds some money, and repeated questions ‘What do you want that for?’ lead to progressively longer-term goals, outlining a moderately successful life. These goals are largely constant across different versions, except for the final one, which no two attested versions share, letting the narrators use it to present their own take on the purpose of life
An enquiry into the elements of Critical Theory in Ameer Khusro’s ‘Debach-e-Ghurrat ul Kamal’
In the context of Urdu, Oriental or Eastern Poetics refers to the tradition of Arabic and Persian literary criticism. The origin of this Arabic tradition is generally traced back to the pre-Islamic poetic heritage. The tradition of Arabic literary criticism was then absorbed into Persian, but after some time, Persian criticism stood on its own. The tradition of Urdu ‘Tazkaras’ is directly connected to Persian ‘Tazkaras’. In other words, initially, the understanding of Urdu poetry and the standards of good and bad poetry were governed by the principles of Arabic and Persian criticism. From the 8th century to the 15th century, numerous writings and books on literary criticism, from the Arab world and Iran, can be named, but in medieval India (particularly from the 13th to the 15th century), when Persian had firmly established itself as a scholarly language, no significant work is presented as a standard reference. Amir Khusro (1253-1325) wrote introductions to his five ‘divans’ of poetry, that contained critical insights, but the introduction to his third divan, ‘Ghurat al-Kamal’, was particularly lengthy and has been published as a separate book for quite some time. This ‘introduction’ not only encapsulated Arabic and Persian poetics but also drew from Sanskrit poetics, making it a representative critical work of its time. Despite all this, the 'introduction' did not receive the recognition it deserved, perhaps because its author was not from Iran. From Shibli Naumani to Shamsur Rahman Faruqi, most major Urdu critics discussed the significance of the ‘introduction’. In fact, Muhammad Hassan Askari remarked that if this 'introduction' were translated into Urdu, new questions would arise concerning Eastern poetics. At last, its Urdu translation was published in 2004. This paper will examine the themes of the 'introduction' and discuss its relevance and importance in the present day, while highlighting aspects that were not present in the tradition of Urdu ‘Tazkaras’, which is why the Urdu world remained deprived of the debates surrounding the 'introduction’. Moreover, an effort will be made to comprehend the Critical framework of the ‘Debacha’
L’ourdou au-delà des frontières : repenser langue, identité et pédagogie
L’ourdou, avec son riche patrimoine littéraire et son histoire sociopolitique complexe, se trouve aujourd’hui à un carrefour critique. Dans le domaine académique, les spécialistes de l’ourdou s’efforcent d’établir ou de maintenir l’ourdou comme matière d’enseignement dans un environnement d’études sud-asiatiques en transformation rapide et dans un contexte général de déclin des études linguistiques. Au sein de la diaspora indo-pakistanaise au sens large, l’ourdou constitue simultanément un marqueur d’identité culturelle et une langue en quête de légitimité institutionnelle et de continuité générationnelle. Cette conférence inaugurale débutera par l’exploration du statut actuel de l’ourdou en Suède, en se concentrant sur sa présence dans le système universitaire, les activités d’enseignement de l’ourdou et du hindi comme langues maternelles dans les écoles suédoises, et l’évolution des perceptions des langues patrimoniales en général et de l’ourdou en particulier parmi les jeunes générations. L’un des arguments centraux de cette présentation est que l’ourdou souffre de problèmes d’image persistants — tant à l’échelle mondiale que locale. En Asie du Sud, l’ourdou est souvent politiquement instrumentalisé et perçu comme sectaire ou dépassé, malgré son rôle central dans la formation de l’histoire culturelle moderne de l’Inde et du Pakistan. Dans les contextes académiques et multiculturels occidentaux, l’ourdou tend à être éclipsé par des langues économiquement plus dominantes ou démographiquement plus visibles telles que l’arabe, le persan ou le hindi. Cette marginalisation est exacerbée par un manque de visibilité publique et d’infrastructure éducative soutenue par l’État dans des pays comme la Suède. Parmi les jeunes de la diaspora de deuxième et troisième génération en Suède, en Norvège (avec son importante communauté d’origine pakistanaise) et en Europe en général, l’ourdou est fréquemment perçu soit comme un « fardeau patrimonial », soit comme une « relique poétique » — belle mais impraticable. Pour contrer ces perceptions, les militants de la politique linguistique doivent reconceptualiser l’ourdou non seulement comme une langue littéraire classique, mais comme un medium moderne et vivant de communication mondiale, capable d’exprimer les complexités de la vie contemporaine, notamment le genre, la migration, la technologie et les identités hybrides. Ceci requiert non seulement une réforme curriculaire, mais également de nouveaux récits culturels qui présentent l’ourdou comme pertinent, émancipateur et tourné vers l’avenir. La deuxième partie de cette conférence se concentrera sur les lacunes pédagogiques et institutionnelles qui entravent l’expansion internationale de l’ourdou — particulièrement l’absence d’institutions en Inde et au Pakistan équipées pour l’enseignement et la recherche de l’ourdou comme langue étrangère dans l’espace international. Bien que l’Inde et le Pakistan demeurent les principaux dépositaires de l’expertise linguistique en ourdou, aucun de ces deux pays n’a encore développé de programmes de formation d’enseignants robustes et orientés vers l’international pour les apprenants étrangers de l’ourdou. Ceci limite le potentiel de l’ourdou, même s’il est avéré que l’intérêt mondial pour les langues et cultures sud-asiatiques continue de croître. Je conclurai en proposant un ensemble de recommandations concrètes : premièrement, le développement de cours de langue ourdoue contextuellement ancrés et numériquement innovants. Deuxièmement, la création de réseaux transnationaux reliant chercheurs, enseignants et organisations communautaires pour échanger les meilleures pratiques. Troisièmement, un appel aux universités sud-asiatiques et aux ministères culturels et éducatifs à investir dans la professionnalisation de la pédagogie de l’ourdou pour un public mondial — en concevant des programmes de certification, en finançant des échanges dans ce domaine et en produisant du matériel pédagogique en accès libre. En définitive, cette conférence inaugurale plaide pour une réinvention de l’ourdou comme langue de possibilités — culturellement résonnante, intellectuellement riche et pédagogiquement polyvalente. Qu’il s’agisse d’Uppsala ou de Lahore, de Stockholm ou de Delhi, l’avenir de l’ourdou dépend non seulement de sa préservation, mais de sa réinvention
Élaborer un programme contemporain pour l’enseignement de l’ourdou comme langue seconde : innovations pédagogiques et défis
L’intérêt mondial pour la langue et la littérature ourdoue est en croissance, mais l’absence d’un programme structuré et adapté au contexte pour son enseignement comme langue seconde demeure préoccupante. En m’appuyant sur ma formation à l’Université du Wisconsin–Madison et mon expérience à l’Université Habib, cette communication propose un modèle de programme intégrant compétences linguistiques, culturelles et littéraires pour les apprenants non-natifs.Le texte identifie les défis majeurs : rareté de ressources pédagogiques contextualisées, faible utilisation de la littérature contemporaine, difficulté d’enseignement du Nastaliq, et manque d’approche curriculaire cohérente. À travers les cours innovants Jehan-e-Urdu, Manto Naama et Punjabi Rachna, j’argumente en faveur d’un programme qui dépasse les exercices grammaticaux pour inclure écriture créative, récits oraux, poésie moderne, film et musique. Mon approche privilégie les ressources multimodales et une pensée transversale, tout en équilibrant apprentissage linguistique et sensibilité culturelle. Je partage également des extraits d’un programme interdisciplinaire développé avec IRD Pakistan, combinant communication en santé et littérature ourdoue.La communication plaide pour une vision pédagogique plus large, traitant l’ourdou comme langue vivante et expressive. Elle propose un modèle adaptable à divers contextes académiques et appelle à une collaboration élargie pour le développement curriculaire
Photographie de Sanchuan (Samten) Wang | Enquête sur diaspora tibétaine en France | Ecole du dimanche en septembre 2025
Les personnes apparaissant sur les clichés ont accepté d'être photographiées dans le cadre d'une enquête de terrain. Elles ont le droit de demander le retrait d'une image en nous contactant.Photographie prise par Sanchuan (Samten) Wang dans le cadre d'une thèse sur l'acquisition du tibétain par les enfants tibétains grandissant en France, lors d'une séance d'observation à l'école de tibétain du dimanche de Paris (དཔལ་ཡོན་སློབ་གྲྭ dpal yon slob grwa), organisée par la Communauté tibétaine de France.Sur cette photo, nous voyons la salle principale où les enfants de trois niveaux se regroupent tous les dimanches matins pour apprendre le tibétain (notamment la langue écrite). En début de l'année, les enfants étaient tellement nombreux que certains n'avaient pas de place assise. Les différents niveaux sont regroupés dans une salle et n'ont pas d'espace proprement séparé, ce qui pourrait rendre l'enseignement difficile
Photographie de Sanchuan (Samten) Wang | Enquête sur diaspora tibétaine en France | Dessin pour le 90ème annivesaire du Dalaï-Lama
Photographie prise par Sanchuan (Samten) Wang dans le cadre d'une thèse sur l'acquisition du tibétain par les enfants tibétains grandissant en France, lors d'une séance d'observation à l'école de tibétain du dimanche de Paris (དཔལ་ཡོན་སློབ་གྲྭ dpal yon slob grwa), organisée par la Communauté tibétaine de France.À l'occasion du 90ème anniversaire du Dalaï-Lama, le chef spirituel des Tibétains, les enfants de l'école du dimanche sont invités à dessiner une carte d'anniversaire. Ces cartes seront ensuite envoyées à la résidence officielle du Dalaï-Lama en Inde. Les enfants peuvent dessiner au gré de leurs envies. Dans cette carte pas encore terminée, l'enfant dessine le drapeau national du Tibet en trois couleurs, avec le message "Happy Birthday Dalai Lama" en bas, écrit en anglais
La mobilisation des ressources sémiotiques liées au Tibet dans les restaurants tibétains de Paris
https://diascotib.hypotheses.org/1662Ce billet présente mon mémoire de master 2 en Sciences du langage (parcours sociolinguistique). Le texte intégral est accessible ici : https://diascotib.hypotheses.org/166
Devotional spaces in Parisian Tibetan homes
https://diascotib.hypotheses.org/1476The first time I met Wangmo, in autumn 2024, she told me about her homeplace in Chamdo (Kham, Tibet) and the practice of circumambulating the fields while carrying Buddhist scriptures that is locally known as bumkor (Tib. ’bum skor 1). Young men and women would walk in circles around the village’s fields while carrying the cloth-wrapped volumes of the Kangyur and Tengyur – the words of the Buddha and its commentary treatises. This happened in the fifth or sixth month of the Tibetan calendar, when the crops of barley and wheat start “showing their heads” (Tib. snye ma ston). Circling the fields with sacred scriptures was a way to avert hail and pests and to ensure a good harvest.The full text can be read here: https://diascotib.hypotheses.org/147