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The Small Bang: A pilot study investigating the origins of a language and population isolate through loan words
International audienceLanguage isolates, often viewed as remnants of past linguistic diversity, are predominantly spoken at the edges of dominant linguistic areas. This study explores the origins of the Bangime isolate and its Bangande speakers. By correlating loan words associated with agriculture with interdisciplinary data, the paper focuses on West African crops like millet and sorghum to suggest a Bangande migration timeline. This research contributes to a study on the origins of loan words for plants and animals linked to their domestication in West Africa. Preliminary results indicate a link between early Bangime speakers and Mande communities, especially the Soninke-Bozo. It is yet to be determined if the Bangande originally farmed in their present territories or elsewhere
Subaltern Urbanization and rural-urban linkages in India
International audienceThis paper explores the specificities of the urbanization processes in India, which draws upon its dense and historically established network of settlements of various sizes. Besides the large-scale metropolises, India's urban landscape is dotted with numerous small towns and large villages with different economic structures and a varied set of basic services. This can be attributed to both a slow process of metropolitanization of the economy and vernacular agencies of smaller settlements, which have historically served the diverse consumer base of rural and urban India. Based on the analysis of a large-scale, granular socio-economic and spatial dataset, this chapter explores the economic structure and living conditions of these smaller settlements in India, with reference to their locations to big cities, varied capacities and governance structures. It also attempts to correlate these issues with the larger question of rural-urban linkages, using different proxy indicators like commuting and land-transactions. The chapter concludes with the idea of subaltern urbanization, materializing in highly varied regions across India that warrant further exposure and analysis
Introduction / Opening comments colloque international "Le Japon sonore : modernité, constructions sociales, rapports de force / Japan and sound: modernity, social constructs and power relations"
Vidéo colloque "Le Japon sonore : modernité, constructions sociales, rapports de force / Japan and sound: modernity, social constructs and power relations""Le Japon sonore : modernité, constructions sociales, rapports de force / Japan and sound: modernity, social constructs and power relations"14-16 novembre 2024Colloque international organisé par Jeremy Corral (UMRU 24140 D2IA, Université Bordeaux Montaigne) et par Chiharu Chûjô (EA 4186-IETT, Université Jean Moulin Lyon 3).Des recherches ethnographiques et historiques récentes sur le son ont montré que les pratiques de production et d’écoute sonores et musicales sont liées aux constructions sociales, notamment à la question de l’identité et aux rapports de force ; elles suggèrent de la sorte que la relation entre le son et la vie quotidienne doit être comprise à l’intérieur de contextes culturels spécifiques. Ainsi la dissémination globale des technologies et l’uniformisation des techniques de production et de médiation du son depuis l’époque moderne sont des phénomènes qui s’accompagnent d’actes de réappropriation et de réinterprétation de ce son. Interroger comment est fait, médiatisé et reçu le son, c’est dès lors mettre au jour une tension politique fondamentale entre ce qui peut être ramené au couple entendre et se faire entendre ; se renseigner sur des processus d’exploration du rapport à l’autre et d’affirmation psychique et sociale d’un soi et d’un espace individuel ou communautaire ; repenser les structures du pouvoir à travers les empreintes, et l’écologie desquelles elles dépendent, d’une forme transitoire.En suivant le questionnement ci-dessus, le colloque « Le Japon sonore : modernité, constructions sociales, rapports de force » a pour intention d’identifier des zones de frictions sociales qui potentiellement invisibles ou peu renseignées sont cependant proprement non muettes ; de scruter les dispositifs médiatiques et techniques de construction et d’expression par le son d’identités déterminées ; d’examiner de quelle manière le son se constitue comme un instrument de contrôle ou de résistance, de cohésion ou de dispersion des forces, d’unification ou de segmentation d’espaces, au sein des multiples trajectoires, internationales, nationales ou locales, qui accompagnent les changements relatifs à la société japonaise moderne et contemporaine
Les êtres absents de l’ethos collectif du họ vietnamien
International audienceBy drawing on a corpus derived from a social network platform and by analyzing discourse interactions, we demonstrate that the identity of the Vietnamese discursive being is constructed through its responsibility towards non-persons. The Vietnamese collective ethos, known as “họ”, provides the framework within which the liminal ritual of discourse interaction creates social bonding from absent beings. The discursive beings within the “họ” are thus defined as ethical entities.Basándonos en un corpus de una red social y analizando las interacciones discursivas, demostramos que la identidad del ser discursivo vietnamita se construye a través de su responsabilidad hacia las no-personas. El ethos colectivo vietnamita, conocido como «họ», proporciona el marco dentro del cual el rito liminar de la interacción discursiva crea cohesión social a partir de seres ausentes. Los seres discursivos dentro del «họ» se definen así como entidades éticas.En nous appuyant sur un corpus issu d’un réseau social et en analysant les interactions des discours, nous montrons que l’identité de l’être discursif vietnamien se construit sous la responsabilité des non-personnes. L’ethos collectif vietnamien, le họ, est le cadre dans lequel le rite liminaire de l’interaction des discours produit le lien social à partir des êtres absents. Les êtres discursifs du họ sont ainsi définis comme des êtres éthiques
Gakkô-gacha ou l’évaluation scolaire japonaise au singulier
International audienceOya-gacha 親ガチャ, sensei-gacha 先生ガチャ, gakkô-gacha 学校ガチャ… Depuis le début des années 2020, les créations lexicales dérivées de la machine gacha-gacha ガチャガチャ – un petit distributeur qui délivre au hasard un jouet contre une pièce de monnaie au Japon – ont abondé dans les réseaux sociaux d’abord, puis aujourd’hui dans les médias. Le caractère aléatoire du mécanisme s’avère ainsi propice à dénoncer l’accroissement des inégalités individuelles : si oya-gacha (« loterie parentale » : ne pas pouvoir choisir son environnement familial) et sensei-gacha (« loterie des enseignants » : ne pas pouvoir choisir ses professeurs) rendent compte chacun d’injustices vécues comme des fatalités à des degrés divers, que révèle l’utilisation de gakkô-gacha, « loterie de l’école », par Amamiya Shingô 雨宮真吾, homme politique et – surtout – ancien enseignant de juku 塾, pour caractériser l’évaluation des élèves ?Nous examinerons ainsi la « gachaïsation » de l’évaluation scolaire, qui s’entend ici à plusieurs niveaux : dans la substitution, en 2001, de l’évaluation normative à l’évaluation critériée, qui atteste dorénavant des progrès individuels plutôt que du positionnement dans le groupe ; dans les écarts de notation des collégiens imputés aux enseignants entre les établissements qui contreviennent au principe de l’égalité scolaire ; ou encore, dans les choix singuliers des lycées publics d’adapter, dans la marge octroyée par le comité local d’éducation dont ils relèvent, le calcul des points des candidats à leurs concours d’entrée, afin de pallier cette rupture de traitement équitable
Photographie de Françoise Robin | Enquête sur la diaspora tibétaine en France | Cahier d'écoliers d'enfants de la classe de tibétain du samedi, Metz
Cahier de classe de l'école tibétaine communautaire de Metz. Photo prise par Françoise Robin dans le cadre d'une enquête sur la transmission de la langue et de la culture tibétaines en France
REFRAMING PRE-MODERN LANGUAGE CONTACT THROUGH TRADE IN EASTERN INDONESIA: JAVANESE LINGUISTIC INFLUENCE IN THE MOLUCCAS
International audienceIn the pre-modern period, Java and Javanese traders were at the center of a complex web of regional and long-distance trade networks extending from India and China to New Guinea. In particular, the Javanese were key players in the spice trade, transporting these from their native Moluccas to the world through the ports of Java. Despite the pivotal role of the Javanese in this trade for hundreds or possibly even a thousand years, the Javanese language has not been considered as a source for loanwords in the Moluccas. Rather, it has typically been assumed by linguists that Malay was the vehicle of transmission of loanwords in the Moluccas, including those with ultimately Javanese origins. This article challenges this prevailing narrative, showing that there is clear evidence for direct borrowing from Javanese. We show that many Javanese loanwords in the Moluccas have dispersed across the region under the influence of the powerful clove-trading sultanates, particularly Ternate and Tidore. Recognition of Javanese as an influential language in trade in the pre-and early-modern period represents an important reframing of eastern Indonesia's linguistic history
Quand la Chine parle
International audienceQue dit la langue de l’état d’un pays ? Dans cet ouvrage sans précédent ni équivalent, les expressions étudiées racontent une société en pleine mutation, complexe, traversée de contradictions et de tensions, et intensément connectée au reste du monde. Certaines sont produites par l’État-Parti et se diffusent verticalement du haut vers le bas, à la manière des mots de la propagande étudiés par Victor Klemperer. D’autres sont forgées par les citoyens ordinaires et apparaissent au sein de communautés sur internet avant de se diffuser largement parmi plus d’un milliard de locuteurs. C’est là la singularité de la Chine actuelle, dont ce livre brosse un portrait édifiant.Les trente-quatre néologismes choisis pour désigner une variété de réalités qui relèvent de l’organisation de l’économie et du travail, de la vie quotidienne des individus, des choix d’éducation, des pratiques culturelles, des identités sociales, de la santé publique, du contrôle politique, tant en ville qu’à la campagne, rendent compte, mieux que bon nombre d’études, de la réalité de la Chine et des Chinois. Car, malgré le renforcement de la surveillance et le poids croissant des impératifs idéologiques, la langue demeure en Chine un lieu de créativité et résistance. Et c’est bien là l’une des complexités à saisir pour comprendre la voie de ce pays hors norme.Fruit du travail inédit de 16 contributeurs de tous horizons, sociologues, anthropologues, historiens, géographes, politistes et linguistes, tous spécialistes de la Chine contemporaine, et dirigé par Gilles GUIHEUX, professeur, sociologue à l’Université Paris Cité et Lu SHI, professeure honoraire en études chinoises à l’Université de Lille, Quand la Chine parle dresse un atlas linguistique de la Chine actuelle