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    19984 research outputs found

    Fiche d'inventaire Patrimoine Culturel Immatériel. Les savoirs nautiques ligériens

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    Les savoirs nautiques ligériens rassemblent des pratiques liées sur un même territoire, le bassin du fleuve Loire : savoir construire des bateaux adaptés ; savoir naviguer ; savoir pêcher. Ces savoir-faire spécifiques et riches mettent en jeu des connaissances techniques (construction à clin, palâtrage…), des compétences nautiques (lire la rivière, le vent, les nuages, la nature des fonds) et des approches naturalistes (connaître le milieu fluvial et le régime hydraulique particulier de la Loire, les saisons du fleuve). Les savoirs nautiques ligériens se pratiquent au sein d'une communauté plurielle, héritière de la Communauté des marchands fréquentant la rivière de Loyre. Ils s'appuient sur un objet : la famille architecturale des bateaux de Loire, chalands à fond plat munis de levées, construits à clin, portant mât et voile carrée. La navigation se fait à la descente, à gré d'eau en utilisant le courant, à la remonte et transversalement en utilisant différents moyens de propulsion (halage, aviron, bourde, voile, moteur thermique). La navigation se pratique sur un fleuve aménagé, équipé dès le Moyen Âge avec des ouvrages adaptés aux mouvements changeants du fleuve : cales, quais, ports, levées, duits. La pratique se déploie sur le domaine public fluvial. Cette pratique raconte les rapports de l'humain au fleuve. Elle a son vocabulaire propre. Les temps de la navigation (départ, vogue et arrivée) sont partagés entre les riverains et les navigants et l'année est rythmée par des rassemblements festifs. Pratique héritée, partagée et transmise, révélant un fort attachement au fleuve et à son milieu, elle se renouvelle aujourd'hui au travers de ses communautés dans ses formes matérielles et immatérielles, qui réinventent aussi de nouvelles formes de partage et de célébration

    Faire événement, dans les interstices. Le cas d’un témoignage historique tibétain devenu best-seller dans la Chine des années 2000

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    International audienceBased on an ethnographic study, this article looks at how a Tibetan book deemed politically sensitive became a sensation, and an event, in China. Published in 2007, Joys and Sorrows of the Naktsang Boy, by Naktsang Nülo, quickly became a best-seller on the regional Tibetan-language literary market. The eventiality and notoriety of this book emerged “from below”, outside official frameworks, in the interstices of a tightly controlled space of expression. The article describes the largely spontaneous and multifaceted process of circulation, reception and publicization of this work, and analyses how the work itself became a historical event of collective significance for numerous readers.En s’appuyant sur une enquête ethnographique, cet article analyse comment un ouvrage tibétain jugé politiquement sensible a fait sensation, et fait événement, dans la Chine des années 2000. Paru en 2007, Joies et peines de l’enfant Naktsang, de Naktsang Nülo, est rapidement devenu un best-seller du marché littéraire tibétophone régional. L’événementialité et la notoriété de ce livre ont émergé « par le bas », en dehors de tout cadre officiel, dans les interstices d’un espace d’expression étroitement contrôlé par le pouvoir. L’article rend compte de ce processus de circulation, de réception et de publicisation de l’ouvrage, largement spontané et multiforme, et analyse comment celui-ci est lui-même devenu, aux yeux de nombreux lecteurs, un événement historique de portée collective

    L’innovation pédagogique dans l’enseignement de l’ourdou : Bilans et défis.

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    International audienceDespite its recognition as an official language in both India and Pakistan, Urdu appears to lack substantial support from pedagogical innovation. There is a noticeable trend of Urdu speakers transitioning to English-a language that holds considerable prestige and permeates all domains of upward social mobility in both nations. Additionally, Urdu's designation as the secondary language of Islam in the Indian subcontinent has increasingly confined its primary function to religious contexts. Educational materials for Urdu instruction remain largely outdated and particularly focus on Muslim learners. While the early 21st century has witnessed emerging innovations in Urdu language education that target a broader demographic, free from religious affiliation, Islamic ethnocentrism continues to be a significant factor. Recent developments include the introduction of instructional websites featuring concise video content and mobile applications providing digital dictionaries for language learners.Malgré son statut officiel et national en Inde et au Pakistan, l’ourdou ne semble pas jouir des supports en matière de l’innovation pédagogique. L’ourdou est lui-même délaissé par ses locuteurs au profit de l’anglais, langue puissante et l’omniprésente dans tous les domaines pour grimper l’échelle sociale, tant en Inde qu’au Pakistan. Marquée aussi par l’étiquette comme deuxième langue d’Islam dans le sous-continent indien, la fonction principale de l’ourdou s’est rétrécit au domaine religieux. Les manuels d’ourdou restent obsolètes visant particulièrement les fidèles musulmans. Depuis le tournant du 21ème siècle, l’innovation dans l’apprentissage de l’ourdou a pris l’ampleur, en visant tous les apprenants malgré son appartenance religieuse. Plusieurs siteweb sont apparus avec des courtes vidéos et la possibilité de télécharger des dictionnaires numérisés sur le portable téléphone sont à disposition des apprenants

    Cycle des conférences de l'IISMM : L'écologie en Islam : traditions séculaires et défis contemporains - « Les jardins d'Orient entre imaginaire et patrimoine »

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    « La Terre est verte et belle et Dieu vous a désignés comme les administrateurs de cette Terre. La Terre entière a été créée comme un lieu de culte pur et propre. Celui qui plante un arbre et s’en occupe diligemment jusqu’à ce qu’il mûrisse et porte ses fruits est récompensé. Si un musulman plante un arbre ou sème un champ et que les humains, les bêtes et les oiseaux s’en nourrissent, tout cela est de l’amour de sa part. » Ce hadith attribué au prophète Muhammad est cité par le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale dans une conférence intitulée « Déclaration musulmane sur la nature » donnée lors d’une rencontre œcuménique à Assise en 1986. En 2015, une soixantaine de responsables musulmans venus de vingt pays différents adoptent à Istanbul une « déclaration musulmane sur le changement climatique » à la veille de la COP21. Mais si l’écologie est devenue une préoccupation majeure dans les sociétés du monde musulman comme ailleurs depuis les années 1970, existe-t-il une tradition de pensée et de pratique « écologique » propre à l’islam comme religion ou aux sociétés musulmanes dans leur évolution historique ? Quel rôle joue la tradition religieuse ou philosophique face aux considérations économiques, politiques et démographiques, dans les réponses de ces sociétés aux défis écologique de notre temps ? L’environnement désertique de la première communauté et de nombreuses sociétés musulmanes a-t-il suscité de longue date une pensée, un éthos ou une praxis écologique propre à l’islam ? Le cycle de conférences publiques de l’IISMM propose une série de dialogues et de discussions avec des spécialistes de disciplines variées afin de mieux comprendre la façon dont les relations entre les êtres vivants (humains, animaux, végétaux) et le milieu dans lequel ils vivent sont appréhendées dans les sociétés du monde musulman en interrogeant leurs spécificités apparentes ou possibles à l’aune d’une problématique éminemment universelle

    L’AFFIRMATION DE LA SOUVERAINETÉ JAPONAISE SUR LES ÎLES BONIN AU XIXe SIÈCLE

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    International audienceSi l’appartenance des îles Bonin (Ogasawara)au Japon ne fait plus aucun doute. Il n’en a pas toujours été ainsi. Objet des convoitises concurrentes de la Grande-Bretagne et des États-Unis, ce petit archipel méridional a plongé le gouvernement shôgunal au cœur des rivalités de puissance en Asie orientale. Ce n’est toutefois que tardivement, à partir des années 1860, que ce dernier entreprit d’affirmer sa souveraineté sur ces territoires. Ce processus, pacifique, fut cependant compliqué par le contexte de tensions grandissantes entre le Japon et les puissances autour de la politique d’ouverture du pays, et par la présence, sur place, depuis 1830, d’une population constituée exclusivement d’étrangers, bénéficiant au titre des traités conclus entre 1854 et 1858, de la juridiction consulaire

    Persian Female Weavers in the Persepolis Economy

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    International audienceOne of the areas in the study of the Persepolis archives is that of dossiers on working groups. These rich sources can improve our comprehension of the economic mechanisms and administrative structures within the institutions of Persepolis. One particular group, the so-called pašap, has so far remained mysterious; a new unpublished discovery clarifies the nature of their work as weavers. Despite the inclusion of some male workers, pašap groups as a whole are often marked as female. In the present study, dozens of texts from the pašap dossier in the Persepolis Fortification Archive will be treated with special focus on the identification, rations, geography, and analysis of the procedure of work activities of these weavers through contextual analysis

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