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Puteus (dans Sept sages de Rome) - Édité et traduit d'après le ms. BnF fr. 1553
Puteus (dans Sept sages de Rome) - Édité et traduit d'après le ms. BnF fr. 155
Gonbaut - Édité et traduit d'après le ms. de la BM de Troyes 1511
Gonbaut - édité et traduit d'après le ms. de la BM de Troyes 151
La dame qui se venja du chevalier - Édité et traduit d'après le ms. Berlin Staatsbibliothek 257
La dame qui se venja du chevalier - Édité et traduit d'après le ms. de Berlin Staatsbibliothek 25
La dame qui fist batre son mari - Édité et traduit d'après le ms. de Bern Burgerbibliothek 354
La dame qui fist batre son mari - Édité et traduit d'après le ms. de Bern 35
Le chevalier qui fist les cons parler 2 - Édité et traduit d'après le ms. Harley 2253
Le chevalier qui fist les cons parler 2 - Édité et traduit d'après le ms. Harley 225
Le chevalier qui recovra l'amor de sa dame - édité et traduit d'après le ms. de Bern Burgerbibliothek 354
Le chevalier qui recovra l'amor de sa dame - édité et traduit d'après le ms. de Bern 35
Faire de la fiction une expérience sociale : le cas des autrices de fanfictions sur les dispositifs spécialisés en ligne.
International audienc
The Western Mediterranean Coast and Islands (Spain, Balearic Islands, Corsica, Sardinia, France, Italy, Sicily, and North Africa)
International audienceSummary of our current knowledge of the Mesolithic period in the western Mediterranean
L’exploration naturaliste après l’Empire. Acteurs, savoirs et pouvoirs dans le voyage d’Alcide d’Orbigny en Amérique du Sud (1825-1834)
International audienceThis article considers the case of Alcide d’Orbigny’s natural history expedition to South America (1826-1834) to unpack the modalities of naturalist exploration in a postcolonial situation. By analyzing the travelling naturalist’s multiple interactions in a South American space that had just become independent, the aim is to challenge various theoretical models that have developed in the field of the imperial history of science and exploration. First and foremost, the role of European scientific institutions - in this case, the Paris Natural History Museum - and their guidelines for collecting specimens are reassessed through the prism of the contingencies of a postrevolutionary terrain. Resituating the time and space of the field that lies at the very heart of the making of naturalist knowledge thus allows to highlight the contribution of a wide range of more or less invisible actors: merchants from Buenos-Aires, a mestizo guide, a native Patagonian interpreter, hunters (either gaucho or enslaved), and children collecting insects in an Indian village. Reversing the classic framework of naturalist exploration as being at the service of European colonialism, the final part of the article shows how the newly independent Hispano-American governments sought to attract the “expertise” of European naturalists in order to colonize their sovereign spaces. This is how d’Orbigny was recruited by the President of Bolivia in 1829 to explore and colonize the Amazonian borderlands of the young country. By examining the traveler’s various dependencies, the article outlines a political and social history of knowledge mediation in a postcolonial setting.À partir du cas de l’expédition d’histoire naturelle conduite par Alcide d’Orbigny en Amérique du Sud (1826-1834), cet article propose de déplier les modalités de l’exploration naturaliste dans une situation postcoloniale. En analysant les multiples interactions du voyageur-naturaliste sur un terrain sud-américain devenu indépendant, il s’agit de mettre à l’épreuve différents modèles théoriques travaillés dans le champ de l’histoire impériale des savoirs et de l’exploration. C’est d’abord le rôle des institutions scientifiques européennes – du Muséum d’histoire naturelle de Paris en l’occurrence – et de leurs instructions de collecte, qui est réinterrogé au prisme des contingences d’un terrain postrévolutionnaire. Resituer l’espace-temps du terrain au centre du dispositif de fabrique des savoirs naturalistes permet alors de mettre en évidence la contribution d’une multiplicité d’acteurs et d’actrices plus ou moins invisibilisés : des négociants de Buenos-Aires, un guide métis, une interprète autochtone de Patagonie, des chasseurs gauchos et esclaves, ou encore des enfants collecteurs d’insectes dans un village indien. Renversant la grille de lecture classique de l’exploration naturaliste au service du colonialisme européen, la dernière partie de l’article montre comment les nouveaux gouvernements hispano-américains issus des indépendances ont cherché à attirer vers eux l’« expertise » de naturalistes européens afin de coloniser leur espace souverain. C’est ainsi que d’Orbigny fut recruté par le président de la Bolivie en 1829 pour explorer et coloniser les franges amazoniennes du jeune pays. En revenant sur les différentes dépendances du voyageur, l’article esquisse une histoire politique et sociale des médiations de savoirs en terrain postcolonial