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Les pustuloses chez le nouveau-né et le nourrisson a propos de 11 cas
Les pustuloses sont des maladies dermiques inflammatoires qui induisent de grandes cloques remplies de liquide (pus) appelées pustules.
Chez le nouveau-né et le nourrisson, les principales causes de pustulose sont d’origine infectieuse et non-infectieuse :
Les pustuloses infectieuses, les plus fréquentes et dont les complications sont redoutables, regroupent celles d’origine bactériennes (impétigo, listériose, syphilis), virales (herpès, varicelle) et mycosiques et parasitaires (candidose, pustulose céphalique néonatale, gale).
Non-infectieuses dont les plus courantes sont bénignes et transitoires tel l’érythème toxique du nouveau-né et la mélanose pustuleuse néonatale. D’autres sont rare voir exceptionnelles comme incontinen tiapigmenti, histiose langerhansienne…
Le pronostic dépend du type de pustulose, l’âge du nouveau-né, les signes associés et de la précocité diagnostique et thérapeutique.
Le diagnostic est surtout clinique, le recours aux techniques microbiologiques et histologiques n’est qu’en cas de doute. Le traitement reste étiologique.
Dans notre étude rétrospective nous définissons le profil épidémiologique, l’aspect clinique et étiologique, elle porte sur une série de 11 cas (féminin, masculin) dont l’âge varie entre (J3 et 9 mois), relevée du service de P4 à l’hôpital d’enfant de Rabat entre l’année 2012 à 2013
Résistance bactérienne aux antibiotiques véhiculée par les aliments.
De nos jours, les antibiotiques sont utilisés de manière anarchique, ce qui favorise l’émergence de bactéries de plus en plus résistantes, outre la médecine humaine et vétérinaire, on utilise les antibiotiques comme facteurs de croissance dans les élevages et en biotechnologie dans les organismes génétiquement modifiés.
Cette surconsommation, tous secteurs confondus, favorise le développement rapide d'un phénomène global, celui de la résistance bactérienne aux antibiotiques, associé à la transmission de résidus d’antibiotiques et de gènes bactériens résistants à l’homme par la chaine alimentaire.
Ainsi, L’usage optimal des antibiotiques constitue la pierre angulaire de la réduction de l’antibiorésistance. Une collaboration multidisciplinaire et la mise sur pied d’un programme de surveillance efficace de l’usage des antibiotiques chez les animaux devraient être intégrées afin d’améliorer la qualité des denrées alimentaires et par conséquence lutter contre l’émergence de cette résistance
Arthroplasties totales du genou :Etude rétrospéctive à propos de 50 cas.
Introduction : Le traitement chirurgical par arthropathies du genou a beaucoup progressé depuis les années 70 par le développement des prothèses totales du genou et par la qualité et la fiabilité de leurs résultats.
Matériels et méthodes : Dans ce travail rétrospectif, notre objectif était de montrer l’intérêt de l’arthroplastie totale du genou sur l’amélioration de la qualité de vie des patients. Ce travail a été réalisé sur une série de 50 cas traités au sein du service de traumatologie du CHU AVICENNE de RABAT, entre janvier 2008 et décembre 2012 . L’âge moyen de nos patients était de 65 ans avec des extrêmes allant de 35 ans à 79 ans. La prédominance féminine est nette avec 45 femmes et 5 hommes . l’atteinte du coté droit est prédominante.la gonarthrose primitive est le diagnostic essenciel. L’acte opératoire a consisté en une arthroplastie totale du genou par prothèse totale du genou
Résultats :un patient a présenté une infection superficielle, quatres autres ont présenté une raideur post opératoire, aucun cas d’hematome, de phlébite,de sepsis ou de luxation de PTG
Le score IKS a été utilisé pour évaluer l’état du genou avant et après l’intervention. Les résultats cliniques après un recul de 18 mois ont été satisfaisants.
Discussion : La prothèse totale du genou occupe une place importante dans le traitement des affections inflammatoires du genou évoluée ou étendue à plusieurs compartiments où tout procédé de conservation par ostéotomie parait dépassé.
Conclusion : Les résultats dépendent d’une part d’une bonne planification pré opératoire et, d’un geste technique irréprochable, d’autre part d’une rééducation postopératoire efficace et une motivation réelle du patient
Les sarcomes uterins: aspects therapeutiques et pronostiques a propos de 12 cas de l’institut nationale d’oncologie de Rabat.
L’objectif du travail est de préciser les caractéristiques épidémiologiques, les difficultés diagnostiques ainsi que les modalités thérapeutiques et le pronostic des sarcomes utérins.
Douze cas de sarcomes utérins pris en charge à l’institut nationale d’oncologie de rabat (2008-2011) ont été analysés.
L’âge moyen est de 43.75 ans. Les patientes ont consultés à l’occasion de la triade clinique métrorragies, douleur et masse pelvienne. Sur le plan para-clinique, nous avons réalisé une échographie chez 08patientes avec des résultats non concluants, le Curetage Biopsique de l’endomètre réalisé chez 07patientes et qui a permi d’évoquer le diagnostic, le scanner réalisé chez toutes nos patientes. Toutes nos patientes ont bénéficié d’une hystérectomie. L’analyse anatomopathologique des pièces opératoires a objectivé 06carcinosarcomes, 03léiomyosarcomes, 02sarcome du stroma endométrial et un adénosarcome.
Dans notre étude en discordance avec la littérature, les tumeurs mullériennes mixtes sont le type histologique le plus fréquent 58.33% suivie des Sarcome du stroma endométrial et léiomyosarcome avec une fréquence de 41.67%.
L’âge moyen des patientes (43.75 ans) concorde avec la littérature. La triade clinique classique retrouvée chez la majorité des patientes est celle rapportée par la plupart des auteurs. L’IRM et PET-scan sont les examens les plus performants. Le diagnostic de certitude est posé sur pièce opératoire. Pour le traitement, la chirurgie avec hystérectomie et annexectomie bilatérale suivie d’une radiothérapie externe est le gold standard.
Les sarcomes utérins sont des tumeurs malignes de mauvais pronostic dont le diagnostic est posé essentiellement en post opératoire. La chirurgie avec radiothérapie constituent le gold standard. L’espoir repose sur les nouvelles molécules qui sont en cours d’essai
Corrélation clinico-radiologique dans la torsion du testicule chez l’enfant : à propos de 64 cas
Il existe plusieurs étiologies pour la bourse aigue qui doivent être diagnostiquées précocement afin de conserver la fonction testiculaire.
L’objectif de notre étude est de faire une corrélation entre les éléments épidémiologiques, cliniques et paracliniques, afin de pouvoir poser le bon diagnostic et conserver la fonction testiculaire.
Il s’agit d’une étude rétrospective intéressant 64 enfants opérés, au service des UCP sur une période de 3 ans, pour suspicion de torsion du cordon spermatique.
Nous avons procédé à l’analyse des données épidémiologiques, cliniques, radiologiques, ainsi que les données des comptes rendu opératoires, en les comparant à la littérature mondiale.
L’âge moyen de nos patients était de 10 ans (extrêmes de la période néonatale et 15 ans). La plupart de nos malades ont consulté durant la moitié froide de l’année (70,3% en hiver et printemps). Le délai moyen de consultation était de 3,5 jours (extrêmes 0 heure et 1 mois).
La douleur était le symptôme principal chez les nourrissons et les grands enfants.
Sur le plan paraclinique, 63 patients sur les 64 ont bénéficié d’une échographie scrotale, couplée au doppler dans 47 cas.
L’exploration chirurgicale a trouvé 40 cas (62,5%) de torsion du cordon spermatique, 10 cas (15,6%) de torsion d’appendice testiculaire, 8 cas d’orchiépididymite (12,5%) et 6 cas (9,3%) d’autres causes. Dans 25 cas (62,5%) de torsion du cordon spermatique, le testicule était non viable justifiant la réalisation d’une orchidectomie. Dans les 15 cas restants, une orchidopexie ipsilatérale a été réalisée, associée dans 11 cas à une orchidopexie controlatérale. Le taux d’orchidectomie était corrélé au délai de diagnostic.
L’évolution était favorable chez tous nos patients
Pronostic du cancer de l’estomac opéré
Le cancer gastrique représente le 4èmecancer dans le monde et au Maroc, il représente le 2èmecancer du tube digestif. Connu par son pronostic médiocre, son taux de survie globale à 5 ans reste à 15 % tous stades confondus.
A travers notre série qui comportait 266 cas d’adénocarcinome gastrique colligés sur 10 ans, on a essayé d’apporter des éléments de réponse à la question de la survie du cancer gastrique et des facteurs pronostics qui l’influencent au Maroc.
Les adénocarcinomes ont été classifiés selon la classification de Lauren. Il y avait 156 (58,6 %) adénocarcinomes de type intestinal, 105 (39,5%) de type diffus et5 (1,9 %) inclassable. Les patients ont été opérés dans 85 % des cas, soit 234 patients, parmi eux 133 (50 %) ont été réséqués à visée curative ou non. Selon la classification TNM, 13 (4,9 %) patients étaient diagnostiqués au stade I, 24 (9 %) au stade II, 38 (14,3 %) au stade III et 108(40,6%) au stade IV.
La médiane de survie globale a été de 9 mois avec une survie globale de 20,9 % à 5 ans. La médiane de survie des patients réséqués a été de 23 mois avec une survie globale de 35,8 % à 5 ans. La médiane de survie des patients non réséqués a été de 4 mois avec des taux de survie globale de 11,5 % à 1 an et de 0 % à 3 ans.
Cinq facteurs pronostics ont influencé la survie dans notre étude et qui sont : le statut de résection, le degré de différenciation des adénocarcinomes, l’envahissement ganglionnaire, le stade TNM et les marges de résection
Le kyste osseux essentiel chez l’enfant- A propos de 28 cas
Le kyste osseux essentiel est une lésion dystrophique bénigne et fréquente chez l’enfant. Si le diagnostic est souvent aisé, les méthodes thérapeutiques sont nombreuses et il n’existe pas des consensus sur le meilleur moyen thérapeutique.
Le but de ce travail est de rapporter notre expérience dans la gestion de cette lésion à la lumière de la littérature.
Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 28 cas des kystes osseux essentiels colligés au service de traumato-orthopédie pédiatrique de l’hôpital d’enfants de Rabat sur une période de 9 ans.
L’âge moyen était de 7 ans. 72% des cas étaient de sexe masculin. L’humérus et le fémur proximaux ont constitué plus de 90% des localisations.
46% des kystes osseux essentiels ont été révélés par une fracture. Les traitements réalisés étaient nombreux et souvent associés (corticoïde, moelle osseuse, curetage, greffe, ostéosynthèse). Après un recul moyen de 3 ans, les résultats étaient excellents ou bons dans 82% des cas.
Le diagnostic du kyste osseux essentiel est le plus souvent radio-clinique et le traitement doit étre adapté en fonction du degré d’activité, de l’étendue du kyste, de la situation topographique, de la présence éventuelle d’une fracture et des habitudes des chirurgiens
Prise en charge d’une kératite bactérienne
La kératite bactérienne est une infection oculaire sévère souvent responsable d’une baisse importante de la vision. La sévérité de l’atteinte cornéenne dépend à la fois de la bactérie et de l’état sous-jacent de la cornée. Une grande majorité des kératites bactériennes sont liées aux cocci à Gram positif de types staphylocoque, entérocoque et streptocoque, ainsi qu’aux bacilles à Gram négatif tel que Pseudomonas. La bactérie se développe à la Merci de la défaillance des systèmes de protection cornéens.
Les facteurs de risque sont multiples et toute atteinte cornéenne chronique favorise l’invasion des bactéries. Le port de plus en plus fréquent de lentilles de contact en fait le premier facteur de risque de kératite bactérienne.
Le diagnostic clinique est souvent facile, alors que l’orientation microbiologique est trompeuse. C’est pourquoi les prélèvements avec examen direct et mise en culture sont nécessaires.
Le traitement dépend de l’état sous-jacent de la cornée et de la présence de facteurs de gravité. Sur un œil sain et sans signe de gravité, les collyres antibiotiques d’officine sont suffisants. Dans le cas contraire, l’hospitalisation avec instillation de collyres renforcés est nécessaire. Le traitement par corticoïde est instauré dans un second temps afin de traiter l’inflammation et de favoriser la cicatrisation. L’évolution est variable selon la bactérie et le terrain, mais dans tous les cas, une prise en charge énergique et rapide est nécessaire
Cancer du sein associé à la grossesse ( Apropos de 09 cas)
L'association cancer du sein et grossesse est une entité rare, définie par la survenue d'un cancer du sein durant la grossesse, ou durant l'année suivant l'accouchement.
Durant la période allant de Janvier 2006 à juin 2012, neuf cas de cancer du sein associé à une grossesse ont été colligés au service cancérologie et grossesse a haut risque du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina de rabat.
L'âge moyen des patientes; qui étaient majoritairement paucipares ; était de 33,2 ans, il s'agissait d'une première grossesse pour une seule patientes. La première consultation étant effectuée avec un retard moyen de 7.5 mois.
Le diagnostic de malignité fut établi par étude anatomopathologique, type histologique prédominant étant le carcinome canalaire infiltrant.
Deux patientes présentèrent un carcinome inflammatoire, le stade T4 concernant six patientes et T2 deux patientes. Aucunes lésions métastatiques n a étaient observé chez nos patientes.
Sur le plan thérapeutique, 3 grossesses ont été interrompues et six menées à terme.
Selon les différentes études, en cas de cancer du sein associé à la grossesse, le traitement chirurgical locorégional doit garder les mêmes indications qu'en dehors de la grossesse, et peut être entrepris sans grand risque quelque soit le terme. La radiothérapie doit être reportée au postpartum, alors que la chimiothérapie doit être proscrite au premier trimestre de la grossesse et peut être administrée dés le 2ème trimestre, les protocoles recommandés étant de type FAC ou FEC.
Le mauvais pronostic attribué au cancer du sein associé à la grossesse tient plus à la fréquence des formes inflammatoire et métastatiques, et au jeune âge de la patiente, qu'à la grossesse.
La meilleure arme thérapeutique reste le dépistage par l'autopalpation
Les tumeurs Granulosa adulte de l’ovaire à propos de 12 cas de l’institut nationale d’oncologie de Rabat.
Les tumeurs à cellules de la granulosa font partie des tumeurs des cordons sexuels. Elles représentent moins de 5% des cancers de l’ovaire. Leur pronostic est assez favorable en rapport avec leur diagnostic souvent fait à un stade précoce.
Les auteurs présentent une série rétrospective de 12 cas de tumeurs de la granulosa, étalée sur une période de 7 ans colligée à l’Institut National d’Oncologie de Rabat, et rapportent les résultats suivants :
L’âge moyen des patientes était de 53 ans, 67% étaient ménopausées et la majorité était des multipares. Les métrorragies et les douleurs pelviennes ont constituées les signes révélateurs les plus fréquents.
L’échographie abdominopelvienne a été réalisée chez toutes les femmes. Les marqueurs tumoraux, à avoir l’œstradiol, l’inhibine ont été réalisées chez 2 patientes par contre aucune patiente n’a bénéficié du dosage de l’hormone anti-müllérienne.
Selon classification de la FIGO, 6 patientes (50%) ont été classées stade I, 4 patientes (33,33%) stade II, 1 patiente (8,33%) stade III et 1 patiente (8,33%) stade IV.
L’étude anatomopathologique des pièces opératoires avait trouvé des tumeurs de la granulosa adulte chez toutes les patientes.
La chirurgie constitue la plaque tournante de l’arsenal thérapeutique ; la majorité des patientes (10 cas) ont bénéficié d’un traitement radical. La chimiothérapie a été indiquée chez 6 cas. Aucune patiente n’a bénéficié de radiothérapie ni de l’hormonothérapie.
Les patientes ont été suivies avec un recul moyen de 20 mois (1-122 mois).
L’évolution a été marquée par 2 cas de récidive, dont 1 a bénéficié d’une reprise chirurgicale (cytoréduction) et une patiente a subi une chimiothérapie palliativ