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Les infections bactériennes dans un service de rééducation fonctionnelle.Experience de l'hopital militaire d'inscription mohamed v a Rabat en 2009
But : Le risque infectieux au sein du service de rééducation est lié au patient, aux thérapeutes ou à la structure du service.Le but de notre étude est de rapporter les particularités des principaux infections aux quelles sont exposés les patients admis, étudier leur prévalence et le profil de résistance des bactéries.
Matériels et méthodes : Nous rapportons une étude rétrospective de cinquante et un cas concernant les infections colligées au service de rééducation fonctionnelle de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed v durant une année 2009. Elle a été faite sur dossiers cliniques et sur les données bactériologiques.
Résultats : Parmi les 51 patients hospitalisés, ils y avaient 35 hommes et 16 femmes, 22 ont bénéficié d’un prélèvement bactériologique avec 32 examens demandés ;les bactéries ont été isolées dans 24 fois. Les principaux diagnostics à l’admission étaient : l’hémiplégie, paraplégie ou tétraplégie post traumatique 16%, la rupture des ligaments croisés du genou 16%,et la prothèse totale de la hanche ou genou 14%. Les prélèvements demandés ont été dominés par les examens cytobactériologiques des urines 54,5%. Le taux de prévalence des infections nosocomiales, qui prend en compte toutes les infections présentes dans le service sachant qu’un patient pouvait en contracter plusieurs, était 47%. Le taux des patients infectés atteignait 25,5%, avec prédominance des infections urinaires 22,7%. Acinetobacter baumanii était le plus fréquent soit 26,1%,puis Pseudomonas aeruginosa à 16,6%. La résistance totale représentait 51% pour les bêta lactamines ,31,8% pour les aminosides et 49,4% pour les quinolones.
Conclusion : Les infections nosocomiales au service de rééducation restent fréquentes.La meilleure connaissance de la physiopathologie, des conséquences et des modes de prévention, a permis d’en diminuer considérablement le retentissement organique et vital
Tuberculose Mammaire (A propos de sept cas)
La tuberculose mammaire est rare et touche essentiellement la femme jeune.
La clinique et l’imagerie ne sont pas spécifiques, posant le problème de diagnostic différentiel avec la pathologie néoplasique ce qui nécessite donc le recours à l’étude cytologique ou surtout biopsique pour un diagnostic de certitude.
A travers sept cas de tuberculose mammaire :
- Trois cas colligés au service des maladies infectieuses à l’hôpital Rabta de Tunis.
- Un cas colligé au service de Radiologie à l’hôpital Charles - Nicolle de Tunis.
- Et trois cas colligés à la maternité Souissi de Rabat.
On a fait le point sur le sujet en s’appuyant sur la littérature récente
Fasciite nécrosante à Acinetobacter baumannii Apropos d'un cas clinique
La fasciite nécrosante à Acinetobacter baumannii est une urgence médico-chirurgicale inhabituelle mais très grave, d’évolution rapide qui compromet le pronostic vital et fonctionnel du membre atteint. Cette gravité est majorée par la multirésistance d’A. baumannii aux antibiotiques.
Nous rapportons un cas de fasciite nécrosante à Acinetobacter baumannii d’origine communautaire chez un homme de 57 ans ayant un diabète non insulinodépendant. L’identification d’A. baumannii a été faite sur un prélèvement du pus en péropératoire.
Le traitement a consisté à la réalisation d’une nécrosectomie avec excision des tissus cutanés, sous cutanés, et des fascias, et d’une antibiothérapie adaptée aux résultats de l’antibiogramme.
Le pronostique dépend essentiellement de la précocité de la prise en charge diagnostic, thérapeutique et de la sensibilité de l’A. baumannii
les syndromes myélodysplasiques
Les syndromes myélodysplasiques sont des affections malignes, hétérogènes et clonales des cellules souches hématopoïétiques, caractérisées par une hématopoïèse inefficace et une évolution vers les leucémies aigues.
Notre travail a pour objectif de rapporter les aspects physiopathologiques moléculaires et cytogénétiques, ainsi que les classifications, les moyens de diagnostic et les attitudes thérapeutiques des syndromes myélodysplasiques en soulignant l’apport de la classification OMS 2008.
Durant les décennies passées, le diagnostic et les classifications des syndromes myélodysplasiques étaient basés uniquement sur la morphologie. Actuellement, la classification OMS basée, en plus, sur les données immunologiques, cytogénétiques et moléculaires a permis de caractériser des entités clinico-biologiques. De même, la compréhension des mécanismes physiopathologiques a permis de proposer des attitudes thérapeutiques et d’établir à long terme le pronostic de ces pathologies
Hémoglobines instables : de la physiopathologie à la thérapeutique
Les hémoglobines instables sont des anomalies génétiques de l’hémoglobine, et constituent un groupe de variants rares d’hémoglobines structuralement anormales caractérisées par un défaut de stabilité. Un nombre important d’entre eux montre une instabilité anormale avec tendance à la dénaturation et formation de corps amorphes ou corps de Heinz à l’intérieur du globule rouge. Ces inclusions diminuent la survie des globules rouges en produisant une anémie hémolytique d’intensité variable chez l’hétérozygote, généralement appelée anémie hémolytique à corps de Heinz. En conséquence les patients présentant une hémoglobine instable peuvent avoir des manifestations cliniques telles qu'une anémie hémolytique chronique avec jaunisse, une splénomégalie et parfois une cyanose.
L’objectif poursuivi à travers ce travail est double. Il s’agit d’abord, d’établir une revue des connaissances relatives aux hémoglobines humaines normales, puis le but ultime de ce travail est de rapporter les principaux aspects physiopathologiques moléculaires, diagnostics et thérapeutiques des hémoglobines instables en soulignant l’intérêt du diagnostic génotypique.
Les hémoglobines instables peuvent être associées à d'autres anomalies de l'hémoglobine telles que les thalassémies ou entraîner l'apparition d'anémies chroniques sévères transfusion-dépendantes
Les gammapathies monoclonales de signification indéterminée : Avancées actuelles
Les gammapathies monoclonales de signification indéterminée (MGUS) sont définies par un pic d’immunoglobuline monoclonale inférieur à 30g/l et d’une plasmocytose médullaire ne dépassant pas 10%. C’est un stade de prémalignité de caractère asymptomatique et avec un recul d’au moins un an.
Elles affectent particulièrement les sujets âgés ; leur prévalence est de 1% dans la population générale et de 10% chez les plus de 80 ans. Le diagnostic des MGUS est un diagnostic d’exclusion, reposant sur l’élimination des autres causes du pic monoclonal, en particulier le myélome multiple. Environ 25% des MGUS évoluent, dans les 20 ans qui suivent le diagnostic, vers un myélome ou une hémopathie lymphoïde maligne.
Les objectifs de notre travail sont de rapporter les principaux aspects physiopathologiques moléculaires, diagnostiques et thérapeutiques des MGUS, en soulignant l'intérêt du suivi de cette pathologie
Les gammapathies monoclonales de signification indéterminée. Analyse épidémiologique et biochimique (Expérience du laboratoire de biochimie de l'HMIMV-Rabat).
: Le présent travail a pour objectif de partager l’expérience du laboratoire de biochimie de l’HMIMV en matière de prise en charge diagnostique des GMSI et de discuter ses résultats comparativement aux données de la littérature.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service de biochimie de l'HMIMV, sur une période de dix années (2000-2009).
Résultats : Les GMSI (n=108) représentent 41% de l’ensemble des GM recensées durant la période de l’étude (n= 261). La répartition selon le sexe trouve un sexe- ratio de 1,84, en faveur des hommes. La médiane d’âge est à 60 ans avec un pic de fréquence entre 70 et 79 ans. La protidémie moyenne est de 70,7 g/l ± 9,2. Elle est retrouvée normale dans 81,5% des cas.
Un pic d’allure monoclonale, d’importance variable est objectivé chez l’ensemble des patients, soit 100%. Il est chiffré à 15,43±8,6 g/l. Il est principalement situé au niveau de la zone des γ (94 cas), soit 87% des cas. Nous avons enregistré une forte prédominance de l’iso type IgG qui représente prés de 65%.
Conclusion : Un travail prospectif à plus grande échelle est attendu, dans le but d’identifier les facteurs de risque de transformation maligne en milieu marocain
Les candidoses invasives en reanimation chirurgicale A L'hopital militaire d'instruction mohamed v
Les infections fongiques sont responsables d’une importante morbidité d’autant plus qu’elles affectent des personnes fragilisées et/ou immunodéprimés. Leur prise en charge reste complexe, en particulier du fait des difficultés diagnostiques.
Objectifs : Décrire l’épidémiologie des infections invasives dans le service de réanimation, avec analyse descriptive de la distribution des espèces et des groupes à haut risque.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective au niveau du service de réanimation chirurgicale. Les inclusions ont eu lieu du 15 octobre 2009 au 15 mars 2010, l’ensemble du suivi s’est déroulé sur une période de 6 mois. Nous avons inclus tous les patients hospitalisés dans le service de réanimation chirurgicale durant cette période. Une hémoculture a été faite sur milieu spécifique mycosis, 3 jours successifs en cas de fièvre. Les prélèvements de sites périphériques ont été réalisés pour le calcul de l’index de colonisation à J1 puis un jour sur 2 jusqu’à la sortie ou le décès du patient. Les champignons isolés sont identifiés selon les procédures du GBEA.
Résultats : Durant la période d’étude, 34 patients sont inclus, le sexe ratio H/F=4,6.Les principaux motifs d’hospitalisation étaient les polytraumatismes dans 50% des cas, les complications post opératoires dans 20,5%, et les AVC dans 14,5%. Une hémoculture positive a été retrouvée dans 3 cas, ce qui correspond à 8,82%. Nous avons effectué durant la période d’étude 1500 prélèvements au niveau de 6 sites différents, avec 248 prélèvements positifs soit 16,53%. Candida albicans est prédominant avec 35% des souches isolées, Candida glabrata vient en 2eme position avec 31%, et Candida tropicalis en 3eme position avec 28% des souches isolées. Les facteurs de risque les plus retrouvés sont l’antibiothérapie à large spectre, la sonde vésicale ainsi que la chirurgie récente. Tous les patients avaient plusieurs facteurs de risque de survenue des candidemies associés (antibiothérapie, gestes invasifs…).
Conclusion : La détection d’un indice de colonisation supérieur à 0,5 dans un service de réanimation associée à des facteurs de risque pourrait constituer un facteur prédictif d’une candidose systémique. Elle doit donc faire instaurer une prise en charge thérapeutique codifiée
Aérocontamination fongique au bloc opératoire de l’HMIMV-RABAT.
L’aérocontamination fongique à l’hôpital constitue un risque majeur pour les patients fragilisés. L’objectif de notre travail est d’étudier le profil écologique et épidémiologique de la flore fongique aérienne des blocs opératoires septiques et aseptiques de l’HMIMV-Rabat et de mettre le point sur les mesures de lutte contre l’aérocontamination fongique au bloc opératoire.
Matériels et méthodes : Pour chaque salle, des prélèvements d’air et de surfaces sont réalisés avant la première intervention chirurgicale et à la fin du programme opératoire à raison de deux prélèvements d’air et de surfaces par mois.
Résultats : Sur 588 prélèvements réalisés, 33% sont positifs au bloc septique dont 28% (N=165) présentent des champignons. Au bloc aseptique, 38% des prélèvements sont positifs et les champignons sont présents avec 29% (N=170). Les champignons fréquemment retrouvés sont du genre Candida, Rhodotorula, Trichosporon, Aspergillus, Pénicillium, Auréobasidium, Cladosporium, Scytalidium, Rhizopus.
Discussion : Pour les prélèvements d’air, le niveau cible recommandé par l’ASPEC est de 10ufc/m3 (bloc aseptique) et 100 ufc/m3 (bloc septique). Les concentrations en spores fongiques n’ont jamais excédé 10ufc/m3 dans notre étude; ce qui montre l’efficacité du traitement d’air des blocs. Par ailleurs, nos prélèvements de surfaces sont difficiles à interpréter. La présence de champignons au niveau des surfaces du bloc avant le début du programme opératoire s’explique par la mauvaise qualité de bionettoyage des salles (de la veille). Cependant, à la fin du programme opératoire, les champignons retrouvés sont surtout issues de la flore du personnel et des patients. L’interprétation de nos résultats nous mène à revoir le protocole d’entretien de nos blocs, sans oublier la formation et la sensibilisation du personnel aux risques liés à l’aérocontamination fongique
Effet du phénobarbital à faible dose sur le système nerveux autonome (SNA) : Intérêt de l’exploration du système neurovégétatif avant et après traitement
Objectifs du travail : Ce travail vise à rechercher un effet bénéfique éventuel du phénobarbital dans le traitement (TTT) de dysautonomies (DSA). À une dose de 30mg/j pendant 3mois.
Patients et méthodes : Le groupe (G) d’étude comprenait 76 patients d’âge moyen 41 ,7± 13,9 ans avec une prédominance féminine de 70%, et chez qui on a procédé à l’étude des signes fonctionnels (SF) avant et après TTT, associée à l’exploration du SNA comprenant les tests suivantes : la respiration profonde (DB), le test de Hand Grip (HG), l’écho de stress (ES) et le test d’orthostatisme (TO). Le résultat des tests a permis de distinguer deux (G) : un avec hyperactivité vagale (HAV), l’autre avec hyperactivité sympathique (HAS). Ces patients (n:76) ont jugé le degré d’amélioration de leurs SF après TTT selon les grades suivants : amélioration absente : grade 0; faible : grade 1; modérée : grade 2 ; forte : grade 3. Le deuxième test d’exploration du SNA (n: 24)
Résultats et discussion : L’appréciation des SF de la DSA avant TTT a montré une symptomatologie plymorphe. Après TTT l’amélioration fonctionnelle était de grade 3 chez plus de 50% des patients.
Conclusion : Les résultats de cette étude ont montré une amélioration des SF chez plus de 50% des patients qui ont une DSA à l’issu des tests de stimulation et surtout une diminution significative aussi bien de la réponse X chez le (G) ayant une HAV que celle des réponses Σ centrales chez le (G) ayant une HAS