Université Mohammed V - Rabat The Institutional Repository
Université Mohammed V - Rabat The Institutional RepositoryNot a member yet
1870 research outputs found
Sort by
Place de la chirurgie dans la pathologie du canal omphalomésentérique expérience de l’hôpital régional de Meknès
Le canal omphalo-mésentérique est une structure embryologique qui assure la communication entre l’intestin primitif et la vésicule vitelline jusqu’à la 7ème semaine. Il disparait par la suite. Il arrive chez environ 2 % de la population générale que ce canal persiste. Il réalise la pathologie du canal omphalo-mésentérique qui peut se manifester sous différentes formes : le diverticule de Meckel, le sinus et la fistule omphalo-mésentériques, le kyste vitellin et la bande fibreuse persistante. Le diverticule de Meckel est l’entité la plus fréquente. Il est le plus souvent révélé par une complication. Le diagnostic préopératoire est rarement évoqué. Seule l’exploration chirurgicale par cœlioscopie ou par laparotomie permet d’en faire le diagnostic de façon certaine. Le traitement est exclusivement chirurgical.
Nous rapportons 5 cas de diverticule de Meckel pris en charge dans l’hôpital régional de Meknès entre 2000 et 2011, l’âge moyen des malades est de 12 mois, on note une prédominance du sexe féminin (4/1). Les cinq cas avaient tous été découverts au stade de complication. Les investigations d’imagerie réalisées étaient dans le cadre du bilan diagnostique devant un abdomen aigu. Les accidents retrouvées étaient exclusivement mécaniques, représentés par une occlusion sur volvulus ou sur bride congénitale et une invagination intestinale aigue. Tous les malades étaient opérés par laparotomie médiane. Le traitement a consisté dans tous les cas en une résection intestinale segmentaire emportant le diverticule de Meckel, suivie d’un rétablissement de la continuité, en plus du traitement de la pathologie associée. Les suites opératoires étaient simples dans la majorité des cas
Evaluation de la performance des techniques ELISA et hémagglutination indirecte préparés au laboratoire dans le diagnostic de l’hydatidose.
L’hydatidose est une parasitose cosmopolite due à un cestode Echinococcus granulosus. Cette parasitose est accidentelle chez l’homme. Vu son caractère généralement asymptomatique, le diagnostic de l’hydatidose repose essentiellement sur la sérologie .la technique Elisa, l'hémagglutination indirecte (HAI) et l'immunoblot restent les tests les plus utilisés.
L’objectif de notre étude est de comparer les performances des techniques ELISA et HAI préparées au laboratoire par rapport aux kits commercialisés.
50 sérums ont été testé par les techniques ELISA et HAI commercialisées et ELISA et HAI préparés au laboratoire en utilisant un kyste hydatique d’origine humain comme source d’antigène et enfin par la technique Western-blot qui est la technique de référence. Nous avons ensuite évalué les performances de chacune de ces techniques.
Sur les 50sérums testés, la sensibilité et la spécificité du test ELISA-commercial sont respectivement de 100 % et 95,65% et celle du test ELISA-laboratoire est de 100%. La sensibilité et la spécificité du test HAI-commercial sont respectivement de 100% et 97,77% et celle d’HAI-laboratoire sont de 100% et 97,77%.
Notre étude rend compte de l’intérêt des deux techniques préparées au sein de notre laboratoire qui nous ont permis de résoudre certaines difficultés surtout de coût liés aux kits commercialisé
Leucémie à plasmocytes : à propos de 3 cas
La leucémie à plasmocytes est une dyscrasie plasmocytaire rare, caractérisée par la prolifération maligne des plasmocytes dans la moelle osseuse et le sang périphérique. On distingue la leucémie à plasmocytes primitive qui se manifeste d’emblée sur un mode leucémique et la leucémie à plasmocytes secondaire compliquant un myélome multiple connu.
Dans les conditions normales, les plasmocytes sont absents du sang périphérique et sont rencontrés au niveau de la moelle osseuse et dans les organes lymphoïdes périphériques. Le diagnostic de la LCP est confirmé par la présence de plus de 20% de plasmocytes dans les frottis de sang périphérique ou un nombre de plasmocytes circulants supérieur à 2 Giga/L. La majorité des patients atteints de LCP ont un pic monoclonal à l’électrophorèse des protéines sériques ou urinaires, cependant des cas de LCP non sécrétantes ont été rapportés. Au cours de la LCP les taux sériques de β2-microglobuline, la calcémie, la créatininémie et le taux de LDH sont fréquemment augmentés. La survie globale est de 7mois chez les patients atteints de LCP, cependant la greffe de la moelle et les molécules actuelles en particulier le lenalinomide et le bortezomib donnent des résultats prometteurs avec des survies prolongées.
Nous avons rapporté trois observations de LCP, diagnostiquées au laboratoire d’hématologie de l’hôpital militaire d’instruction Mohamed V à Rabat. Les signes révélateurs étaient une altération de l’état général et chez le premier malade un syndrome tumoral objectivé à la radiographie, le deuxième patient présentait une fracture sur un os pathologique, le troisième patient présentait une déminéralisation osseuse avec douleurs aux lombaires et aux membres inférieurs rebelles aux antalgiques habituels. Le diagnostic a été posé par l’hémogramme qui montrait une hyperleucocytose, le frottis sanguin montrait une infiltration plasmocytaire massive faite de plasmocytes dystrophiques. Les trois patients sont décédés quelques jours après le diagnostic de la maladie
SIX SIGMA outil de la performance industrielle
La période de crise aujourd'hui cristallise les besoins de changement nécessaires à la survie de toute entreprise. C'est le moment d'adopter Six sigma, approche « made in USA » qui a déjà fait ses preuves outre-Atlantique, et qui permet de décupler l'efficacité de toute organisation.
A l'origine outil de la qualité, conçu en vue d'améliorer les processus, la méthodologie Six sigma devient un véritable levier pour réaliser des percées.
Cette thèse propose une vision globale de la démarche Six Sigma (DMAICS) qui est structuré en six étapes:
• Définir : L’amélioration par percée demande un investissement important ; on doit être capable de justifier la rentabilité d’une telle étude.
• Mesurer : On cherchera à caractériser le problème par une mesure et par des relevés de données.
• Analyser : Rechercher la cause racine, faire apparaître les relations entre les entrées et le sorties du processus.
• Améliorer : Mettre en œuvre les actions d’amélioration et prouver que ces actions ont été efficaces.
• Contrôler : Formaliser le processus, et mettre sous contrôle la solution retenue.
• Standardiser : Pérenniser la solution, déployer les bonnes pratiques et clôture du projet.
Pour obtenir les niveaux de capabilités exigés par Six Sigma, il est absolument nécessaire d’utiliser des outils et plus particulièrement des outils statistiques. Dans l’approche Six Sigma, tous les outils utilisés sont connus. C’est la structuration dans l’utilisation des différents outils qui est intéressante dans l’approche Six Sigma, qui fourni un guide méthodologique pour permettre au plus grand nombre de réduire la variabilité des processus avec moins de défauts
les médicaments radiopharmaceutiques a usage diagnostique et thérapeutique
Les radiopharmaceutiques sont des médicaments contenant un ou plusieurs radio-isotopes émetteurs de rayonnements ionisants, utilisés en médecine nucléaire à des fins diagnostiques et/ou thérapeutiques.
Ces médicaments sont produits dans des établissements ayant une autorisation spécifique d’activité nucléaire.
Ces établissements doivent fonctionner conformément aux principes généraux des BPF, qui imposent à :
• Définir les précautions et les moyens à appliquer en matière de locaux, d’équipements et de personnel.
• Établir un système d’assurance qualité efficace relatif à la production, aux contrôles et à la libération des lots.
Les radiopharmaceutiques destinés aux services de médecine nucléaire peuvent être utilisés soit sous forme de radionucléides seuls, soit après marquage d’un vecteur par un radionucléide désigné par le médecin prescripteur.
Les radiopharmaceutiques à usage diagnostique (émetteurs de rayonnements gamma ou de positons), doivent avoir une activité la plus faible possible afin de limiter l’exposition des patients aux radiations indésirables, et un grand pouvoir pénétrant afin d’obtenir des images fonctionnelles ou métaboliques par comptage externe de la fraction de radioactivité administrée.
En revanche, les radiopharmaceutiques à destination thérapeutique, doivent contenir des radioéléments à forte énergie (en général des émetteurs bêta moins), pouvant irradier de façon sélective et détruire les cibles tumorales. On parle de la radiothérapie interne vectorisée.
Ces produits ont la particularité d’émettre des rayonnements qualifiés d’ionisants, pouvant avoir des effets nocifs autant sur les professionnels que sur les patients, d’où l’importance d’un système de radioprotection.
Enfin, la gestion des radiopharmaceutiques est assurée dans les établissements de santé par une radiopharmacie qui fait partie intégrante de la PUI. Cette unité doit être étroitement liée à celle de médecine nucléaire et elles agissent en constante collaboration
Rechute de la tuberculose : à propos de 18 cas du service de pneumologie de l’HMIMV de Rabat.
Introduction : Une étude rétrospective et descriptive a été réalisée dans le but de décrire 18 cas traités et suivis pour au moins une rechute tuberculeuse au service de pneumologie de l’HMIMV de Rabat, de 2007 à 2010.
Matériel et Méthodes : Des dossiers médicaux des 18 cas on a relevé les données suivantes : sexe, âge, ville de résidence, tares associées, délai de rechute, examens préthérapeutiques, diagnostic, traitement et résultats du traitement.
Résultats : Le sexe ratio M/F est 2, l’âge moyen est 32 ans. 78 % des rechutes ont survenu dans les deux premières années suivant l’arrêt du traitement initial. La rechute était pulmonaire dans 72 % des cas. Les épisodes initiaux ont rechuté sous la même forme dans 92 % des cas (forme pulmonaire) et dans 80 % des cas (forme extrapulmonaire). 56 % des cas avaient des tares associées dont 80 % étaient des tabagiques. 61 % des cas ont reçu un régime à base des cinq antibacillaires du régime standardisé de retraitement. Tous les cas (à résultats de retraitement disponible) ont été déclarés guéris. 17 % des cas ont eu des rechutes multiples – tous les multiples rechutes ont été déclarées guéries.
Discussion : Les épisodes initiaux de la tuberculose rechutent souvent sous les mêmes formes. La rechute tuberculeuse est souvent sous forme pulmonaire. Les patients tuberculeux aux tares associées ont tendance à rechuter d’autant plus qu’il s’agit des patients tabagiques. Les cas à multiples rechutes ont souvent des complications ainsi que des bacilles mutirésistants aux antituberculeux
Le Ghassoul, propriétés cosmétiques et thérapeutiques.
L’ethnopharmacologie est une discipline s’inspirant des savoirs traditionnels de peuples et cultures à des fins thérapeutiques présentant un moyen de découverte de nouveaux principes actifs.
Le Ghassoul, argile minérale 100% naturelle et biologique, exclusivement marocaine, a été longtemps utilisé par les femmes maghrébines dans les rites et traditions des soins naturels de beauté et de bien-être. Notre enquête ethnopharmacologique a été réalisée dans quelques villes du Royaume afin d’évaluer ses potentialités thérapeutiques, et de déterminer ses applications et son usage traditionnel. Elle a été menée auprès d’herboristes, de pharmaciens d’officine, de cosmétologues et de consommateurs.
De nombreux travaux ont été réalisés à propos du ghassoul s’intéressant à ses aspects géologiques et cosmétiques. D’après la bibliographie, le ghassoul sous ses différentes formes, est utilisé comme anti-acnéique et pour son activité anti-rides. Il a un intérêt particulier pour les peaux grasses, grâce à ses propriétés détersives, dégraissantes, purifiantes, exfoliantes, astringentes, asséchantes, cicatrisantes, adoucissantes, nourrissantes, hydratantes et hypoallergéniques. En cataplasme, le ghassoul est utilisé pour ses activités amincissante, fortifiante, antipsoriasique, antirhumatismale, et dans certains troubles neurologiques et affections circulatoires. Administré par voie orale, il semble avoir une action antiacide dans les pathologies digestives, notamment chez la femme enceinte.
L’ensemble de ces données rentre dans le cadre d’une valorisation de cette argile endémique marocaine qui gagnerait à être inscrite dans la liste très récente des Indications Géographiques Protégées (IGP). Malgré le fait que le ghassoul suscite de la part de certains Laboratoires une dynamique de recherche fondamentale, tant sur la roche elle-même que sur les mécanismes physiopathologiques concernant les troubles auxquels il s’oppose, une étude pharmacologique complète devrait être envisagée pour confirmer l’effet antiacide potentiel du ghassoul
les infections opportunistes chez les sujets atteints du sida
Le sida ou syndrome d’immunodépression acquise, révélé en 1981, est la conséquence grave de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable d’une diminution de l’immunité cellulaire qui est source d’infections opportunistes.
L’amélioration des fonctions immunitaires sous multithérapie antirétrovirale a permis de réduire de façon important la prévalence de ces infections.
L’infection par la VIH réalise actuellement une pandémie, dont la transmission par voie sexuelle est la plus fréquente. En 2011 on estime à 34 millions, le nombre de personnes infectées dans le monde.
Les sujets séronégatifs ont rarement les infections opportunistes, il existe donc peu de médicaments contre ces infections.
La prise en charge efficace des maladies opportunistes ne nécessite pas seulement le ou les médicaments nécessaires pour traiter telle ou telle affection, mais également l’infrastructure indispensable pour diagnostiquer la maladie en question, suivre l’intervention, et conseiller le patient.
La meilleure des prévention des infections opportunistes consiste à remonter le niveau des CD4 à un taux protecteur, ou l’utilisation de la vaccination : contre : la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la grippe, l’hépatite B…. La population des sujets atteints du sida relève des recommandations vaccinales spécifiques, ces patients étant particulièrement exposés à certaines infections ou à leurs complications
Actualité des Bactéries Multirésistantes
Les bactéries multirésistantes (BMR), par la variété et la gravité des infections qu'elles provoquent posent un problème de santé mondiale. Elles entrainent une augmentation de morbidité, mortalité et des coûts d’hospitalisation.
Faire le point sur la situation épidémiologique des BMR à l’HMIM V de Rabat, identifier les facteurs de risque liées aux BMR et en déduire une stratégie de prévention.
Etude descriptive, rétrospective couvrant la période de juillet 2006 à octobre 2008. Sont inclus tous patients hospitalisés ou non à l’HMIM V de Rabat, tous prélèvements à visée diagnostique positif à l'une des souches incluses ,Sont exclus les prélèvements de dépistage et d'environnement, toutes souches différentes des précitées, celles isolées des prélèvements à visée écologique ainsi que les doublons épidémiologiques. Le traitement des données réalisé sur le logiciel Microsoft Office Excel®, Au total 374 BMR (soit 33.6 % des isolats) ont été identifiées. Les EBLSE représentaient 38.8 % des BMR, BAR 21.4 %, les SARM 20.3 %, et PAR 19.5 %. Les prévalences plus élevées de SARM notées chez les patients entre 51 et 60 ans (48 %), hommes (63 %), dans le service des brûlés (60.9 %), du sang (37.1 %) et des pus (37 %). prévalences élevées d’EBLSE chez patients ayant entre 41 et 50 ans (29.9 %), hommes (26.7 %), service de réanimation-anesthésiologie (45.8 %) et des PDP (52.6 %) alors que PAR et BAR prévalences élevées et supérieures à 50 % pour la quasi-totalité des paramètres étudiés.
La prévalence des bactéries multirésistantes à HMIM V de Rabat est « alarmante ». Nécessité d’adoption d’une politique cohérente d’hygiène, d’éducation du personnel hospitalier et respect des normes d’hygiène
Profil de résistance des antifongiques aux souches de Candida isolées au HMIMV Rabat
Objectifs : Etablir le profil de résistance des souches de Candida isolées aux 7 antifongiques systémiques étudié, et décrire l'épidémiologie des candidoses invasives dans les services de réanimation du l’HMIM V Rabat.
Matériels et méthodes : Notre étude prospective de 7 mois a inclus 52 souches de Candida issues de prélèvements divers. L’identification des souches de Candida était faite sur milieu d’isolement Candiselect® et la sensibilité in vitro aux antifongiques était réalisée par diffusion en milieu gélosé des disques.
Résultats : Parmi les prélèvements effectués, 46,1% étaient des hémocultures et 53,9% représentaient des sites périphériques. Candida non albicans représentait 63,5% alors que C.albicans ne représentait que 36,5%. 6 espèces de Candida étaient identifiées. Dans les sites périphériques, C.albicans représente 36,5% suivie de C.tropicalis et puis C.glabrata. Les hémocultures à Candida glabrata représentaient 41,7%, alors que celles à C.albicans ne représentaient que le 33,3%. Les espèces montrent des sensibilités différentes vis-à-vis des sept antifongiques testés: 59,62% fluconazole, 46,2% voriconazole et la 5-flucytosine, 23,1% miconazole, 21,2% kétoconazole et le clotrimazole et 19,2% éconazole.
Discussion : Prédominance de Candida non albicans sur C.albicans. C.glabrata est l’espèce la plus isolées après C.albicans. Le changement de distribution résulte de l'utilisation accrue des agents antifongiques. Le kétoconazole est le plus efficace sur les levures du genre Candida suivie du clotrimazole, puis l’éconazole. Les fréquences de résistance les plus élevées appartiennent au fluconazole et le voriconazole.
Conclusion : Nécessité d’une surveillance épidémiologique continue des candidoses pour la mise en place de lignes directives pour leurs traitements. Une maîtrise des techniques d’antifongigramme disponibles s’impose