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Les Fractures pertrochantériennes chez le sujet âgé
Notre étude concerne une série de 146 malades, âgés de plus de 60 ans, présentant une fracture pertrochantériennes, qui ont été pris en charge au service de traumato-orthopédie du Centre Hospitalier Ibn Sina de Rabat durant une période de 2 ans (Du 01/01/2007 au 31/12/2008).
Le traitement de ces malades a consisté selon les cas à une ostéosynthèse et un traitement orthopédique, le recul variant entre 03 et 04 ans.
Nous avons essayé de dégager les caractéristiques cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutives.
En général, la fracture pertrochantériénne est une fracture qui survient surtout chez le sujet âgé, dans notre étude le pic se situe chez le Vieillards de 75 à 89 ans avec 82 cas qui représentent 56.16 %.
Ces fractures surviennent souvent à l'occasion d’une simple chute, Cependant, il arrive que la fracture survienne spontanément et c'est elle qui provoque la chute.
On remarque que la chute du patient de sa hauteur est de loin la cause la plus fréquente des fractures pertrochantériennes avec une fréquence de 84.30% suivie par la chute d’un lieu élevé avec 9.14% et en dernier les accidents de la voie publique avec 6.20%.
Les classifications qu’on a adoptées sont celle de Ramadier et d’AO Muller.
Nous constatons que les fractures pertrochantériennes complexes sont les plus fréquentes puisqu’elles présentent la majorité avec 79 cas (54.01%)
Suivies des fractures pertrochantériennes simples avec 57cas (39.04 %)
Et enfin les fractures inter-trochantériennes avec 10cas (6.84 %)
La majorité de nos patients ont été traités par la méthode chirurgicale avec de bon résultats
Clou Gamma versus DHS dans le traitement des fractures pertrochantériennes
Ce travail vise à comparer le clou Gamma et la vis plaque DHS dans le traitement des fractures pertrochantériennes. Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 109 patients, hospitalisés dans notre service pour fracture pertrochantérienne entre Janvier 2007 et Décembre 2008. Ces fractures ont été classées selon la classification AO et Ramadier. Ont été analysés : les données épidémiologiques des patients (âge, sexe, antécédents), le type anatomopathologique, l’étape opératoire (le type d’implant, le type d’anesthésie, la durée opératoire), la période postopératoire (l’analyse radiologique, la postopératoires)
Nous avons comparé deux groupes de 45 et 64 patients traités pour des fractures pertrochantériennes respectivement par clou Gamma et vis plaque DHS.
la vis plaque DHS permet d’avoir un résultat anatomique et fonctionnel satisfaisant notamment pour les fractures stable avec un faible taux de complications et un coût abordable et adapté aux moyens des patients. Résultats fonctionnels excellents et bons : 57,14% : Gamma, 52,38% /DHS. Nous convenons que dans les fractures stables, le clou Gamma ne confère aucun avantage qui ne pouvait pas être obtenu à partir de la DHS avec un moindre coût. les avantages théoriques du Clou Gamma, comme le temps opératoire (65min/Gamma, 80min/DHS), un recourt à la de transfusion réduit ainsi qu’un taux de complications mécaniques (14,28% /Gamma, 23,81%/DHS) et infectieuses moindre (0%/Gamma, 4,69%/DHS), sont atteints dans notre étude.
Ces deux méthodes d’ostéosynthèse sont efficaces dans le traitement des fractures pertrochantériennes, néanmoins, le clou Gamma serait légèrement supérieur à la DHS . Outre sa technique d'insertion percutanée, la perte sanguine et le sepsis réduits, le clou Gamma offre de meilleurs résultats fonctionnels particulièrement pour les fractures instables
Actualités des infections à Pseudomonas aeruginosa
Bacille à Gram négatif, saprophyte de l’environnement hydrique, Pseudomonas aeruginosa apparaît aujourd’hui comme un pathogène majeur au sein des établissements de santé, où il est responsable de 10 % des infections nosocomiales, ce taux augmentant jusqu’à 15 % dans les services de réanimation. Le portage endogène à l’admission des patients et l’acquisition des souches en cours d’hospitalisation, soit à partir de l’environnement hydrique, soit par transmission croisée de patient à patient, représentent les différentes voies de contamination précédant la survenue des infections. La dissémination de clones épidémiques précède le plus souvent l’acquisition d’une multi-résistance aux antibiotiques chez un patient donné sous l’effet de la pression de sélection des antibiotiques. L’émergence de souches toto-résistantes a récemment compliqué la prise en charge des patients infectés et entraîné une surmortalité inquiétante.
Les infections sévères à Pseudomonas aeruginosa nécessitent le recours à une antibiothérapie associant deux antibiotiques synergiques et bactéricides, à des doses élevées pour limiter le risque d’avoir des concentrations minimales inhibitrices trop faibles au site de l’infection, facteur de sélection de souches résistantes. Le choix de ces antibiotiques doit tenir compte de la localisation de l’infection, des atteintes rénales et hépatiques associées, de l’écologie bactérienne du service, de l’antibiothérapie antérieure et surtout des particularités microbiologiques de Pseudomonas aeruginosa.
Une fois l’infection déclarée, tout doit être fait pour éviter la transmission de Pseudomonas aeruginosa à un autre patient, par la mise en place d’un isolement de type septique associant un isolement géographique et un isolement technique. Pour limiter l’émergence et la diffusion des souches résistantes de Pseudomonas aeruginosa, l’épidémiologie locale des résistances acquises doit être surveillée, l’usage raisonné et hiérarchisé des antibiotiques doit être préconisé, ainsi que l’application des mesures d’hygiène hospitalière
L’information médicale du malade atteint du cancer ,particularités du malade marocain.
L’information médicale peut se définir comme tout ensemble de données propres à revêtir un sens particulier visant a éclaircir et faire comprendre au malade sa situation, le pourquoi , le comment et les détails temporo-spatiaux de sa prise en charge.
L’information en cancérologie porte sur le diagnostic, le pronostic, les modalités, les inconvénients, les risques du traitement, les résultats escomptés de ce traitement et plus tard sur l’évaluation des ces résultats.
Nous avons mené cette étude afin d’évaluer le niveau de l’information transmise aux patients, pour mettre l’accent sur l’importance d’un bon transfert d’information pour une meilleure prise en charge des malades.
Ce travail a été réalisé auprès de 224 malades sous chimiothérapie pour une pathologie cancéreuse suivi au niveau de l’institut national d’oncologie a Rabat,et ce ,à l’aide d’un questionnaire réalisé grâce au logiciel sphinx. L’analyse statistique et le traitement des données ont été faits à l’aide du même logiciel.
Cette enquête confirme l’importance du hiatus existant entre l’information détenue par le praticien, et celle entendue et comprise par le patient. Dans la plupart des études, les patients se disant insatisfaits des explications données ,l’enquête montre que le niveau d’information de la plupart des patients est loin d’être satisfaisant.
Cette étude est arrivée à constater l’insuffisance de l’information en qualité et en quantité, et à mettre en relief les points de défaillance dans le circuit de transfert de cette information
Hémorragies digestives hautes au service des urgences de l’HMIMV: Evaluation de la gravité et de la stratégie thérapeutique. (A propos de 40 cas)
Les hémorragies digestives hautes (HDH) représentent une urgence médico-chirurgicale pouvant mettre en jeu le pronostic vital.
Ce travail est une étude prospective descriptive sur une période de 7 mois (septembre 2011- mars 2012), portant sur une série de 40 patients admis pour HDH au service des urgences de l’HMIMV.
La moyenne d’âge de 51 ans, (prédominance masculine de 87,5%).
L’extériorisation de l’HDH : hématémèse + méléna (55%), hématémèse (20%), méléna (17,5%), hématémèse +méléna +rectorragies (7,5%). Abondance de l’hémorragie : Faible (43%), moyenne (40%), grande (18%). La prise médicamenteuse :(47,5%). L’examen physique a trouvé des signes d’HTP ou de cirrhose (22,5%) et un syndrome douloureux épigastrique (16%).
A l’admission, une FOGD a été réalisée dans un délai moyen de 10h.
Le délai entre HDH et endoscopie : Moins de 24h (55%), entre 24 et 72h (38%) et après 72h (7%). La FOGD a posé le diagnostic (100%), les principales étiologies: UGD (52,5%), lésions aigues de la muqueuse (32,5%) et VO (22,5%).
Un traitement médical (IPP, somatostatines ou les deux) injectable a été instauré chez (100%). Une hémostase endoscopique a été réalisée chez (37,5%), une hémostase chirurgicale (5%). Le taux de mortalité : (2,5%) soit 1 cas.
Il ressort de l’analyse de nos résultats et de la littérature consultée, que l’évaluation de la gravité des HDH reste clinique et biologique, elle porte sur l’évaluation de son abondance, son caractère actif et du terrain, et que l’élément essentiel permettant de diminuer la morbidité des HDH, est la réalisation le plutôt possible d’une FOGD
Persistance et hyperplasie du vitré primitif : à propos de 13 cas.
La persistance du vitré primitif est une anomalie congénitale liée à la persistance du système hyaloïdien fœtal et du vitré primitif hyperplasique. Le but de notre étude est d’analyser le profil épidémiologique ainsi que les difficultés diagnostiques et thérapeutiques de la persistance du vitré primitif.
13 enfants (15yeux) atteints de PHVP traités et suivis au service d’ophtalmologie B entre 2004 et 2012.
L’âge à l’admission allait de 3 mois à 14 ans. Le principal signe d’appel était la leucocorie 69,23% des cas ; unilatérale chez 84,6% des nos patients. Il s’agissait d’une forme antérieure dans 13,3% des yeux, postérieure dans 6,66%, et mixte dans 80%. Une indication opératoire a été posée chez 60% des yeux. L’aphaquie post opératoire a été corrigée par un implant dans 77,7% des cas opérés; La rééducation de l’amblyopie a été réalisée chez tous nos patients. Les meilleurs résultats visuels obtenus : 2/10 et CLD chez les deux formes antérieures ; 1/10 dans une forme postérieure non opérée.
C’est une affection isolée et le plus souvent unilatérale, révélée le plus souvent par une leucocorie. On distingue 3 formes cliniques. Le pronostic fonctionnel dépend de plusieurs critères. Le traitement doit être précoce et adapté à la forme clinique.
Toutes les études appuient la valeur d'un diagnostic précoce et d'intervention précoce pour maximiser le potentiel visuel chez des patients sélectionnés. La rééducation visuelle ne doit pas être négligée et débutée rapidement dans la période postopératoire, avec une correction réfractive adaptée de l’aphaquie
La maladie de Behçet chez l’enfant.
Ce travail consiste en l’analyse rétrospective de 19 malades atteints de MB wl’Hôpital d’enfants de Rabat durant une période allant de 2001 à 2012.
Cette série a comporté 10 enfants de sexe masculin et 09 de sexe féminin. L’âge moyen de nos malades au moment du diagnostic de la maladie est de 10,78 ans et l’âge moyen de l’apparition du premier signe de la maladie est de 8ans et demi.
La fréquence des manifestations cliniques était comme suit : aphtose buccale :100%, aphtose génitale : 63 %, pseudofolliculite : 52 %, érythème noueux:15 %, positivité du test pathergique : 52 %, atteinte articulaire:78,9%, atteinte oculaire : 68,4%, atteinte vasculaire : 21% , atteinte neurologique : 57%, fièvre :42%, manifestations digestives : 5,2%,atteinte cardiaque :10,5%, atteinte rénale :5,2% , atteinte urogénitale :5,2%.
Sur le plan biologique, le syndrome inflammatoire a été quasi constant. Le dosage de l’Ag HLA B5 a été négatif dans les 3 cas pour lesquels il a été dosé. Une génétique est faite pour 13 cas, les résultats sont en cours.
Sur le plan thérapeutique tous nos patients ont reçu de la colchicine et l’acide acétyl salicylique dès le diagnostic de la maladie sauf un qui n’ a reçu que la colchicine ; 07 patients ont reçu les AINS pour atteinte articulaire, la corticothérapie a été administrée chez 14 patients ; les immunosuppresseurs ont été instauré chez 05 cas il est à base de cyclophosphamide et azathioprine.
Le recul moyen de nos patients est de : 32 mois ; L’évolution était marquée par : Rémission complète dans 04 cas, rechute dans 04 cas, 12 cas ont bien évolué sous traitement avec diminution des épisodes des aphtes et des arthralgies.
Nous avons déploré le décès d’une patiente par hémoptysie cataclysmique secondaire à une rupture d’anévrysme pulmonair
Syndrome de la main diabétique.
L’intitulé « main diabétique » concernait initialement uniquement la raideur des doigts. Il est admis actuellement que ce terme comprend une association de différentes pathologies de la main dont de nombreuses études font état, bien que les liens étiopathogéniques restent toujours sujets à débat. L’entité regroupe plusieurs pathologies dont on peut citer le syndrome du canal carpien, la maladie de Dupuytren, la ténosynovite des fléchisseurs responsable du phénomène de doigt à ressaut et la chéiroarthropathie (« limited joint mobility » des anglo-saxons) ainsi que les infections de la main.
Pour étayer ces données, nous nous sommes aidés de plusieurs revues de la littérature ainsi que d’une étude personnelle prenant son substrat à partir d’une série de 142 patients opérés présentant les pathologies sus décrites et dont les dossiers ont été colligés dans les archives du service de traumatologie-orthopédie II de l’hôpital militaire Mohammed V sur une période de quarante cinq mois allant de janvier 2009 à septembre 2012.Notre étude concernait uniquement les diabétiques, au nombre de 32 soit environ le quart de l’échantillon. Les étiologies étudiées sont le syndrome du canal carpien, la maladie de Dupuytren, le doigt à ressaut, les phlegmons et les fasciites nécrosantes de la main. Nous avons relevé les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de ces pathologies chez notre population cible.
Nos résultats confirment ceux de la littérature puisqu’on retrouve une prévalence élevée de ces pathologies chez les diabétiques et des similitudes concernant les manifestations cliniques ainsi que les thérapies entreprises.
Néanmoins, il est à noter que l’évolution chez ces patients est émaillée d’un taux de 16% d’amputations de doigts et de 40 % ayant gardé des séquelles.
Nous concluons que la connaissance de la « main diabétique » permet d’anticiper les problèmes particuliers de ces patients en engageant une coopération étroite entre le chirurgien, le diabétologue, l’infectiologue et le rééducateur. Cependant le chirurgien orientera vers le diabétologue un patient présentant un tableau évocateur
Les fractures pathologiques secondaires aux lésions osseuses bénignes chez l’enfant : A propos d’une série de 32 cas.
Les fractures pathologiques succédant aux lésions osseuses bénignes chez l’enfant constituent un événement assez rare en traumatologie pédiatrique.
Ces traumatismes posent au praticien un double problème, celui de la fracture et celui de la pathologie en cause. Le but de notre étude est de décrire le profil de ces fractures et d’analyser leur prise en charge dans notre contexte.
Nous avons réalisé une étude rétrospective sur une période de 20 ans au service de traumatologie orthopédie pédiatrique de l’hôpital d’enfant de rabat.
Nous avons colligé 32 cas. L’âge moyen était de 10,3 ans, 72% étaient de sexe masculin. 90% des traumatismes étaient de faible énergie. 80% des lésions ont touché soit le fémur soit l’humérus, le kyste osseux essentiel était la principale étiologie causale. Le résultat final était bon dans 56% des cas.
La prise en charge de ces fractures dépend surtout de la maladie causale et des caractéristiques de la fracture. Le rôle de la radiologie est important et le traitement doit se faire selon une méthodologie précise
La douleur post opératoire chronique.
La douleur postopératoire chronique est définie par une douleur qui survient au décours d’une opération chirurgicale qui persiste plus de 2 mois après la procédure.
Depuis une dizaine d’année, la douleur postopératoire chronique suscite un intérêt croissant et tend à être considérée comme un aspect important de suite de la chirurgie.
Au cours de ce travail, nous avons passé en revue l’incidence des douleurs postopératoires chronique en fonction du type de chirurgie, les principaux facteurs de risque à savoir ceux liés au patient ainsi que les facteurs liés à la chirurgie, la physiopathologie, une description clinique, l’évolution, le retentissement ainsi que les moyens de traitement de ces douleurs.
La prévention semble être possible par des substances anti-hyperalgésiques comme la kétamine en postopératoire, une anesthésie locorégionale ou par la chirurgie mini-invasive, bien que des études ultérieurs soient nécessaires pour le confirmer