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Génétique de l’obésité : vers la compréhension d’un syndrome complexe.
L’obésité est une maladie complexe, tant pour ses formes cliniques que pour ses facteurs physiopathologiques et ses conséquences pathologiques.
L’obésité est devenue un problème de santé à l’échelle mondiale. Ces dernières années , la prévalence de l’obésité n’a cessé d’augmenter partout dans le monde touchant aussi bien les pays développés que ceux en voie de développement.
Si les facteurs environnementaux et épigénétiques expliquent une partie de l’épidémie de l’obésité , les facteurs génétiques contribuent également aux variations interindividuelles dans le risque de l’obésité. Cette proportion de la variation génétique entre les individus représente l’héritabilité.
La connaissance de l’environnement et de ses interactions avec les gènes est la clef des prochaines découvertes pour les maladies complexes telles que l’obésité. La poursuite des recherches dans le domaine de l’obésité devrait amener dans les prochaines années à de nouvelles perspectives dans la compréhension de celle maladie.
Notre travail a porté essentiellement sur les différentes voies de l’exploration génétique et moléculaire de l’obésité en se basant sur les dernières recherches scientifiques dans ce domaine
Le traitement chirurgical de la rupture du tendon rotulien a propos de 10 cas.
Les ruptures du tendon rotulien sont des lésions rares de l’appareil extenseur, compromettent la fonction du genou. De diagnostic facile si récentes, plus difficile si négligées de traitement toujours chirurgical. Les techniques décrites sont nombreuses. Nous avons colligé en 13 ans, dans notre formation, 10 cas de ruptures du tendon rotulien récentes ou négligées, sans arrachement osseux.
Entre 1998 et 2011, dix patients ont été opérés pour rupture du tendon rotulien au service de traumatologie-orthopédie à l’hôpital Ibn Sina à Rabat, 8 ruptures récentes et deux invétérées. Les ruptures récentes ont été traitées par simple suture renforcée par un cerclage au fil d’acier et par plastie dans les cas de rupture négligée.
Le recul moyen est supérieur à 6 ans. Deux complications sont survenues. Les résultats étaient satisfaisants dans 8 cas de rupture récente du tendon rotulien et moyens dans les 2 cas de rupture invétéré et tous ont gardé une amyotrophie du quadriceps.
La rupture du tendon rotulien est une pathologie rare. Le diagnostic précoce est facile et permet de meilleurs résultats. Le traitement des lésions négligées donne des résultats moyens ou médiocres.
Les ruptures du tendon rotulien sont des lésions rares, leur diagnostic et traitement doivent être précoce afin d’éviter le stade des ruptures négligées de traitement plus difficile
Les infections ostéoarticulaires à staphylocoque aureus.
Le staphylocoque aureus est le premier germe responsable des infections ostéoarticulaires qui sont assez fréquente au Maroc. le diagnostic est parfois difficile et repose sur un faisceau d’arguments cliniques, radiologiques, biologique et bactériologique .L’objectif de notre travail est d’étudier le profil de la sensibilité de staphylocoque aureus aux antibiotiques Afin d’optimiser l’antibiothérapie probabiliste, Etudier certains facteurs de risque, et analyser les schémas d’antibiothérapie.
Nous avons procédé à une étude rétrospective durant la période allant de janvier 2007 à novembre 2011. Ont été inclus 35 patients hospitalisés à l’hôpital militaire d’instruction Mohamed V de Rabat présentant une infection ostéoarticulaires microbiologiquement documenté. Pour chaque patient une fiche de renseignement a été établie
Les 35 cas correspondaient à 9 femmes et 26 hommes. L’âge moyen était 46 ans, la localisation tibiale (38%) était prédominante suivie de la localisation fémorale(28%). Quatre type de facteurs de risque ont été identifiés : le matériel d’ostéosynthèse (20%), la fracture ouverte(20%), le diabète(14%) et l’abcès de la partie molle(2,8%). Le taux de résistance des staphylocoques aureus est de 91% pour la pénicilline G 17,1% pour l’oxacilline. Le gentamycine et la flucoxacilline étaient les antibiotiques les plus prescrits.
L’association d’une antibiothérapie efficace avec un traitement chirurgical a été enregistrée chez 80% de nos patients, résultat comparable avec la majorité de travaux de la littérature.
Le geste chirurgicaux étaient prédominés par la séquestrectomie avec drainage (20%), suivie par la fistulectomie (14%), la nécrosectomie (9%) et l’amputation restait le stade ultime de l’évolution.
La complexité et la gravité de ces infections impliquent une prise en charge rigoureuse qui ne peut être que multidisciplinaire. Une collaboration entre chirurgiens-orthopédistes, anesthésistes, infectiologues, microbiologistes et médecin traitant s’impose
Problématique de la sarcoïdose nasosinusienne.
Nous avons rapporté 16 cas de sarcoïdose nasosinusienne colligés dans le service d’ORL de l’Hôpital des Spécialités de Rabat. La sarcoïdose est une maladie granulomateuse chronique non caséeuse où les atteintes nasosinusiennes sont rares. Celles-ci peuvent être isolées (3cas) ou associées (13 cas) à d’autres localisations médiastino-pulmonaires (7 cas), cutanées (8 cas), ganglionnaire cervicale (9 cas) ou autres.
L’atteinte nasosinusienne est protéiforme souvent aspécifique dans son expression clinique et scannographique, et doit être évoquée devant la présence de lésions nodulaires au niveau du septum et/ou au niveau des cornets inférieurs (6 cas).
En biologie, le taux de l’enzyme de conversion de l’angiotensine est souvent élevé
(87% des cas).
La biopsie orientée par l’examen clinique constitue le critère diagnostique principal.
Le profil évolutif des lésions nasosinusiennes de la sarcoïdose et leur réponse au traitement sont variables.
La corticothérapie per os reste le traitement de référence (13 cas), elle est efficace à court terme en améliorant la symptomatologie des patients mais elle semble avoir une efficacité plus discutable à long terme et présente une iatrogénie non négligeable. Cependant, d’autres médicaments peuvent aussi être prescris en cas de contre-indication aux corticoïdes, d’effets secondaires cortico-induits, ou enfin de corticorésistance, tels que les immunosuppresseurs, les antipaludéens de synthèse et l’infliximab. La chirurgie nasosinusienne ne parait indiquée que dans les anomalies anatomiques prouvées et symptomatiques à l’origine d’une obstruction et /ou d’un blocage sinusien
Gestion médicamenteuse pour anesthésie en chirurgie vasculaire.
Les patients programmés pour une chirurgie artérielle ont souvent des atteintes coronaires expliquant le taux élevé de complications cardiaques recensées. Selon les données de la littérature, la stratégie visant à prévenir ces complications se base sur une approche exclusivement médicale. Cette étude vise a démontré l’intérêt de cette médication en chirurgie vasculaire.
C’est une étude descriptive et rétrospective étalée sur une période de 17 mois. Tous les patients ayant eu une chirurgie artérielle programmée ont été inclus et les principales données recueillies étaient la prise de traitement à visée cardio-vasculaire et les complications postopératoires notamment le décès et l’infarctus du myocarde
Notre étude a retrouvé une mortalité de 9% et un taux d’infarctus du myocarde de 5%.La mise sous bêtabloqueurs s’est associée à une mortalité plus basse (4,76% Vs 9%) et à un taux d’infarctus du myocarde plus faible (5% Vs 0%). Il y avait un bénéfice à la mise sous antiplaquettaire aussi bien par la réduction des complications cardiaques que par l’amélioration de la perméabilité des greffons. Les patients sous statines avaient également une mortalité plus basse (7,04% versus 13,79%). L’inhibition du système rénine angiotensine était responsable d’une baisse de la mortalité (7.81% versus 11,11%).
Les bêtabloqueurs, les antiplaquettaires et les statines n’ont jamais été arrêtés en préopératoire alors que les inhibiteurs du système rénine angiotensine ont été interrompus plus d’une fois sur deux. Notre étude a révélé qu’une grande partie des traitements à visée cardiovasculaire sont entamés en préopératoire.
Les traitements bêtabloqueurs, les antiplaquettaires, les statines et les inhibiteurs du système rénine angiotensine permettent la réduction des complications postopératoire en chirurgie vasculair
Fracture-luxation de la cheville (à propos de 23 cas).
Nous avons mené une étude rétrospective d’une série de 23 fractures luxations de la cheville traitées au service de chirurgie orthopédique et traumatologique au CHU AVICENNE de Rabat, sur une période de 02 ans allant de Janvier 2008 à Décembre 2009.
L’analyse globale de nos résultats nous permet de déduire que :
• L'âge moyen de nos patients était de 30 ans (17-78 ans), le sexe masculin était atteint dans 78,2% des cas (sexe ratio : 3,6), les circonstances étiologiques étaient dominées par les accidents de la voie publique (43,5%), et les chutes (30,5%).
• L’exploration radiologique faite de radiographies standard de la cheville de face et de profil ont permis de confirmer le diagnostic et analyser les différents types anatomo-pathologiques de la fracture.
• Selon le type de fracture, l’atteinte de la pince malléolaire est la prédominante
• (69%), suivie de l’atteinte du pilon tibial (22%) puis de l’astragale (9%).
• 26% des fractures luxations de la cheville étaient ouvertes.
• Les indications thérapeutiques dépendent de multiples facteurs qui sont dominés entre autre par le type de fracture et de l’état cutané.
• Le traitement chirurgical reste le traitement de choix de ces lésions, nous l’avons pratiqué dans 22 cas (95.7%). Le traitement orthopédique à des indications relativement limitées, nous l’avons indiqué dans un seul cas (4.3%).
• Les complications relevées étaient l’infection à 26%, l’arthrose tibio-tarsienne à 21.7%, le cal vicieux à 8.7%, l’algodystrophie à 4.3%, et la pseudarthrose à 4.3%.
• Les résultats analysés avec un recul moyen d’un an et 2 mois (entre 6mois et 22 mois) montrent que 44% sont bons, 31% sont acceptables et 25% sont mauvais
Staphylocoque aureus producteur de Leucocidine de Panton et Valentine.
La leucocidine de Panton et Valentine(LPV) est incriminée comme facteur de virulence majeur du staphylocoque aureus(S .aureus).Depuis 1999 ,des souches de S.aureus résistantes à la méticilline d’acquisition communautaire(SARM-CA) sécrétant cette toxine émergent mondialement et sont responsables d’infections cutanées,de pyomyosites,d’ostéomyélites et de pneumopathies nécrosantes sévères.
Dans ce travail,nous avons analysé les principaux aspects épidemiologiques,microbiologiques,cliniques et diagnostiques des infections à S .aureus sécréteur de LPV et nous avons discuté les options thérapeutiques .
Notre objectif est de déterminer la gravité de cette toxine dans les infections sévères à S.aureus, avec une mise au point sur la pneumopathie nécrosante qui présente une entité spéciale rare dans les infections pulmonaires du fait qu’elle touche des sujets immunocompétents en parfaite santé,et que son aggravation est extrêmement rapide au cours du temps et dans les divers territoires du monde .
La mise en place d’un traitement spécifique à savoir la chimiothérapie anti-infectieuse plus les thérapeutiques adjuvantes citant les immunoglobulines intraveineuses ,associé à des mesures d’hygiène appropriées seront nécessaires pour lutter contre la diffusion du S.aureus
Emergence de la résistance aux carbapénèmes chez les bacilles à Gram négatif.
L’émergence de la résistance aux carbapénèmes chez les bacilles à Gram négatif, pose actuellement problème en thérapeutique. Cette résistance peut être due à plusieurs mécanismes : production des bêta-lactamases et/ou céphalosporinases associée à une perte de la perméabilité membranaire chez les entérobactéries et à la production d’enzymes hydrolysant les carbapénèmes, altération de la porine OprD chez Pseudomonas aeruginosa.
Les carbapénèmases constituent un groupe hétérogène d’enzymes dont le point commun est d’hydrolyser au moins un des carbapénèmes. Les plus fréquentes sont KPC (classeA d’Ambler), VIM, IMP, NDM (classeB), OXA-48 et OXA-23(classeD). Ces enzymes sont retrouvées dans une grande variété d’espèces bactériennes (entérobactéries, P. aeruginosa et Acinetobacter baumannii). Les carbapénèmases ont une distribution géographique mondiale, mais certains pays semblent plus spécifiquement touchés.
Ainsi la détection des carbapénèmases fait intervenir plusieurs tests, mais seules les méthodes moléculaires (PCR±séquençage ou hybridation sur puces à ADN) permettent, à l’heure actuelle, de caractériser de façon précise les enzymes produites.
Enfin, il est nécessaire d’appliquer des stratégies thérapeutiques et des moyens de prévention pour limiter la propagation de cette résistance. C’est pourquoi, la collaboration entre pharmaciens, médecins et microbiologistes est nécessaire avant toute antibiothérapie à large spectre
les myiases humaines au centre hospitalier universitaire de Rabat : a propos d’un cas de myiase du cuir chevelu due à Wohlfahrtia magnifica.
La myiase correspond à une infestation de l’Homme et des animaux par des larves de mouches diptères non piqueuses à métamorphose complète appartenant aux Brachycères Cyclorrhaphes. Les larves se nourrissent pendant au moins une période de leur vie de tissus vivants ou morts de l’hôte, des liquides organiques ou de la nourriture ingérée par l’individu.
On distingue trois catégories de myiases : les myiases spécifiques ou primaires ou obligatoires, les myiases semi-spécifiques ou secondaires et les myiases accidentelles.
Nous rapportons l’observation d’un cas de myiase du cuir chevelu à Wohlfahrtia magnifica. Les myiases ne sont pas exceptionnelles au niveau du cuir chevelu car leurs conditions de survie y sont favorables; elles se localisent souvent au vertex qui, du fait de son émergence, reste la partie la plus exposée.
L’examen montrait un patient apyrétique à l’état général conservé, sans adénopathie cervicale associée. Il existait sur le sommet du crâne une ulcération de 3,5 cm de diamètre d’où suintait une sérosité claire, délimitée par une base érythémateuse et laissant apparaître de nombreuses larves.
Le traitement repose sur l’extirpation mécanique des larves par des dispositifs médicaux et des solutions aqueuses ou huileuses.Le nettoyage de la plaie associé à un traitement antiseptique local et à une antibioprophylaxie à large spectre (amoxicilline + acide clavulanique) permettait la cicatrisation définitive de l’ulcération.
La prophylaxie reste la meilleure attitude thérapeutique. Elle comporte plusieurs volets : une enquête épidémiologique menée d’envergure ainsi que la mise en place de mesures prophylactiques générales et spécifiques pour contrecarrer l’extension de cette mouche
les thrombopénies en réanimation a propos de 50 cas aux service de reanimation de l'HMIMV de Rabat.
L’apparition de la thrombopénie est une complication fréquente, qui peut être constaté dans de nombreuses situations pathologiques, chez les patients de réanimation.
Objectifs > Préciser l’incidence de la thrombopénie en réanimation, les facteurs associés avec son développement , les étiologies et le devenir des patients thrombopéniques.
Méthodes > Étude prospective, incluant les patients admis au service de réanimation médico-chirurgicale, durant la période allant de Mars à juillet 2011 et ayant présenté, au moins une fois au cours de leur séjour, un taux de plaquettes < 150 G/L. Les patients inclus ont été suivis de façon prospective jusqu’à leur sortie de réanimation ou leur décès.
Résultats > Ont été inclus 130 patients âgés en moyenne de 55.25 ans. Cinquante patients ont eu une thrombopénie (incidence = 38 %). Le taux de mortalité était de 56 %. Une thrombopénie à l’admission a été notée chez 25 % des patients.
Les principaux facteurs de risque liés à la survenue de la thrombopénie étaient le sepsis, le syndrome de détresse respiratoire aigue, les traumatismes graves, l’admission post-opératoire, et la présence de cathéters intravasculaires invasifs.
Les résultats concernant la valeur pronostique de la survenue d’une thrombopénie rejoignent ceux de la littérature avec une surmortalité liée à la thrombopénie associée aux états septiques,au syndrome de détresse respiratoire aigue et au saignement.
Conclusion > La thrombopénie est fréquente en réanimation. Le sepsis et le saignement se sont révélés comme des facteurs de risque majeurs associés à la thrombopénie. Dans cette étude la thrombopénie était un facteur prédictif de mortalité chez les patients de réanimation.
La décision de transfuser des plaquettes reste dépendante du taux de plaquettes, de son étiologie, de son retentissement clinique et de la réalisation d’un geste invasif