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Déterminants de choix de l allaitement ; étude prospective auprès 120 femmes A la maternité souissi de Rabat
L’allaitement au sein peut êtreconsidère comme l’un des maillons essentiels de la survie de l’humanité.IL constitue l’aliment optimal du jeune nourrisson ; le mieux ajusté a ses besoin et ses capacité. Cependant on continue à observer la progression déplorable de l’allaitement artificiel dans les pays en voie de développement.
En effet le recul de l’allaitement maternel au Maroc constitue un problème de la santé public passant de 52% en 1992 à 15% seulement en 2006.
Dans ce cadre on n’a mené une étude, basée sur l’interrogatoire de 120 femmes (ayant accouchées a la maternité Soussi de Rabat et vues au centre diagnostic massjid à Akkâri ; 40 femmes ;)
A son issue on a constaté que la prévalence de l’initiation de l’allaitement maternel est de 86%, or seulement 30% de ces femmes ont poursuivies l’allaitement sein au-delà de 10 semaines.
L’analyse objective des causes de sevrage prématuré du lait maternel dans notre étude nous a permet de constater le rôle majeure de professionnels de santé dans le choix du mode d l’allaitement et sa durée
Complications des fractures déplacées du col fémoral chez l’enfant : Quels sont les facteurs de risque
Les fractures du col fémoral chez l’enfant sont rares, mais graves par les nombreuses complications qu’elles peuvent engendrer.
Les facteurs de survenue de ces complications sont controversés et sujet à discussion.
Le but de notre travail est d’étudier la prévalence des complications suite au traitement chirurgical des fractures déplacées du col fémoral chez l’enfant et de rechercher les facteurs de risque de leur survenue.
Nous avons revu de façon rétrospective les dossiers des enfants opérés au sein du service de Traumatologie et d’Orthopédie de l’Hôpital d’enfants de Rabat entre 1999 et 2010 pour les fractures déplacées du col fémoral. Les éléments radio-cliniques, thérapeutiques, l’évolution et l’apparition éventuelle de complications ont été étudiés.
La présence ou non de nécrose de la tête fémorale a été considérée comme variable dépendante.
Le modèle de régression logistique binaire a été utilisé pour la recherche de facteurs de risque.
La série comportait 26 cas. La prévalence de la principale complication (nécrose de la tête fémorale) était de 23 %.
Le seul facteur de risque statistiquement significatif de notre série était la présence de coxa vara.
Dans notre série, la coxa vara est le principal facteur de risque de survenue de la nécrose céphalique chez les enfants opérés pour une fracture déplacée du col fémoral. Cette notion non décrite dans la littérature devrait être confirmée par une étude méta-analytique.
Cependant, on recommande comme la majorité des auteurs une chirurgie percutanée dans les 48 heures avec fixation par vis cannulée
Impétigo chez l’enfant , apropos de 12 cas
L’impétigo se définit comme une infection cutanée bactérienne chez l’enfant d’âge préscolaire et scolaire. Il est très contagieux et se transmet par auto ou hétéro inoculation. C’est une infection non immunisante.
L’impétigo est dû à des cocci positif, le streptocoque béta hémolytique du groupe A ou le staphylocoque Aureus ou l’association des deux .Cliniquement, l’impétigo peut se présenter sous deux formes :
Impétigo non bulleux : vésicullobulle dont le contenu va se troubler et se rompre, puis un suintement va apparaitre et une croute jaunâtre mélicérique.
Impétigo bulleux : bulles mesurant 1à 2 cm contenant du pus sans aréoles inflammatoires, ces bulles persistent pendant 2 à 3 jours laissant places à des vastes érosions d’extension rapide.
Le diagnostic est purement clinique, les prélèvements bactériologiques mettent en évidences des staphylocoques béta hémolytiques du groupe A, ou des staphylocoques Aureus.
L’histologie est rarement nécessaire.
Le diagnostic différentiel de l’impétigo fait discuter l’ensemble des autres pathologies pouvant simuler un impétigo :Les infections virales, fongiques, parasitaires, l’eczéma, l’incontinentia pigmenti, les dermatoses bulleuses héréditaires et auto-immunes, psoriasis pustuleux, en période néonatale: érythème toxique, mélanose pustuleuse transitoire, et acropustulose infantile.
Le traitement de l’impétigo repose sur l’antibiothérapie sans négliger le rôle des mesures d’hygiène et de l’éviction scolaire.
Notre étude porte sur 12 cas cliniques suivis en consultation dermatologique durant 2 années pour impétigo. L’âge varie entre 2 ans et 6ans, 8 garçons et 4 filles, des antécédents infectieux chez 10 cas, 7 cas issus d’un niveau socio-économique bas, 6 cas mènent une vie collective. Les prélèvements bactériologiques faits en faveur d’une origine staphylococcique chez 9 cas. L’évolution sous traitement était favorable chez l’ensemble avec récidive chez 2 cas
Les stratégies thérapeutiques dans le traitement des adénocarcinomes métastatiques du rectum ( à propos de 14 cas).
Par sa fréquence et sa gravité, le cancer du rectum constitue un problème majeur de santé publique, les métastases hépatiques synchrones qui sont retrouvées chez environ 20% des malades au moment du diagnostic de cancer colorectal posent indiscutablement des problèmes de stratégie thérapeutique.
Dans ce contexte, nous avons rapporté une étude rétrospective concernant 14 cas d’adénocarcinome métastatique du rectum opérés au service de chirurgie viscérale I de l’HMI de Rabat de Janvier 2006 à Décembre 2011.
• L’âge moyen de nos patients était de 57 ans compris entre 38 et 70 ans, répartis en 11 hommes et 3 femmes avec un sexe ratio H/F de 3,6 ;
• La tumeur primitive était située sur le bas rectum dans 36 % des cas, sur le moyen rectum dans 43 % des cas et sur le haut rectum dans 43 % des cas.
• Les métastases hépatiques ont été retrouvées chez 13 patients dont 2 présentent des métastases pulmonaires associées et un patient présentant une carcinose péritonéale associée. Un seul patient dans cette série avait présenté des métastases ganglionnaires.
• Sur le plan thérapeutique, les stratégies de prise en charge ont différé selon le stade, le siège de la tumeur primitive et des métastases, et les patients ont été discutés au cas par cas en RCP.
Au terme de cette étude et à la lumière des données de la littérature, il en ressort que la décision de la stratégie thérapeutique adaptée à chaque patient nécessite un bilan préthérapeutique spécialisé, un examen clinique par un chirurgien avant tout traitement, puis une discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) associant gastroentérologues, chirurgiens, radiothérapeutes, chimiothérapeutes, radiologues et anatomopathologistes
Les principales bactéries isolées des pus profonds et leur comportement vis-à-vis des antibiotiques
L'abcès profond est une infection résultant de la rupture de la barrière anatomique permettant le développement de bactéries produisant du pus. Le pus est formé par des granulocytes neutrophiles, des cellules mortes, des débris et des compléments des tissus nécrotiques. L'abcès peut siéger sous la peau, dans les ganglions, organes, et leurs gravités est fonction de leurs localisations. Une antibiothérapie puissante et adaptée est essentielle, afin d'éviter le risque d'impasse thérapeutique.
Objectifs :
- Déterminer les principales bactéries isolées à partir des pus profonds et leur comportement vis-à-vis des antibiotiques utilisés.
- Rapporter les principales infections qui s’accompagnent de pus profonds recensés dans les services de l’HMIMV.
Matériel et méthodes :
Etude descriptive, rétrospective menée au laboratoire de Microbiologie de l’HMIMV. Elle s’étend sur toute l’année 2010. Sont inclus tous les prélèvements purulents analysés. L’uniformisation des données a été faite sur logiciel Microsoft Office Excel®. L’exploitation a été réalisée sur SPSS version 18.0®.
Résultats :
362 prélèvements purulents ont été recueillis en 2010 à partir de différents services. La majorité des prélèvements provenaient du service de la chirurgie viscérale et thoracique (16.8%). Les services pourvoyeurs étaient l'accueil (13.9%), la traumato-orthopédie (11,7%),… Nous avons isolé diverses bactéries, dont 13.5% sont des Escherichia coli, 10% des Staphylococcus aureus, 6.9% des Streptocoques alpha hémolytique, 6.6% des Pseudomonas aeruginosa, 3.7% des Enterococcus faecalis groupe D.
Conclusion :
Lors de la prescription des antibiotiques, le médecin doit être sensibilisé sur le bon usage de ces médicaments, l'application des procédures d’hygiène, et l’élaboration d’un réseau de surveillance des résistances bactériennes sont vivement conseillées
Evaluation des risques professionnels dans les laboratoires d’analyses médicales :cas du laboratoire de bactériologie-sérologie-hygiène HIS.
Le laboratoire de biologie médicale est un lieu à risque. Risques chimiques, physiques et surtout infectieux.Ces risques sont d’autant plus importantsque les règles d’hygiènes et de sécurité sont bafouées.
Notreétude épidémiologique descriptive, de type transversal, a pour objectif d’évaluerles risques professionnels, d’estimer les dommages potentiels rattachés à ces risques chez le personnel exerçant dans le laboratoire de bactériologie-sérologie-hygiène de l’Hôpital Ibn Sina de Rabat.
L’évaluation des risques professionnels pratiquée au niveau du laboratoire de bactériologie a montré que le personnel de ce service est exposé surtout aux risques biologiques, aux risques liés à l'exposition aux produits chimiques et au stress. Il est également exposé à d'autres risques liés aux postures, aux bruits, à l'éclairage et aux ambiances thermiques.
Pour cela, une réflexion sur la conception des locaux et sur l'équipement du laboratoire doit êtremenée, en fonction des objectifs recherchés. La prise en charge des accidents, en particulier des accidents d'exposition au sang, est aujourd'hui bien standardisée.Le respect des règles de bonnes pratiques et d'hygiène générale, la formation et l'information du personnel, l'élimination des déchets sont les autres axes d'une politique de prévention active
Potentialités thérapeutiques d’Opuntia ficus indica au Maroc et en Tunisie
L’ethnopharmacologie est une discipline qui s’inspire des savoirs traditionnels des différents peuples et culture à des fins thérapeutiques. Elle présente un moyen de découverte de nouveaux principes actifs.
L’Opuntia ficus indica, présente largement dans le milieu rural tunisien et marocain, est utilisée fréquemment par la population locale pour ses vertus thérapeutiques. Notre enquête ethnopharmacologique a été réalisée dans ces deux pays maghrébins, afin de comparer l’utilisation thérapeutique par les deux populations, elle a été menée auprès des herboristes, des consommateurs, des professionnels de beauté et des phytothérapeutes.
Quelques indications thérapeutiques rapportées ont été vérifiées par plusieurs études scientifiques. D’après la bibliographie, les extraits des raquettes ou des cladodes possèdent une activité anti inflammatoire, anti allergique, anti ulcéreuse, chondroprotectrice, antigénotoxiques et semblent avoir une action hépatoprotectrice contre les pesticides organophosphorés. Le fruit, son jus et l’huile des ses graines portent une activité anti oxydante. L’huile des graines possède une action diététique. Le fruit possède également une activité neuroprotectrice et diurétique. Les fleurs ont montré également une activité diurétique intéressante.
L’analyse des résultats traités par SPSS ont montré une ressemblance au niveau des différentes indications thérapeutiques proposées par nos informateurs marocains et tunisiens. Des différences ont été notées, probablement dues à un ensemble de facteurs propres à chaque pays. Cependant la comparaison des aspects pharmacologiques de la plante dans les deux pays nécessite encore une étude complète sur l’identification et les dosages des principes actifs contenus dans le figuier de barbarie tunisien
Apport des paramètres biologiques dans le diagnostic, la détermination de l’étiologie et le suivi thérapeutique d’une méningite présumée bactérienne. (Etude prospective au laboratoire de bactériologie Avicenne).
Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic et le traitement des infections, les méningites restent une cause importante de mortalité et de morbidité. Un diagnostic rapide et précis de l’agent étiologique est capital pour la prise en charge et l’évolution des méningites bactériennes.
L’examen essentiel est l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR). La coloration de Gram met en évidence des bactéries dans 50 à 80% des cas et la culture est positive dans au mieux 80% des LCR. Cependant, en cas de traitement précoce, la sensibilité de ces deux tests est inférieure à 50%. L’analyse biochimique et cytologique du LCR manque aussi de spécificité et de sensibilité. Afin d’augmenter les preuves diagnostiques, d’autres tests biologiques sont disponibles. L’agglutination des particules de latex est adaptée à la détection des antigènes bactériens présents dans le LCR de patients suspects de méningites d’origine bactérienne. Ces tests permettent de détecter la plupart des germes responsables d’infection du système nerveux central mais ils manquent de sensibilité.
Plus que jamais, le diagnostic des méningites bactériennes et leur prise en charge nécessitent différents tests biologiques ainsi qu’une approche multidisciplinaire
Données bactériologiques de l’analyse d’un liquide céphalo rachidien dans un service de bactériologie à l’HMIMV.
Introduction : Les méningites bactériennes sont des urgences diagnostiques associées à un risque important de mortalité et de séquelles. L’examen cytobactériologique du LCR demeure l’examen de référence qui affirme le diagnostic, identifie le germe et étudie sa sensibilité aux antibiotiques.
Objectifs : Identifier les bactéries isolées des LCR et étudier leur comportement vis-à-vis des antibiotiques.
Méthode: Dès réception du LCR, on a procédé à la culture puis à l’examen macroscopique. S’en est suivi l’examen cytologique puis la coloration de Gram. L’identification des cultures a été effectuée après 24 à 48 heures d’incubation. Enfin l’antibiogramme a été réalisé.
Résultats : 899 LCR ont été colligés entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2011. La prévalence des cas confirmés de méningite a été de 2,45%. 26 bactéries ont été identifiées avec prédominance de bactéries nosocomiales (76%) : Staphylocoques 40%, Acinetobacter baumanii 12% et 4% pour chacune des bactéries tel que Pseudomonas aeruginosa, Stenotrophomonas maltophilia, Corynebacterium, Klebsiella pneumoniae, Entérobacter cloacae et Serratia odorifera. Les bactéries responsables de méningites communautaires ont constitué 24% des bactéries isolées avec 20% pour Streptococcus pneumoniae qui prédomine et un seul isolat (4%) pour Neisseria meningitidis.
Discussion : Les patients essentiellement militaires sont vaccinés d’où le faible taux de méningites communautaires. Les bactéries nosocomiales notamment les Staphylocoques et les Acinetobacters ont été multirésistantes comme décrit dans la littérature. Le pneumocoque n’a pas présenté de sensibilité diminué à la pénicilline contrairement au contexte national.
Conclusion : Le respect des règles d’hygiène et le bon usage des antibiotiques sont nécessaires pour diminuer le risque d’infections nosocomiales et le nombre de bactéries multirésistantes
Etude de l’efficacité de cynara humilis sur les brûlures : modèle de la brûlure thermique chez le rat.
L’Organisation mondiale de la Santé définit la brûlure comme « une lésion de la peau ou de tout autre tissu humain causée par un Trauma- thermique. Elle se produit lorsque certaines ou la totalité des cellules de la peau ou d’autres tissus sont détruites par des liquides bouillants (ébouillantement), des substances solides brûlante (brûlures par contact) ou des flammes (brûlures par flamme) »
Cette thèse est divisée en deux : La première partie de ce travail consiste en une étude bibliographique. Elle débute par une description des brûlures, rappelle anatomique de la peau, la biologie de la cicatrisation, traitement local de la brûlure et une description botanique de la plante Cynara humilis.
La deuxième partie concerne l’étude de l’efficacité de la plante Cynara humilis dans le traitement des brûlures cutanées qui a été comparée à celle de la sulfadiazine d’argent. L’étude a été réalisée sur 17 rats mâles Wistar brûlés en région dorsale. Les rats ont été divisés en trois lots égaux. Le premier lot a été traité quotidiennement avec la vaseline officinale, le deuxième avec la poudre de la racine de cynara humilis et le dernier lot avec la préparation contenant le sulfadiazine d’argent. 4 et 12 jours plus tard les rats ont été anesthésiés et des échantillons de peau brûlée ont été réalisés pour des examens histopathologiques.
Ce travail sera la première étude visant à démontrer l’efficacité thérapeutique de la poudre de racine de Cynara humilis sur la brûlure. Cette étude a été effectuée au laboratoire de pharmacologie et de toxicologie de la FMPR.
En conclusion, l’étude montre, que la poudre de la racine de cynara humilis favorise la cicatrisation des brûlures cutanées dans le modèle de rat