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Môle hytdatiforme et facteurs pronostiques A propos de 187cas
Notre travail représente une étude rétrospective portant sur 187 observations de grossesses môlaires colligées dans le service de Gynécologie et Obstétrique M1à la Maternité Universitaire Souissi du CHU Ibn Sina de Rabat, durant une période de 10 ans allant du premier Janvier 2000 à la fin Décembre 2009.
La fréquence de la môle hydatiforme dans notre série est de 2 pour mille grossesses.
L’âge des patientes varie de 15 à 53 ans avec une moyenne d’âge de 31ans. La nulliparité est retrouvée dans 32 % des cas.
Des antécédents d’avortement ont été retrouvés dans 18,7 % des cas et de grossesse molaire dans 4,2 % des cas.
Les métrorragies associées à un utérus plus gros que ne le voudrait l’âge gestationnel constituent les signes les plus fréquents et les plus typiques. En effet, 85 % de nos patientes ont présenté ces signes.
L’échographie associée au dosage de β-hCG représentent les moyens les plus fiables pour le diagnostic positif (95,1 % et 88,7% de nos cas respectivement). La confirmation histologique était obtenue chez 51.8 % de nos patientes. 13 patientes ont présenté une môle invasive au diagnostic initial.
109 môles hydatiformes sont traitées par simple aspiration utérine. 32 cas ont eu une hystérectomie totale.
L’évolution de la môle hydatiforme était favorable chez 142 cas soit 76 %. Au cours de la surveillance, 30 cas ont évolué vers une môle invasive et 2 cas vers un choriocarcinome. Toutes les môles invasives sont traitées par chimiothérapie et 17 ont bénéficié en plus d’une hystérectomie totale.
Afin d’améliorer le pronostic de ces maladies, le diagnostic doit être précoce avec un traitement adéquat et une surveillance rigoureuse
Traitement endoscopique de l’anneau de Plummer Vinson : Expérience Marocaine pilote
Le syndrome de Plummer Vinson (SPV) est une entité rare caractérisée dans sa forme complète par l’association d’une dysphagie haute, d’une anémie ferriprive et d’une membrane de l’œsophage cervical. L’objectif de notre étude est de reconnaitre les aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutifs du SPV dans notre contexte marocain et de les comparer aux données de la littérature.
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive des cas du SPV colligés au service de Médecine « C » (Pr A.E. ESSAID) du CHU Ibn Sina de Rabat sur une période de 18 ans de Septembre 1993 à Décembre 2011.
135 patients ont été colligés. L’âge moyen était de 43 ans. Le délai moyen du diagnostic du SPV était de 5 ans et 4 mois. La dysphagie était le motif de consultation de 98,5 % de nos patients. 70,3% de nos malades avaient un syndrome anémique avec une anémie hypochrome microcytaire. L’anneau de l’œsophage cervical était présent dans 100% des cas à la FOGD. Une dilatation endoscopique a été réalisée dans 97 % des cas. Une effraction de l’anneau par fibroscope était notée dans 3 % des cas. Un traitement martial a été instauré chez les patients ayant une anémie ou une sidéropénie. L’évolution était favorable dans 69% des cas. Une récidive de la dysphagie était observée dans 27,3 % des cas. Une dégénérescence maligne était notée dans 3,7% des cas.
Le SPV est une entité rare dans notre contexte marocain. Son traitement repose essentiellement sur la dilatation endoscopique et la supplémentation martiale. Une surveillance endoscopique rapprochée est nécessaire en raison du grand risque de dégénérescence maligne
Dilatations kystiques du cholédoque a propos de 12 cas
Les dilatations kystiques du cholédoque sont des malformations congénitales rares de la voie biliaire principale (0,8 % des lésions de l’arbre biliaires).
Matériel et méthodes : notre étude est rétrospective sur une période de vingt ans et concerne tous les cas opérés de dilatations kystiques du cholédoque.
Résultats : entre Janvier 1987 et Décembre 2010, sur près de 6000 patients opérés de lésions biliaires, 12 présentaient une dilatation kystique du cholédoque. Il s’agissait de femmes d’âge moyen de 39 ans [18-77 ans]. La symptomatologie clinique était principalement faite de douleurs de l’hypochondre droit avec un tableau d’angiocholite chez trois patients. L’échographie et la TDM ont permis de poser le diagnostic de la dilatation biliaire dans près de 90% des cas. Les opacifications peropératoires de la voie biliaire ont permis de confirmer le diagnostic dans 100% des cas. Le traitement a consisté en une résection et anastomose bilio digestive dans dix cas et une dérivation cholédoco-duodénale sans résection chez un patient. Un patient a subi une duodéno-pancréatectomie céphalique en raison d’une dégénérescence néoplasique. L’évolution à long était favorable avec un recul moyen de cinq ans.
Discussion : Les dilatations kystiques du cholédoque représentent des malformations congénitales rares. La prédominance féminine est rapportée par un grand nombre d’auteurs. Le diagnostic préopératoire est facile grâce à l’imagerie. En revanche, la malignité (30 à 40 % des cas) ne peut être confirmée qu’à l’examen extemporané peropératoire. Toute dilatation kystique diagnostiquée à l’imagerie doit conduire à une résection prophylactique du segment atteint suivie d’une anastomose bilio-digestive.
Conclusion : Bien que rare, les dilatations kystiques du cholédoque doivent êtres recherchées devant toutes pathologies hépatobiliaire. L’exérèse chirurgicale prophylactique permet d’éviter le risque de dégénérescence
Diagnostic de la thrombose portale post-splénectomie chez l’enfant et sa prévention par les antiagrégants plaquettaires
Il s’agit d’une étude rétrospective de 06 cas de thrombose portale post-splénectomie chez l’enfant, au service de chirurgie A de l’hôpital d’enfant de rabat, sur une période de 15 ans, de 1996 à 2011.
Notre travail a comme but, de définir l’incidence de cette complication dans notre contexte, ses modes de révélation, son traitement et sa prévention.
Dans notre série, la prédominance du sexe masculin était nette, ainsi que le contexte de maladie hématologique sous-jacente retrouvé dans 85% des cas.
Tous nos patients ont bénéficié d’un bilan radiologique par écho-doppler systématique, qui a permis le dépistage de quatre cas asymptomatique et le diagnostic positif à 100%.
L’évolution de nos malades sous héparinothérapie précoce était très satisfaisante ainsi :
• Trois malades ont eu une stabilisation, avec reperméabilisation de l’arbre portale.
• Les trois autres, ayant une thrombose étendue à la veine mésentérique supérieure, ont été stabilisés, avec formation à long terme d’un cavernome portal.
• Aucun infarctus mésentérique n’a été noté.
La prophylaxie par les antiagrégants plaquettaires, semble diminuer le risque de survenue de la thrombose portale, mais n’empêche pas son apparition.
Ce travail rejoint les résultats des revues de la littérature confirmant que la thrombose portale reste une complication non rare de la splénectomie chez l’enfant, son diagnostic positif est basé sur un bilan écho-doppler précoce et sa prévention reste encore sujet de recherche
Evaluation de la prise en charge de la douleur chez le malade cancéreux
Le cancer est une maladie chronique qui affecte la qualité de vie des patients d’où l’idée d’évaluer la qualité de prise en charge de leurs douleurs.
Il s’agit d’une étude prospective d’évaluation, réalisée sur 4 mois, du 02 décembre 2011 au 30 mars 2012 au sein des différents services de l’hôpital militaire Moulay Ismail à Meknès.
L’étude a intéressé 60 patients (26 femmes et 34 hommes), la moyenne d’âge est de 52,2 ans. Selon l’échelle verbale simple, la majorité de nos patients (83,4%) avaient des douleurs, 68,4% avaient des douleurs modérées à sévères, seul 35% d’entre eux sont sous antalgiques palier 3. 37% ont des scores PMI négatifs, ce qui indique une insuffisance de traitement antalgique.
Les résultats de cette étude montrent que la prise en charge de la douleur cancéreuse est insuffisante, pour des raisons d’organisation.
Cette situation ne peut s’améliorer sans la mise en place d’une stratégie globale de prise en charge de la douleur chronique
les complications infectieuses apres transplantation renale :experience du service de nephrologie du CHU IBN SINA de Rabat . A propos de 23 cas
Les complications infectieuses survenant après la transplantation rénale (TR) sont des complications fréquentes du traitement immunosuppresseur. Elles entrainent 27 % de décès des patients avec un greffon fonctionnel.
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 23 patients présentant une complication infectieuse après TR sur une période de 10 ans (2000 -2010).
Nous avons analysé : les données cliniques, biologiques, radiologiques, les facteurs favorisants, le type, la chronologie des infections, les traitements et l’évolution.
L’âge moyen de nos patients est de 34±15,4 ans, avec une prédominance féminine (sexe ratio =1,3). On note dans 8% des cas un antécédent personnel de diabète, 16% des cas présentaient des infections urinaires à répétition et 12% des cas étaient séropositifs pour l’hépatite virale B avant la TR. Le bilan infectieux réalisé avant la TR est normal chez tous nos patients. Le délai moyen de l’ablation de la sonde double J est de 18+/-4,3 jours. Les complications infectieuses précoces survenant au cours du premier mois sont peu fréquentes dans notre série (7 cas) .Elles sont de type viral dans 42,8% des cas, bactérien dans 42,8% des cas et mycosique dans 14,3% des cas. Les complications infectieuses de la période intermédiaire (2-6 mois) sont représentées par les infections bactériennes dans 43,3% des cas, les infections virales dans 46,6% des cas et les infections parasitaires dans 10 % des cas. Les infections de la période tardive (au delà du sixième mois) sont dominées par les infections bactériennes dans 43,4% des cas, suivies par les infections virales et les infections parasitaires dans respectivement 37,7% et 10,14% des cas et en dernier lieu viennent les infections fungiques dans 8,7% des cas. L’évolution sous traitement est favorable chez tous nos patients avec un risque de récidive surtout pour les infections urinaires et virales.
Les complications infectieuses après TR restent potentiellement graves nécessitant un diagnostic et une prise en charge précoces. La susceptibilité à l'infection est fortement influencée par les conditions chirurgicales, le niveau d’immunosuppression, l'exposition environnementale et les mesures de prophylaxie
Tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas : à propos de deux cas et revue de la littérature
La tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas (TPPSP) est une tumeur exocrine rare, maligne de bas grade, qui prédomine chez la femme jeune à la deuxième décennie. Elle a été décrite initialement par Frantz en 1959.
Nous rapportons deux observations cliniques à travers lesquelles on fait une revue de la littérature, en vue de proposer une meilleure prise en charge de cette affection.
L’imagerie radiologique, en particulier lorsqu'elle est combinée avec les caractéristiques cliniques, tels que l'âge et le sexe, soulève la possibilité d'une TPPSP. Mais l’examen anatomopathologique couplé à l’immunohistochimie reste l’élément clé du diagnostic, et permet aussi d’écarter les diagnostics différentiels dont le principal est la tumeur neuro-endocrine du pancréas. L’histogénèse de cette tumeur reste toujours controversée. La chirurgie est le meilleur traitement curatif pour ces tumeurs. Une résection complète devrait être l'objectif de cette chirurgie. Il faut éviter les résections trop conservatrices qui exposent au risque de récidive tumorale. Les organes adjacents envahis, les métastases à distance ainsi que les récidives tumorales doivent être réséqués dans la mesure du possible. Les thérapies adjuvantes sont peu utilisées, essentiellement au « cas par cas », ce qui ne permet pas de tirer des conclusions quant à leur efficacité. De manière générale, le pronostic des patients atteints de TPPSP est bon, même avec une récidive locale, ainsi le taux de survie globale à 5 ans est d’environ 95% et il peut atteindre 97% chez les patients qui ont subi une résection chirurgicale réglée. Bien que la résection chirurgicale est généralement curative, une surveillance post-chirurgicale prolongée, par échographie et TDM abdominales, au minimum pendant 10ans est nécessaire en raison des récidives possibles et de la lenteur d’évolution
Traitement chirurgical des fractures du quart inférieur de la jambe ( a propos de 63 cas ).
Il s’agit d’une étude rétrospective de 63 cas opérés durant une période de 4 ans, depuis le mois de mai 2007 au mois de mai 2011 pour une fracture du quart inférieur de la jambe et suivis dans le service de traumatologie-orthopédie IBN SINA de Rabat.
L’âge moyen de nos malades était de 35 ans avec une prédominance masculine (66,66%)
Les circonstances étiologiques sont dominées par Les accidents de la voie publique dans 73% des cas.
Selon la classification d’AO Muller, les fractures type A1 représentent 66,66% des cas.
Dans notre série nous avons traité 54 cas par enclouage centromédullaire avec verrouillage statique, Le péroné était fixé chez 23 patients (53%). Le délai moyen de consolidation est de 25 semaines, avec 71% des résultats satisfaisants.
Sept fractures ont été traité par plaque vissée soit 11,11% des cas, le résultat était anatomique dans 45%, 3 cas de déviation sagittale et frontale inférieur à 5°.
Les complications relevées sont 9 cas d’infection superficielle, 4 cas de nécrose cutanée, 2 cas de cal vicieux, 8 cas de pseudarthrose et 3 cas d’algodystrophie
D’après nos résultats et ceux des autres séries on note l’efficacité de l’ostéosynthèse par plaque et clou, dans le traitement des fractures du quart inférieur de la jambe et surtout la place de l'enclouage centromédullaire verrouillé dans le traitement des fractures ouvertes.
La synthèse du péroné est nécessaire à la réduction et à la stabilité du tibia surtout lorsque le trait péronier est malléolaire externe. Les ouvertures cutanées stade III restent des indications de la fixation externe
Les malformations anorectales chez l’adulte : à propos de deux cas et revue de la littérature.
Les malformations anorectales chez l’adulte sont des anomalies congénitales rares du tube digestif qui prédominent chez le sexe féminin, surtout dans les pays en voie de développement. Ce sont des malformations qui persistent jusqu’à l’âge adulte car elles ne sont pas détectées à la naissance ou cachées par les familles.
Notre travail porte sur deux observations de malformations anorectales vues au stade adulte à travers lesquelles une revue de la littérature sera faite, pour proposer une prise en charge de cette affection.
Il s’agit d’un homme de 24 ans présentant une dyschésie anale en rapport avec un abouchement anormal du canal anal qui est rétréci corrigé par une réimplantation anale avec reconstruction sphinctérienne; l’autre cas est une femme de 18 ans avec une malformation anovulvaire corrigée par la même technique.
Les caractéristiques cliniques, avec l’imagerie (lavement baryté, IRM pelvienne), l’endoscopie et la manométrie anorectale, permettent de confirmer le diagnostic et classer ces anomalies en 3 types : basses, intermédiaires, et hautes.
Les formes basses sont traitées d’emblée par une réimplantation anale et anoplastie simple tels nos deux cas, alors que les formes hautes ou intermédiaires relèvent d’une chirurgie complexe avec souvent une dérivation digestive transitoire.
Les techniques chirurgicales sont nombreuses, actuellement l’anorectoplastie sagittale postérieure et surtout la voie laproscopique constituent le traitement de référence, mais leur évaluation nécessite un suivi à long terme.
Les formes basses ont un pronostic fonctionnel généralement bon, cependant le pronostic est plus réservé pour les autres formes.
La prévention passe par la sensibilisation et le dépistage précoce et systématique des anomalies anales à la naissance
Les tumeurs pseudopapillaires et solides du pancreas chez l’enfant A propos de trois cas
Les tumeurs pseudopapillaires et solides du pancréas sont des tumeurs rares, atteignant préférentiellement le sexe féminin. Leur évolution est lente , avec un faible potentiel de malignité , avec de rares cas d’agressivité loco-régionale.les formes métastatiques sont très rares .
La grande majorité des auteurs accorde la paternité de la découverte de cette tumeur à Frantz en 1959.
La présentation clinique est variable et non spécifique : le symptôme le plus fréquent est la douleur abdominale, mais d’autres signes peuvent être présents telle une masse abdominale ou des signes de compression digestives ou biliaires. De rares cas ont été présentés sous la forme d’un abdomen chirurgicale, surtout après un traumatisme abdominale.
Les examens biologiques sont peu contributifs au diagnostique, par contre les examens radiologiques peuvent être évocatrices (surtout s’ils sont corrélés au données cliniques), et peuvent dans certains cas d’évoquer le diagnostique en préopératoire.
La thérapeutique reste dominée par la chirurgie, qui devra viser une résection complète de la tumeur, ainsi que des métastases, avec des limites saines. Cette chirurgie doit être le plus économique que possible, et laisser le maximum de parenchyme saine. Dans certain cas, une chimiothérapie néoadjuvante peut rendre la résection tumorale plus facile. Le traitement de la douleur doit faire partie de la prise en charge du malade, ainsi que le volet psychologique des patients