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Enquête épidémiologique sur la cécité et la baisse de vision dans la province de Laayoune
les études faites dans la région sont anciennes et se trouvent donc dépassées pour raisonner des actions et programmes pertinents. Le présent travail permettra de pallier à cette carence d'informations en fournissant des données fiables sur la prévalence et les causes des déficiences visuelles
Matériel et Méthode :une enquête en population par sondage aléatoire en grappes (intéressant une strate urbaine et une strate rurale) a été conduite dans la province de Laayouneen 2009. Les procédures utilisées furent celles proposées par le Programme OMS de prévention de la cécité. La définition de la cécité et la basse vision est fondée sur la Classification internationale des maladies version 10 (CIM-10)
Résultats :Au terme de notre étude 2698 personnes de tout âge ont été examinées, L’âge moyen de la population est de 28,87± 18,6ans.
La prévalence de la cécité est de 0,9%, celle de la baisse de vision de 5,30%,
Les principales causes de baisse de vision sont : Les erreurs de réfraction (45%),la cataracte (35%) et l’aphaquie (6%).
Les principales causes de cécité sont : la cataracte (36%), les opacités cornéennes (25%), la phtisie (11%)
Conclusion :La prévalence de la cécité et la basse vision dans la province de Laayoune, reste élevée par rapport à l’enquête nationale de 1992 et similaire à d'autres pays en développement. La majorité des cas sont des causes traitables et / ou évitables, la réduction de la cécité peut être atteint par des stratégies de dépistage appropriés
Le psoriasis chez le nouveau-né et le nourrisson : épidémiologie, éthiopathogénie, aspects cliniques et traitement (à propos de 19 cas).
Le psoriasis est une dermatose érythémato-squameuse chronique affectant environ 3% de la population mondiale et qui représente 5% des affections dermatologiques de l’enfant. La forme familiale n’est pas négligeable.
C’est une maladie inflammatoire caractérisée par une prolifération kératinocytaire anormale, c’est une pathologie multifactorielle complexe mettant en jeu des facteurs génétiques, immunologiques et environnementaux ; son étiologie exacte reste encore mal connue.
Toutes les formes cliniques du psoriasis peuvent s’observer chez le nouveau-né et le nourrisson. Les psoriasis en plaques, en gouttes, du visage, du cuir chevelu et le « napkin psoriasis » représentent les aspects les plus fréquemment rencontrés.
Le diagnostic du psoriasis est très souvent clinique et ne nécessite aucune exploration complémentaire.
C’est une dermatose habituellement bénigne. Les formes graves sont rares chez le nouveau-né et le nourrisson. Son évolution se fait par poussées successives de survenue imprévisible avec des périodes de rémission plus ou moins longue.
Le traitement n’est pas codifié, cependant les progrès réalisés dans la connaissance de l'immunopathogenèse ont donné lieu au développement de toute une série de nouvelles options thérapeutiques. Il faut tenir compte du meilleur pronostic évolutif chez l’enfant.
A travers notre étude rétrospective intéressant nouveau-né et nourrissons suivis en consultation de dermatologie pédiatrique au service de pédiatrie IV à l’hôpital d’enfants de Rabat sur une période allant de 2008 à 2011 : 19 cas retenus sur des critères cliniques, nous avons étayé les différents aspects cliniques, étiopathogéniques et thérapeutiques ainsi que les perspectives d’avenir
Les arthrodèses de la cheville : A propos de 20 cas
C’est une étude rétrospective de 20 cas opérés entre janvier 2006 et mars 2012 d’une arthrodèse de la cheville et suivis dans le service de traumatologie-orthopédie IBN SINA de Rabat.
Au terme de cette étude et en se référant aux données de la littérature nous avons pu préciser les caractéristiques épidémiologiques de nos patients, cerner les techniques opératoires et les différentes indications des arthrodèses de la cheville et enfin évaluer le résultat fonctionnel de cette intervention.
L'âge moyen de nos patients est de 44 ans (24-75ans), le sexe féminin est atteint dans 55% des cas.
La cheville droite fut opérée dans 12 cas (60%) et la gauche dans 8 cas (40%).
Les indications de cette intervention étaient l’arthrose post traumatique : chez 9 patients (45% ; Le cal vicieux chez 5 (25%; les séquelles d’ostéo-arthrite : chez 2 (10 % ) ,le pied paralytique chez deux 10 % ,la polyarthrite rhumatoïde chez 1 (5 %) et le pied bot chez 1 patient (5 %).
Concernant les techniques chirurgicales ; la technique de MEARY était la plus utilisée : chez 10 patients (50 %).
Les résultats fonctionnels étaient évalués par le score de KITAOKA et étaient très bons dans 10 %, bons dans 50 %, moyens dans 30 % et mauvais dans 10%.
Concernant les résultats globaux de consolidation ,40% des patients ont eu une bonne consolidation, 55 % ont eu des résultats satisfaisants et 5% des patients n’ont pas consolidé.
L’arthrodèse de la cheville est une technique qui donne de bons résultats à moyen et long terme mais c’est une intervention délicate car nécessite une bonne orientation du pied dans les 3 axes de l’espace
Les hypermélanoses chez l’enfant ( a propos de 174 cas).
L’hypermélanose se définit par l’accentuation anormale de la pigmentation de la peau, localisée ou généralisée, par augmentation de la quantité de mélanine qu'elle contient.
Généralement les hypermélanoses sont isolées et n’occasionnent qu’un préjudice esthétique, mais parfois elles peuvent révéler des pathologies systémiques graves surtout chez l’enfant.
La démarche diagnostique devant une hypermélanose est anatomoclinique, éventuellement aidée de certains examens complémentaires.
Cela étant, les hypermélanoses sont très nombreuses ; on les regroupe en deux familles :
Les hypermélanoses avec facteurs génétiques sont les lentigines, la tache mongolique et les éphélides qui sont accentuées par le soleil.
Les hypermélanoses sans facteurs génétiques peuvent être dues à des affections hormonales telles que la maladie d'Addison, à des affections par carence nutritionnelle ou à une insuffisance hépatique. D'autres sont d'origine externe : médicaments, agents infectieux, soleil.
Une hypermélanose peut aussi être due à une maladie cutanée : mélanome malin, séquelles de psoriasis ou d'eczéma.
Cliniquement ces hypermélanoses peuvent se manifester sous plusieurs formes : isolée, réticulée, ou encore diffuse.
Enfin le traitement d'une hypermélanose est d'abord celui de sa cause, s'il est possible. Dans les autres cas, le traitement est symptomatique faisant appel aux agents dépigmentants, associés à une protection efficace contre les UV par des filtres solaires, ainsi que d’autres moyens thérapeutiques.
Nous rapportons dans notre étude une série de 305 cas, portant sur les hypermélanoses d’origine génétique : 84 cas, métabolique : 1cas, endocrinienne : 2cas, physique : 4cas, toxicomedicamenteuse : 30cas, infectieuse : 102cas, post inflammatoire : 81cas, et enfin faisant suite à une maladie de système : 1cas. On note 179 garçons et 126 filles, dont l’âge varie entre 0-15ans avec une moyenne de 7ans
Evaluation de l’activité de la salle de déchocage. Etude rétrospective à propos de 2667 cas au CHU Ibn Sina de Rabat
Introduction : la prise en charge des états de détresse vitale au sein d’un service d’accueil des urgences constitue la priorité absolue de tout centre hospitalier.
Objectifs de l’étude : faire un état des lieux, quantifier l’importance de la salle de déchocage, connaître les différentes pathologies colligées, ainsi que les résultats de la prise en charge.
Matériel et méthode d’étude : c’est une étude rétrospective qui a été réalisé sur période de 18 mois du 1er janvier 2010 au 30 juin 2011. Elle a concerné tous les patients ayant bénéficié d’un passage dans la salle de déchocage soit 2667 malades.
Résultats : la salle de déchocage représentait 3 % de l’activité du service des urgences, et 19.31 des admissions. L’âge moyen des patients était de 50 ans avec un sexe ratio de 5.14 Homme/Femme.51% des malades provenaient de la région de Rabat Salé. La pathologie traumatique représentait 29.2%, la pathologie neurologique 19.5% la pathologie cardiovasculaire 15.8%, et la pathologie accidentelle 8.8%.16.9% des malades étaient transférés dans les services de réanimation, 38.9% avaient un transfert vers les services d’accueil ou la salle d’hospitalisation de courte durée.28.3% des malades sont décédés, 10.8% étaient sortis contre avis médicales et 2.6 % étaient sortis directement. 2.6% étaient transférés vers une autre structure. La durée de séjours était en moyen d’un jour. Nous avons remarqué que plus le taux de transfert en réanimation est important, plus la durée de séjour est courte est plus le taux de décès est faible.
Conclusion : Si le siège, et l’équipement (humain et matériel) sont grossièrement conformes aux recommandations, le dysfonctionnement est secondaire aux flux massif des malades avec le quasi absence de la médecine pré hospitalière et de la régulation médicales
L’ulcère de la jambe chez l’enfant (à propos d’un cas et revue de la littérature).
L’ulcère de jambe est une perte de substance cutanée, sans tendance spontanée à la cicatrisation, généralement situé sur la partie déclive des membres inférieurs.
Cette pathologie semble avoir un profil épidémiologique particulier au Maghreb, caractérisé par une prépondérance de l’atteinte masculine et l’âge plus jeune de survenue.
L’ulcère de jambe constitue un problème de santé publique vu sa chronicité retentissant sur la qualité de vie et sur la productivité de la personne, mais également du fait du coût élevé des soins.
D’origine le plus souvent vasculaire, essentiellement veineuse, mais il peut parfois révéler une pathologie générale.
Le diagnostic est clinique, complété au besoin par des explorations vasculaires surtout en vue d’un traitement étiologique.
Le traitement local est le premier à mettre en route et qui suit en général les stades de cicatrisation d’une perte de substance. Le traitement étiologique, parfois difficile, est le seul garant d’une guérison complète et l’absence de récidives.
Le traitement chirurgical doit être envisagé en priorité dans les ulcères par insuffisance veineuse chronique non post-thrombotique et dans les ulcères de cause artérielle.
A souligner la difficulté de la prise en charge thérapeutique de cette affection, qui nécessite une coopération multidisciplinaire, une éducation thérapeutique et une surveillance au long court.
A travers notre observation du service et la revue de littérature, notre travail ouvre la voie à d’autres études, notamment prospectives, pour expliquer toutes les particularités des ulcères de jambe dans cette tranche d’âge
Revascularisation myocardique chirurgicale chez les patients à FE altérée (comparaison de la CEC au cœur battant).
Comparer les résultats de la revascularisation myocardique chirurgicale à cœur battant (CB) à ceux du pontage coronaire sous circulation extracorporelle (CEC) chez les patients ayant une altération de la fonction systolique du ventricule gauche (VG).
De Janvier 2000 à Décembre 2007, 517 patients ont bénéficié de pontages coronaires isolés dont 78 (20%) ont une fraction d'éjection (FE) <40 %. Les patients ont été répartis en 2 groupes: 52 ont eu des pontages aortocoronaires sous CEC (CEC) et 25 ont été opérés à CB. Diverses variables préopératoires, opératoires et post opératoires ont été étudiées dans les deux groupes.
Les deux groupes étaient comparables de point de vue prévalence des facteurs de risque de la maladie athéromateuse et des comorbidités associées sauf pour l'âge (CEC 59±9,4 ans vs CB 50±9,4 ans; p=0,004) et pour la FE (CEC: 34,4±5,6% vs CB : 32±6,9 %; p=0,02). Le groupe CEC a reçu plus de pontages coronaires que le groupe CB (CEC : 2,58±0,7 pontages/patient vs CB 1,76±0,8 pontages/patient; p<0,0001). Le taux de mortalité hospitalière était un peu élevé dans le groupe CEC: 9,6% vs 4% pour le CB sans qu'il ait de différence statistique p=0,3. L'incidence de l'infarctus du myocarde et de l’insuffisance rénale en post opératoire était plus fréquente dans le groupe CEC, mais au contrôle, la FE s'était nettement améliorée dans ce groupe (CEC 42,3±10% vs 32,25±7% CB ; p=0,013).
Le pontage coronaire à cœur battant donne des résultats postopératoires immédiats satisfaisants chez les patients à fonction VG altérée. Une étude prospective randomisée est nécessaire avant de tirer des conclusions
UCNT chez l'enfant : experience du center d'hematologie et d'oncologie pediatrique de Rabat .
L’UCNT diffère des autres carcinomes épidermoides de la tête et du cou par son histologie caractéristique, son épidémiologie, sa répartition géographique et sa relation avec le virus d’Epstein Barr.
Environ 30 à 92 % des carcinomes nasopharyngés sont localement avancés au diagnostic chez l’enfant [28 ,49].
Le Maroc à l’instar des autres pays nord africains se situe en zone d’endémie de l’UCNT avec une incidence considérée comme intermédiaire par l’OMS.
L’objectif de notre travail est d’étudier les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, radiologiques, thérapeutiques et pronostiques sur une série de 67 cas colligés au centre d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Rabat .
Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 67 patients atteints d’un UCNT traités au centre d’hématologie et d’oncologie pédiatrique et à l’Institut National d’Oncologie, de Rabat entre janvier 2001 et Décembre 2010.
Le bilan initial a comporté une preuve diagnostique sur une biopsie, une scanographie et/ou une IRM du cavum et du cou, une radiographie du thorax, une échographie abdominale et une scin¬tigraphie osseuse. Il s’agissait de 51 garçons et 16 filles (soit un sex-ratio de 3,18), l’âge médian était de 12 ans.
La classification adoptée était la classification TNM avec des stades T3 dans 44,8% des cas .
Le traitement a consisté en une chimiothérapie à base de bléomycine, d’épirubicine et de cisplatine suivie d’une radiochimiothérapie . La dose délivrée était de de 70 Gy sur le cavum et les ganglions initialement atteints et 50 Gy dans le reste des aires ganglionnaires cervicales .
Les taux de survie globale et de survie sans maladie à cinq ans étaient respectivement de 92 % et 85%. Les séquelles étaient dominées par l’hyposialie ,le trismus,l’hypoacousie et les radiodermites
Le genou de l’infirmité motrice d’origine cérébrale. Etude d’une série de 86 cas pédiatriques
L’infirmité motrice cérébrale est la conséquence d’une lésion cérébrale pré, per ou post natale non évolutive. Elle consiste en un trouble moteur pouvant s’accompagner d’atteintes sensorielles et d’atteinte des fonctions supérieures.
Les lésions neurologiques n’ont aucun caractère progressif, mais le tableau clinique se modifie au fur et à mesure que l’enfant grandit. Des troubles neuro-orthopédiques peuvent apparaître avec la croissance, variables selon les tableaux cliniques du fait des déséquilibres musculaires entre agonistes et antagonistes au niveau des articulations.
L’atteinte du genou est fréquente quelle que soit la forme ou la gravité de l’infirmité motrice cérébrale chez l’enfant surtout chez le diplégique et le tétraplégique spastique.
Ce travail a été réalisé sur une série de 86 cas d’enfants suivis au service de traumato-orthopédie de l’hôpital d’enfants de Rabat pour anomalies des genoux entre 2006 et 2010.
Notre objectif, était de faire connaitre les aspects orthopédiques du genou de l’enfant infirme moteur cérébral, et discuter l’apport des différents traitements.
Les résultats de notre série montraient que la déformation la plus fréquente est le genou flexum, suivie par le genou recurvatum.
Le traitement dépend de l'âge de l'enfant. Chez le plus jeune, la rééducation, les attelles de posture et les injections locales (toxine botulique) doivent être employées. Chez le plus grand, un geste chirurgical peut être nécessaire. Dans notre contexte, les gestes portant sur les ischiojambiers sont les plus fréquemment réalisées pour corriger le flexum du genou.
Le membre inférieur doit être étudié dans sa totalité. L’approche thérapeutique est alors nécessairement globale, d’où l’intérêt de la réalisation d'une chirurgie multi site en un temps
Ostéosynthèse par clou gamma des fractures du massif trochantérien. a propos de 350 cas
L’ostéosynthèse dynamique à foyer fermé ‘clou gamma’ a dépassé plusieurs méthodes utilisées auparavant dans le traitement des fractures de la région trochantérienne.
Le but de ce travail est de réaliser une étude épidémiologique et d’apprécier le profil évolutif.
Nous rapportons dans cette étude rétrospective, l'expérience du Service de Traumatologie Orthopédie du CHU Ibn Sina de Rabat. Ce travail porte sur 350 cas de fractures trochantériennes colligés depuis mars 2009 jusqu’en mars 2012. Ces solutions de continuité ont été traitées par le clou gamma, et suivies jusqu'à consolidation avec un recul moyen de 6 mois.
L'âge moyen de nos patients est de 69.5 ans, avec une prédominance masculine, soit 51.71% ; présentant des tares associées dans 39.71% des cas.
L'étiologie la plus rapportée est la chute simple (de la hauteur) avec 86.86% des cas. L’atteinte du côté gauche est prédominante (52%).
Les fractures stables sont les plus fréquentes (60.20%), avec une prédominance des fractures pertrochantériennes simples.
Sur le plan opératoire, le délai moyen d'intervention est de 8 jours, la durée moyenne du geste opératoire est de 90 min. Les pertes sanguines sont estimées en moyenne à 185 ml.
Le taux des complications infectieuses est de 1.14%. Celui des complications mécaniques est de 1.43%.
Les résultats fonctionnels affirment la supériorité incontestable du clou gamma avec un taux d'excellents et de bons résultats de 96.29%, un délai moyen de consolidation de 9 semaines pour le clou gamma court et 12 semaines pour le clou gamma long