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les brûlures chez l’enfant
La brûlure se définit comme la destruction du revêtement cutané par un agent causal, en général thermique, mais également électrique, chimique ou par radiations .
Elle entraîne des désordres dans l’ensemble de l’organisme qui fait de la brûlure sévère, une maladie générale avec ses troubles métaboliques, inflammatoires et endocriniens, où tout tend à la défaillance immunitaire et à la dénutrition.
La brûlure chez l’enfant est d’autant plus grave, de part ses conséquences esthétiques et fonctionnelles, que l’enfant est un être en devenir et qu’il pourra garder des séquelles physiques, esthétiques, fonctionnelles, ou psychiques, retentissant sur son avenir social, familial et professionnel .d’où s’impose une prise en charge précoce et adéquate et des conseils préventifs à l’enfant et son entourage.
la gravité de la brûlure est jugée sur la surface et la profondeur des lésions, leur localisation et par l'existence de lésions associées acquises, dont le diagnostic est parfois difficile. La compensation des pertes liquidiennes, l'analgésie, la prise en charge du risque respiratoire et cardiovasculaire sont les principaux impératifs du traitement. Le risque infectieux doit être une préoccupation de tous les instants en dehors des soins locaux. La prise en charge des brûlures électriques et chimiques garde les mêmes nécessités thérapeutiques cutanées en plus de traitement des lésions associées secondaire
Fractures-luxations du coude.
La fracture luxation du coude est une lésion complexe caractérisée par une luxation de l'articulation huméro-ulnaire associée à une fracture au niveau de la région du coude, et constitue une urgence diagnostic et thérapeutique.
Notre travail est une étude sur les luxations- fractures du coude dans notre contexte. Au total, 30 cas colligés au service de traumatologie-orthopédie du CHU IBN SINA de Rabat durant la période janvier 2007 à décembre 2010 sont rapportés.
Agés de 16 à 73 ans pour une moyenne de 25 ans, le sex ratio est de ¼ en faveurs des hommes. La chute d’une hauteur variable était la principale étiologie (67%), le côté atteint est gauche dans 16 cas et droit dans 14 cas.
Le tableau clinique est dominé par la douleur, l’impotence fonctionnelle et la perte des repères anatomiques.
Le diagnostic est confirmé par la radiographie standard du coude face et profil objectivant en majorité les luxations postéro-externes dans 66% des cas, les fractures isolées (83,3%) qui sont dominées par les fractures de l’épitrochlée (16 cas) et les fractures combinées (16,9%) qui de leurs côté dominées par l’association fracture tête radiale- apophyse coronoïde (2 cas). L’ouverture cutanée est présente dans 5 cas.
Le traitement est orthopédique dans 10% des cas contre 90% pour la chirurgie. La réparation de la fracture se fait par l’ostéosynthèse. Les techniques utilisées sontle vissage, l’embrochage et l’haubanage.
Les complications immédiates sont vasculo-nerveuses et les complications tardives dans notre étude sont les raideurs (2cas), l’instabilité (2cas) et l’ostéome (1cas).
L’évolution à long terme a été favorable dans 80% des cas.
Les Résultats des traitements pratiqués à l’Hôpital Ibn Sina après un recul moyen de 18 mois sont bons voire excellents pour 68% des cas étudiés
Les mélanomes chez l’enfant.
Le mélanome chez l’enfant est une pathologie rare qui constitue 1 à 3% de l’ensemble des tumeurs malignes de ce groupe d’âge. Il se caractérise par son agressivité et son pouvoir métastatique.
Le mélanome chez le jeune enfant présente un taux plus important de lésions atypiques, de mélanomes achromiques et ne répond pas aux mêmes critères diagnostiques que chez l’adulte. Suspecté devant l’apparition ou la transformation d’une lésion préexistante le diagnostic se fait par un examen anatomo-pathologique de la lésion après biopsie.
Encore mal connu des praticiens du fait de sa rareté et de ses atypies, et souvent confondu avec un naevus de spitz (tumeur bénigne qui présente quelques caractéristiques similaires), le mélanome chez l’enfant souffre d’un retard diagnostic qui hypothèque souvent le pronostic vital.
Si au stade localisé l’exérèse chirurgicale de la lésion est suffisante et permet d’obtenir un bon résultat, au stade métastatique les ressources thérapeutique restent limité et relèvent plus du palliatif que du curatif.
Le pronostic du mélanome chez l’enfant peut être amélioré par la prise en charge précoce des lésions suspectes, la surveillance et la sensibilisation des patients à risque
Place des endoprothèses aortiques dans le traitement des anevrysmes de l'aorte en 2012
Avec un recul de plus de 50 ans la prise en charge des anévrysmes de l’aorte a connu un progrès considérable en moyens d’imageries pour le diagnostic et aussi en matière de maitrise des techniques chirurgicales et d’anesthésie- réanimation.
En dépit de ces avancées la chirurgie des anévrysmes de l’aorte reste une chirurgie lourde et délicate avec un taux de morbi-mortalité important surtout pour les anévrysmes de la crosse et de l’aorte descendante.
A cette alternative chirurgicale le traitement endovasculaire du faite de sa non agressivité se voit devenir petit à petit le traitement de première intention même au pris d’un stresse permanent notamment la nécessité d’une surveillance régulière par un scanner, la possibilité d’apparitions de complications secondaire et aussi supporter que l’anévrysme soit toujours en place.
Le but de notre travail est de :
vulgariser les endoprothéses aortique disponible actuellement sur le marché.
décrire les aspects techniques de largage pour les différentes formes topographiques.
rapporter les résultats du traitement par endoprothèses aortiques en termes de mortalité et de morbidités
discuter les résultats des études qui ont comparées le traitement endovasculaire versus le traitement chirurgical dans la cure des anévrysmes de l’aorte.
et rapporter en fin les recommandations des sociétés savantes internationales
Les sténoses peptiques de l’œsophage chez l’enfant : traitement chirurgical à propos de 5 cas.
Les sténoses peptiques de l’œsophage chez l’enfant constituent la complication essentielle et la plus fréquente du RGO.
Nous avons procédé à une étude rétrospective durant une période allant de 2006 à 2012, et nous avons trouvé 5 patients traités chirurgicalement dont 3 étaient de sexe masculin et 2 de sexe féminin ayant un âge variable entre 18 mois et 8 ans.
Les 5 cas de sténose peptique de l’œsophage étudiés avaient des localisations différentes : 2 sténoses du 1/3 inférieur de l’œsophage, une du 1/3 supérieur, une des 2/3 inférieurs et une médio-oesophagienne.
Les circonstances de découverte étaient variables : des vomissements, des hématémèses de faible abondance, des dysphagies et un syndrome anémique.
L’examen clinique était normal dans deux cas, et avait trouvé des plis de déshydratation dans un cas et un syndrome anémique avec retard staturo-pondéral dans deux cas.
La biologie a trouvé un syndrome anémique dans deux cas.
Le TOGD a été demandé dans tous les cas et a permis d’objectiver la sténose et sa localisation.
Le FOGD a été demandé chez trois patients montrant une sténose sans oesophagite dans un cas, une sténose avec oesophagite stade III dans un cas et une sténose avec oesophagite sévère stade IV dans un cas.
Le traitement dans les 5 cas était chirurgical, le geste réalisé était la méthode de NISSEN avec une dilatation peropératoire. L’évolution était favorable chez tous les malades
Bicuspidie aortique : a propos de 16 cas colliges au service de la cardiologie « B» et revue de la littérature
La bicuspidie de la valve aortique est la pathologie congénitale la plus fréquente, touchant selon les séries prospectives 0,5 à 2% de la population générale, à transmission autosomique dominante. Souvent asymptomatique, son évolution est marquée par une morbi-mortalité liée aux complications valvulaires et pariétales aortiques.
Le but de ce travail est de montrer l’intérêt du dépistage et le suivi des patients porteurs de bicuspidie pour éviter l’évolution vers de redoutables complications.
Etude rétrospective d’une série de 16 patients porteurs d’une bicuspidie de la valve aortique, examinés au laboratoire d’échocardiographie du service de cardiologie « B» du CHU Ibn Sina.
Les données cliniques montrent qu’il s’agit d’une population jeune (1an à 36ans), à prédominance masculine. L’étude des paramètres échocardiographiques a montré une prédominance du rétrécissement aortique (50%), la fuite aortique est moins fréquente à 37,5%. L’endocardite infectieuse a révélé la bicuspidie aortique chez 12,5% dont l’évolution est marquée par un éventail de complications. Une dilatation de l’aorte est retrouvée chez 12,5% des cas.
Quatre patients sont opérés pour un geste valvulaire.
Les résultats de notre étude montrent l’intérêt de la surveillance régulière dans le but de déceler une éventuelle évolution sténosante ou fuyante et de prévenir l’endocardite infectieuse pour guetter d’éventuelles et graves complications
Le carcinome canalaire in situ du sein à propos de 15 cas.
Le carcinome canalaire in situ (CCIS) du sein est une variété histologique définie comme une prolifération de cellules épithéliales malignes à l’intérieur des canaux galactophores sans effraction de la membrane basale ni invasion du stroma. Son pronostic est très favorable sa fréquence est variable et dépend principalement de l’existence ou non d’un dépistage mammographique.
Dans cette étude, nous rapportons les résultats d’une étude rétrospective à propos de 15 cas de carcinome canalaire in situ traités à l’Institut national d’oncologie Sidi Med Ben Abdellah pendant la période entre 2006 et 2011.
• L’âge moyen de nos malades était de 46,8 ans.
• Le délai moyen de consultation était de 10,2 mois.
• La masse palpable a été le motif de consultation le plus fréquent
• 13 de nos malades ont bénéficié d’une mammographie qui a révélé des microcalcifications dans 40% des cas.
• Toutes les malades ont eu une confirmation histologique. Plusieurs types histologiques plus ou moins associés ont été notés : comédocarcinome, papillaire et cribriforme.
• Le grade nucléaire le plus fréquent est le haut grade nucléaire .
• L’attitude thérapeutique adoptée était plutôt radicale (patey, patey associé à une radiothérapie), rarement conservatrice (2 patientes)
• 5 patientes ont été mises sous hormonothérapie.
• Le recul moyen est de 39,27 mois, 2 patientes perdu de vue et un seul cas de récidive locale et métastatique
La revue de la littérature insiste sur l’importance du dépistage mommographique systématique, permettant le diagnostique de la lésions à un stade précoce, justifiant ainsi un traitement conservateur
Difficultés diagnostiques et thérapeutiques du carcinome verruqueux de l’espace interorteil.
La localisation du carcinome verruqueux au niveau de l’espace interorteil est très rare. Nous en rapportons un cas en discutant les particularités de cette forme clinique de carcinome épidermoïde.
Observation:
Mr K. M, âgé de 65 ans consultait pour une lésion bourgeonnante et douloureuse du 4ème espace interorteil ayant progressivement comblé le dernier EIO durant ses deux années d’évolution. La biopsie cutanée était en faveur d’un carcinome épidermoïde. Le bilan radiologique mettait en évidence un envahissement osseux. Le bilan d’extension ne montrait pas de métastases à distance. Une amputation Chopart était réalisée. La recherche d’HPV était négative.
Conclusion:
Les particularités de notre observation sont la localisation exceptionnelle du carcinome verruqueux au niveau de l’EIO et les difficultés diagnostiques et thérapeutiques auxquelles il expose. Nous insistons sur l’intérêt de multiplier les biopsies dans les cas similaires
Fasciite nécrosante des membres (à propos de 10 cas)
La fasciite nécrosante des membres est une urgence médico-chirurgicale dont le pronostic est lié à la précocité du diagnostic et la rapidité la prise en charge thérapeutique.
Ce travail comprend une étude rétrospective étalée sur une période de 6 ans (2007-2012) portant sur une série de 10 cas admis pour fasciite nécrosante des membres au Service de Traumatologie Orthopédique de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat.
Notre série se caractérise par une moyenne d’âge de 51 ans, le sexe masculin était prédominant avec un taux de 70%. Le diabète était présent chez 6 cas (60%). La prise des anti–inflammatoires non stéroïdiens chez un cas (10%). La porte d’entrée était retrouvée dans 80% des cas. L’atteinte était localisée essentiellement au niveau du membre inférieur. Un gros membre inflammatoire hyperalgique avec des signes cutanés associés à des manifestations systémiques était le tableau clinique le plus fréquent.
Après une prise en charge en réanimation pour décompensation acido-cétosique, la thérapeutique reposait en premier lieu sur la chirurgie d’excision la plus complète et la plus précoce possible, la mise à plat avec drainage, le débridement et la nécrosectomie qui sont dans cette étude les interventions les plus pratiquées, libérant ainsi le champ à l’action des antibiotiques. L’oxygénothérapie hyperbare a été conduite chez 8 patients (80%).
Le pronostic est intimement lié au terrain, à la sévérité du tableau clinique initial et surtout à la précocité et la qualité de la prise en charge diagnostique et thérapeutique. Ainsi, comme nous le constatons dans notre étude, grâce à une étroite collaboration médicochirurgicale le pronostic de cette affection redoutable s’améliore
Le bilan radiologique de prégreffe rénale chez 27 donneurs vivants.
La transplantation rénale est considérée comme le meilleur mode thérapeutique offert à l’insuffisance rénale chronique terminale, en cas de succès. Le rôle de l’imagerie dans cette procédure est incontournable. Elle repose sur des techniques non invasives, l’angioscanner ou l’angio-IRM, dont la morbidité est moindre, permettent une évaluation anatomique et fonctionnelle du rein pour la sélection du meilleur donneur vivant au prélèvement et l’anticipation des difficultés opératoires qui peuvent être liées à une anatomie particulière.
Matériels et méthodes
Notre étude se porte sur une série de 27 donneurs, pris en charge entre 2008 et 2011 au service de néphrologie et de radiologie à l’hôpital militaire de Rabat. Ils ont tous bénéficié d’un protocole d’exploitation en imagerie par l’angioscanner pour établir les anomalies et les variantes anatomiques du rein qui peuvent avoir un retentissement dans leur prise en charge.
Résultats
L’analyse vasculaire a montré 26% des variantes artérielles, dont 15% sont des artères multiples. 15% des variantes veineuses. Les anomalies vasculaires sont représentées par les calcifications athéromateuses des artères iliaques dans 8% des cas.
La duplicité urétérale était mentionnée chez un seul donneur, soit 3.7%. Les anomalies des voies excrétrices représentaient 16% des cas. Les anomalies parenchymateuses, à type de kyste représentaient 3.7%.
Discussion
Toutes les méthodes d’imagerie en coupes utilisées ont permis une analyse satisfaisante des artères et des veines rénales principales.
Toujours dans un souci de réduction de l’irradiation, l’utilisation d’un temps artériel tardif permet d’analyser à la fois les artères et les veines rénale.
Conclusion
Le bilan radiologique chez le donneur vivant comporte une évaluation morphologique et fonctionnelle nécessaire pour le choix du rein. L’imagerie en scanner multibarrette permet cette évaluation avec de bonne précision