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Les indications de l’hystérectomie à propos de 2158 cas
L’hystérectomie reste encore la plus fréquente des interventions réalisées chez la femme. Ses indications sont le plus souvent de confort.
Le matériel d’étude est représenté par une série rétrospective de 2158 hystérectomies réalisées dans le service de gynécologie obstétrique et endoscopie gynécologique de la maternité Souissi de Rabat durant la période 1980 - 2004.
2158 hystérectomies ont été réalisées durant cette période, soit une moyenne annuelle de 86,32 ± 23,99 hystérectomies. L’âge moyen des patientes est de 46,65 ± 10,09ans, Plus de 18% étaient des nullipares, 33,23% était ménopausées. L’indication de l’hystérectomie a été dominée par les utérus myomateux 38,83% des cas, le cancer du col utérin : 13,99%. La pathologie précancéreuse représente 11% des indications.
L’hystérectomie a été totale dans 75% des cas, Totale élargie dans 18% des cas et subtotale dans 7% des cas. L’annexectomie a été réalisée dans 65% des cas.
Dans les pays occidentaux, l’ablation de l’utérus représente 5 à 37% des interventions réalisées chez la femme pour une pathologie gynécologique. Dans notre série, elle représente 31% dans 90 % des cas elle est indiquée pour des lésions bénignes. La voie d‘abord dépend des équipes. La voie vaginale est privilégiée vu les taux de morbidité et de complications post-opératoires qui sont inférieurs aux autres voies d’abord. La conservation ou ablation des ovaires est un sujet de controverse en l’absence de consensus.
L’hystérectomie est très efficace pour soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie. Cependant l’indication, la voie d‘abord et l’étendu de l’acte chirurgical doivent être adapté à la pathologie
Diabète et grossesse à propos de 76 cas
La grossesse compliquée d’un diabète soit préexistant ; soit apparu au cours de la grossesse est une grossesse à haut risque maternel et foeto-périnatal. Elle augmente le risque de complications maternelles comme l’hydramnios ; les menaces d’accouchements prématurés ; l’HTA gravidique et la prééclampsie surtout en cas de présence de lésions vasculaires du diabète. Les risques fœtaux sont nombreux, les plus redoutables sont les malformations en cas de diabète prégestationnel et la macrosomie fœtale qui augmente le taux de césarienne et de dystocie des épaules. Le pronostic est lié au degré de contrôle glycémique depuis la conception jusqu’à l’accouchement. Il importe donc que toutes les femmes diabétiques enceintes puissent bénéficier d’un environnement médical optimal en particulier au plan obstétrical et néonatal.
Le but de notre travail est de rapporter les résultats d’une étude rétrospective présentée à la maternité Souissi de Rabat aux services de gynécologie obstétrique B et D à propos de 76 cas recrutés durant l’année 2010.
A travers cette étude, on a pu identifier : les caractéristiques épidémiologiques et thérapeutiques ; les modalités de dépistage et la morbidité materno-fœtale. Ce qui nous a permis de déduire les difficultés rencontrées lors du dépistage, du suivi et de la prise en charge de la grossesse diabétique et l’insuffisance de moyens qu’on a pour garantir un suivi et une prise en charge optimale des gestantes diabétique
Actualités chirurgicales dans la prise en charge de la tuberculose urogénitale chez l’enfant.
Cette étude a comme objectif, de mettre en évidence la fréquence de la Tuberculose uro-génitale, de ses différentes manifestations cliniques, des examens complémentaires, du traitement médical, et surtout le rôle de la chirurgie dans la restauration des lésions des voies urinaire.
MATERIEL & METHODES: L’étude comporte un enfant âgé de 10 ans, avec antécédent de tuberculose urinaire, ayant fait l’objet d’une chimiothérapie antibacillaire de 9 mois à AGADIR.
La symptomatologie était faite de douleurs pelviennes et troubles mictionnels et brulures mictionnelles. L’examen clinique était normal.
La bacillurie était négative, avec une leucocyturie, l’échographie montrait une dilatation des cavités calicielles droites, et un rein détruit à gauche ; l’Urographie intraveineuse (UIV) avait montré une urétérohydronephrose à droite et un défaut de sécrétion rénale à gauche, la scintigraphie avait confirmé la destruction du rein gauche (0,27%).
Le traitement chirurgical a consisté en une prise en charge de l’incontinence par urétérocystoplastie d’agrandissement, réimplantation urétérale droite, néphrectomie gauche et dérivation urinaire continente de type Mitrofanoff.
RESULTATS: La capacité vésicale a été augmentée de presque 20%. Après 6 mois de traitement médical, à base d’anticholénergiques, l’état clinique de l’enfant est bon, la fonction rénale est normale, et la continence est de 30-40 min. La stomie est permeable, et la cathétérisation est facile
DISCUSSION: La hantise de l’insuffisance rénale et la cancérogénèse de l’entérocystoplastie pousse à privilégier l’urétérocystoplastie. Néanmoins, les 30 min de continence ne sont pas suffisant et un geste d’entérocystoplastie est discuté.
CONCLUSION: Cette observation rappelle la réalité de la tuberculose urinaire chez l'enfant et confirme son caractère insidieux. Son pouvoir destructeur peut imposer, comme dans notre observation, une reconstruction urinaire majeure
Le traitement chirurgical conservateur de l’ostéosarcome des membres.
Ce travail rétrospectif relate 15 cas d’ostéosarcomes des membres colligés durant la période qui s’étale de l’année 2006 à l’année 2011, dans le service de traumatologie orthopédique du CHU Ibn Sina de rabat.
Il s’agit de 11 hommes et 4 femmes avec un âge moyen de 24ans (19 à 35ans)
L’ostéosarcome est la tumeur maligne primitive de l’os la plus fréquente.
Le diagnostic repose sur une présomption clinique, une suspicion radiologique et une confirmation anatomopathologique.
Le bilan d’extension local et général doit être le plus précis possible.
L’IRM constitue un examen fondamental permettant de visualiser les limites de l’extension intra osseuse et des parties molles.
Le traitement a consisté en une chimiothérapie pré et postopératoire associé à une chirurgie conservatrice.
La chirurgie conservatrice a consisté en une résection carcinologique monobloc de la tumeur et une reconstruction osseuse qui était nécessaire dans 13 cas : 4 cas par autogreffes ; 1 cas par clou cimenté ; 3 cas par lame plaque cimentée et enfin 5 arthroplasties.
Les résultats fonctionnels ont été bons dans 66.6% des cas. Les complications chirurgicales ont été observées dans 46.6 % des cas
Le recul moyen est de 20 mois.
Le pronostic est lié à l’extension tumorale surtout sur le plan général (métastases pulmonaires).
La prise en charge de cette tumeur est pluridisciplinaire comportant : radiologues, chirurgiens orthopédistes, oncologues, anatomopathologistes et kinésithérapeutes
Etude des pièces de prostatectomies chez des patients répondant aux critères de surveillance active
Nous relatons une étude rétrospective au sein du service d’urologie de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat sur une période de 7 ans allant de 2004 à 2010, portant sur 14 cas de prostatectomie radicale remplissant les critères d’inclusion suivant : Stade clinique T1–2a, PSA ≤10ng/ml, Score de Gleason biopsique ≤ 6, <3 carottes biopsiques envahies, <50% de tissu tumoral par biopsie positive, Densité du PSA ≤0,15 ng/ml/cm³.
L’âge moyen des patients inclus était de 60,2 ans. Le PSA mesuré en préopératoire était de 5,84 en moyenne. Le stade clinique était cT1c pour 67% et cT2a pour 33% d’entre eux. A la biopsie, le score de Gleason préopératoire était de (2+2), (3+2) et (3+3) dans respectivement 20%, 20% et 60% des cas. Le nombre de carottes prélevées par biopsie en moyenne était de 17,7. Le nombre moyen de carottes envahies était de 1,4%. Le tissu tumoral représentait en moyenne 18% sur les biopsies positives. Après étude anatomopathologique de la pièce opératoire, 33% des CaP se sont révélés être des pT2a, 26 % des pT2b, 27% des pT2c, 7% des pT3a et 7% des pT3b. Le Gleason anatomopathologique était de (3+2), de (3+3), de (3+4) et de (4+3) dans respectivement 13%, 47%, 13% et 27% des cas. Notons que 20% des cas présentaient des marges chirurgicales positives.
Il s’est révélé que 41% des patients répondant aux critères de SA avaient en réalité un stade pathologique pT2c ou plus et que dans 27% des cas un score de Gleason pathologique de 7(4+3) a été retrouvé
Actualités dans la prise en charge des patients atteints d’agents transmissibles non conventionnels
Les agents transmissibles non conventionnels, responsables des maladies à prions ou encéphalopathies spongiformes transmissibles, sont des maladies humaines et animales, connues de longue date et ayant la caractéristique particulière d’être transmissibles naturellement ou expérimentalement.
Elles se définissent aussi par leur rareté, leur longue durée d’incubation, leur évolution fatale sans rémission, sans aucune réaction inflammatoire ou immunitaire détectable et par des lésions cérébrales qui associent spongiose, raréfaction neuronale et gliose astrocytaire.
Chez l’homme, on distingue des formes sporadiques, génétiques et infectieuses, et s’expriment sur le plan symptomatique par des signes neurologiques touchant surtout les domaines de la cognition et de la motricité.
Leur diagnostic est parfois difficile. En plus de l’électroencéphalogramme(EEG) et de l’examen du liquide cérébrospinal (LCS) avec détection de la protéine 14-3-3, l’imagerie par résonance magnétique cérébrale (IRM) permet souvent de fournir des éléments en faveur du diagnostic dont la certitude n’est cependant apportée que par l’examen anatomopathologique du cerveau.
Sur le plan pratique, leur diagnostic permet la mise en place de mesures de prévention visant à éviter une transmission secondaire, l’inclusion dans des protocoles thérapeutiques et la mise en place d’un conseil génétique dans les formes familiales.
Il n’y a actuellement aucun traitement ayant prouvé son efficacité contre les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST). Il reste donc à l’heure actuelle largement symptomatique et préventif
Prévalence de l’ostéoporose et des fractures vertébrales chez les patients présentant un accident vasculaire cérébral ischémique
L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de l’ostéoporose et des fractures vertébrales chez les patients présentant un accident vasculaire cérébral ischémique (AVCI).
104 patients âgés de plus de 50 et présentant un premier épisode d’AVCI ont été inclus. La DMO a été mesurée au niveau du rachis lombaire, du col fémoral et de la hanche totale par absorptiométrie biphotonique à rayons X. Les fractures vertébrales ont été évaluées par la méthode densitométrique VFA et analysées selon la méthode semi-quantitative de Genant . Le spinal deformity index (SDI) a été calculé pour refléter le nombre et la sévérité des fractures vertébrales. L’index de Barthel (BI) a été utilisé pour apprécier le degré de dépendance physique des patients.
La prévalence de l’ostéoporose et de l’ostéopénie étaient respectivement 28,8% et 65,4%. La DMO était significativement plus basse au niveau du côté hémiplégique chez les femmes mais pas chez les hommes. Aucune différence significative n’a été retrouvée au niveau des valeurs de DMO entre les 3 groupes de patients définis selon l’ancienneté de l’AVCI. Il existait une corrélation positive significative entre le BI et la DMO hanche totale du côté parétique (r = 0,24 ; p = 0,04). La prévalence des fractures vertébrales était estimée à 35,6%. Chez les femmes, la prévalence et la sévérité des fractures vertébrales étaient significativement plus élevées que chez les hommes. Une corrélation négative très significative a été retrouvée entre le BI et le SDI (r = -0,42 ; p < 0,001)
Traitement médical de la douleur neuropathique.
« Les douleurs neuropathiques signifient l’ensemble des douleurs liées à une lésion du système nerveux central ou périphérique.
L’évaluation de la douleur neuropathique et son retentissement doivent être basés sur le ressenti du patient. Pour cela plusieurs échelles sont utilisées, la plus importante est : DN4.
L’un des problèmes essentiels des traitements des douleurs neuropathiques, est l’absence de thérapeutique réellement efficace. Aujourd’hui, ce traitement fait appel aux antidépresseurs ; anti épileptiques et au tramadol.
Il est également établi que les morphiniques et les topiques locaux peuvent être bénéfiques pour ces douleurs.
Notre travail a porté essentiellement sur les thérapeutiques actuelles disponibles pour le traitement de la douleur neuropathique, vu sa fréquence et son impact sur la qualité de vie des malades »
Immunologie plaquettaire et allo-immunisation post-transfusionnelle
Les transfusions plaquettaires ont permis par leur développement de limiter les risques hémorragiques des thrombopénies sévères au cours du traitement ou de l'évolution des maladies hématologiques. Cependant, l'allo-immunisation antiplaquettaire et l'apparition d'un état réfractaire aux transfusions sont des complications pouvant poser des problèmes thérapeutiques difficiles.
Les allo-antigènes plaquettaires peuvent être communs avec d'autres cellules de l'organisme tels les antigènes HLA, ou bien être spécifiquement plaquettaires. Si l'allo-immunisation post-transfusionnelle anti-HLA est connue depuis longtemps, le rôle des antigènes spécifiques est encore controversé en raison de la difficulté d'identification des anticorps spécifiques tant que l'on ne disposait pas de tests analytiques.
L'état réfractaire aux transfusions plaquettaires, défini par une durée de vie raccourcie des plaquettes transfusées, peut être dû à plusieurs causes telles la qualité du produit transfusé, des causes non immunes ou immunes. L'identification du mécanisme est importante pour adapter au mieux la thérapeutique transfusionnelle chez ces patients.
Afin de diminuer l'allo-immunisation, plusieurs stratégies ont été développées mais il est nécessaire d'en évaluer le rapport coût-efficacité. Le purpura post-transfusionnel est une complication rare mais sévère de la thérapeutique transfusionnelle dont on ne connait pas le mécanisme physiopathologique exact. Le traitement le plus approprié est actuellement la perfusion d'immunoglobulines polyvalentes
Profil épidémiologique et bactériologique des infections nosocomiales (À propos d’une Enquête de prévalence des infections nosocomiales du CHU Ibn Sina de Rabat Janvier-2010)
Introduction :
Les infections nosocomiales (IN) constituent un problème majeur de santé publique par leur coût ainsi que par la morbidité et la mortalité qu’elles engendrent. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence des IN, leurs types, les bactéries en cause et leurs profils d’antibiorésistance au sein du centre hospitalier universitaire IBN SINA (CHUIS) deRabat.
Matériel et méthode :
L’isolement des germes et leurs Antibiorésistance ont été réalisé au Laboratoire de Bactériologie du CHIS de Rabat, dans le cadre d’une enquête de prévalence des IN au cours du Janvier 2010, pour l’ensemble des services de CHIS.
Résultats :
1195 patients ont été hospitalisés les jours de l’enquête, dans 63 services. Le sexe ratio M/F a été de 0,99. La prévalence d’IN a été de 10,3 %. 23,10% des patients avaient un cathéter vasculaire, 16,30% étaient immunodéprimés. Les Infections par site anatomique étaient : 35% des Infections urinaires, 29,3% du site opératoire, 8,1% des Bactériémies, et 4,9% Infections sur cathéters. Les germes responsables étaient : 18,7% de Staphylococcus Sp, 14,7% E. coli, 14,7 % Klebsiella, 10,7% Enterobacter Sp, 9,3 % Protéus Sp, 9,3 % P. aerguinosa, et 8% Acinetobacter. Concernant l’antibiorésistance : la moitié des Staphylocoques Sp a été résistantes à l’Oxacilline et à la Gentamycine, et le tiers des Enterobacteries a été résistant aux céphalosporines de troisième génération. Et pour l’Imipinème, deux tiers d’Acinetobacter et presque un tiers de Pseudomonas aeruginosa ont été résistantes.
Conclusion :
La surveillance des infections nosocomiales per