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Etude comparative de la densite minerale osseuse chez des femmes spOrtives de haut niveau avec des femmes marocaines noN actives
Résumé
L’influence de l’activité physique sur la masse osseuse varie selon le type de sport et la durée de pratique. L’objectif de notre étude était de comparer la densité minérale osseuse chez des femmes sportives de haut niveau de différentes disciplines avec des femmes marocaines normales non actives.
Nous avons réalisé une étude transversale ayant inclus 94 femmes âgées de 22 à 39 ans, 47 femmes étaient des sportives de haut niveau (groupe 1 : basket-ball : n=12, groupe 2 : volley-ball : n=11, Groupe 3 : Taekwondo : n=7, groupe 4 : tir à l’arc : n=4, groupe 5 : athlétisme : n=13) auxquelles nous avons apparié 47 femmes extraites de la population générale. Toutes les participantes ont donné leur consentement verbal. La DMO était mesurée par DXA (Lunar Prodigy, General Electric) au niveau du rachis lombaire et des hanches. Les mesures ont été effectuées au centre de rhumatologie et de rééducation fonctionnelle de l’hôpital militaire Mohamed V de Rabat. Les DMO étaient comparées par ANOVA ; les comparaisons entre les sous groupes ont été faites par le test de Bonferroni.
L’âge moyen de la population étudiée était de 27,1 [3,9] ans; la moyenne de la durée de pratique était de 10,9 [3,6] ans ; la moyenne du nombre d’année au haut niveau était de 7,1 [3,1] ans. La moyenne de la DMO au rachis lombaire avec T score correspondant était de 1,14g/cm2 [0,1] et -0,12 [1,02] chez les femmes non actives ; 1,36 [0,09] g/cm2 et 1,52 [0,7] chez le groupe 1 ; 1,35 g/cm2 [0,1] et 1,49 [0,9] chez le groupe 2 ; 1,28 [0,1] g/cm2 et 1,13 [0,8] chez le groupe 3 ; 1,08 [0,09] g/cm2 et -0,72 [0,7] chez le groupe 4 et 1,2 [0,1] g/cm2 et 0,6 [0,7] chez le groupe 5. la moyenne de la DMO aux hanches avec T score correspondant était de 1,02 [0,1]g/cm2 et 0,1 [0,9] chez les femmes non actives ; 1,2 [0,1] g/cm2 et 1,4 [0,8] chez le groupe 1 ; 1,19 [0,06] g/cm2 et 1,3 [0,5] chez le groupe 2 ; 1,1 [0,1]g/cm2 et 0,7 [1,05] chez le groupe 3 ; 1,0 [0,1]g/cm2 et -0,2 [0,9] chez le groupe 4 ;et 1,1 [0,07] g/cm2et 1,1 [0,6] chez le groupe 5.
La DMO des femmes sportives (basket, volley) est statistiquement augmentée par rapport à celles des femmes non actives ; il n’y a pas de différence de la densité minérale osseuse de ces dernières et des sportives (tir à l’arc). La DMO est corrélée à la durée de pratique du sport, au nombre d’année au haut niveau et à la taille.
En conclusion, les sports en charge sollicitant la force musculaire (basket, volley) augmentent la masse osseuse alors que les sports statiques, isométriques (tir à l’arc) n’ont pas d’influence sur la DMO
Syndrome de Lyell avec choc cardiogénique fatal suite à un surdosage à la salazosulfapyridine (salazopyrine): à propos d’un cas avec revue de la littérature.
La salazopyrine est un anti-inflammatoire intestinal utilisé dans certains rhumatismes inflammatoires chroniques. Elle est scindée au niveau du côlon en acide 5-aminosalicylique (5-ASA) et en sulfapyridine (sulfamide) qui sont peu absorbés et responsables d’effets secondaires qui diffèrent de gravité.
L’objectif de notre travail est de démontrer que la gravité de l’intoxication n’est pas toujours liée à la dose ingérée.
C’est à partir d’un cas d’intoxication aigue par surdosage à la salazopyrine estimé à 12g chez une jeune fille de 18 ans sans antécédents pathologique particuliers traitée pour polyarthrite rhumatoïde par ce médicament, et qui a été hospitalisée au service de réanimation à l’hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V pour des douleurs abdominales, un score de Glasgow à 8 et des signes dermatologiques en faveur d’un syndrome de Lyell; la symptomatologie a évolué rapidement vers un état de choc cardiogénique réfractaire et la survenue du décès 48heures après son admission.
La notion d’intoxication à la salazopyrine a été rapportée par la famille qui a ramené la boite du médicament.
La responsabilité de la salazopyrine est retenue devant la présence de quantités importantes de ses métabolites aux analyses toxicologiques sanguines et urinaires.
A partir des données tirées de la littérature on a pu constater que le surdosage chez notre patiente était très probablement responsable de l’évolution foudroyante de cette intoxication
Carbapénèmases : nouvelles techniques de dépistage et recommandations.
L’émergence de la résistance aux carbapénèmes constitue un véritable défi en cela qu’elle conduit à des impasses thérapeutiques. Cette résistance peut être due à des mécanismes chromosomiques (altération de la porine OprD chez Pseudomonas aeruginosa), à l’association de mécanismes de résistances (b-lactamase à spectre étendu [BLSE] et/ou céphalosporinase associée à une perte de la perméabilité membranaire chez les entérobactéries) ou à la production d’enzymes hydrolysant les carbapénèmes. Ce dernier mécanisme est le plus inquiétant par le fait que les gènes codant pour ces enzymes sont habituellement situés sur des éléments génétiques mobiles (plasmides, transposons, intégrons) permettant une dissémination rapide. Les carbapénèmases constituent un groupe hétérogène d’enzymes dont le point commun est d’hydrolyser au moins un des carbapénèmes. Les plus fréquentes sont KPC (classe A d’Ambler), VIM, IMP, NDM (classe B), OXA-48 et OXA-23 (classe D). Ces enzymes sont retrouvées dans une grande variété d’espèces bactériennes (entérobactéries, P. aeruginosa et Acinetobacter baumannii). Les carbapénèmases ont une distribution géographique mondiale, mais certains pays semblent plus spécifiquement touchés. Il est ainsi nécessaire d’appliquer les recommandations récentes et de dépister activement les patients a risques ou ceux en provenance de zones endémiques afin de prévenir la dissémination de cette résistance dans nos les hôpitaux
Application des cytogénétiques conventionnelle et moléculaire dans les syndromes myélodysplasiques.
Les syndromes myélodysplasiques (SMD) sont un groupe hétérogène d’hémopathies qui traduisent une atteinte clonale de la cellule souche hématopoïétique. Ces affections sont associées à un risque important de transformation en leucémie aiguë myéloïde (leucémie secondaire), et qui touchent surtout les sujets âgés.
La cytogénétique qui a grandement évolué ces dernières années, bénéficiant des progrès techniques, avec le développement de l’hybridation in situ en fluorescence et d’autres techniques moléculaires comme la CGH-array et la SNP-array, est devenue un examen indispensable dans la prise en charge des syndromes myélodysplasiques, et faisant partie intégrante des bilans diagnostique, pronostique et de suivi de la maladie résiduelle.
Notre travail a pour objectif de rapporter les principales techniques cytogénétiques, et leur apport au diagnostic, à la classification, au pronostic, et au suivi des syndromes myélodysplasique
Les nouveaux antithrombotiques.
Les anticoagulants constituent une classe thérapeutique largement prescrite depuis plusieurs années et cela dans diverses indications aussi bien en préventif qu’en curatif. Les antivitamines K, les héparines de bas poids moléculaire et les héparines non fractionnées, sont les premières molécules anticoagulantes. Elles ont dominé la scène pendant plusieurs décennies. Ces molécules exigent pour certaines d’entre elles ou pour certaines populations de patients une surveillance biologique. Elles ont plusieurs inconvénients: elles agissent sur plusieurs facteurs de la coagulation, ont une marge thérapeutique étroite, une biodisponibilité aléatoire, et se caractérisent par une forte variation interindividuelle.
Face à cela de nouvelles molécules ont été développées. Des molécules issues de la synthèse chimique et dirigées vers une cible spécifique ont vu le jour. Il s’agit des anti-IIa, des molécules à activité anti-Xa direct avec pour chef de file le Fondaparinux, et des molécules à activité anti-Xa indirecte. Outre le Fondaparinux et la Lepirudine (hirudine) déjà commercialisés depuis quelques années, les nouvelles molécules telles que le Dabigatran Etexilate et le Rivaroxaban ont obtenu en 2008-2009 l’autorisation de mise sur le marché en Europe et au Canada. Ces molécules constituent un espoir de produit plus sûr d’utilisation : elles sont plus actives par voie orale, elles ont moins d’effets secondaires et elles sont moins contraignantes en matière de surveillances biologiques. La préconisation initiale des firmes pharmaceutiques de ne pas surveiller biologiquement ces traitements est actuellement remise en cause, des tests sont développés et d’autres sont en cours de standardisation pour palier à cela. Mais nous pensons que cette surveillance est nécessaire
Intérêt de la bandelette urinaire dans le dépistage des bactériuries asymptomatiques chez le patient diabétique.
Objectifs: Le patient diabétique est prédisposé aux infections urinaires souvent asymptomatiques ou de symptomatologie atypique. Il était question dans cette étude, de mettre le point sur l’apport de la bandelette urinaire dans l’exclusion des bactériuries asymptomatiques chez ces sujets.
Patients et méthodes : Les prélèvements urinaires de 427 malades externes (247 hommes, 180 femmes, moyenne d’âge : 59 ans), consultant entre mai et octobre 2012 ont été étudiés par examen cytobactériologique des urines (ECBU) et par bandelette réactive urinaire. Les résultats des bandelettes urinaires ont été confrontés aux données des ECBU au moyen de l’analyse statistique des performances diagnostic (sensibilité, spécificité, valeurs prédictives, rapports de vraisemblance). De plus, une estimation du ratio cout-efficacité était réalisée.
Résultats : L’étude a enregistré 39 infections (9 %) parmi lesquelles quatre bandelettes faussement négatives. En cas de négativité des deux tests : leucocytes estérases et nitrites, la valeur prédictive négative a été de 98% [IC 95 % : 96,9–99,5]. Le ratio cout-efficacité incrémental est estimé à 852,7 DH par bactériurie asymptomatique dépistée.
Conclusion : La bandelette urinaire est performante dans le dépistage des bactériuries asymptomatiques chez le sujet diabétique. En plus, de considérables économies peuvent être réalisées. Il a été donc décidé de supprimer l’ECBU systématique en faveur du dépistage par bandelette urinaire
Les mycoses oculaires.
Les champignons occupent une place de plus en plus importante en pathologie infectieuse, notamment en ophtalmologie. On distingue plusieurs types de mycoses oculaires, d’évolution généralement lente.
Certaines atteintes péri-oculaires restent bénignes (blépharomycoses, infections de l’appareil lacrymal). En revanche, les mycoses orbitaires sont toujours graves et souvent mortelles. Elles surviennent principalement chez les diabétiques et les immunodéprimés.
Les kératomycoses représentent une entité de diagnostic et de traitement difficiles, de pronostic parfois sévère. Les kératomycoses à Aspergillus et Fusarium concernent surtout les populations des zones tropicales, et font suite à un traumatisme par un végétal. Les kératites à Candida prédominent dans les régions tempérées, et sont sous l’influence de facteurs de risque systémiques.
Les endophtalmies mycosiques, toujours graves, ont une origine exogène (post-traumatique, post-chirurgicale) mais plus fréquemment endogène. Les endophtalmies endogènes concernent surtout les patients immunodéprimés, et sont consécutives à une septicémie. La toxicomanie intraveineuse est également propice au développement de ces infections.
Le diagnostic des mycoses oculaires repose sur la mise en évidence du champignon au sein des prélèvements biologiques.
Les traitements reposent avant tout sur l’administration d’antifongiques (amphotéricine B, 5 Fc, azolés), bien que la chirurgie occupe une place importante. Le choix de la molécule dépend principalement de sa possibilité à pénétrer la zone infectée et de la sensibilité de la souche isolée
Les neurinomes intrarachidiens .Experience du service de neurochirurgie de l'hopital IBN SINA de Rabat " à prpos de 30 cas"
Notre étude rétrospective porte sur 36 cas de neurinomes intrarachidiens colligés au service de neurochirurgie de l’hôpital IBN SINA de Rabat, sur une période de 16 ans (1994-2009).
L’âge moyen est de 38,52 ans avec des extrêmes de 12 et 70 ans. La prédominance est féminine (52,77), avec une localisation dorsale dans 41,76% des cas.
Le tableau clinique est longtemps silencieux, et le délai diagnostique se situe entre 1 mois et 8 ans. L’expression clinique est variable selon la localisation et le volume des neurinomes. Ils sont responsables d’un syndrome de compression médullaire fait d’un syndrome rachidien dans 44,44% des cas, d’un syndrome lésionnel dans 100% des cas et d’un syndrome sous lésionnel dans 75% des cas.
Les radiographies du rachis sont le plus souvent normales. Le scanner était réalisé dans 5,56% des cas.
L’imagerie par résonnance magnétique est l’examen le plus performant pour localiser la tumeur et préconiser le traitement. Elle a été réalisée dans 97,22% des cas.
L’exérèse chirurgicale totale de la tumeur a été le traitement de première intention dans 75% des cas. La voie d’abord postérieure est la plus utilisée dans 94,44% des cas. Une double voie d’abord antérieure et postérieure a été pratiquée dans deux cas.
L’évolution clinique à court terme était favorable dans 77,78% des cas. L’évolution à long terme était difficile à apprécier, certains malades ont été perdus de vue.
La réalisation d’une exérèse complète est le facteur le plus important dans la récidive dont le risque est de 9 à 16,6% après la chirurgie
Endocardite sur sonde de stimulation cardiaque
Les complications infectieuses après implantation de stimulateur cardiaque sont multiples et ont parfois des conséquences graves mettant en jeu le pronostic vital.
Le diagnostic des infections localisées au générateur est généralement simple quand elles s’accompagnent de signes locaux, alors que celui des infections des sondes de stimulation (avec ou sans endocardite) peut être beaucoup plus difficile compte tenu du caractère très peu spécifique des symptômes, entraînant ainsi un retard de diagnostic qui peut avoir des conséquences très graves.
Le diagnostic de certitude repose sur l’isolement du germe à travers les hémocultures et/ou les prélèvements effectués au niveau du site d’implantation ou au niveau du matériel lui même, ainsi que la visualisation d’éventuelles végétations par l’échocardiographie (en particulier transoesophagiènne).
Le traitement nécessite inéluctablement en plus d’une antibiothérapie adaptée au micro-organisme en cause, une extraction de la totalité du dispositif infecté quelle que soit la présentation clinique.
Nous rapportons dans ce qui suit, 6 cas d’endocardites infectieuses sur matériel de stimulation cardiaque. Cette série, certes limitée en effectif, illustre la diversité des tableaux cliniques ainsi que les difficultés diagnostiques et thérapeutiques rencontrées en pratique quotidienne. Et bien qu’un certain nombre de recommandations pour le diagnostic et le traitement des infections de pacemakers ont été proposées, il persiste des situations, sans véritable consensus
Les urgences viscérales non traumatiques et grossesse ( apropos de 16 cas) (Hoital militaire d'instruction Mohammed V )
Les urgences chirurgicales abdominales chez la femme enceinte posent un double problème diagnostic et thérapeutique, en fait c’est la gravité de la pathologie abdominale ainsi que la rapidité diagnostique qui déterminent le pronostic maternel et fœtal.
II. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective des cas d’urgences viscérales en cours de la grossesse dans les services de chirurgie viscérale à l’HMI Mohammed V durant une période allant de 2002 à 2010. Notre série comporte 16 cas, dont 4 cholécystites, 2 pancréatites, 5 appendicites, 5 occlusions pendant la grossesse.
III. Discussion : Les urgences chirurgicales abdominales aux cours de la grossesse sont rares. Leur fréquence et de l’ordre De 2/1000. Il est rapporté que la grossesse serait un facteur favorisant dans la survenue de certaines pathologies abdominales, Les troubles digestifs sont souvent mis sur le compte de la grossesse. Toutefois leur persistance ou leur apparition après le 1er trimestre doit inquiéter le clinicien, l’examen clinique est souvent peu évocateur. Sur le plan biologique, la grossesse s’accompagne d’une hyper leucocytose physiologique, et donc serait un indicateur peu fiable chez la femme enceinte L’amylasémie tend également à s’élever au cours du 3ème trimestre et donc le diagnostic de pancréatite aiguë n’est posé que lorsqu’elle dépasse 10000 UI. L’échographie reste l’examen de choix vu son innocuité pour le fœtus et l’embryon et la rapidité de sa réalisation. La tomodensitométrie ne peut être réalisée qu’au 3ème trimestre et elle est d’une aide appréciable pour le diagnostic et l’appréciation de la gravité de la pancréatite ainsi que du suivi de son évolution. La chirurgie intra-abdominale au cours de la grossesse représente un véritable défi pour chirurgien et obstétricien, elle ne doit être ni précipitée ni retardée. Le traitement médical basé sur le remplissage, l’aspiration nasogastrique et l’antibiothérapie prend une valeur thérapeutique importante. Le pronostic materno-fœtal est lié à la gravité de la pathologie viscérale.
IV. conclusion : Le meilleur moyen d’assurer la survie fœtale, c’est d’assurer la survie maternelle, ceci peut être obtenu en prenant au sérieux toute symptomatologie digestive chez la femme enceinte avec évaluation clinique bien précise et un recours bien orienté aux examens para cliniques et finalement par une prise en charge adéquate et rapide