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Anesthésie pour chirurgie bariatrique. (Etude rétrospective à propos de 23 cas)
Dans l’objectif de faire le point sur la chirurgie de l’obésité, les principes de sa prise en charge peropératoire, nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive concernant les patients ayant bénéficié d’une chirurgie de l’obésité au bloc opératoire central de l’hôpital Avicenne de Rabat. La période d’étude s’est étalée sur 5 ans (mai 2006 –dec 2011).
Vingt trois patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen des patients était de 38,39 ans, le sex-ratio femmes/ hommes était de 5,67. L’IMC moyen de nos patients était de 53,38kg/m² avec des extrêmes allant de 42 à 85 kg/m².
L’évaluation préopératoire a porté surtout sur l’appareil cardiovasculaire et respiratoire et sur la recherche des critères d’intubation difficile.
Tous les malades ont été opérés sous anesthésie générale.
En plus du monitorage standard, tous les patients ont bénéficié d’un monitorage de la pression veineuse centrale.
L’hypnotique utilisé essentiellement était à base de propofol.
Le curare de choix était représenté par le vécuronium.
Le fentanyl était le morphinique utilisé chez les patients ayant bénéficié d’une induction à séquence classique.
L’intubation était facile chez 22 malades. Un seul cas d’intubation difficile a été relevé.
L’entretien anesthésique a fait appel aux réinjections de morphiniques et de curares et à l’usage d’halogénées.
Tous les malades ont bénéficié d’un abord coelioscopique.
La technique chirurgicale la plus fréquemment utilisée était à base de sleeve gastrectomy.
Les suites opératoires ont été simples chez 18 malades.
Nous déplorons 3 cas de décès, en raison d’une péritonite postopératoire.
La durée de séjour hospitalier, elle était en moyenne de 22, 3 jours (6 jrs-70jrs). La durée de séjour hospitalier postopératoire était en moyenne de 10,65 jours
(4jrs-24 jrs)
Les syndromes hyperéosinophiliques : étude rétrospective à propos de 5 cas.
Le syndrome hyperéosinophilique désigne une entité hétérogène de manifestations clinico-biologiques ayant en commun l’existence d’une hyperéosinophilie sanguine inexpliquée (supérieure à 1500/mm3), chronique (supérieur à 6 mois) et associée à des lésions tissulaires, définissant ainsi les critères de Chusid et al.
Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive sur une période de 6 ans, dans laquelle nous avons rapporté 5 cas de SHE, colligés dans le service de médecine interne B de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V- RABAT.
Il s’agissait de trois femmes et deux hommes d’âge moyen de 37 ans, la maladie a été révélée par une atteinte cardiaques dans deux cas, d’autres manifestations cliniques atteinte pulmonaire et une atteinte cutanée. Le taux des éosinophiles variait entre 1600/mm3 et 5800/mm3. Le diagnostic de SHE myéloïde a été posé dans un seul cas lymphoïde dans deux cas et idiopathique dans deux cas. L’évolution a été favorable dans tous les cas sous corticoïdes associés ou non à l’Imatinib Mésylate.
Il existe une grande hétérogénéité de présentations clinique du SHE, allant d’une forme pauci symptomatique à une atteinte polyviscérale pouvant être fatale le plus souvent par atteinte cardiaque. Des avancées récentes ont permis d’individualiser au sein du SHE un variant myéloïde grâce à la découverte de l’implication de tyrosine kinase (protéine de fusion FIP1L1-PDFGRA) et un variant lymphoïde par production en excès de l’interleukine 5 par des populations T phénotypiquement aberrantes. Cependant, 50% des SHE dit idiopathique restent inexpliqués au plan moléculaire. Le traitement du SHE a longtemps reposé sur les corticoïdes et les immunosuppresseurs avant la découverte de thérapies ciblées, notamment l’imatinib mésylate, premier inhibiteur de tyrosine kinase, et le Mepolizumab, anticorps monoclonal anti-IL 5
Les morsures de serpents (aspects épidémiologiques, cliniques et prise en charge).
les morsures et envenimations de serpents constituent un problème de santé publique négligé dans de nombreux pays du monde, en particulier ceux des régions tropicales et subtropicales. Chaque année, il se produit 5 millions de morsures de serpents entraînant jusqu’à 2,5 millions de cas d’envenimations, au moins 100 000 décès et environ trois fois plus d’amputations et d’incapacités définitives.
Les envenimations se caractérisent par le développement d’un syndrome vipérin, qui se traduit par des signes locaux ( douleur, érythème, œdème, phlyctènes et ecchymoses ) pouvant se compliquer par une nécrose locale, une gangrène ou un syndrome des loges, et des signes généraux en particulier des troubles de l’hémostase aboutissant à des hémorragies souvent fatales. Le syndrome vipérin est caractéristique des envenimations par les Vipéridae, par contre le syndrome cobraïque, qui se traduit essentiellement par des signes neurologiques pouvant aboutir à un arrêt respiratoire par paralysie des muscles respiratoires, est caractéristique des envenimations par les Elapidae.
L’immunothérapie antivenimeuse reste le seul traitement efficace pour éviter ou supprimer la plupart des effets toxiques du venin lors des morsures de serpents.
Au Maroc, le nombre de cas est sous-estimé, du fait de la sous-notification globale des intoxications par les médecins des différentes provinces.
La prise en charge des victimes se limite aux traitements symptomatiques vue la non disponiblité du sérum antivenin
L’érythroleucémie, à propos de deux cas et revue de la littérature
L'érythroleucémie est un type rare de leucémie aiguë myéloïde, C’est une prolifération qui implique la lignée érythroblastique.
A travers deux cas d’érythroleucémie, nous avons fait le point sur les particularités cliniques, biologiques et thérapeutiques de cette maladie.
Cette entité difficile à classifier a connu plusieurs mises à jour des critères d’inclusion. Dans la classification Franco-Américano-Britannique (FAB), l’érythroleucémie est dénommée LAM-M6. La Classification de l’OMS 2008 identifie deux sous-types de cette maladie : l’érythroleucémie érythroïde/myéloïde et l’érythroleucémie pure.
Le diagnostic de l'érythroleucémie se base sur des critères morphologiques, immunophénotypiques, cytogénétiques et moléculaires.
Les deux sous-types d'érythroleucémie portent différentes implications pronostiques et thérapeutiques : L’érythroleucémie érythroïde/myéloïde est le sous-type le plus commun et elle a un mauvais pronostic. L'érythroleucémie pure est le sous-type le plus rare, elle est réfractaire aux traitements conventionnels et nécessite des essais cliniques.
Jusqu'à présent, le traitement de l’érythroleucémie a été généralement semblable à celui d'autres sous-types de LAM. Cependant, les résultats sont décevants. La greffe allogénique de cellules souches est la thérapie la plus efficace pour cette maladie et le développement des agents hypométhylants se révèle prometteur.
L’érythroleucémie requiert plus d’études dans le futur pour mieux comprendre sa pathophysiologie et améliorer le pronostic des patients
Épidémiologie clinique de la sclérose en plaques en milieu hospitalier, à propos de 186 cas
Nous rapportons dans cette étude 186 cas de SEP, colligés au service de Neurologie A et Neuropsychologie de l’hôpital des spécialités de Rabat, sur une période de 10 ans, entre janvier 2001 et juillet 2011.
L’âge moyen de début des symptômes est de 32,1 ans, tandis que l’âge au diagnostic est de 38,8 ans. Le sex-ratio de 2,3 montre une nette prédominance féminine.
Les signes fonctionnels inauguraux sont dominés par le déficit moteur (64,4%), suivi des troubles sensitifs (38,1%). Les troubles de l’équilibre sont retrouvés chez 28% des patients, la baisse de l’acuité visuelle est présente dans 28,8% des cas et les troubles urinaires dans 30,2% des cas.
À la phase d’état, le déficit moteur était présent chez 76,9% de la série, 75,8% des patients avaient un syndrome pyramidal, 49,9% un syndrome cérébelleux et 25,3% un syndrome cordonal postérieur. La névrite optique rétrobulbaire est retrouvée chez 23,1% des patients. Les troubles urinaires sont présents chez 26,8% des sujets.
Les différents regroupements syndromiques montrent que l’atteinte spinale isolée est la plus fréquente (33,4%), suivie de l’atteinte multifocale (29,2%) et l’atteinte du tronc cérébral (18,3%). Par ailleurs, la forme évolutive majoritaire est la SEP RR avec 53,7% de nos patients, suivie de la SEP PP avec 32,1% et la SEP SP avec 10,2%.
En conclusion, le profil global de notre série retrouve une prédominance des formes RR. La phase d’état est marquée par une fréquence élevée du déficit moteur et du syndrome pyramidal. Sur le plan syndromique, l’atteinte médullaire est au premier plan
La chirurgie en deux-temps de l’hypospadias postérieur (two-stage repair) : étude multicentrique
Le choix entre les techniques en deux-temps et celles en un seul pour traiter l’hypospadias postérieur a causé un grand débat sur leurs efficacités. Notre étude vise à analyser les résultats de la technique en deux-temps et de les comparer à ceux de la chirurgie en un seul.
Matériel et méthodes:
Il s’agit d’une étude multicentrique sur la chirurgie en deux-temps de l’hypospadias postérieur, basée sur des d’articles publiés entre janvier 2004 et mars 2012 portant sur des séries de cas d’hypospadias traités par cette technique, avec comme greffon la muqueuse buccale.
Résultats:
Notre étude porte sur une vingtaine d’articles dont la duré d’étude varie entre 4 et 10 ans, le nombre d’enfants traités varie entre 3 et 1206, l’âge moyen étant entre 14 et 33.5mois, le taux de complication était presque négligeable avec un maximum de 18%
Discussion :
Les urologues ont tendense pour la réparation en deux-temps de l’hypospadias proximal car il présente une alternative fiable quand une urétroplastie est nécessaire ou lorsque la plaque urétrale est de qualité douteuse. La muqueuse buccale comme greffon donne à cette technique des résultats plus satisfaisants grâce à la facilité de son prélèvement, sa similitude histologique avec les tissus urétraux, ses résultats esthétiques meilleurs, une fonction urinaire plus correcte, des taux de complications plus faibles et des résultats urétraux à la puberté plus encourageants.
Conclusion :
Un taux de complications plus faible et des résultats esthétiques et urétraux satisfaisants encouragent les urologues à opter pour la chirurgie en deux-temps mais vu qu’il n’existe pas deux hypospadias superposables, une systématisation du choix des techniques reste impossible
Les syndromes coronariens aigues ST+ et ST- troponine+ dans un service des urgences Marocain
Le syndrome coronarien aigue (SCA) est une urgence thérapeutique extrême. Le but de ce travail était d’évaluer le profil des patients admis pour infarctus du myocarde dans un service des urgences marocain.
Il s‘agit d’une étude de cohorte prospective (Mai 2010 et Octobre 2011) menée au service des urgences médicales de l’hôpital Ibn Sina de Rabat. Ont été inclus tous les patients admis pour infarctus du myocarde. Un ensemble de données a été recueilli.
179 patients (127 H/ 52 F) d’un âge moyen de 61 ± 12 ans ont été admis pour infarctus du myocarde durant la période de l’étude. 139 (77,7%) présentaient un SCA ST+ et 40 (22,2%) présentaient un SCA ST – avec troponine élevée. La médiane (IQR) du délai d’arrivée aux urgences était de 12,8 heures [5 – 39]. 15,1% (n=21) des patients admis pour SCA ST+ ont bénéficié d’une désobstruction par fibrinolytique, dans un délai moyen (±ET) de 6,5 ± 4,6 heures. La mortalité à un mois était de 14,5% (n=26). Des taux élevés de CRP et de leucocytes sont ressortis comme facteurs indépendants de surmortalité à 30 jours.
Cette étude a objectivé que la revascularisation par fibrinolyse est rarement et tardivement tentée dans notre unité. Des délais d’admission tardifs et l’absence de prise en charge pré hospitalière représentent des obstacles proéminents à une bonne prise en charge des SCA
Les Testicules Non Descendus, à propos de 135 cas.
le testicule non descendu désigne toute anomalie de la migration testiculaire qu’elle soit ou non sur le trajet normal de la descente testiculaire.
Matériel et Méthodes : Dans notre étude rétrospective, nous avons étudié 135 cas de testicules non descendus, qui ont bénéficiées d’une prise en charge au service de chirurgie pédiatrique « A » à l’Hôpital d’Enfant de Rabat. Cette étude couvre une période de cinq ans s’étalant du 1er janvier 2005 au 1er Janvier 2011.
Résultats : l’âge moyen et de 7,16ans. 14% des cas ont une ectopie bilatérale, et 86% ont une ectopie unilatérale avec une légère prédominance du côté droit (45%). Avec 73% de testicules palpables et 27% non palpables. La hernie inguinale représente l’anomalie associer la plus fréquente (11,8%). L’échographie trouve sa place dans les formes non palpables, elle a été réalisé pour 63 testicules, elle n’a pas pu le visualisé dans 19 cas. Le traitement médical réalisé chez 13 patients sans résultats notables. Le traitement chirurgical a été réalisé par technique classique dans 77,8% des cas et dans 22,2% des cas par laparoscopie. Avec un abaissement en un temps dans 77,78% et en deux temps dans 10,37%.
Conclusion : L’approche diagnostique et thérapeutique diffère selon si le testicule non descendu est palpable ou non, uni ou bilatéral
Technique de suspension au ligament de Whitnall dans le traitement chirurgical du ptosis.
Nous rapportons notre expérience de la chirurgie du ptosis utilisant la technique de suspension au ligament de Whitnall dans le ptosis congénital.
Etude rétrospective de 20 cas de ptosis congénitaux opérés par technique de suspension au ligament de Whitnall, 8 par voie postérieure et 12 par voie antérieure. Les patients ont été randomisés en 3 groupes selon la fonction du muscle releveur de la paupière supérieure. Le suivi post opératoire a été fait à J1, à une semaine, un mois puis à trois mois et enfin à un an.
Tous nos patients avaient une correction satisfaisante, 3 ont eu une sous correction au résultat final à trois mois de la chirurgie dont un seul a nécessité une reprise chirurgicale pour résultat insatisfaisant. Il n’y a pas eu d’anomalies de courbure du bord libre ni de malposition du pli palpébral. Toutes les paupières ont nécessité une sur-correction initiale, ce qui a permis d’obtenir un résultat final satisfaisant. Le taux de réussite était donc de 85%.
La technique de suspension de Whitnall pour le traitement du ptosis a été peu décrite dans la littérature mais les quelques études faites révèlent son équivalence en matière de résultats aux autres techniques chirurgicales de traitement du ptosis mais confirment aussi sa supériorité en matière de respect de l’anatomie et de la physiologie palpébrale.
Cette technique est particulièrement adaptée au traitement du ptosis congénital avec fonction modérée du releveur et dont les résultats sont prometteurs
Rapport entre l’alimentation et la résistance bactérienne aux antibiotiques
La quantité d'antibiotiques consommée dans le monde a augmenté de façon considérable ces dernières années et leur utilisation s'est complètement banalisée. Aujourd'hui, ils sont utilisés de manière anarchique. Ainsi, outre la médecine humaine et vétérinaire, on utilise les antibiotiques comme facteurs de croissance dans les élevages, en biotechnologie dans les organismes génétiquement modifiés et dans plusieurs autres secteurs.
Cette surconsommation, tous secteurs confondus, favorise le développement rapide d'un phénomène global, celui de la résistance bactérienne aux antibiotiques, associé à la transmission de résidus d’antibiotiques et de gènes bactériens résistants à l’homme par la chaine alimentaire. Le risque dû à la présence de résidus d’antibiotiques dans l’alimentation existe, le transfert de bactéries pathogènes résistantes à l'homme est possible mais il est difficile de les mettre en évidence, de les quantifier et d'en mesurer les conséquences. La résistance bactérienne reste aujourd'hui très préoccupante du fait de son ampleur et des conséquences qu'elle peut avoir sur le traitement des infections chez l'Homme et les animaux